I DON’T CARE IF YOU DON’T WANT ME
CAUSE I’M YOURS YOURS YOURS
ANYHOW…
I put a spell on you…
« … L’affaire du Pterodactyle :PTERO.GIF confirme ce que nous disions au sujet des crapauds enchâssés dans la pierre retrouvés VIVANTS par dizaines. »
Qu’importe que ce soit léger puisque ça sent le sang et la sueur
les yeux qui chavirent
c’est un bulldozer,
c’est pas délicat
c’est pas fait pour les champs de coquelicots
les coquelicots nous on les broie
on en fait un jus sombre
qui pique la langue
on joue pas de la flûte dans les vertes prairies
au soleil
on écoute le Boum-Boum
sous nos côtes
à la lune
on regarde
nos cages thoraciques
qui volent en miettes

Fermer les yeux y retourner

sentir à nouveau le vent

Le sel au coin des lèvres

tout est blanc

entendre à nouveau
la petite comptine à trois temps

…

je suis une perle rare
un bijou précieux
un diamant d’homme
un toucan d’émeraude
– mais alors que fais-je au fond de ce ruisseau coincé sous cette grosse pierre ?
La question typographique du jour :
et mon
Q
c’est du boud’1?
(hommage à Quentin Préaud, typographe gastronome)

I N E X O R A B L E
comme le venin
comme le sang dans l’eau chaude
comme le vol des anges
comme ta langue dans ma bouche
I N E X O R A B L E

Je vole vers les noces chimiques
Vers les fiançailles éthyliques
Les étreintes stupéfiantes
Les- – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – étoiles- – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – filantes

Depuis que
Jolly Jumper
a réussi
dans les affaires
il a lâché lucky luke
mais
il est
nettement
moins
sexy
C’est en forgeant qu’on devient forgeron
Soit, mais…
A trop peler on devient pélican
A trop lecher on devient Lech Walesa
A trop ramer on devient rat musqué
…
Oooooooh Catharinetta Bella — tchi tchi —
écoute l’amour t’appelle — tchi tchi —
pourquoi dire non maintenant — oooooooh oooooooh —
faut profiter tant qu’il est temps — oooooooh oooooooh —
Plus tard quand tu seras vieille — tchi tchi —
Tu diras vers son oreille — tchi tchi —
« Si j’avais su en ce temps là » — aaaah aaaah —
Oh ma belle Catharinettaaaaaaaaaa —
C’est en forgeant qu’on devient forgeron
Soit, mais…
A trop coller on devient coléoptère
A trop se battre on devient batracien
A trop s’enflammer on devient flamenkuche
…

C’est grâce à une collaboration financière aussi régulière que fructueuse
que les familles Mobutu et Tourgueniev ont tissé ces liens affectifs si précieux
qui les unissent auourd’hui…

je ne sais pas ce qu’ils faisaient au coin de la rue
ils avaient l’air d’attendre un taxi
mais ne faisaient aucun signe
…
A noël des amis de la campagne m’ont offert une vache naine avec des ailes (clonée ? génétiquement modifiée ?
Comment obtiennent-ils ça ? Dieu sait ce qu’ils trifouillent dans leurs contrées sauvages, au loin de nos regards
embués de citadins fêtards, tout accaparés que nous sommes par
Les éditions SPOKE sont heureuses de vous annoncer leur prochaine soirée / performance
qui se tiendra le Jeudi 9 Janvier à Mains d‚Oeuvres.
® Littérature de ceux qui parlent / littérature hardcore et douce
…………………… Slam VS hip hop VS théâtre
ou par
VIENDEZ NOMBREUSES Y NOMBREUX GUINCHER AU GIG-FIESTA DE MADAME MACARIO
DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002
de 19h30 precises a 00h30…
au POP IN, 105 rue amelot, paris 11eme, metro : « republique » ou « filles du calvaire ».
enfin des considérations existentielles fondamentales…)
bon elle est très sympa, mais elle m’agace un peu. Je la trouve très agitée…
bien trop agitée…
Le bus ne vient pas.
La pluie me coule dans le cou.
Je regarde cet enfant que sa mère essaie désespérément d’attirer de l’autre côté.
Il a 4 ou 5 ans. Il est tout tendu vers ce pigeon qui agonise sur le trottoir détrempé.
Hypnotisé.
Premier contact de sa petite vie avec la mort et l’agonie. Des ailes qui font ploc dans la pluie sale.
Dans le torrent du caniveau, j’ai déposé un bateau en plumes.
Il a dévalé la rue jusqu’au sexe avide l’égout.
Une chose si simple.
encore un peu d’égalité
dans ce googlefight de brutes
…
hum
…
De samedi à mardi rien du tout juste une ombre nerveuse
j’ai cru reconnaître Orad mais peut être pas en fait
peut être juste une ombre avec personne au bout
je ne suis pas sur
j’aimerais cesser de n’être sur de rien

Une armada de petits canards en plastique jaunes devrait
s’échouer dans quelques semaines sur les côtes britanniques,
dernière étape d’un voyage épique entamé dans l’Océan pacifique.

Et d’abord les deux serpents entourent et enlacent les corps
de ses deux jeunes enfants en se repaissant de leurs membres.
Puis comme leur père se porte à leur secours, les armes à la main,
ils le saisissent et le ligotent de leurs énormes nœuds.
VIRGILE, Enéide, II, v. 203-212
« – Je sais pas… dois-je penser ?
– Ben comme tu peux pas t’arrêter….
– Autant accompagner les mouvement ?
– Comme un vélo dans une pente… »

Oh Marie Marie
Sauve-toi ! Sauve-nous !
Dévalons l’océan
Fais rugir les chevaux
Et que le vent nous brûle les yeux
Oh Marie
Filons en vitesse !
hey brunie
je peux rentrer dans ta bouche
tu peux m’avaler
complètement
j’ai une particularité
à toi de la découvrir
après on jouera au mikado
après on fera l’amour

« As a child, a library card takes you to exotic, faraway places.
When you’re grown up, a Credit Card does it. »
Sam Ewing
Affiche trônant sur les guichets de l’Himalayan Bank, Katmandou, Nepal.
peut-être
oui
après tout
ça fait si longtemps
il fait si chaud
voyons voir
juste le bout des orteil, alors
prendre un peu le frais
tout doucement
« Je ne pense pas que la schtroumpfette puisse être un transsexuel, et bien que je me sois déjà posé beaucoup de questions sur les schtroumpfs, celle-ci ne m’a jamais traversé l’esprit…
Je pense qu’on pourrait considérer une autre question assez pointue : les schtroupmfs ont-ils un crâne normal, ou bien leur crâne a-t-il la même forme que leur bonnet ? »
Je vogue vers les noces chimiques
Je vogue vers les noces chimiques
Je feins d’ignorer les flammes
Qui me lèchent les flancs
Je vogue vers les noces chimiques
Heureusement elle a rencontré le Dr Glück
les informations sur le docteur Glück sont en cours de vérification
Ultra-nostalgie : nostalgie du passé immédiat.
« C’était quand même mieux il y a une heure »
D’après D.C
Quand j’ai croqué la première aile de l’ange
ça a fait le même bruit que quand on écrase une mouche doucement.
il a pas bronché, l’ange, pas même un petit gémissement, rien.
Il a continué à me regarder avec ses yeux sages
d’enfant trop blond aux joues trop roses. Comme s’il n’avait pas compris.
A la deuxième aile je l’ai bien scruté et quand même,
dans le fond, j’ai senti quelque chose se fissurer.
Mais juste un voile, un frémissement léger comme une cendre.
Ses deux moignons duvéteux ont battu l’air quelques instants,
clapclapclap, et puis le sang a fait son office de grand coagulateur.
C’est épais le sang d’ange.
« Si je n’étais pas devenu
Tellement lâche
Pour avoir toujours sans relâche
Brûlé mon cœur à ton sein nu
Je te tuerai comme une chienne
Toi qui m’a perfidement
Trompé pour un nouvel amant
Sans même qu’un remords te vienne
Je plongerai dans ton sein nu
Qui tous les tente
La lame rouge et tremblotante
Du premier coutelas venu
Je crèverai de piqûres
Tes lèvres roses
Tes lèvres qui disent des choses
Où somnole une trahison
Et je balafrerai tes hanches
Tes flancs et leur duvet cendré
De quelque croix de Saint André
Faisant sillon dans tes chairs blanches
Mais quoi ? Tes lèvres m’ont menti!
J’en veux encore…
Menti tes yeux – j’en veux encore…
En implorant ton repentir
Je veux à nouveau sans relâche
Brûler mon cœur à ton sein nu
Puisqu’ Hélas ! je suis devenu
A force de t’aimer
Un lâche. »
j’ai dansé dans paris la nuit
fait l’équilibriste sur des toboggans
évité de m’émouvoir
dormi dans des bras improbables
étreintes éthyliques
effacé de ma mémoire
les détails
évité de m’émouvoir
passé un dimanche
sur des toboggans
très très hauts

— — — — —
— — — — —
Perdu dans le jus du monde
— — — — —
saumâtre
amer
comme un baiser d’adieu
d’une mère à son fils
mais la feuille de route précise : impossible de reculer
— — — — —
Un gros tigre
me barre le passage
il est étrange
de près
ses yeux sont bleus
et ces rayures sont faites de lignes
dans lesquelles on distingue des phrases
comme
— ton champ des possibles est en flammes —
ou bien
— la route se rétrécit —
je n’aime pas du tout la façon
dont il me regarde
avec ses yeux en spirales
—
j’attends un éclair

sous les arcades
il regardait la bouteille
avec une compassion infinie
comme si elle eût été
un enfant fievreux
enfin causé longtemps…
il m’a dit : «j’en avais vraiment marre de ta gueule petit con
j’ai baisé ta meuf, sniffé ta coke et je suis allé me faire
la tournée des casinos avec ton pognon.
Des années que je te vois profiter sans rien faire.
Tu aurais du voir la gueule de mon auréole
au petit matin…»
Au fond de ma poche j’ai retrouvé deux cartes de visite :
le Dr Glück, « laboratoire identitaire et formation en secrétariat »
et le Pressing Tourgueniev, « vos chemises commme celles
de Jean Yes en une nuit ».
Sûrement des clients du casino…




« Mademoiselle, grâce à notre technologie avancée, vous pouvez admirer sous tous les angles les resultats de votre future opération.
Adieu ridules, points noirs et cheveux gras… »
— Eating red soup I wonder why
my love needs going so far
it’s time now to born again
and I feel your thrill in my veins
La pluie tombait si fort qu’elle tranchait net les bras qui dépassaient des parapluies.
Inconsidérément il faut dire.

Vois sur ces canaux / Dormir ces vaisseaux / Dont l’humeur est vagabonde
C’est pour assouvir / Tes moindres désirs / Qu’ils viennent du bout du monde
J’ai des pieds de tigre
fantastiques
avec
j’amortis les chocs
je reste de glace
je saute
les étages
je réconcilie les amoureux
et je joue du banjo
en regardant la rivière s’en aller
probabilité de viabilité : 0%
Tu te caches derrière tes cheveux
Comme l’assassin derrière le rideau
D’ailleurs j’ai cru voir un couteau briller
Je veux bien être une victime presque parfaite
J’irais répondre au téléphone et je ferais semblant de pas te voir
Il n’a pas ramassé beaucoup
le gitan
au blouson usé
et son accordéon branlant
ne sonnait plus que d’un côté
mais
ces chaussures de maquereau
cirées
brillaient comme une cathédrale
je lui aurais bien donné mon cœur
«Ces tourguenistes : chevelus, pédés, drogués et compagnie…»