Un dragon point trop écailleux lissait ses moustaches gominées en méditant sur les restes de son repas, déjà envahis par de grasses mouches pourtant affamées.
Pourquoi encore et toujours vouloir posséder, se rendaient elles seulement compte de la vacuité de leurs existences ?
Philantrope et d’un souffle, il abrégea ses pensées par une crémation générale.
La phrase de la journée :
Hier en marchant dans tes yeux,
j’ai bien failli avaler les caresses du vent.
CharlÖtte Touch me, sur L’opposé du contraire
message personnel (troisième du nom)
Igor Tourgueniev,
sache que:
Mata Harry oui
mais Debby
aussi.
Artichaut. Capitule (regroupement de très nombreuses petites fleurs insérées les unes à côté des autres dans un réceptacle) d’une plante potagère originaire de la région méditerranéenne.
L’artichaut (Cynara scolymus) s’enracine profondément et possède sur sa partie souterraine des rejets, ou œilletons. Lorsqu’il s’est développé en tige florale épaisse et droite, il porte à son sommet un capitule central, appelé maître, et en son dessous des capitules latéraux, ou ailerons. Ces capitules, nommés encore têtes ou pommes, sont des légumes réputés, dont seuls le fond (réceptacle) et la base charnue des écailles (bractées) sont consommables.

é » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »erdhny <--- chat sur le clavier
mon pied, le droit, en rouge, rappel, maladroit, de tes rouges, si parfaits, petits pieds, bandés, adorés.
RI²
La texture du gel va s’effondrer
il faut quitter ce monde avant qu’il ne se mette à couler !
En quittant cette Cité qui l’avait couvert de langues empâtées et de nuits sans sommeil, il ne pensait jamais y revenir, du moins pour y vivre… cet aimant l’attira cependant de nouveau… qui est à blamer ?
Le boulanger !
LA LAPIDATION : CHÂTIMENT CRUEL POUR RELATIONS INTERTEXTUELLES ILLICITES.
En Iglooland, Campanule Gilberte a été condamnée à 50 coups de fouet et à la mort par lapidation pour écriture automatique. – Une autre femme, âgée de trente-cinq ans, a été lapidée jusqu’à ce que mort s’ensuive au centre de la prison d’Evin, établissement où elle avait purgé huit années d’emprisonnement après avoir été déclarée coupable de « corruption sur terre » pour avoir joué dans un film intertextuel. Les charges de « corruption sur terre« , détaillées dans le Code pénal Igloolandien, renvoient à des actes mettant en péril la sûreté de l’État ! Cette femme, selon les informations recueillies, avait nié les faits qui lui étaient reprochés, mais sa condamnation avait été confirmée par la Cour suprême Igloolandienne, décision apparemment fondée sur les dires d’un témoin affirmant qu’elle était bel et bien l’actrice du film. – Mélusine Klodon, reconnue coupable d’écriture automatique et de lecture non contrôlée, a également été lapidée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Un article concernant l’action urgente lancée pour elle par Tourguenism International a été publié dans l’édition du 18 janvier du quotidien de langue anglaise Igloo Times. On pouvait y lire : « Le Tourguenisme veut délibérément s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Iglooland, en portant des accusations dénuées de tout fondement… Une telle initiative de la part de Tourguenism International n’est rien d’autre qu’une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Iglooland. » Le Code pénal Igloolandien prévoit la peine de lapidation pour un certain nombre d’infractions. Aux termes de la loi, les hommes doivent être enterrés dans le sol jusqu’à la taille et les femmes jusqu’au dessus de la poitrine. Les condamnés qui réussissent à s’extraire du sol et à s’échapper pendant les jets de pierres sauvent en principe leur vie. L’article 104 du Code pénal Igloolandien dispose : « Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux ; elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. » En renouvelant ses appels urgents pour demander aux autorités Igloolandiennes de commuer les condamnations de mort, Tourguenism International se joint aux représentants des États, aux organisations et aux particuliers qui, en Iglooland, ont déjà exprimé l’inquiétude que leur inspire ces sentences.
Jeudi 17 novembre 2005
Bon, le point sur nos aventures, procurez vous un badge blanc, travaillez sur la disparition ou l’invisibilité, les eux ne doivent pas voir venir les coups, continuez comme ça, bon boulôt, le point sur nos aventures en effet, disparition, le blanc soustraction des couleurs ou addition de ces mêmes couleurs, le point sur nos aventures, beaucoup de fièvre, le chimique coule parfois à flot, bon boulôt, le parti est fier de vous, resserrez-vous autour du gourou, le parti est fier, n’oubliez pas de vous fondre dans le décor, le badge blanc comme signe de reconnaissance mais quand il est en vue c’est bien trop tard pour les eux. Le cube comme métaphore du nombre 8. Badge blanc ?
TRAITE PAS MA MERE !
TOURGHOLM (AT) – Un chasseur tourguenien a été assommé par une bernache du Canada sur laquelle son fils venait de tirer, rapporte l’agence de presse Associated Tourguians.
« J’imagine que l’oiseau voulait se venger », a déclaré Ulf Ilback au journal Extra Ostergotland, précisant que l’oie sauvage avait fait une chute de 20 mètres.
Le chasseur, qui a perdu connaissance après avoir reçu l’animal sur la tête, a dû garder le lit deux jours.
Les bernaches peuvent peser jusqu’à 6 kg.
La phrase de ma journée
J’ai un gros cutter parce que je suis un garçon.
Guillaume E., fonctionnaire cocouin
TH² is SCREAMING : AURORE JE T’aIME !! (et c’est beau).
Danger Zone
Je vis en bordure de la zone. J’y pénetre depuis plus de 10 ans pour récupérer des objets contaminés pour les revendre à des pays en mal de nucléaire. Moi ça va, mais ma femme supporte mal notre vie actuelle. J’ai pourtant été libéré de prison recemment et mon copain Nounane est passé à la maison pour me donner un nouveau boulot et un peu de thunes. Ma fille est de plus en plus poilue, elle est vraiment très différente des autres enfants de 11 ans. Ses capacités mentales semblent diminuer, elle ne reconnait plus aucun de nos amis lorsqu’ils passent prendre un verre ou discuter. Mon père décédé est revenu depuis peu à la maison, lui et Ouistiti s’entendent bien : il est sourd et elle ne sait plus parler. Finalement vivre avec un mort n’est pas si compliqué que cela, et lorsque les gars du centre de recherche sont venus le prendre je leur ai fait regretter d’être nés. Je croyais qu’ils l’emmenaient à l’hopital faire des contrôles de routine au début et je les avais laissé entrer, mais quand j’ai compris ce qu’ils lui voulaient…



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On parle aussi d’activistes, de fous venus du désert, de créatures celestes, de menaces d’attentats contre l’Aqueduc d’Our… tout cela Tourguéniev s’en moque bien, ses liens avec le conseil de la ligne lui permettent de débrouiller rapidement les rumeurs interessantes des bruits insignifiants. Baigné dans la lumière rasante d’un jour qui s’enfuit, Tourguéniev descend le monumental escalier du dôme. Il doit gagner la vieille galerie n°7 pour y rejoindre deux de ses amis : un ex-porteur d’eau aux larges épaules rencontré à Lo voilà de nombreuses années et une capitaine specialement détachée de Gardune avec laquelle il a dejà travaillé par le passé. Tourguéniev apprecie la loyauté de Nikolaï et sa tranquille assurance. Ses dons pour la mécanique en font un compagnon idéal lors d’excavation de nouvelles galeries et pour rien sur la ligne Tourguéniev n’aurait désiré entamer l’exploration des nouveaux souterrains de Gardel sans lui. Natalia, formée dès son plus jeune age par la caste des soldats de Gardune aux arts du combat, avait su gagner sa confiance au cours de missions passées executées ensemble pour le compte du conseil. Elle demeurait une enigme, comme lui. Un électron libre lancé à pleine vitesse dans la nebuleuse des agents speciaux du conseil de la ligne. Ambitieuse, dangereuse et insoumise, telle était Natalia et Tourguéniev l’appreciait ainsi.
Le tissu avait désormais la texture familière des matins gris-bleus,
poisseux, humide et tiède
l’odeur qui s’en dégageait était absolument irrésistible
et attendri; je me peletonnais alors contre toi,
malgré tes protestations ensommeillées,
tu ne tarderais pas à t’endormir
et moi à m’en aller
Et bang !
je roule sur le sol
la douceur chaude
coule sur mon cou
le vent dans ma tête
par le trou les idées
s’échappent et me
laissent un peu con
fumant face contre terre
et bang !
SCOOP : La planète Terre vient d’être envahie par une armée de fourmis compulsivement mythomanes.
La NASA, l’Office des Amis des Insectes & la Chambre des Lords de Papouasie invitent les populations à cacher leurs pots de confiture.

Le méthode Erotikos, ou technique du cri vaginal
Grâce à sa technique millénaire du cri vaginal, le Dr Nicolaï Tourgueniev provoque chez ta compagne une prédisposition à l’orgasme.
Tu es jeune et jolie mais tu n’arrives pas à atteindre l’orgasme car tu es frigide comme une Pipiska Sibérienne ?
Viens donc essayer en une séance gratuite exceptionnelle la méthode Erotikos du Dr Tourgueniev. Satisfaite… ou remboursée.
T’inqiète pas, y’a pas de danger, tu vas en avoir pour ton argent ma cochonne…
|
Le
jour viendra où le tableau ne suffira plus. Les couleurs en se multipliant n’auront absolument pas besoin de formes pour être perçues et comprises. Nous nous passerons de toiles et de pinceaux ; nous offrirons au monde – au lieu de tableaux – de géantes peintures éphémères formées par des falots brasillant, des réflecteurs électriques et des gaz polychromes, qui, en harmonisant leurs gerbes, leurs spirales et leurs réseaux, rempliront d’enthousiasme l’âme complexe des foules futures. |
ERASMUS
Ooooooh – arrêt
Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera mais il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là
où est mon esprit (3x)
La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘ J’étais swimmin ‘chez les animaux de Carribean me cachais derrière la roche excepté les petits poissons mais ils m’ont indiqué que, il jure Tryin ‘pour me parler me me Là
où est mon esprit (3x)
La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘? Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera s’il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là
où est mon esprit (3x)
Ooooh Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol d’Ooooh ce tour et le tournent,
ouais Ooooh Ooooh
|
la ville était inondée de sang et ravagée par des langues de feu – mes amis poursuivirent leur chemin, tandis que je tremblais encore d’angoisse – et je sentis que la nature était traversée par un long cri infini.
|
Varsovie – Novembre 1945
Igor est depuis trois mois orphelin
Igor ne possède pas de toit
Igor se moque de la mort
Igor se moque de la douleur
Igor songe aux feux qui brûlent dehors
Igor est fier de sa dernière opération
Igor ne…
Igor Tourgueniev ne se rappelle pas de ses parents
dehors les spectres agonisent
Là, approche-toi du ventre, là sur les bras, là le menton si l’oreiller si le mur si les pores si là.
|
Bien que le tribunal l’ait lui-même souligné, c’est toujours avec un grand plaisir que je constate les avancées et investigations du « vandalisme urbain » dans la sphère de l’art légitime, les salons, les galeries, les musées…
Pourtant et heureusement, cela n’enlève rien à l’essence de l’acte de peindre au/le dehors : « graffiti must be a crime… » La « démocratisation » et la reconnaissance plastique du graffiing ne peuvent oter le caractère criminel au fondement de cet art. Un art basé sur le vol… vol de materiel d’abord (bombes qui servent à peindre), vol de l’espace investi ensuite (le mur, la porte, le train…). Et c’est précisément pour cela que l’acquisition pour la pratique du graffiti d’une légitimité, d’une quote, et parfois aujourd’hui d’une protection (les pochoirs de Miss Tic à Paris échappent à l’effacement des murs vandalisés appliqué par les autorités publiques) est une prouesse et un régal (enfin ça me fait jubiler… à chacun ses kiffs!). Le mouvement hip hop a ouvert des brèches monumentales, entre le dehors et le dedans, le privé et le public, et entre la voix du peuple et celle du pouvoir astraignant : peindre des murs aboutit à un décloisonnement entre des univers d’ordinaire séparés, à l’investissement de zones interdites, et à une réapropiation des moyens et des lieux de la communication publique légitime… Yeahhhhhhhh! A VOIR ! : Les arts graphiques de la rue sont très respectés à Barcelone, voire protégés. C’est assez avant-gardiste comme mentalité et à la fois conservateur : alors qu’en France, on commence à faire rentrer la rue et ses arts dans les musées, à Barcelone, c’est déjà l’idée de musée qui investit la rue, avec ses problématiques de conservation et de patrimoine. |
ULTIMA FORSAN
La fin se définit comme étant la partie la moins charnue du texte.
On la prétend aussi épaisse que la tranche d’une page qui vous coupe quand on la caresse du doigt.
La fin c’est dire qu’on méprise trop souvent les accidents de lecture.
post it :
lors de la libération, penser à décapiter toutes ces pauvres merdes, si possible après torture et éviscération pré-mortem.
Selon les chaînes de télévision américaines, citant des sources militaires, les deux fils de Saddam Hussein, Oudaï et Qoussaï, ont « très probablement » été tués lors de combats à Mossoul (nord de l’Irak).
(…)
Les spéculateurs avaient en effet affiché une présence record sur le marché pétrolier la semaine dernière, attirés par des facteurs haussiers tels que l’ouragan Claudette dans le Golfe du Mexique, la faiblesse des stocks et l’absence prolongée du pétrole irakien.
« Hélène P » = Un fracas, un bris strident dans un monde idyllique. Les paupières s’entrouvrent ; la réalité s’engouffre à la vitesse du son. Un bras se tend, interromp l’appel. Je ne veux pas revenir, pas encore. Je veux le retrouver, le serrer à nouveau dans mes bras. Je tombe. Contact du drap, du sommier, le sol se dérobe sous mon corps nu, je m’enfonce…
« Ouvre les yeux » = Retour à la vie, une sorte d’arrachement. La lumière, quelques couleurs primaires puis plus complexes, des formes puis des silhouettes et des angles. Autour de moi, rien n’a changé. Mes membres se déplacent, le drap froissé sous moi, le drap froissé sur moi. Je pèse une tonne, mon corps se lève.
« Mutisme » = Le vide partout, interne, frigorifiant. Le souffle court, la peau colle à l’acier gelé. Mon esprit ne distingue rien d’autre que les murs et les amas, tout autour, et mon corps traverse des dizaines de corps froids, intangibles. Je cours sans fin après des fantômes. Et je n’arrive pas à retrouver celui qui me touche, celui qui clôt mes deux yeux d’où coulent les cristaux qui se figent sur ma face amère.
« Love Theme » = Encore et encore, la futilité révèle le visage que je chéris, fixe le corps que je désire et corromp ce que je recèle de plus beau. Les yeux hagards rivés à l’écran traquent ce corps surexposé, ce regard fixe qui, quelques heures auparavant me permirent de vivre une émotion pure, une émotion sans trace, insaisissable, déjà preque oubliée. Dans des poses hiératiques, ce regard qui me fixe ne me voit pas. Je l’observe, et il ne me renvoit rien.
« Mascarade » = Les cheveux humides, je continue de jouer le jeu. Les boutons, les uns après les autres, dans les décombres, après l’effondrement, préserver le futile en toute chose. Ces deux femmes qui s’aiment et qui rejouent en boucle le drame de leur existence statufiée dans la mort accompagnent mes mouvements, près de moi, lentement, prenant soin de guider un à un mes gestes de leurs mains froides.
Il est déjà tard, je dois partir.
Alors, je pleure une dernière fois pour célébrer le mausolée des amants.
Il errait le long du trottoir gris sous un clair de lune.
Le visage grave. La tête baissée. Les yeux vides.
L’air triste et solitaire.
Il avait les épaules rivées vers le sol avec lequel il semblait se fondre.
Comme si son corps chétif cherchait à rejoindre les vers anémiés de la terre.
La face obstinément ancrée dans un miroir d’asphalt,
Son regard oblique se fixait sur une ligne imaginaire
Coulant comme l’encre fraîche d’un trait de Will Eisner.
Il avait l’air si triste.
Il portait le divin amour d’une femme sur ses épaules.
Et elle ne l’aimait plus.
Authentique – oui trop typique – cette saveur aromatique.
D’autre part, «notre étude indique que cette caractéristique de l’évolution humaine, la croissance continue de la taille et de la complexité du cerveau, est toujours à l’oeuvre aujourd’hui», poursuit-il. Certes, le cerveau d’Anatole France ne pesait qu’un kilo, quand celui de Tourgueniev, sensiblement aussi intelligent, pesait le double, mais la taille du cerveau est quand même en corrélation avec l’intelligence.
Rober Walser ce héros ?
Une trentaine d’hommes sont réunis dans une seule pièce. Le public les
regarde à travers une vitrine Ils sont là , ils discutent, comme dans un
cocktail ou un vernissage. Par petit groupe, un tel parle avec un tel. On
dirait qu’ils se connaissent. Ils sont tous nus. Ils tiennent tous une
hache dans la main. Après une heure environ ils commencent a quitter la
salle, habillés et avec leur hache dans un sac, portant ainsi la fiction
dans le réel de Paris.
H
Robert Walser voit le jour en 1878 à Bienne en Suisse, dans une famille nombreuse. Il travaille un moment comme employé de banque, écrit quelques poèmes avant de partir avec son frère Karl à Berlin en 1905. Alors que Karl peint, il écrit en trois ans Les enfants Tanner, Le commis et Jacob von Gunten traduit par L’institut Benjamenta, des romans sur sa famille et ses petits métiers.
Il rentre en Suisse en 1913, puis déménage à Berne en 1921, publie La promenade,La rose. Il mène une vie de chroniqueur peu productif, passe du temps à boire et dans les divers spectacles culturels de la ville, écrit quelques textes courts en prose qu’il appelle microgrammes, mais plus un seul roman.
Après plusieurs tentatives de suicide, il est interné volontairement à l’hôpital psychiatrique en 1929, où il mourra dans la neige le jour de Noël 1956, sans avoir plus écrit une seule ligne. Bien qu’admiré par des contemporains comme Kafka ou Musil, ses oeuvres restent inaperçues de son temps.
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(…)
La crevette d’acier
Musiciens, chanteurs et comédiens à la fois, menés de main de maître par un metteur en scène ingénieux, Antoine Scotto, La crevette d’acier surprend en permanence et nous présente un spectacle tout public d’une rare finesse. À ne manquer sous aucun prétexte.
Baby Girl Maguire on my birth certificate.
Enfin, j’ai un troisième problème : quand on parle de moi, cela arrive quelque fois, on cite toujours le nom de Barbara. Ca a été le premier compliment que Nicolaï me fit, et c’était un compliment à double tranchant :
– Vous allez prendre la suite de Barbara!
Il ne faudrait tout de même pas que j’aie l’air d’une doublure!
[999poèmesSERIEtougueniev]
296
mon squelette malpropre est intéressant
l’évolution molle paraît s’étendre
un monde fragile n’est pas plus mal

Pendant ce temps là, Ronnette vient de se faire torturer, puis violer. Elle a même arraché des fragments du corps de son amie Laura avec ses dents. On voit bien d’où elle vient, le pont metallique derrière elle, là où plus aucun train ne passe depuis des années, mais on ne sait pas bien où elle va.
Certes !
Etais-ce une quille ou un glaçon, va savoir…
Dans le noir, dans le ton,
Quel que soit l’abandon
Pourvu qu’il soit le bon
Sur d’experts toboggans
Vous m’avez vu glisser
Mais y glisser avec délices
deux plaies vivantes se rencontrent…j’ai tué mon père…j’ai vécu l’exil…ils s’endormiront de toutes façons;l’insomnie est une maladie partielle;elle réveille le passé et installe l’oubli du présent.
j’ai saigné de l’oreille;du lac qui en est sorti ont surgi ma mort et la mort de ceux que j’aimaient;mon goût d’eux s’est préservé de la mort;on donne du prix aux gens en les tuant.
il tient un mouchoir ensanglanté dans sa bouche et son crâne est un peu fêlé;il parle avec un fée aux jambes de glace;tout en haut de la colline le conseil va se réunir; là où se joignent les flots montants de nos sangs.
dans le ciel se dessine la cartographie de la mort en sang violet d’être saturé;nous joignons dieu sur son trône de génocide, il peut nous apaiser;la colère de l’homme est la plus dangeureuse;mais dieu existe ailleurs le dies irae n’est qu’un cri de raliement pour humains trop humains pour croire en humains.
le ciel se teinte en rose, le sang se dilue, nous nous regardons avec amour;la femme se fiche en terre;l’homme prie au sol; chacun soigne ses plaies; je n’ai entendu aucun mot, le sang coule toujours.
je suis enlevée par le sexe et je coule en jouissance pour être en chacun de vous.
Comme dans un film de Q
Exterieur jour / Une rue de quartier, une boulangerie
Un jeune bourgeois musculeux entre dans la boulangerie
(bruit de sonette)
La boulangère un peu salope, aux gros seins et au menton carré
se tient derrière la caisse enregistreuse.
Lui : Olah, bonnejoureu madameu la boulanegèreu…
Elle : Bonnejoureu monsieur le client.
Lui : Mmmhh commeu vous avez de belleux miches…
Elle : (petit rire) Oh merci monsieur le client. Il faut dire qu’elles
sont bien fraicheu de ce mataing.
Lui pense : Mmhhhh comme elle est bonneu.
Elle : que désirez vous ?
Lui : hé bieng jeu prendré bi-ien … mhhh
Elle : Uneu grosseu baguetteu peut-êtreu ?
Lui : Mmmh, merci non, je vous prendrais bieng… (il
pense : sur la caisse enregisteuseu)… quelquechose de bieng fourré !
Elle : Ah désolée monsieur le client, mééé… il me reste peut-être
quelques bouleux de campagneux prês du fourreu à paing.
Lui : Parfait ca me va bieng. (elle se tourne pour aller dans l’arrière boutique)
Elle : Oups ! J’ai fait tomber une quiche lorraineu (elle se penche pour la
ramasser)
Lui pense à mi-voix : Mmmh quelleu cul !
Elle feint de ne pas entendre et se dirige vers l’arrière boutique.
Elle cherche les boules, mais sous la chaleur elle est prise de vertiges.
Elle : Mmhhh j’ai chaud. Venez me donner un coup de… (elle s’évanouit)
Lui : Ne vous inquitez pas madameu, je suis secouriste de bouche à bouche.
Il saute par dessus le comptoir en se déshabillant et arrive en slip
dans l’arrière boutique. Il la Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
Krskrkskrsz Schlika Schlika Schlika Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
Schlika Schlika Schlika Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
Schlika Schlika Schlika Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz Krskrkskrsz
…
3
Quand il faut fermer le piano, produire du silence, l’effroi me prend. Je demande à la musique comme à un dieu d’injecter au plus vite de nouvelles images dans mon corps, dans le texte. J’ai une sainte panique de voir disparaître les rituels, que l’indifférence se propage au pianiste, aux enfants, aux femmes. Que les fugues n’appellent plus rien, que les phrases stagnent, que les images existent mais que j’erre à leur surface. Alors, je prie, je me concentre, je ferme les yeux, je souhaite situer ma quête du côté du silence ; qu’est-ce qui va unifier la voiture rouge au visage d’une femme ? et la fugue convoque une curieuse poussée vers le passé, relevant du temps ses improbables preuves, ses traces qui n’aideront pas leur foutus desseins. La transparence ? Quelque chose de l’harmonie. Dire oui sans savoir ce qui va poindre. Simplement oui Ñ sans foncer tête bêche vers l’enfant Ñ à la rigueur lui demander de chercher, car cette voiture n’a pas pu disparaître comme ça. Le bonheur de la fugue, c’est ça : une absence de nostalgie, elle fonce, et si par hasard elle a un peu échoué, négligé un motif, on attend d’elle de nouvelles surprises: le SI majeur, ultime note du clavier peut-être enrayée, l’amour gouverne le projet de Glenn Gould ; tout jouer, toute l’oeuvre de Bach sous la menace que le temps fasse claquer le piano sur ses doigts.
Le temps, le plaisir et la musique !
Vous vous souvenez :
Cheminement philosophique
Réflexion philosophique entendue
Nous passons notre vie à osciller entre des moments durant lesquels nous vivons intensément les choses et d’autres durant lesquels nous comprenons les choses.
Réflexion philosophique personnelle
Seul les souvenirs nous permettent à la fois de revivrent les choses et de les comprendre.
Application pratique personnelle
Voilà pourquoi je n’aime pas mes souvenirs.
Je comprends que j’étais heureux ; qu’à l’époque je vivais ce bonheur sans m’en rendre compte et que maintenant ce bonheur est révolu.
Ce cheminement philosophique se prolonge :
Mais la musique là de dans ?
La musique est une voie pour fusionner compréhension et sensation. En effet, la musique définit trois temps du présent :
le présent passé, qui est un écho de notre perception,
le présent futur qui est une l’anticipation d’une perception,
le présent simple qui est l’instant précis de perception.
De cette contraction, nait un plaisir à la fois compris et sensible.
Vous l’aurez compris j’aime la musique plus que mes souvenirs.
Oui, quand on l’appelle.
ça dépend …
de quel coté du trottoir?
les doigts tous abimés par les produits chimiques
j’essaie de comprendre
pourquoi tu me regardes
avec ces yeux là
je ne suis rien
d’autre que moi
je ne suis rien,
s’il te plaît,
ne m’aime pas
ce lendemain de fête
n’est pas pour nous,
oublie moi
Tourguenerie
On parle souvent de la dérive des continents.
On ne parle jamais de la dérive des incontinents.
REPARONS CETTE INJUSTICE !!!
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Il semblerait que « Laputa » soit un mot indigène (des habitants de l’île volante) dont Swift interprète la sémantique de façon suivante : le mot que je traduis par « île volante » ou « flattante » se dit en cette langue Laputa ; mot dont je ne distingue pas la vraie étymologie. « Lap » est un archaïsme et signifie « haut » en vieux laputien.
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le récitant : le coréen sans papier contre-attaque !
Ah ben oui patatra !
Fallait s’y attendre mademoiselle,
quand on allume les mecs à s’en prendre plein la gueule.
Moi je vous l’avais bien dit.
Bah…
Ernesto « Che » Guevara
Méthode A.
une lame froide sur mon doigt
une goutte de sang
une pointe de douleur
vite passée
mettre la main dans le sable
incruster les cristaux dans la plaie
frotter, encore et encore en tirant sur la chair
rendre la plaie béante et sale
marcher dans la rue en laissant de fines coulures
passer la main sur les bancs publics
sur les barres de fer dans le métro
sous les fauteuils, palper le chewing-gum.
toujours s’essuyer les fesses avec cette main là
ramasser les crottes des pigeons
observer les effets du temps qui passe
les changements de couleur
la progression des mousses
sentir une vive douleur qui remonte
puis ne plus rien sentir
prendre le marteau
prendre les ciseaux à bois
frapper, rogner, poncer.
écraser, cogner, déchiqueter.
ton corps est à toi
c’est ton plus beau jouet
toujours prêt à te satisfaire.
JUST DO IT.
nike toi.
Est alcoolique, celui ou celle qui consomme chaque jour une quantité d’alcool supérieure à celle qu’il peut métaboliser sans danger, c’est à dire environ ¾ de litre de vin à 10° pour une personne de 70 kg.













































