la scène se passe dans une laverie. ———————— bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat). ———————— le chat (dans une machine) : maaaaouw ! bob : et pourtant il tourne. le chat : maaaaaouw ! bob : ça donne le vertige. bobette (modes zé travaux) : hum… le chat : glouglou. bob : je crois qu’il est propre. bobette : hum… le chat : … bob : ah, non, il est juste mort… bobette : petit con. bob : soit sympa, il est mort. bobette : je parlais de toi. bob : c’est ce que je disais. le chat : …
Leur sueur, leurs muscles et leurs efforts sont réels. Leur virilité est brute et absolue. Leur équipement militaire de combat, leurs uniformes et leurs armes sont authentiques.
Au début, rien d’autre que l’arrachement au temps présent, et ses chevalets. On recommence. Le sujet ne meurt pas, ne délire pas. Il souffre. On continue.
La Maison est blanche, crépi blanc sur vieilles et épaisses pierres campagnardes; Elle se dresse massive au bord de la route, à la sortie du hameau. Elle gît à la pointe d’un vaste terrain rectangulaire qui s’étire en pente vers les pyrénées. La Maison ne porte plus de nom depuis longtemps mais les enfants des agriculteurs, Théo et la petite Lisa, l’appellent juste » Elle » ou » la Maison « .
Parole vaine du héros #7 Héros car je m’invente sans cesse, je n’ai pas de seuil, je ne contiens aucune essence, aucune rareté, aucune singularité ; héros car cela ne me satisfait pas mais cela me regarde — plus jeune ceux que j’aimais, je souhaitais leur prendre leur ame, leurs pantalons, leurs femmes ; héros, puisque je conçois la vie comme l’invention de soi à chaque fragment de temps insensible aux communs, (betise du temps soi disant partagé !) ; héros, car le désir de construire l’emporte sur le chaos (si séduisant soit-il) ; héros, car j’ai beaucoup de taches à accomplir ; héros, en fin car il faudra qu’au bout du compte cette entreprise touche aussi ceux que ne je connais pas.
– Grishka ? – Oui Igor. – Tu veux pas me tuer d’un grand coup de hache ? – Tu veux ? – Oui, mais par surprise et dans le dos… – … – Ne me rate pas, je ne veux pas souffrir – Alors ne compte pas sur moi, trouve un autre gogo. – T’es pas cool. – Ouais, ça c’est sûr, je suis pas cool.
je savais que je vous aimais bien le soir je savais que je vous aimais bien le midi maintenant, je sais que je vous aime aussi le matin peut-être même plus… vous n’êtes pas du matin? moi non plus… ça doit être ça.
Voici le synopsis : Adolescents écorchés par la vie, Nicolas et Sacha fuient en direction de Toronto. Entre ces adolescents à la dérive, révélés ici dans ce qu’ils ont de plus brut et de plus énigmatique, se tissent des liens troubles et fragiles qui les mèneront au bout de ce qui leur reste de passion désespérée.
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elle ne faisait que dire du mal de tout et de tout le monde et un jour la mer agacée par ses jacassements la noya en son sein pour ne plus rien entendre
j’ai tout fait pour leur cacher mais mon mal se fait insistant, j’espère vivre au moins une semaine pour avoir le plaisir de te serrer une dernière fois contre moi, chaud, doux et en bonne santé
Un étrange portail, la nuit et le chat. Je me demande où sont les autres, seul l’écran me donne un peu de lumière. Je peux entendre La Maison respirer si je ferme les yeux…
[…] Hier soir des inconnus m’accostent en m’appelant « Rocco ». Ben oui, « on a vu tes photos »… Sourires légèrement ironiques mais pas malveillants, qui cachent surtout une inavouable jalousie. Décidément la magie d’Internet et le pouvoir de l’imagination sont des trucs qui me fascineront toujours. Plus tard dans la soirée je croise C. ; zoom sur cet irrésistible regard mutin, ce petit air espiègle qui brise toutes mes défenses. Sourire spontané, elle me reconnaît illico. On se resitue très vite, on a pris un apéro ensemble en mars, « ah c’est cool de se revoir comme ça par hasard »… S’en suit une conversation improbable, nous réalisons tous les deux qu’elle se souvient de moi, mais qu’en même temps elle me confond avec au moins trois autres personnes. J’essaie de la mettre à l’aise mais c’est pas gagné, elle est presque rouge de confusion. Fais-moi ça compréhension, désinvolture, autodérision : éclair du flash. […] Avance rapide, deux coupes de champagne plus tard : apparition de l’adorable A. Elle aime beaucoup ce que je fais, elle veut m’aider à placer mon manuscrit quand il sera fini ; sa sincérité est touchante, pourtant elle ne m’a jamais lu. Remarque, je fais le malin mais je suis secrètement amoureux d’elle alors que je la connais à peine, c’est pas mieux. […]