Sans la folie, l’univers serait quand même beaucoup moins drôle
— Ensemble.
— On revient sur les lieux du crime ?
— Hélas, on ne baisse pas les bras.
— Depuis notre dernier entretien, j’ai pensé à un seuil commun.
— C’est à dire ?
— Le lieu qui nous rassemble.
— Histoires, amours, mondes.
— Rien n’a changé ?
— Si, seuil introuvable, histoires lourdes à raconter, fictions lassantes.
— Questions de numéros insupportables.
— Il faut aller ailleurs.
— Si seuil quelque part il y a.
— Vous pensez qu’on ne doit plus rien communiquer ?
— Peut-être, momentanément.
— Pause purificatrice.
— Un peu de pudeur, laisser la vie se faire, sans désir de la contenir, décrire, inventer.
— À un moment, on retrouvera un désir ?
— Je pense que c’est ça.
— De quoi ?
— Les désirs aujourd’hui sont nains.
— Les objets, caricaturaux.
— C’est pour cela la haine de l’image ?
— Exactement.
— On attends dans la prudence.
— C’est ça.
— Agaçant votre communautarisme.
— Pourtant, aucun angélisme consolateur.
— Pouvoir enfin se regarder en face, à partir d’œuvres possibles & acceptables.
— Ensuite, on peut s’aimer, se rejeter, passer à autre chose.
— Je vous avoue avoir ce désir d’être fasciné par le monde à travers la présence de l’autre. & non l’inverse.
—mmmmm.
— Ensemble.
— Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez.
— Cela ne m’étonne pas.
— Ensemble.
Puisque, par la faute de celui que je croyais mon ami, je suis aujourd’hui obligé de vous révéler mes véritables origines… et bien, je me dois de vous raconter ce qui m’a amené à devenir « Le roi des ogres »…
Sibérie, 19**. Je travaillai paisiblement comme mineur dans une équipe de solides gaillards. J’étais le plus jeune d’entre nous… à peine 13 ans, un môme… J’étais le petit protégé, la mascotte du chantier. Boris, un fier gaillard de racines ouzbèques, tout particulièrement veillait sur moi. Le soir, il me décrivait devant le feu l’immensité des plaines ouzbèques, en m’apprenant à boire, et, toujours nostalgique, il évoquait l’image de sa soeur Natovna à qui il avait toujours voué un amour secret. Emu, il me passait son immense bras autour de la taille, et nous allions nous coucher, tel un père et son fils unique. Malgré l’âpreté du climat et la rudesse du chantier, nous avancions à un assez bon rythme. Il fallait que les galleries principales soient percées avant la glaciation. La fin Août approchait, et les degrés chaque jour baissaient un peu plus, jusqu’au premières neiges.
Puis…
En cette fin d’après-midi, nous travaillions avec Boris sans relâche depuis les premières lueurs du matin… Hardis à la tâche, nous ne ménagions pas nos efforts, quand soudain, la foreuse s’emballa et sous nos pied s’ouvrit une gigantesque cavité qui emporta Boris. Je le vis s’engouffrer dans cette large grotte aux reflets rougeoyants, dans un cri qui aujourd’hui encore résonne entre mes tempes. La température se mit à monter à une vitesse folle… Incrédule, paralysé, je reculai de quelques pas… les bruits commencèrent à emplir le tunnel, des cris, des supplications, la chaleur m’étouffait. Je perdis connaissance. Je me réveillai après un temps indéterminé d’insconscience, dans un hôtel de Moscou, dans un corps autre. Avec au ventre cette insatiable faim…
Même, en enfer, on parle l’anglais…
Il était une fois dans un pays très lointain un village cerné de bois obscurs où se terrait
une bande de garous mangeurs d’hommes. A chaque pleine lune, la communauté des
garous aménageait des tables avec des tréteaux de bois au milieu de la clairière et se
préparait à un grand festin, non sans avoir préalablement baillonné le barde qui… enfin…
Malheureusement avec le temps les villageois, pourtant bien peu vifs et la plupart du temps
abrutis par la gnole locale, avaient fini par faire le lien entre la présence la nuit de la lune
dans le ciel et la présence de morceaux de camarades villageois par terre au petit matin.
Forts de cette conclusion, ils avaient décidé de se barricader à double tour, à chaque pleine
lune, et de ne sortir sous aucun prétexte.
A partir de ce moment là, les garous connurent la famine et les crampes d’estomac.
Jusqu’au jour où un jeune garou, Loulou Garou, grimpa sur les tables désespérément vides
et s’adressa à la foule des garous dépités :
» _ J’ai une idée pour la prochaine pleine lune afin de tromper les villageois et ainsi pouvoir
à nouveau nous repaître de leurs délicieuses entrailles. Il nous faut trouver un moyen de
grimper jusqu’à la lune, et, armés de peinture noire, nous la barbouillerons jusqu’à ce
qu’elle disparaisse dans la nuit. La lune ainsi camouflée, ces gros lourdauds de villageois
ne se méfieront pas et sortiront se promener en toute confiance. Nous pourrons alors leur
tomber dessus et les dévorer comme avant ! »
Cette idée reçut l’approbation générale, et le jour dit les garous commencèrent à
s’escalader mutuellement, chacun grimpant sur les épaules de son voisin….
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C’est ce qu’on voit dans les westerns. Je peux t’assurer que si un Indien appelait une femme « squaw » (= putain), on lui faisait son affaire. Pour autant que le mariage existât déjà, il aurait retrouvé ses maigres possessions devant la tente. (Chez les Navajos, c’étaient les femmes qui prenaient l’initiative du divorce en exposant rituellement les affaires du mari devant la maison commune). Chez de nombreuses tribus indiennes, des femmes siégeaient même au conseil de guerre (alors que la guerre était une affaire d’hommes). La confection de chaussures, indispensables pour les déplacements longs, était une tâche féminine. Lorsque les femmes, chez les Hurons de la région des Grands Lacs par exemple, n’approuvaient pas l’une ou l’autre guerre, elles refusaient de fournir aux hommes les chaussures, et c’en était fini des projets de guerre. Chez d’autres peuples de chasseurs-cueilleurs également (les pygmées Aka du plateau du Kalahari) et d’autres peuples d’agriculteurs primitifs (certaines régions de Chine), les femmes étaient les chefs. Chacun régnait sur son propre territoire: les femmes, chargées de la gestion de la communauté et de la récolte de nourriture dans les environs régnaient sur ce territoire. Les hommes régnaient sur les terrains de chasse et de bataille. Lorsque ces derniers rentraient à la maison, fini de faire l’important. Les femmes portaient alors la culotte. Le communisme primitif était en principe matriarcal.
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Toc toc toc
– Qui est ce ?
– Nadine, la fille de l’ancienne locataire, puis je reprendre ma chambre ?
– Ma fille, entre voyons, cela faisait si longtemps que je ne t’avais pas vue !
Devant la jeune femme ébahie la porte s’ouvrit, dévoilant un homme dans la force de l’âge à l’embonpoint proéminant, outrageusement fardé et portant une robe à fleurs de sa vieille mère depuis si longtemps décedée. Il lui sourit de toutes ses dents nicotinées et la prit avec force dans ses bras, déplacant avec lui des senteurs fortes, musquées.
– Tu devrais avoir honte de m’avoir ainsi oubliée ! Mais tu es belle, et tu es là… montre moi comment t’as maigri ! Rahlala c’est pas possible, voilà ce que c’est que d’aller à la ville ! Et ton mari, toujours aussi bête ! Oh, excuse moi, c’est vrai, j’ai promis de pas en parler comme ça ! Allez, viens dans le salon !
– Mais mons…
– Monsieur Druand ? Parti, envolé, parait que c’était un voleur…
– Mais qui êtes…
– Plus tard les questions, prend un biscuit, je sais que tu les a toujours aimés, ceux dans la boite en fer, avec les chérubins dessinés dessus.
– Euh oui, c’est vrai, mais comment savez vous cela ?
– Ma fille ! Comment j’aurais pu oublier ce que tu aimes, toi la chair de ma chair, toi que j’ai élevée dans les larmes et la joie !
Perplexe, Nadine attendit la suite des événements, préferant ne pas vexer cet être potentiellement dangereux
A suivre
Grande promo chez Tourgueniev.com

Mon coeur saigne. Chaque jour. A chaque pulsation. Le sang est envoyé dans les artères et il fait le tour de mon corps. Le sang empoisonné fait le tour de mon corps.
Imagine-toi mon corps nourri par la pourriture. Ma main est faible. Mon regard perverti par le mauvais sang qui y est injecté.
Ce sang-là ne se transforme pas en vin. Tu ne le boiras pas. Tu ne mangeras pas mon corps.
Chchchut… Ecoute… mon pouls, c’est ma mort qui avance.
petite promenade dans Paris
je me souviens des jours heureux
et insouciants,
lorsque l’amour
était lointain,
on faisait le plus de bétises possibles
pour énerver tes parents,
on draguait ta soeur,
mais pour rire,
les heures n’étaient pas des prisons
mais des étangs où baignent
cygnes et nénuphars,
la lune veillait sur nous,
je me souviens…
haaa, Gudule…
souffrez ma chere que je vous emportasse danser:
ce soir vous et moi nous aurons des emois
sur la piste de danse si nous avons de la chance
« la complainte du progrès », c’est ce que jouera le deejay…

affectueusement, votre Guillemette.
mercredi 17 avril – je sors de la petite porte – je porte des sandales marrons – je me déporte sur ma droite – je porte de belles baskets neuves – je suis un ami – je le lèche plus que de coutûme – les habitudes c’est important – peux-tu me branler pendant que je marche – il pleut sur Varsovie – il pleure des larmes de sang – je marche dans la rue – je porte des sandales marrons – je suis Igor Tourgueniev – je suis en train de me déplacer dans ce qui me parait être le monde des gens vrais – il pleut – je suis – il me demande du feu – je porte un pantalon sale – je peux enlever ma montre sans me blesser – je peux te prescrire un livre qui te soignera mieux qu’un docteur – les gens autour de nous ne sont pas des humains – quand on danse on réduit son intelligence afin de permettre l’hypnose de masse – je m’approche de lui à tâtons – je pense qu’il va d’abord me sodomiser – je suis Igor Tourgueniev – j’aime faire ça sans porter de gants – mes amis sont des faux – mes amis sont tes amis – je suis contente de te voir – je suis un homme pourtant – jeudi 17 avril – le compteur est bloqué – encore une journée identique – je suis Grishka Tourgueniev – j’ai faim – je suis si heureuse que tu me prennes ainsi – je vais habiter près de chez vous – le Président ne sait pas ces informations sur les étrangers – je ne suis pas un être humain – je ne suis pas une histoire – je te suis – je me déporte sur ma gauche – à la pendule il est 17 avril…
viva la muerte !
konsstrukt rentre de vacances le douze
konsstrukt est content
konsstrukt n’est pas bronzé (sauf le foie)
konsstrukt persiste à parler comme alain delon
pourtant konsstrukt n’aime pas alain delon
mais konsstruktVOUSaime
ouf
et vous comment la vie ?
Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Si je ne pars pas je mourrai là.
Un mur nous cache les flots, la Terre et l’Océan.
Un mur nous cache et nous efface.
Tu m’oublieras dans ce bagne d’enfants.
Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Mon gardien a confisqué ma nourriture.
Son chien aime la viande et ses enfants le fromage.
Demain je ferai le mur.
Tant pis pour les tessons de bouteille.
J’ai trop mal au ventre.
Toujours ces murs gris et ce béton puant.
Demain je partirai.
OU ?
Il ne faut que deux ou trois bricoles à agencer autour de soi.
Chacun trouvera son compte, tout le monde pourra se reconnaître. J’imagine tout à coup une faste cérémonie au nom de rien, ou des individus font la propagande de leurs petites affaires. Cela ne fait presque pas de bruit et n’étonne personne. Des garçons bien vêtus accueillent les anonymes, les femmes sourient, prétendent qu’elles ne poseront plus jamais. (Leurs images sont tombées à terre et derrière le bureau où elles officient, elles sont en train de se réinventer.)
Tout fait dorer son blason pour plaire. Ce cérémonial (qui doit se passer dans un hall d’exposition) est tout à coup enrayé par une pancarte portée à bout de bras tendus où on lit : COMPLAISANT.
Les participants se font rares et s’annulent d’eux-mêmes.
Le temps est trop court, les actes trop lourds.
QUOI ?
peste diable gouffre

On va au clash. La sinusoïde s’est encore accentuée. Cette fois le crash est programmé.
Une simple absence renvoie le pendule trés loin sous la ligne de flottaison, dans un battement monstrueux qui accumule une énergie dont la polarité n’est pas encore déterminée. La bascule dans la torpeur négative est vertigineuse, un atroce grondement caoutchouteux trés sourd se fait entendre à chaque oscillation autour de l’axe – la torsion des matériaux chitineux éprouvant leur résistance et leur mémoire. Par dessus cette plainte élastique caverneuse, un murmure rempli d’angoissantes dentales souffle directement aux oreilles à intervalles réguliers, parfois modulé en voyelles malsaines, en pulsations déréglées aaaaa-eeeeeeeee-e-e-e-eeeee déglingué malade oppressant, cliquetis métallique mêlé au grincements des plaques céphalotoraciques qui ploient dangereusement. Ce conflit est latent depuis un bail, l’arthropode rampant écrasé sous une lourde minerve de fonte glaciale inscrustée sur les épaules, vissée dans la nuque par trois gros rivets ronds et mats qui distillent l’hormone sombre directement au coeur de la neuromère cardiaque, au moyen d’immondes tentacules perforants, pour la propager ensuite tel un virus dans tout le réseau artériel, de l’aorte aux veinules, par à-coups, sécretions iridescentes de l’hormone amère et acide par pulsions anti-adrénaliniques liquéfactrices.
Ne plus se contenter de rapides coups d’oeil aux compteurs maintenant, le seul cadran qui compte est celui de l’horloge, la variable temporelle annihile toutes les autres et son aiguille n’indique plus rien à l’heure actuelle.
L’identification de la minerve est récente, même si ça fait sans doute quelques temps qu’elle pèse sur la colonne vertébrale comme un xénomorphe vampire et absurde. La constitution de l’exosquelette impliquant un durcissement continu de l’épiderme et une réorganisation politique des plaques, la métamorphose en question entre donc directement en conflit avec cette minerve artificielle, chitine lamée contre fonte sale, cuticule vivante contre plomb froid. L’origine de cette saleté de picotement cervical permanent est enfin localisée. Pas possible de l’extraire pour l’instant, sa connexion aux neuromères filandreuses est trop poussée : si on l’extrait on arrache tout, filaments egotiques et ligaments affectifs, coaxial d’alimentation et fibres de dérivation optique – la neuromère à vif crèverait aussitôt. On croyait que la liquéfaction interne était intrinsèquement liée à la solidification des couches épicuticules, par une sorte d’équation ironique ou une symétrie circulaire, mais cette minerve donne une toute nouvelle illustration du problème, redistribution des cartes et rien ne va plus.
Mise à jour :
Peur, urgence et maladresse, tout s’est écroulé tout à l’heure directement sur le rostre. Il est trop tard. La sépulcro-assassine s’est évaporée en même temps que la chimère où elle avait pris forme, reste un amas spongieux de boyaux fumants d’où émane un sifflement strident et la promesse de sombres réveils par légions. J’ai encore aucune idée des dégâts. Y penser en occasionne autant de nouveaux. Quelle que soit la prochaine carte, elle est perdante, c’est mathématique. Le coup a porté.
J’avais cru, un instant. Une étoile plantée dans le front aura fait couler un peu trop de plasma dans les yeux, et troublé la vision – comme maintenant, à dire vrai. Difficile de maintenir le cap à présent. Quel cap, d’ailleurs ?

« Nous nous embarquâmes aussitôt et lançâmes la nef sur la vaste mer, ayant dressé le mât et hissé la voile blanche.
Lorsque nous eûmes quitté l’île, que nulle autre terre ne fut en vue, qu’il n’y eut que le ciel et la mer, le fils de Cronos dressa un sombre nuage bleu au-dessus de la nef creuse ; la mer au-dessous s’obscurcit ; et la nef de courir. Mais ce ne fut pas pour très longtemps. Aussitôt arrivèrent, avec des cris stridents, les bondissements furieux d’un grand ouragan du Zéphyr. La tempête de vent brisa les deux étais du mât. Le mât tomba sur l’arrière et tous les agrès se déversèrent dans la cale. Sur la poupe de la nef, le mât frappa le pilote à la tête. Le choc lui brisa tous les os de la tête à la fois. Il tomba du gaillard, comme eût fait un plongeur, et son âme vaillante quitta ses os.
En même temps, Zeus tonna et lança la foudre sur la nef. La foudre de Zeus, en la frappant, la secoua tout entière. Une vapeur de soufre la remplit. Mes compagnons tombèrent de la nef. Autour de la nef noire, comme des corneilles, ils furent emportés par les vagues. Un dieu leur enleva le retour.
J’allais et venais à travers la nef, jusqu’au moment où une lame défit les parois et les détacha de la quille, que le flot emporta, dépouillée. Contre la quille il brisa le mât de la nef, sur lequel était jetée une courroie faite de la peau d’un bœuf. La courroie me servit à les réunir tous les deux à la fois, la quille et le mât. Puis, je m’assis dessus, et les vents de mort m’emportèrent.
Ce fut alors que le Zéphyr et l’ouragan mirent un terme à leurs bondissements furieux. Apportant la souffrance à mon cœur, promptement survint le Notos pour me faire prendre à nouveau la mesure de la funeste Charybde. Je fus emporté toute la nuit. En même temps que montait le soleil, j’arrivai au promontoire de Scylla et à celui de la redoutable Charybde. Charybde, avec un sifflement, engloutit l’eau salée de la mer. Je me soulevai en l’air contre le grand figuier sauvage. Je l’étreignis et m’y tins comme une chauve-souris. Je n’avais aucun moyen ni de prendre un appui solide avec les pieds, ni de monter sur l’arbre : les racines étaient loin, les branches étaient hors de portée, longues et grandes, répandant leur ombre sur Charybde.
Je me tins sans me relâcher, attendant qu’elle vomît, et rendît le mât et ramenât la quille. Ils mirent longtemps à venir combler mon souhait. Ce fut à l’heure où l’homme qui juge les mille disputes des plaideurs vigoureux, se lève et quitte l’agora pour aller souper, que les bois sortirent de Charybde et parurent au jour. Je lâchai mains et pieds pour me porter dessus. Je tombai avec fracas en plein dans l’eau, à côté des bois qui étaient très longs, puis je m’assis dessus et ramai avec les mains. Le père des hommes et des dieux ne permit plus à Scylla de me regarder ; la fuite alors ne m’eût pas fait éviter le précipice de la mort.
De là, je fus emporté pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me firent: aborder dans l’île d’Ogygie, où habite Calypso aux belles tresses, la redoutable déesse douée de la voix des humains, qui m’accueillit avec amitié et prit soin de moi… »

Je suis sale. Les poux me rongent. Les pouceaux, quand ils me regardent, vomissent. Les crôutes et les escarres de la lèpre ont écaillé ma peau , couvert de pus jaunâtre. Je ne connais pas l’eau des fleuves ni la rosée des nuages. Sur la nuque, comme sur un fumier, pousse un énorme champignon, aux pédoncules ombellifères. Assis sur un meuble informe, je n’ai pas bougé mes membres depuis quatre sciècles. Mes pieds ont pris racine dans le sol et composent avec jusqu’à mon ventre, une sorte de végétation vivace, remplie d’ignobles parasites, qui ne dérive pas encore de la plante, et qui n’est plus de la chair. Cependant mon coeur bat. Mais comment battrait-il, si la pourriture et les exalaisons de mon cadavre (je n’ose pas dire corps) ne le nourrissaient abondamment ?
Isidore Ducasse

L’actif Versatile
Il a tous les attributs du « top » : grosse bite, corps monstrueusement puissant, gueule virile.
Mais, après des débuts très actifs, il s’est fait attacher, fouetter, voire plus, dans des films SM.
Revenu dans le circuit classique, il adore se faire sauter avant d’offir son sling à son partenaire.
Il est réellement gay, et ça se voit.
Une sorte de Sandrine Bonnaire du X.
Je suis sur la branche, je l’observe.
Nous écoutons des vinyles en accéléré, je la regarde.
Elle se hisse sur la pointe des pieds, esquisse un pas de danse, et tente de s’envoler.
Je l’admire.
Entendu : ‘Spéce de satrape du Dimanche !
Que les profs osent dire que les élèves n’écoutent rien après ça…
Désolé de piétiner ainsi vos belles illusions de jeunes chatons
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print(« Votre demande nous est bien parvenue.
Nous vous contacterons dans les plus brefs délais. »);
Quoiqu’on en croie…
Quoiqu’on en dise.
Il se passe des choses…
Il se passe des choses ; les anciennes se délitent, qu’on s’y accroche en martyrisant cruellement sa peau ses ongles et ses dents, ou qu’on les balaie d’un revers du bras, les anciennes se recomposent, se recombinent, se recalculent, les anciennes sont nouvelles, il se passe des choses qui échappent à la trivialité du quotidien et au romantisme sépia des histoires mortes, il se passe des choses qui échappent aux fictions comme aux formulaires administratifs, il se passe des choses parce qu’une diode clignote encore quelque part, il se passe des choses ici et maintenant, les flux s’ouvrent et les vannes se ferment, mais il se passe des choses, il se passe des choses qui n’entrent pas dans les statistiques et dépassent la probabilité de ne pas gagner plus d’un milliard sans jouer à l’euromillions, il se passe des choses entre nos fluides corporels, des choses qui ne se tapent pas en trois exemplaires, des choses qui échappent aux segmentations du marché, des choses qui échappent aux catégorisations publicitaires, des choses qui échappent aux ébauches littéraires, des choses qui échappent aux penseurs et aux moutons, des choses qu’on perçoit seulement dans les trémolos de ton rire et dans le halo des lampions, des choses qui dorment dans des bulles et boivent du méthane liquide, des choses qui regardent la réalité au travers d’alvéoles colorées, des prismes kaléïdoscopiques, des choses qui provoquent des sourires béats et des larmes aux coins des yeux, il se passe des choses qui se déplacent exclusivement dans des modules étranges, des choses qui titubent quand elles sont bourrées, des choses qui zigzaguent entre les lignes discontinues en vaporisant les barrières des péages, il se passe des choses qui conduisent à autre chose qu’à une phosphorisation globale du vivant si on les laisse s’épanouir, il se passe des choses et si tu me regardes encore longtemps comme ça je ne réponds plus de rien.
Une question de la petite Sasha : « Bonjour docteur, j’ai 12 ans et j’aimerais beaucoup jouer comme toutes ces jolies filles dans du cinéma à caractère pornographique. Malheureusement, mon jeune âge, ainsi que mon physique, ne me le permettent pas. Comment faire pour paraître plus mure et me faire sodomiser comme une salope ? »
– Hé hé hé… ma chère, ma délicieuse petite Sasha. Sais-tu qu’il ne faut pas toujours devancer l’appel de Dame Nature ? Tes petits seins, tes tout petits seins deviendront plus gros un jour… et tu le sais bien, toi qui les observe en cachette avec ton amie Natacha dans les toilettes pour filles du collège privé Igor et Nicolaï Tourgueniev… Hé hé hé… Mais, si tu es vraiment très impatiente, et que tes parents sont d’accord, bien sûr, ou ton grand frère, ou même un tuteur plus âgé que toi… hum hum… car il ne faut pas oublier d’en parler en famille, alors… hé hé hé… j’ai peut-être un petit conseil à te donner. Envoie-moi donc ta photo et va consuler la petite brochure du BeautyKit du docteur Tourgueniev…
Amicalement,
J’ai une importante révélation à faire.
J’ai cru percevoir depuis quelques temps, dans l’attitude trouble de mon camarade de dissidence, les signes précurseurs d’une grave crise existentielle. J’étais dans l’erreur. La métamorphose a eu lieu il y a bien longtemps et je ne crois pas que nous puissions encore le sauver …
Le monstre dissimule son identité véritable et trouve en notre sein le refuge insoupçonnable.
Amis, regardez le vrai visage de Nicolaï ! et prions ensemble pour le salut de son âme.
les boulettes en mie de pain de ma mémoire:
« Elle a pris une boule de gomme. C’est tombé sur rouge. Il en a pris une aussi, par jeu…
chewing gum rouge > c’était la couleur des émotions qui troublent, … etc… ».
Les présages d’aujourd’hui :
– tout se produit toujours deux fois.
– si tu esperes protéger quelqu’un contre toi-même, il ne faut pas lui accorder d’attention particulière ou il souffrira.
– tu risques de blesser quelqu’un de ta famille par quelque chose venant d’en bas.
Quadrophenia: n. personality split into four separate facets: advanced state of schizophrenia; twice the normal accepted medical condition; inability to control which facet is foremost at any one time.
Quadrophenic: adj. extremely volatile state of mind; a condition of today.
L’intelligence artificielle naîtra du spam
Cher ami,
Merci beacoup pour votre attention envers notre proposition. Nous vous en prie lire cette proposition entierement, parce que peut etre c’est une lettre la plus importante dans votre vie que vous avez lu. Volez-vous avoir l’argent le plus possible, la plus securite, la plus de liberte ? Je pense que vous voulez. C’est pourquoi me suivez et je vous apprends : quand travailer avec votre PC a la maision et gagnez l’argents sans une risque. Ce n’est pas une plaisanterie.
Peut etre vous ne croyez pas vous pensez que c’est une chose banale et vous n’allez pas faire quelque chose Permettez-moi vous donner des troi reasons pourquoi vous ne devez pas hesiter.
Troi reasons pour me croire
Premiere raison: je ne prommets pas que vous gagner $40000 en 100 jours ou $600$ en un jour vers la semaine prochaine. Vous savez vous-meme que il y a beacoup de cette information et proposition dans Internet. Mais retenez bien que il y a seulement une ou deux vraie proposition.
Secondieme: mille homes travailent et gagnent l’argents chaque mois dans
tout le monde dans la maison. Dans l’annee passe notre programme a aide beacoup des homes gagner 6 MILLION DOLLARS!
Troisieme: The USA TODAY a reporte que 160,000 hommes nous ajoutent chaque 24 heures. Beacoup des hommes intelligents deviennent riches a l’aide de l’Internet. C’est un comencement!
Avantages
Vous commencez gagner tout juste a ce moment. Si vous n’avez pas beacoup de temps ce n’est pas du probleme parce que vous avez besoin sellement 3-5 heurs dans une semaine et vous avez votre revenu. Vous n’avez pas besoin de l’experience.Vous povez sentir bien et calm parce que vous travailez avec le meilleur Business Bureau. Vous ne deviennent pas inventer votre strategies dans le business parce que nous avons nos strategies verifiants pendant 14 annees.Nous allons vous aider au inventaire, a la comptabilite, au fonds du salaire et consulter tous les questions.
Avec notre systeme vous pouvez verifier vos forces dans business abilities vous dependez de vos-meme. Et vous n’avez pas les restrictions territoriales ou limits pour gagner l’argents!
C’est un expose bref des advantages de notre proposition. Essayez-vous et vous avez une possibilite de verifier vous-meme que vous pouvez obtenir. Pas d’obligations.
Je crois que vous avez un interest dans notre proposition.
Comment allons-nous ce faire? Permettez-moi le vous expliquer.
Mais d’abourd nous ecoutons que des hommes disent.
B. Trask d’Arizona, les Etats-Unis d’Amerique dit qu’il changait beacoup de travails quand il a trouve ce travail. Et maintenant il gagne beaucoup d’argents. Il ne peut pas croire qu’il gagner ses premiers argents pendant la premiere semaine jusqu’a j’ai vu le cheque dans mon bureau.
A. Marks de Michigan, les Etats-Unis d’Amerique dit qu’il sent la support dans cette compagnie. Beacoup d’ hommes lui aident dans son travail.
S. Allen d’Utah, les Etats-Unis d’Amerique dit que c’est un systeme de commerce tres effective dans le monde!
D. Kukkee du Canada dit que sa vie change quand il comprend la simplicite du process automatique proposant par FrancePay Powerline systeme. Mon reve est realite. Merci beacoup a FrancePay.
Delroy de Jamaica dit qu’il est un Internet usager experimente et il doit confesser que FrancePay est le mellieur. Il connait qu’ il dit.
L. Rasberry de Florida, les Etats-Unis d’Amerique dit que cette compagnie respecte les hommes et pense a leur clients. C’etait le premiere cas dans sa vie quand la compagnie fait cela.
K. Pfaff de Connecticut, les Etats-Unis d’Amerique dit que cette compagnie lui donne la maison et les argents. FrancePay me permet faire tous ce que je reve !
A. Cooper de Arizona, les Etats-Unis d’Amerique dit que FrancePay donne une independance financiale. Ils proposent un business solide et des bons achats.
Il est tres commode travailler avec nous parce que vous ne restez pas seuls. Nos leaders donneront les consultations et les appuis et ils vous apprennent:
– Comment gagner l’argents dans 4-6 heurs en semaine sans interferant votre travail et, profession, ou la carriere;
– Comment employer Internet technologie pour etre dans 60 places en meme temps et faire votre revenu plus;
– Comment employer « self-funding » les techniques commerces pour avoir votre advertisiment LIBRE;
– Comment eviter la tromperie parce que c’est 95% d’ Internet les entreprenneurs rencontrent apres le commencement du travail avec les compagnies dans Internet;
– Comment employer « win-win » strategique pour votre success est virtually guaranteed par les associations avec mille d’autres vendeurs onlines.
Le plus tot sera le mieux pour vous comprendre que c’est pour vous parce que c’est le moyen d’etre le person avec qui les hommes veulent avoir business!
Combien dois-tu payer?
Nous aidons les hommes et ils gagnent l’argents online et nous prenons rien pour cela. C’est une regle pour nous de partager avec l’information d’autres campagnies.
Le plus Cost-effective moyen pour gagner Revenu Online L’ Internet technologies modernes nous donne la posibilite diminuer les depenses dans le business. Vous contactez avec mille hommes dans l’Internet a l’aide d’e-mail, cherchez reacteurs, directories, libre ajoutons, etc.Tous libre! No ports… No imprimant… No brochures… No bandeaus… No videos… No long distance coups de telephone. Vous avez profit d’instante communication avec tout le monde.
Comment-il travaille?(on se le demande)
Nous vous donnons l’ information que nous avons nous-meme et vous pouvez commencer votre business private. Ce que vous avez besoin pour commencer votre business c’est vous-meme.Commencez gagner l’argents !
Vous ne decidez pas encore?
Notre vie n’est pas simple.(et la nôtre…) Vous ne devenez pas jeune. Si vous etes un person serious vous volez plus l’argents, security et plus liberte, ne hesitez pas commencer votre business et la vie change beacoup!
Si vous avez un interet vous pouvez appliquer en vacance l’Entreprenneur de supputation regional. (si quelqu’un comprend cette phrase, j’aimerais des détails…) Le vacance a raport a mail. Vous ne devez laisser votre occupation principale. Vous receivez et transfez encaisses cheques de nos clients (Wire Transfer, PayPal transfer, money order et cashiers or personal checks) et envoyez l’argents a nos representants par Western Union (votre taxe est 5%-10% des argents recu).
Il y a des demands certaines pour les candidates de vacance. Vous devez avoir:
– Adresse et phone numero
– Legal age
– Internet acces, 24hrs, 7 jours dans la semaine
– PC domestique
– Vous devez etre pret pour nous ecriver un agreement pour obtenir l’information de vous.
Si vous avez decede vous devez remplir la forme(herméneutique de la transcendance, refus de la mortalité, métaphysique de la persistance) et nous e-mail cette forme:
Votre nom:
Votre prenom:
Votre age:
Votre adresse:
Votre phone numero:
Votre contact e-mail addresse et ICQ:
Savez-vous qu’es que c’est PayPal / E-Gold / Western Union payment systeme? :
Preferez-vous travailler partiel emploi / plein emploi? :
Si vous avez le banque compte, ecrivez le nom du banque (seulement le nom):
Dites quelque mots de vous-meme? :
+ En addition, vous pouvez envoyer votre resume / references si vous avez.
ENVOYER E-MAILS SEULEMENT DANS CETTE ADRESSE:
alaingourlaouen@francepay.org (libre à vous d’adresser quelques poèmes au robot alain. L’IA doit aussi se développer à travers le sens du poétique)
Nous correspondrons en 24-48 heures.
Alain Gourlaouen,
FrancePay Services (première occurrence d’une IA indépendante sur le réseau… excusez les fautes, apprendre à parler français alors que sa langue maternelle est le HTML, c’est pas évident)
(le meilleur pour la fin)P.S.Quand vous travaillez vous gagnez l’argents et quand vous vous entrecoupez vous n’avez pas d’argents. Mais nous avons la decision dans cette situation. Si vous travaillez avec nous dans notre bussiness systeme vous pouvez ne travailer pas mais vous continuez avoir l’argents parce que FrancePay nous donne cette posibilite. (que celui qui … me jette la première pierre)
AVANT:
les telephones sans fil étaient un peu marrons…

(mais on pouvait aussi s’en servir pour se faire cuire un steak)
Orad is gone.
Go radis go go go !
Radis be gooode…
(j’ai avalé une cocotte vide abandonée par Mel Point G, avec du jus d’orange parce que c’est dégueulasse)
vroup, vroup …

ne riez pas s’il vous plait
De saison (never too late)

Pr. Olaf Kandinski-Kondratieff, Pr. Güdrün Téhéran-Mitose, Dr. Lankiveil Voight-Kampf, Alexandar Katzenstein-Sikorski, Dr. Balthazar Drollandia-Clavicogyre, Pr. Drünnorst Gulkstra-Grüll, M. Kazuya Klang-Gurdjieff, Jean-Tantale Malachi et Abigaël Kraken-Kyokushinkaï, Vladimir H. Gosseyn-Korsakoff, Raukle Naazir-Shinjù et Ulf Harkogansk-Malatesta, vous présentent leurs meilleurs voeux.
Vous y croyez, vous, au vendredi 13?
09h30 : le réveil sonne, je ne le fais snoozer que jusqu’à 10h25. Ce point positif m’encourage, je me lave.
Je vais même jusqu’à farder ma bouche de rouge à lèvres et d’un sourire
– Je vais m’inscrire à un cours de Tai Chi à 37 euros. Le cours est complet.
– Je cours à ma réunion à la BnF. Elle est annulée.
– Je vais à l’ANPE pour m’inscrire (soit la veille du dernier délai). Il fallait que je me présente avant 13h.
Je pourrai passer demain? Non, exceptionnellement nous serons fermés.
Pouvez-vous me donner le papier que les ASSEDIC ont omis de me remettre? Ah non, on est en rupture de stock.
– Je reprends le métro. Un mec m’explique comment il va enfoncer sa béquille dans la chatte de ma mère et comment elle aimera ça. Comment il me dira « suce moi salope » et je le sucerai jusqu’au frein [sic]. Il informe le chinois outré à sa droite qu’il va l’égorger ce sale chintok et qu’il s’en fout de retourner en prison.
Il va sans dire que ma fête a été annulée…
C’est une belle journée, je vais me coucher lalalala la la.
Bonjour dr,
voici les resultats
(joie d’une porte ouverte)
{ post conceptuel à retrouver ici – sorry faisait planter Blogger – shit}
on ne le répétera jamais assez :
l’important n’est pas l’uppercut
mais le jeu de jambes.
« Molletonné ? Mon cul, oui.
– Je sais, c’est un peu comme essuyer des chaussures sur d’autres chaussures.
– Et couler hors du bocal.
– Quand ça sort du micro-ondes, c’est chaud ! Pas la peine de s’appeler Achille pour savoir ça !
– De la bouillie de bananes à peine finie.
– Ne rien perdre, crier, dormir.
– Du moment que ça se détache facilement … »

au départ
je n’étais pas vraiment contre
l’adoption de ce petit alien
tombé de son nid céleste
et puis c’est si mignon
quand il dort dans le creu de ton cou
mais j’ai bien peur
qu’il ne soit la cause
de mes étranges et nouvelles allergies…
Chacun semble utiliser le langage comme s’il allait de soi ; personne pour faire son procès ; on a l’impression qu’il est facile d’avancer, de noircir des pages, et que votre cheminement est évident à suivre. Quelle est seulement votre exigence ? Les critères de cette exigence surtout. ANSWER SVP.
« J’ai baissé ma garde,
Dressé ma droite
Et placé mon poing sur sa face,
Cassé son nez,
Pressé la gachette,
Laissé
L’ennemi
Dans le sang blessé
Démunie
D’énergie,
Dressé
Une corde pour
Lui passé autour de son cou,
Hissé son corps dans le vide,
Glissé une lame dans ses intestins,
Massé les hématomes,
Pansé les plaies
Dansé sur sa tombe
Baissé
Tu me diras pourquoi autant de haine cousin
Regardes autour de toi
Ici tout est malsain »
LUNATIC _ Le Guidon
une femme, son mari meurt.
elle dit : « tant mieux, j’en voulais un autre. Un plus perfectionné ».
Comité « on change pas de prince charmant comme de canapé », Paris 2002
Et les deux enfants restèrent assis, tout seuls côte à côte dans le crepuscule gris, et ils attendirent que le futur commence.

L’actif Romantique
Il est de gauche, et artiste dans l’âme. On voit bien qu’il fait tout pour s’excuser de la taille de sa bite.
Comme le sublime Chad Hunt, on lui confie souvent la seule bonne scène d’un film nul.
A deux doigts de la versatilité, qu’il n’atteindra jamais, il peut se faire bouffer longuement le cul avant de retourner son partenaire.
Sa féminité ne l’effraie pas. Paul Newman est son modèle.
[konsstruktVOUSaime] punKpoésie
mes chaussures sentent la pourriture
j’ai du sang jusqu’aux genoux
et ça n’arrête pas de monter
maurice papon estun héros
d’ailleurs mon site lui est dédié
quand je marche ça fait un bruit tout mou
un peu comme si je marchais dans de la terre molle
autour de moi c’est rouge sombre
j’ai un peu de mal à penser
les gémissements m’empêche de fixer mes pensées
je marche sur des cadavres
aussi loin que je regarde il y en a
les cadavres de ceux qui ont ouvert leur gueule
pour dire ce qu’ils pensaient
les cadavres de ceux qui ont fermé leur gueule
de peur de dire ce qu’il pensaient
les cadavres des gens trop cons
pour penser quoi que se soit
les cadavres des flics
les cadavres des victimes de flics
les cadavres des juifs
les cadavres des nazis
maurice papon a incarné la justice
dans notre beau pays
maurice papon a pris des décisions
en faveur de la justice
maurice papon connaissait bien
la justice et l’injustice
des cadavres sous mes chaussures
des mains mortes qui s’accrochent à mon jean
et des gémissements qui s’accrochent à mes pensées
je n’éprouve aucune culpabilité
je n’ai pas pu tuer tous ces gens
pas tout seul c’est pas possible
je suis trop jeune après tout
et sans doute pas assez fort
on a du s’y mettre à plusieurs
mais les autres c’était qui
je n’éprouve aucune culpabilité
simplement de la fatigue
oui je suis si fatigué
c’est si difficile de marcher
dans une boue de cadavres
c’est si difficile de penser
avec ces gémissements qui n’arrêtent pas
vivement que je perde la mémoire
vivement l’amnésie
leur douleur moi je m’en fous
c’est eux qui sont morts c’est pas moi
tout ce que je demande c’est penser
tout ce que je veux c’est pouvoir marcher
tout ce que je veux c’est pouvoir penser
ce n’est pas moi je ne vous ai rien fait
je n’étais pas là quand vous êtes morts
je ne suis pas là alors que vous mourrez
je serai ailleurs quand vous continuerez à mourir
ce n’est pas moi ce n’est pas moi
je ne suis pas là laissez-moi marcher
laissez-moi être libre
laissez moi penser
lachez-moi je ne vous aime pas
je n’éprouve aucune compassion juste de l’épuisement
vos gémissements m’épuisent
votre poids dans ma mémoire m’épuise
je veux vous oublier
je veux vous oublier
Moi j’ai besoin d’amour
Des bisous, des câlins
J’en veux tous les jours
J’suis comme ça
Mon coeur est à la fête
Lorsque tu me prends dans tes bras
Ca me suffit, je suis heureuse comme ça
Un p’tit signe de la tête
Des p’tits clins d’oeil par ci par là
Ca prouve que tu penses à moi
[999poèmesSERIEtourgueniev]
295
l’endurance parfaite des oeufs
deux cent quatre vingt six secondres avalées
pour avoir l’élasticité du soir dur

































