il m’affirme
qu’une eolienne
dont la coque se brise durant une tempete
c’est des milliers d’oiseaux tués
des centaines de kilomètres de cotes souillées
des milliers de pécheurs au chômage et en colère
il m’affirme
qu’une eolienne
dont la coque se brise durant une tempete
c’est des milliers d’oiseaux tués
des centaines de kilomètres de cotes souillées
des milliers de pécheurs au chômage et en colère
Et là soudain elle s’est mise à hurler d’un air miconfiant mibeuglant : « Mais tu ne te rends pas compte ma fille, il y a des zones de vide, on s’en aperçoit lorsqu’on dresse les diagonales et qu’on observe le centre, pense au spectateur, PENSE AU SPECTATEUR » elle s’excitait la morve ça dégoulinait autour de son grand plat de veau au curry tout plein de ses grands bras blancs là tout ahuris sous le lampion de sa noce de Noël, bordel j’me suis dit, mais d’où ça lui vient, et d’où je viens. Merde, mais quelle merde, c’est pas vrai que je me disais en sortant sur le balcon, à contempler ma sœur quatre étages plus bas en fumant ma clope et mes vieux fantômes de merde.
Putain, y’a qu’les cons pour se chercher un centre, quand tout ce qu’on est c’est ce qui est à côté. Merde.

Ah, et ça t’apporte quoi ? Rien, quand y’en a plus, j’accumule trois autres mètres. Et tu comptes aller où comme ça ? Nulle part, toujours au même endroit, mais trois mètres par trois mètres.
happy...
deus does not exist. but if he does, he lives in the sky above me, in the fattest largest cloud up there. he is whiter than white and cleaner than clean. he wants to reach me. deus does not exist. but if he does i always notice him. getting ready in his airy room. he is picking his gloves so gently off. he wants to touch me. i’m walking humbly down a tiny street. pulling my collar it gets bigger. i once met him. it really surprised me. he put me in a bath tub. made me squeeky clean. really clean. to create a universe you must taste the forbidden fruit. he said hi. i said hi. i was still clean. deus does not exist. but if he does he’d want to get down from that cloud. first marzipan fingers than marble hands. more silent than silence and slower than slow. diving towards me. my collar is huge room for two hands, they start at the chest and move slowly down. i thought i had seen everything. he wasn’t white and fluffy. he just had sideburns. he just had sideburns. and a quiff. he said hi. i said hi. i was still clean. i was squeeky clean. i was surprised. just as you would be. deus deus. he does not exist. deus deus.
.
hello les petits clous
on m’appelle Steppen Wolf; en français, ça donne plutot un truc du style Stephane Loup.
Enfin, je sais pas, parce qu’on m’appelle jamais en français.
Les français me prennent pour un chien, alors ils font « psst , hep, piti chienchien par ici le bon nonosse… »
Qu’est ce qu’il sont droles…
ouaf!
Nathalie l’étudiante.
Salut, je m’appelle Nathalie. Comme je suis étudiante, j’ai beaucoup de temps libre, et j’en profite pour faire toute sorte d’expériences. Le dernier fantasme de mon copain, c’est de me prendre en photo en tenue plutôt légère. Comme il sait que je suis du genre un peu salope, ce cochon en profite pour me faire porter de la lingerie bien moulante qu’il s’empresse d’immortaliser avec son appareil… Hum. Il vient de m’offrir un de ces petits strings, tellement près du corps qu’en remuant mon cul devant l’objectif j’ai bien cru qu’il allait me faire jouir tout de suite. Si tu voyais comment la ficelle me rentre dans la fente et vient se frotter contre ma rondelle… Un vrai régal. Après deux bonnes pellicules, mon copain m’a demandé de me tourner dos à lui pour qu’il puisse admirer mon derrière dans toute sa splendeur. Il n’a pas été déçu ! J’étais comme ça, toute tendue vers l’arrière, quand j’ai senti la bosse de son jean venir se coller à ma raie. Il était déjà terriblement excité à la vue de mon intimité qui débordait de ma minuscule culotte. Sans même chercher à me l’enlever, il l’a bien tirée sur le côté, en me demandant de ne surtout pas changer de position, et je l’ai entendu déboutonner son pantalon pour en faire sortir sa bite que j’aime tant. Ce petit pervers m’a tout de suite fait comprendre ce qu’il attendait de moi : un de ses doigts enduit de salive a commencé à caresser mon entrecuisse sur toute la longueur, avant de se poster juste à l’entrée de mon petit trou. J’avais tellement envie de sentir sa queue me pilonner que je me suis empressée de remuer du bassin vers lui, de façon à ce que son doigt puisse glisser facilement dans mon orifice. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il y mette sa bite et me fasse hurler de plaisir et de honte mêlés. Comme c’était bon…
Dehors il y a les singes verts. Ils sont malheureusement nombreux et fort agressifs, alors je ne peux pas sortir.
J’évite même de passer trop près des fenêtres. Une griffe a tôt fait de surgir.
C’est le troisième facteur égorgé par ces monstres.
Au travers des grilles, leurs yeux semblent me dire : » je mangerai jusqu’à ton ombre »
le récitant : totally fucked up.
un mauvais esprit m’a soufflé que tu regretterais ces instants toute ta vie,
ce n’est pas vrai, n’est-ce pas ?
Fumer des Reynolds parce que le paquet coulisse,
mais avec la voix de Patrick Eudeline qui fait des interludes,
sauf le dimanche,
si tu veux aller à Plougastèle,
toute cette clique là,
putain mes ces mecs là,
attends moi j’fais du punk hein,
on va faire péter les vitres à la samaritaine,
prod’ aux States,
il monte en puissance,
Julie a tout compris de la poésie contemporaine,
Garance vend car garance Dor,
Garance Gore,
D’habitude il est trop à tailler des pipes à tout le monde,
Moi ce qui me réjouis dans cette histoire,
Vous proposez vraiment un show,
C’est une baltringue t’inquiètes!
(Rires)…
La solidification de l’épiderme m’a soudé les mâchoires.
Juste au mauvais moment. Pulsar mental derrière amical laconisme, bref une averse de banalité.

la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que la compréhension de ses fantasmes philosophiques, ne percevant dans les yeux de ses interlocuteurs que des pupilles aussi rondes que des billes de mercure brulant.
Cacher sa liberté c’est lui porter atteinte par définition,
pour la simple raison que ça la limite.
L’objet observé (la liberté) devient alors dégénéré, saturé;
il manque de souffle, de mouvement, d’apport de nouveauté.
Patrice Bonnefoy
L’Amour Fou n’est pas une Démocratie Sociale, ce n’est pas le Parlement du Deux. Les minutes de ses réunions secrètes portent sur des choses éloquentes trop énormes mais également trop précises pour la prose. Pas ceci, pas cela – son Livre d’Images tremble en nos mains. Bien sûr il chie sur les maîtres d’école et sur la police, mais il se moque tout autant des libérationnistes et des idéologues – il n’est une pièce bien propre et éclairée. Un charlatan topologue a dessiné ses corridors et ses parcs abandonnés, son décor d’embuscade lumineusement noir et membraneusement rouge maniaque. Chacun d’entre nous possède la moitié de la carte – comme deux potentats de la Renaissance nous définissons une nouvelle culture avec notre enlacement anathématisé de corps, fusion de liquides – les veines imaginales de notre Cité-Etat mouillent nos vêtements. (…) L’Amour fou est mieux qu’une prière, mieux que la sinsemilla – L’Amour fou emporte son propre paradis et sa lune partout où il va. L’Amour fou admire le tropicalisme, le sabotage, la break-dance, Laylah et Majnun, l’odeur de la poudre et du sperme. (…) Ce n’est pas un dérangement des sens mais bien leurs apothéoses – il n’est pas le résultat de la liberté mais plutôt son prérequis. Lux et voluptas.

la spirale habitait la jeune fille
elle n’en dormait plus
elle rêvait en cercle
elle tournait
vers le centre
vers la fin
bis
Maintenant c’est certain, nous sommes un site PORNO !!
#3
Apparemment, vu de l’extérieur, tout va bien.
Il ne vit pas en marge du monde, n’a pas tué son père, paye ses factures.
A quatre vingt dix pour cent comme vous et moi. Mais…
homme nu

j’ai croisé tout un tas de spectres
qui errent dans les dédales du bandeau rouge
du panneau d’interdiction de stationner
de la rue Croulebarbe
à la recherche de leur voiture…
Witchi tai to kimera bulrunico bulrunico
Hey hey hey hey noa
Witchi tai to kimera bulrunico bulrunico
Hey hey hey hey noa
Hola muchachos y muchachas,
Comme l’indique l’objet de cet ultime mail, ceci est la derniere chronique que vous recevrez de moi. Merci pour tout, pour m’avoir lu, pour m’avoir supporte, pour m’avoir accompagne pendant ce voyage qui se conclut bien plus loin et bien plus demembre je ne l’esperais… Mais, comme fideles lecteurs, je vous dois quelques explications avant de m’en aller une fois pour toutes.
Toujours base a La Serena depuis lundi, je decide donc hier de dedier ma journee a me balader le long de la Valle del Elqui, long chemin fluvial serpentant entre des collines brulees, aux portes du desert. Par chance, je faisai lundi soir connaissance d’un denomme Fabian, chilien residant a la Serena, logeant comme etudiant dans la meme pension que moi. Amoureux transi de la Valle en question, il se propose gentiment de me servir de guide, ce que j’accepte d’autant plus vite que, malgre certains moments d’abscence, nos conversations sont fort sympathiques, et qu’il se montre tres curieux de la culture europeenne. Nous partons donc le mardi matin louer une voiture, pour se faire plaisir, et pour ne pas a etre dependants des quelques rares bus qui parcourent la vallee jusqu’au bout.
Et anda ! Nous voila sur la route. Je n’avais pas bien remarque ce petit collier bleu vaguement luminescent que portait mon ami du jour. Je lui en demande l’origine. Fabian, allusif, me parle d’un present d’un lointain parent. Je n’insiste pas. La route, bordee d’observatoires, dont certains font partie des plus puissants du monde, est frequemment le theatre d’apparitions d’objets volants luminescents me dit-il. Nous rigolons ensemble de la credulite des gens sur fond de rock chilien d’une radio perdue. Partout autour de nous, de hautes collines devastees se terminent sur des ilots de vegetation luxuriante ; c’est l’une des bases principales de culture de raisin blanc, que l’on utilise, du fait de la chaleur, pour…
Nous nous arretons enfin, apres une heure de route des plus agreables, a Vicuña, sous une chaleur accablante. Nous en profitons pour nous restaurer. La patronne du bar nous propose aussitot de deguster une boisson de son cru, une specialite de la region parait-il. Nous continuons a discuter paisiblement. Je suis surpris par Fabian qui, apparemment, connait beaucoup de monde. Un groupe de vieille femmes, sous le soleil ecrasant, de l’autre cote de la rue, lui adresse regulierement des petits signes amicaux. La serveuse revient avec deux…
La route a nouveau. Etonnamment, ma tete est assez lourde, mes reflexes, ralentis. Fabian lui, semble etre aux anges. Il ne cesse de me montrer des choses, tandisque j’essaye de me concentrer sur la route. Nous conduisons encore une petite heure sous un soleil de plus en plus accablant. Le rock chilien qui tourne en boucle au fond me donne une sorte de nausee. Fabian note que je me decompose. Il me propose de nous arreter, pour que je me repose. Tiens, d’ailleurs, ca tombe bien, nous voila a Monte Grande, le village natal de Gabriela Mistral, prix Nobel de litterature dans les annes 50. Je sors, la tete me tourne sous le soleil implaccable qui ne decroit pas. Je pense qu’il me faut de l’eau et un peu de sucre. Fabian anticipe ma parole, nous nous dirigeons vers une terrasse a l’ombre au fond d’un patio. Je m’assied, un ventilateur diffuse un peu d’air. Mon bras gauche et ma nuque me brulent ; j’ai du m’attraper de gros coup de soleil a travers les vitres de la voiture, en conduisant. Fabian fait signe a la serveuse, qui lui adresse un petit signe amical. Elle s’eclipse. Fabian, intarrissable bavard, me raconte de bout en bout l’existence de Gabriela Mistral, cette grande femme precurseur de la cause feministe dans une vallee isolee de tout. Il me recite quelques vers. Je ne comprends pas tout, mes oreilles bourdonnent. La serveuse revient, arborant un grand sourire. Personne ne semble vraiment affecte par la chaleur, a part moi. Ils doivent etre accoutumes a 50 degres a l’ombre. Sa main, lentement, pose deux verres sur la table. Fabian m’explique qu’il s’agit d’une boisson locale, assez sucree pour combler mes manques, a base de raisin que l’on melange a du citron et du sucre et je ne sais plus quoi. La bouche dessechee, la main febrile, je….
La route a nouveau. Il semble faire un peu plus frais. Pourtant, je n’ai aucune idee de l’endroit ou je suis. Nous sommes bientot arrive me dit Fabian. Je n’en doute pas, il a ete de si bon conseil depuis le debut. Une petite cote. Une place, avec cet etrange symbole : 3 R entrecroises. Je me gare comme je peux, nous descendons sous le sourire goguenard d’un vieux, un chien mort a ses pieds. Allons voir l’artisanat local me dit Fabian. Son collier me semble luire de plus en plus. Je le suis sans broncher, la tete basse, le pas hesitant. Nous rentrons dans une sorte d’usine. Dedans, des scientifiques asssaillent de question un jeune homme, manifestement incapable de parler leur langue. Je me demande, avec le peu de lucidite qu’il me reste, ce que ces scientifiques font ici. Le jeune homme se met a vomir. Les scientifiques s’eloignent. Nous rentrons dans une salle immmense, obscure. Une forte odeur de ferments m’assaille. La tete me tourne de plus en plus. Fabian me soutient par la taille pour m’entrainer au fond d’un entrepot. Je lui dis que j’aimerais me reposer un peu. Pas encore ! Il faut que tu voies l’entrepot. Nous avancons. Tout au long du trajet, je croise des hommes et des femmes en blouses qui nous saluent. Des bras me tendent des recipients, souvent opaques, pour me desalterer. Le babillage de Fabian ne me parvient plus que de tres tres loin. On m’assied sur un banc. J’apercois la silhouette de Fabian en train de discuter avec des blouses blanches. Il fait tres chaud, tout est tres humide. De gros bassins de cuivre et de nickel brassent des hectolitres d’un liquide nauseabond et poisseux. Je crois que je m’assoupis… Une main me secoue par l’epaule. D’une voix febrile, je demande Ou sommes nous ? J’entrouvre les yeux. Nous sommes en pleine foret. Au loin, je distingue une sorte de globe blanc qui domine la montagne. Des murmures tout autour de moi m’indiquent que Fabian n’est pas seul. Pour cause, il a retrouve tous ses amis. Face a moi, dans la semi-obscurite de la nuit tombante, celui qui autrefois etait Fabian me repond Mais a Pisco Elqui, voyons, tu ne te souviens pas ?
Ils m’emmenerent.
Je sais par les marques sur mon front que j’ai subi plusieurs operations. Je suis aujourd’hui confine dans une sorte de cellule dont la fenetre donne directement sur les lumieres aveuglante des laboratoires d’analyse. Tous les jours, je dois subir ce que j’ai fini par nommer une « Piscotherapie de groupe », ou, allonge sur une sorte de fauteuil de dentiste, nous devons ingurgiter des quantites incalculables de ce breuvage qui fait insensiblement changer mon corps. Nous partons demain pour Altair IV, ou je n’aurais plus acces a aucun reseau compatible avec les normes terrestres.
Je voulais juste vous dire encore une fois merci pour tout votre amour, pour tout ce que nous avons partage ensemble. Tim, mon compagnon de chambre – nous nous etions croise a Puerto Natales avant qu’il ne soit opere – veut aussi vous adresser un message de paix. Voila, je le transmets.
Besos a todos
Pour la derniere fois…
PS : Ils ont le dos tourne, j’en profite pour vous dire que si vous voyez un jour leur symbole, fuyez, fuyez loin tant quejir{w,ñl…………
« Haaa…, trés cher, je suis ravie de voir que vous avez pu vous libérer pour vous joindre à nous… effectivement, c’est charmant; oui, l’ambassadrice du Gabon est présente, elle aussi… son jeune frêre l’accompagne avec un singe sur l’épaule… étonnant, tout à fait…mais au fait, vous souvenez vous de la conversation que nous avons eu l’autre jour à propos d’alpinisme…oui, et bien laissez moi donc vous présenter quelqu’un qui pourra répondre à vos questions de façon pertinente :
La voici, elle s’appelle Anna Tommy… »
(baisser de rideau, la foule en délire réclame le tableau suivant par une standing ovation…)
ARNOLPHE
La promenade est belle.
AGNES
Fort belle.
ARNOLPHE
Le beau jour!
AGNES
Fort beau.
ARNOLPHE
Quelle nouvelle ?
AGNES
Le petit chat est mort.
ARNOLPHE
C’est dommage; mais quoi !
Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
Lorsque j’étais aux champs, n’a-t-il point fait de pluie ?
AGNES
Non.
ARNOLPHE
Vous ennuyait-il ?
AGNES
Jamais je ne m’ennuie.
my left foot is a rascal but i love it like a fool
petite pièce minimaliste à jouer dans un sanctuaire incas en Amérique du sud
personnages :
Albert Jiron (un homme pas bien grand)
Gina Jiron (une femme pas bien grande)
Sylvie Jiron (une fille pas bien belle)
Honoré de Balzac (un grand homme)
le Choeur Antique (2000 incas authentiques chantant en mandarin dans le fond de la scène et répétant les dialogues en coeur après chaque réplique)
Acte 1 : Scène 1 : Un sanctuaire incas en Amérique du sud
Albert Jiron :
– Je me sens un peu balloné.
Gina Jiron (pensive):
– C’est l’altitude, chéri, ça va passer si tu pètes.
Albert Jiron :
– Je ne suis pas convaincu.
Sylvie Jiron :
– Là, sur ma gauche, quelque chose de terrible se passe.
Albert Jiron :
– Et cette enfant est si lourde, dieu, si lourde !
Gina Jiron :
– Sylvie, cesse de jouer avec les momies, le Choeur Antique nous regarde bizarrement.
Sylvie Jiron :
– Tout est si lourd…
Gina Jiron :
– Tu l’as toute débalée, stupide imbécile d’anarchiste merdique trop gatée. Que va dire le Guide du Routard. Petite vicieuse, ton père matte tes fesses.
Albert Jiron :
– Cette momie, elle me semble êtrange. Elle est si grande…
Honoré de Balzac :
– Arrrrrgh.
Le Choeur Antique (seul cette fois) :
– Arrrrrgh.
Albert Jiron :
– Elle est morte, Gina. Tu peux la lâcher.
Gina Jiron :
– Tout est si futile…
voile
(et à vapeur)
Lapo Elkann, héritier de la dynastie Agnelli, est sorti du coma
ROME, 12 oct 2005 (AFP) – Lapo Elkann, un des héritiers de la dynastie
Agnelli et frère du vice-président de Fiat, est sorti mercredi du coma où il
était plongé depuis deux jours à la suite d’une overdose de drogues, a annoncé
sa famille.
« Lapo va bien maintenant. Il est soigné par d’excellents médecins », a
déclaré son père, l’écrivain Alain Elkann, cité par l’agence Ansa.
[…]
Selon l’Ansa, les analyses auraient montré la présence de cocaïne, d’héroïne
et d’opium dans son organisme.
L’enquête de police se concentre actuellement sur la provenance de la
drogue, qui aurait pu être fournie à Lapo Elkann par les trois transsexuelles
avec lesquelles il a passé la soirée de dimanche à lundi à Turin et qui ont
alerté les urgences lorsqu’il a eu son malaise.
[…]
kd/csg/ai eaf
AFP 121827 ÔÔÔ OCT 05
alors voilàle gars parti acheter des clopeset qui revient jamaisil est jamais revenumais on a retrouvé ses basketsen bas de la rue –
il ne savait plus trop qui il était :
pute, étudiant, fonctionnaire, chercheur, musicien
il revait d’un ailleurs
où la vie serait simple

I got bugs
I got bugs in my room
Bugs in my bed
Bugs in my ears
Their eggs in my head
Bugs in my pockets
Bugs in my shoes
Bugs in the way
I feel
about you
Bugs on my window
Trying to get in
They don’t go nowhere
Waiting, waiting…


Bugs on my ceiling
Crowded the floor
Standing, sitting, kneeling…
A few block the door
And now the question’s:
Do I kill them? Become their friend?
Do I eat them? Raw or well done?
Do I trick them?
I don’t think they’re that dumb
Do I join them?
Looks like that’s the one


I got bugs on my skin
Tickle my nausea
I let it happen again
They’re always takin’ over
I see they surround me, I see…
See them deciding my fate
Oh, that which was once…was once up to me…
Now it’s too late
I got bugs in my room…one on one
That’s when I had a chance
I’ll just stop now
I’ll become naked and with the…
I’ll become one
















Je pense entretien avec ma conscience
A haute voix je dis avec ma confiance…
Ca commence fort…
Avoir des ouïes de violon tatouées dans le bas du dos…
Mais elle se prend pour une oeuvre d’art celle-là?
N’a-t-elle pas pensé avant de faire une chose pareille à l’aspect instrumental qu’elle inscrivait à tout jamais sur son corps?
Bien sûr que si espèce d’imbécile!!! Ce n’est pas la femme-objet mais l’objet de la femme dont il était question…
Elle s’est aussi figurée que ce corps n’était que l’instrument de son esprit…
Telle la contrebasse, elle pouvait le faire sonner, vibrer, adaggio, jouer de mieux en mieux…
(à suivre…)
Stanick (via le wub)

Le Tourguenisme avance, et tourne aussi, effectivement. L’effet spirale (ou « spyraleffekt ») théorisé par le professeur Dr. Druunörst Gulkstra-Grüll, semble attester que le Tourguenisme, loin de n’être qu’un « courant suburbain étheré », semble aussi présenter des caractéristiques ascendantes, qui procèdent de ses vertus molletonnées. Un allègement est donc parfois constaté, le sujet ressent une forme de soulagement et s’élève. En spirale, dite de « l’hélicoïde tourgueniste ». On distingue déjà entre « Tourguenisme de la Grande Spirale » et « Tourguenisme de la Petite Spirale ». Les recherches doivent donc à présent s’orienter, toujours selon le Pr. Druunörst Gulkstra-Grüll, vers « une interdisciplinarité qui doit mêler sciences sociales, microgénétique appliquée, biophilosophie, mathématiques du chaos, et météorologie circulaire ». Un vaste chantier s’ouvre, en hélice donc.
L’adoubement d’un nouveau tourgueniste n’est jamais un événement anodin. Cependant, vous l’aurez noté, nous n’y prêtons en général que peu d’attention. Et ce, même en période de disette événementielle. Cette semaine, avez-vous entendu parler de notre tout nouveau tourgueniste sur France Info, bah non, que dalle. Cette canaille d’Olivier Bost nous a largement abreuvé de considérations passionnantes sur la foudroyante défaite de Laurent Fabius (quelle idée de s’opposer au YES), mais rien du tout sur la brûlante actualité tourgueniste. Pourtant disais-je ce n’est pas un événement anodin, oh que non. Il faut savoir une chose : les nouveaux tourguenistes ne pleuvent pas comme des Chinois en sucre, si vous me permettez l’emploi de cette très ancienne expression populaire. En d’autres termes, ils sont rares. On les trie sur le volet, ils sont le fruit d’une sélection draconienne. Attention visite exclusive dans les coulisses de tourgueniev.com. Lorsqu’un individu est invité à s’extraire de sa confondante banalité pour renaître au monde sous les traits molletonnés d’un tourgueniste, c’est parce que cette proposition a été longuement et scrupuleusement méditée retournée lavée et repassée, parfois depuis deux ou trois ans. Et avant de connaître l’émerveillement candide du premier post, il est lui-même confronté au Doute. Et quel terrible Doute ! (admirez le point d’exclamation typiquement germano-nietzschéen). Seul face à lui-même, le postulant est appelé à abandonner ses oripeaux, à retrouver son humilité et sa simplicité primale. Vient alors le temps des épreuves. Fusionner avec le cœur organique de tourgueniev.com, épouser son métabolisme, dompter sa secrète technologie, et surtout : assumer le clic improbable, passer à l’acte. Nombreux sont ceux qui dans un naïf empressement se sont crus à la hauteur de leur ambition, pour finalement rester comme pétrifiés au seuil de blogger.com, transis de terreur face à la porte étroite. On citera par exemple cet illustre écrivain, prophète de la cyberculture, qui au terme d’une quête désespérée s’avéra incapable d’achever son initiation. Affligé par l’échec, fou d’impuissance et rongé par la frustration, il fit naufrage loin des rivages exotiques du tourguenisme, paix à son âme. Bien d’autres encore ont connu pareil sort. Mais d’autres osent l’impossible et nous rejoignent vers l’inconnu. Rendons leur l’hommage qu’ils méritent.
l’éviscération quotidienne du Docteur Shioran
les infos de l’AFP nous fournissent chaque jour des listes interminables de victimes à décapiter et à écarteler au cours de la Terreur qui suivra la Révolution prochaine.
le Docteur Shioran choisit chaque jour, dans cette masse de faux-prophètes et d’assassins par procuration, celles qui méritent d’être éviscérées sur la place publique.
aujourd’hui…
Le livre d’Eva Joly dans le peloton de tête des ventes
(…) le livre de la magistrate, aujourd’hui en disponibilité, est troisième des meilleurs ventes derrière le nouvel opus des aventures d’Harry Potter et « Guérir le stress, l’anxiété, la dépression sans médicaments » de David Servan-Schreiber.
éviscération sans condition de tous les lecteurs de ces deux dernières merdes (et ils sont nombreux)
Le livre d’Eva Joly qui a instruit l’affaire Elf entre 1994 et 2002, décrit le climat d’un dossier hors-normes, « le premier qui se rapproche de la République occulte », et la découverte « d’un monde souterrain qui échappe à la justice ordinaire ». Eva Joly, Française d’origine norvégienne, aujourd’hui conseiller auprès du gouvernement norvégien, affirme dans son livre avoir fait l’objet de menaces de mort.
éviscération sans condition de tous les sous-fifres débiloïdes qui ont été payés comme les chiens puants qu’ils sont pour envoyer des menaces de mort à quelqu’un dont ils ne savaient rien, tout ça pour conserver leur place de misérable esclave sans couille et mettre un beau costume orné d’une belle carte de visite devant leur femme aussi conne et criminelle qu’eux.
le Docteur Shioran vous remercie de votre attention.

Tous les vendredis, Igor organisait des karaokés survoltés dans son living.
Il ne laissait jamais personne chanter sur Indo.
Indo, c’est moi, qu’il disait.
Après il se perdait sur la généalogie plus ou moins croisée entre les Sirkis
et les Tourgueniev.
ex : « l’aventurier, c’est Grishka Sirkis qui l’a composé, et il joue de la batterie
sur le titre, mais ça, peu de gens le savent… »
hé oui eux aussi auraient eu un jumeau maudit…
un tourment au printemps, le parfum du marquis corse, les rires des malades
suave ellipse falsifiée en plein soleil
sage eclipse d’un monde douillet
qui ne parle que de toi
Erasmus Deutschland en force à Estaque.
Les L5 d’Archi & Antoine sont dans la place.
Communiqué de la Régie de Transport Marseillaise : « J’ai grillé ta grand-mère dans un film de boules ».
La fierté de cette ville peut elle se résumer à une suite de dialogue de cailleras ?
L’intertextualité est le fait pour un texte de s’approprier un autre texte en le citant, le plagiant, le parodiant, ou plus simplement en y faisant allusion. Tout texte est un palimpseste.
«c’est précisément parce que l’intertexte peut ne pas être perçu qu’il suscite, lorsqu’il est repéré et compris, un plaisir certain : celui qui naît du clin d’oeil saisi, de l’humour partagé; plaisir également d’une compréhension à demi-mot, d’un échange avec la mémoire, le savoir, la lecture d’un auteur ; plaisir enfin de retrouver, enfouie dans sa mémoire, la trace d’un texte dont la perception est changée par son inclusion dans un autre texte. » (PiégayGros, ibid).
La connaissance de l’existence de l’intertextualité permet de remettre en cause les représentations traditionnelles de l’écriture comme travail absolument «original», c’est-à-dire inventé de toute pièce, sans modèle antérieur. L’emprunt, le pillage, le remodelage font partie de la règle du jeu littéraire.
Encore des paroles de chansons, inadmissible laisser-aller, mixées qui plus est :
satisfaction de peu, emprunts et tiroirs, hyperliens, ad nauseam, beuarr.

One nation under God
has turned into one nation under the influence
of one drug
Television the drug of the Nation
Breeding ignorance and feeding radiation
I stand in front of you
I’ll take the force of the blow
Protection
I stand in front of you
I’ll take the force of the blow
Protection
T.V. it satellite links our United States of Unconsciousness
Apathetic therapeutic and extremely addictive
The methadone metronome pumping out
150 channels 24 hours a day
you can flip through all of them
and still there’s nothing worth watching
You’re a girl and I’m a boy
You’re a girl and I’m a boy
Yeah
You’re a girl and I’m a boy
You’re a girl and I’m a boy
T.V. is the reason why less than 10 per cent of our
Nation reads books daily
Why most people think Central Amerika
means Kansas
Socialism means unamerican
and Apartheid is a new headache remedy
absorbed in it’s world it’s so hard to find us
It shapes our mind the most
maybe the mother of our Nation
should remind us that we’re sitting too close to…
Sometimes you look so small
You need some shelter
Just running round and round, helter skelter
And I lean on you for ease
Now you can lean on me
And that’s more than love
That’s the way It should be
Now I can’t change the way you think
But I can put my arms around you
Television, the drug of the Nation
Breeding ignorance and feeding radiation
That’s just part of the deal
That’s the way I feel
I’ll put my arms around you
I stand in front of you
I’ll take the force of the blow
Protection
I stand in front of you
I’ll take the force of the blow
Protection
T.V. is the stomping ground for political candidates
Where bears in the woods
are chased by Grecian Formula’d
bald eagles
T.V. is mechanized politic’s
remote control over the masses
co-sponsored by environmentally safe gases
watch for the PBS special
It’s the perpetuation of the two party system
where image takes precedence over wisdom
Where sound bite politics are served to
the fastfood culture
Where straight teeth in your mouth
are more important than the words
that come out of it
Race baiting is the way to get selected
Willie Horton or
Will he not get elected on…
You’re a girl and I’m a boy
You’re a girl and I’m a boy
Et ben, enfin vos absences sont de retour. Pendant quelques jours je me croyais seul perdu ici dans ce capharnaum. J’ai pas mal meublé et j’en étais à me demander, entre deux bleuettes sentimentales pour les lecteurs lectrices sensibles s’il ne fallait pas que j’ecrive la suite à succes intitulée tes reins m’habitent. Avec cette fois ci Samantha en couverture. Bof je vois que ce ne sera pas nécessaire donc. Ah faites pas attention au private joke la, c’est juste une histoire de 3 mois de captivité et ses courbes écrites en braille que j’ai lues et re lues tactile elle les miennes… qui prend fin. La vie et ses surprises. Yeah.
* une difference se cache entre les deux images, laquelle…
– Ma soeur est là, mon ami arrive, mais où donc est le juge ?
– Il est occupé avec des moulins à vent, m’a t-on dit.
– Ha ok.

<(°-°)> 
mais puisque je vous dit que…
alors!
« SOUMETS TOI TOUT ENTIER A TON MEILLEUR MOMENT. » P.V.
Comment poursuivre ? Voilà la question
qui m’avait occupé jusqu’au moment crucial
(dimanche matin) où je décidais
sans consulter mes femmes, mes docteurs, de changer
du tout au tout en reprenant sur un autre mode le travail : fini
le temps de l’éparpillement aux quatre coins du désir,
temps perdu d’errance sans consolation, vite, une autre voie plus
lumineuse (même si le soleil faisait encore défaut) avec
un face à face émouvant comme une image fixe
découpée sur un film de Bergman en silence,
bouche ouverte qui ne dit rien, sentence revenue d’une très
vieille lecture (Blanchot Au Moment Voulu, 1996, Limousin)
« FAIS EN SORTE QUE JE PUISSE TE PARLER. »