le récitant : je vous aime tourguenistes !
 j’ai mis des images de diversions pour bluffer Google Nicolaï, euh, tu crois qu’on va se faire enlever par la CIA et finir dans un conteneur metallique sous le soleil du Texas ?
 On devrait pas écrire des trucs comme ça, on va nous traiter d’anti-américains. Remarque vu qu’on est russes, c’est juste une remontée de guerre froide, non ? Nous aussi on peut planquer des trucs en blanc sur blanc pour attirer les moteurs
 De toute façon, après la Sibérie, le Texas ça va être une partie de plaisir. Mickaël Moore serait fier de nous ? Des infos exclusives sur le 11 septembre, 11 september, 9/11, etc…

Que se passe-t-il dans l’interaction proprement dite, entre le sujet et sa future victime ?
Seul Igor, le rigolo hype, doit cliquer ici
comme une beuverie
mais sans les couleurs.
Some are born to sweet delight
Some are born to the endless night
Quand je te tiens dans mes bras (bang, bang, shoot, shoot)
et que je sens mon doigt sur ta détente (bang, bang, shoot, shoot)
je sais que je n’ai rien à craindre (bang, bang, shoot, shoot)
car le bonheur est un fusil tout chaud (bang, bang, shoot, shoot)
pas de doute
enlève tes lunettes,
que je puisse t’embrasser.
des indications intuitives
tu prends à gauche tant que ça descend puis à droite quand tu es sur du plat
simple, joli(e) et efficace,
merci !
Avoir le don de faire un bon dans le temps.
Pas comme une machine avec laquelle on voyage, non.
Avoir le don de ne plus sentir la vie.
Pendant un mois un seul.
Comme si l’on m’avait endormie…
Avoir le don de me sortir de ma létargie.
Seule reste à ma conscience la connaissance.
De tous les évenements.
Sans une seule trace d’émotion.
Un être pensant, froid, distant et imperturbable.
Une machine à ne plus vivre…
{ You’re not an asylum, you’re a star }
comme un dimanche eternel…


Pierre La Police ce héros
« L’aurore grelottante en robe rose et verte S’avançait lentement sur la Seine déserte, Et le sombre Paris, en se frottant les yeux, Empoignait ses outils, vieillard laborieux. » Crépuscule du matin, Charles Baudelaire
Les Invasions Barbares ont reçu un triple César.
Intermittents, où étiez vous lors du Sac de Rome ?

après chutes, maintes sauvetages… … ET 18 COUPS DE BATTE DE BASE BALL
Ce matin comme les autres Quentin Malabru percussionne. Se trouer la tête pour se sauver, être ridicule. Prendre le seul briquet qui reste, laisser l’autre dans la merde, puis un berger allemand aboit. Pour résumer.
Prendre le sobriquet qui reste.
Mais que s’était-il passé là, tant d’années, être le zéro. Le zéro pur des gens sous Coltrane.
Quentin Malabru ne pouvait même écouter la musique dans ses oreilles.
Voilà.
Les gens. Il aimait les gens tristes, là les gens comme des poussins, des dépravés hybrides argentés, coussinnés, des pleureurs. Voilà Quentin voulait sauver. Quentin ne pouvait supporter que la faiblesse. Lorsqu’il attendait trop, il forçait la chose. Il les étrennait dans son poing et slach le jus lâchait. Ce qui l’intéressait c’est quand ils pleuraient. Ça commençait tôt chez Quentin, d’ailleurs la dernière fois il se souvient, il se soufflait dessus lors de son dernier anniversaire. Ça commençait à se ternir les mots.
Les souvenirs.
La vie n’est pas une tartine de merde. Ce sont les bourgeois qui disent ça. Voilà Quentin était en camp nazi nucléaire.
Synthèse globale > la cuillère en argent fait qu’ils se plaignent plus (là, de leurs taches sur le mur de leur cuisine, du mur de la vie, de). > L’homme a besoin de se faire seul > Tu lui coupes cette rage, ça devient un petit poussin agressif éclopé chez psy.
Bon voilà, Quentin résumait grossièrement. Ça l’intéressait. Le pouvoir des pleurs.
On n’avait jamais plus constaté le mépris que chez ceux qui ne faisaient rien. Ça aussi c’était continuel. Comme si l’ennui donnait envie de mâcher les autres c’est-à-dire l’air. L’ennui c’est incontrôlable. Ça vous pousse à grandir, mais faussement. Vous vous trouvez propulsé à trois mètres de hauteur. L’ennui ça laisse du temps pour regarder les autres et retourner ses pensées. Là, des cuillerées de pensées. Faut vraiment avoir le temps. L’ennui c’est avoir le temps de se dire que c’est une pensée, puis de ce fait la mesurer à celle des autres, qui n’atteint pas les cinquante centimètres, puis la siliconer afin qu’elle atteigne facticement trois mètres. Quentin avait rencontré un melon imbuvable qui écrivait des textes imbuvables sur sa condition de poète mais ce qui était étonnant, c’est que le melon n’écrivait aucun texte. C’était épouvantable. On atteignait le spaghetti.
Personne n’aimait Quentin.
Quentin aimait les faibles.
Les faibles finissaient toujours dans le Nouveau Détective.
Marivonne là pendant tant d’années s’était recroquevillé l’habit pour revendiquer qu’elle ne ressemblait à personne, elle avait fini par en développer un horrible rictus, une sorte de dédain qui lui clouait la bouche, comme une lame qui partait aux commissures. Là enfermée, Marivonne avec son bon dieu de dieu qui déclaquait, Marivonne était si imparfaitement assoiffée que le premier qui lui avait fait miroiter une technique elle l’avait mis dans son lit. Marivonne avait cru bon souligner son choix en grisant, en creusant un peu plus les jointures de ses pourritures de vêtements. Je ne suis comme personne. Je méprise tout le monde.
De mépriser le monde, tu n’es qu’un fake de plus.
Et la vie, Marivonne.
Quentin Malabru avait rencontré Marivonne dans un vernissage. Il avait failli lui cracher dessus. Pas assez faible. Rien à en tirer. Ne lui boufferait pas assez la vie.
Marivonne avait croisé le Quentin. Pas assez clinquant. Marivonne était si idiote.
Dans toute cette affaire, le gibier vivait dans des appartements sordides et sombres. Dans des gadgets de cuisses. On les visualisait disloqués, rentrer chez eux.
Séquence trois : je travaille sur les points de rupture.
le récitant : et le dimanche, on se repose.
 …putain, ce que je peux être mièvre parfois…
nom féminin
1. Saveur amère.
synonyme : âpreté
exemple : La légère amertume des endives.
2. Sentiment durable de tristesse mêlée de rancoeur, liée à une humiliation, une déception, une injustice du sort.
synonymes : découragement, dégoût, mélancolie
exemple : Il pensait avec amertume à toutes ces belles années perdues.

« I wanna roooock with you (all night) Dance you into day (sunlight) I wanna roooock with you (all night) Were gonna rock the night away »
(Sort en moonwalk)
combien d’images pour un mot ?
C’est toujours la même chose
Même Histoire, même parcours
Mêmes mots, mêmes roses
Mêmes yeux de velours
J’aime pas l’amour
A chaque fois voilà
C’est r’parti pour un tour
Les chabadabada
Sur la plage de Cabourg
J’aime pas l’amour
Et ces « Main dans la main »
Et ces « toujours toujours »
On connaît le refrain
Un petit air balourd
Des paroles de rien
Même pas d’Aznavour
C’est dire si ça craint
J’aime pas l’amour
J’crois pas au prince charmant
Le coq dans la bass’cour
Ses blablas, c’est du flan
Et ça manque d’humour
J’aime pas l’amour
En v’la du baratin
Tout gluant de glamour
C’est du Pascal Jardin
Dans ses plus mauvais jours
J’aime pas l’amour
Et la main dans la main
C’et pour toujours toujours
Il est beau le vaurien
Le gentil troubadour
Dès le lend’main matin
Il ressemble à Gainsbourg
C’est dire si ça craint
J’aime pas l’amour
Si tu crois me séduire
Ah ce que tu te goures
Je suis sourde au désir
et le désir rend sourd
J’aime pas l’amour
Pas de main dans la main
Pas de toujours toujours
On sait s’que ça devient
C’et un compte à rebours
Avant le coup d’surin
Des adieux sans retours
Des Valmy, des Verdun
Et des chagrins d’amour
Il vaut mieux parfois s’en remettre aux signes

30/12/2000. Igor Tourgueniev, capitaine du Spartak de Moscou, a été désigné meilleur footballeur russe de l’année à l’issue d’une élection organisée à travers le pays et à laquelle ont pris part les spécialistes du football. Ce talentueux joueur qui obtient pour la première fois cette distinction, devance Dmitry, le milieu de terrain du Lokomotiv de Moscou. Alania Vladikavkaz, capitaine de Bakhva, se place en troisième position. Agé de 24 ans et auteur de 17 buts cette saison, dont quatre en Ligue des champions, Tourgueniev a permis au Spartak de décrocher son cinquième titre consécutif.
La modernité : Vivre d’amour et de stretch. Appelle moi 06 61 63 58 84
1g – avant de manger son whisky, se défoncer à penser.
2g – avant de se défoncer au manger, penser au whisky.
3g – avant de manger sa pensée, se défoncer au whisky.
4g – avant de se défoncer au whisky, manger à penser.
5g+- avant…
Encore des paroles de chansons, inadmissible laisser-aller, mixées qui plus est : satisfaction de peu, emprunts et tiroirs, hyperliens, ad nauseam, beuarr.

One nation under God has turned into one nation under the influence of one drug
Television the drug of the Nation Breeding ignorance and feeding radiation
I stand in front of you I’ll take the force of the blow Protection I stand in front of you I’ll take the force of the blow Protection
T.V. it satellite links our United States of Unconsciousness Apathetic therapeutic and extremely addictive The methadone metronome pumping out 150 channels 24 hours a day you can flip through all of them and still there’s nothing worth watching
You’re a girl and I’m a boy You’re a girl and I’m a boy Yeah You’re a girl and I’m a boy You’re a girl and I’m a boy
T.V. is the reason why less than 10 per cent of our Nation reads books daily Why most people think Central Amerika means Kansas Socialism means unamerican and Apartheid is a new headache remedy absorbed in it’s world it’s so hard to find us It shapes our mind the most maybe the mother of our Nation should remind us that we’re sitting too close to…
Sometimes you look so small You need some shelter Just running round and round, helter skelter And I lean on you for ease Now you can lean on me
And that’s more than love That’s the way It should be Now I can’t change the way you think But I can put my arms around you
Television, the drug of the Nation Breeding ignorance and feeding radiation
That’s just part of the deal That’s the way I feel I’ll put my arms around you
I stand in front of you I’ll take the force of the blow Protection I stand in front of you I’ll take the force of the blow Protection
T.V. is the stomping ground for political candidates Where bears in the woods are chased by Grecian Formula’d bald eagles T.V. is mechanized politic’s remote control over the masses co-sponsored by environmentally safe gases watch for the PBS special It’s the perpetuation of the two party system where image takes precedence over wisdom Where sound bite politics are served to the fastfood culture Where straight teeth in your mouth are more important than the words that come out of it
Race baiting is the way to get selected Willie Horton or Will he not get elected on…
You’re a girl and I’m a boy You’re a girl and I’m a boy
 …walk with me ».
environ 6 heures de retard sur le plan
je redispose les petites briques de temps d’une autre façon pour pouvoir m’en sortir, ça ne sera ni la première, ni la dernière fois que je procéderai ainsi
futur simple
mardi je me lève en retard une douche rapide encore une saloperie d’Oneko je m’habille avec des restes pas le temps de me raser ça pousse la barbe direction le métro station Crimée je descends les marches croise un clochard borgne il me fait le signe je contre-signe comme je le dois arrivée sur le quai le métro s’éloigne le clochard est là aussi je sors Podium un type sur l’autre quai porte un costume c’est un costume de chef indien un sosie de Sitting Bull le métro arrive enfin le clochard s’installe en face de moi je surveille ses mains elles sont fines et longues à la station Riquet monte un homme il est roux et possède 12 chiens il dit se nommer Arthur Arthur aime les chiens et la musique je n’ai pas de monnaie Arthur ne gagne rien avec moi Opéra, je change là, un homme me pousse sur la voie le clochard, l’indien, Arthur ? le métro me fauche je rebondis 4 fois sur les rails je brûle d’un feu bleuté on coupe l’électricité, enfin je compte les secondes adieu
– j’ai pas dit que c’est ce que tu faisais, j’ai dit que tu en avais l’air… – d’un pouêt ?
Chère amie,
J’ai aimé ta série bleue,
fait du vélo sur ta falaise attrappé un coup de soleil et visité ton jardin des plantes

merci pour tout
– Farfadets Ectoplasmiques ! Le vieux Ruben courait à travers la pièce enfumée, emplie de la moiteur torve des clients. Au bout de son périple, goguenard, attendait son double surmoi même, Nadir le gnome des plaines, le célèbre voleur de pièces de Backgammon. – Foutriquet tourneboulesque, violeur de lombrics putrides, fantasmagorique hérisson écrasé, je t’avais bien dit de ne plus jamais remettre tes doigts palmés sur mon comptoir !! – Mon ami, mon frère, mon autre innocente personnalité, comment me jeter quand je t’apportes félicité et sonnants sonnets ? – Au diable tes plans foireux, je ne me ferais plus avoir. Mon fondement a encore honte de ce que lui fit subir ta dernière brillante idée. – Rooooooooooooooooooh, comme s’il n’avait connu pire qu’un ballet d’haltérophiles Moldaves… – Et il se moque le faraud, il se gausse, m’humilie plus que de raison, assassin de mon souvenir dansant déjà la carmagnole sur mon tombeau ! Dehors ou je t’expédies au paradis des bienheureux rétrécis ! – Des menaces, on s’apprête à molester son sauveur… quelle ingratitude… – Si tu ne déguerpis sur le champ, cette ancestrale balayette te pourfendra de haut en bas ! – Vas y donc si tu m’aimes si peu…
Et, ne l’aimant vraiment que peu, il le fit…
 Vu devant la télé, vous m’avez regardé, depuis je ne cesse de penser à vous 06 61 63 58 84
Ce que je souhaite vous exprimer, lorsque je vous dis « 13 », mes chers compatriotes, c’est :
TREIZE
A An Bon Boom Comme Bonne Bonne m Bonne ou Bonne oui Bonne nuit Bonne nuit m Bonne nuit on Bonne nuit non Bonne nuit mon Bonne nuit mon à Bonne nuit mon an Bonne nuit mon ami Bonne nuit mon amie Bonne nuit mon ange
« Le monde réellement renversé est un flanby périmé qu’on démoule à coup de marteau »
Jean-Yes after Guy Debord
Vos ambitions sont grandes et l’envie de vous préserver l’est aussi ! Pour réussir, vous arpentez les sentiers les plus sûrs et ne voyez aucun mal à user de vos charmes pour parvenir à vos fins. Votre intelligence et votre goût pour la facilité ont fait de vous un être rusé et malin qui s’adapte aux situations en un rien de temps. Vous ignorez la notion de l’échec : pour vous, il y a toujours et en toutes circonstances une issue possible.
Il est 7h du matin et je pars travailler.
… quelque chose a dû m’échapper ces derniers jours.
j’ai une tête dans l’espace et l’autre sur ton épaule

Mets ton masque à gaz Sokolov
Que tes fermentations anaérobies
Fassent éclater les tubas de ta renommée
Et que les vents irrépressibles
Transforment abscisses et ordonnées
En de sublimes anamorphoses
La coupe est pleine…

 …l’horizon est bouché ?
– bon, thomas , tu t’occupes du reveillon tourgueniste et on en parle plus, ok?!
un truc sans chichis a base de popopo, hein…
– c’est ce qu’elles disent toutes…
– …
comment ça, mon « code PIN » ? tu vois bien que c’est moi, voyons !
Mes poivrons grillés à l’huile d’olive…
Sourire aux têtes connues dans le quartier…
Retrouver un polaroïd à soi affiché dans un bistrot…
La langue, l’oralité, la bouche, le palais…
Les feuilles pourpres et safrans à l’automne venu…
La coriandre, l’aneth, le poivre vert et le basilic…
Tomber dans les bras de Morphée en pensant à un inconnu…
It was a beautiful ouineteur. When we saw Stefan Eberharter
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : j’ai le choix entre « drivers » « utilities » et « contact » (des onglets) Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : et je dois dire qu’il n’y a pas grand chose dans chaque catégorie Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : le vide intersidéral n dit : ben drivers Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : alors si Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : j’ai 4 ptes icones à droite dans drivers Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « show motherboard informations » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « browse the content of the support CD » n dit : nan n dit : nan Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « technical support request form » n dit : nan n dit : mhum n dit : grmbl Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « browse the file list of the support CD » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : et c’est tout n dit : rhaa Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : sinon y’a un grand fond bleu avec des étoiles floutées blanches. et puis rien. le vide. n dit : browse content alors Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : TU VOIS JE SAVAIS QUE CA ALLAIT ETRE LA MERDE n dit : ben oui Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : alors n dit : mais je comprends pas ca m’arrive jamais ce genre de merde Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : là ça devient quand même un peu juteux Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : nous arrivons dans un espace avec plein de soucoupes jaunes Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : intitulées au choix : Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « bin » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « drivers » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « manual » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : « software » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : comme tu le vois c’est plutôt bananas les flots n dit : mais c’est toujours dans l’interface de base ? Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : …………… Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : l’interface de base ? Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : que veux-tu dire ? n dit : ou c’est une fenêtre différente n dit : ben ce menu là Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : c’est une fenetre différente. Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : est-ce mal ? Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : je sens que c’est mal. n dit : c’est comme un explorateur windows quoi Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : heu je ne sais n dit : genre il attend que tu choisisse un truc ou pas ? Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : en haut dans adresse il y a marqué « asus D: » Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : non il attend rien Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : ce sont des petits dossiers jaunes sympas qui bougent pas Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : il marque « fichiers actuellement sur le CD » n dit : rhaa Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : c’est très mal je le sentais Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : pas aux autres ? n dit : ben c’est que là je me rends pas compte n dit : ca arrive à Anne aussi Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : ben voilà. Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : ça arrive au sexe féminin. Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : c’est typique. n dit : il me semble oui n dit : va comprendre Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : un truc satanique qui plane dans les ordinateurs. Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : qui s’attaque aux blondes à gros seins. Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : enfin façon de parler. n dit : ouais Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : tout cela est sinistre Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit : je me roule un joint.
La nuit tombait doucement sur l’île, une chanson emplissait l’air du soir, deux voix de femme, un piano… L’immense hôtel semblait désert, abandonné. Quelques lézards, seuls occupant de la piscine vidée et des tables renversées. Toujours cette chanson dans l’air, entêtante et triste. Sur la terrasse qui dominait le Patio, Igor regardait la mer, à côtés de lui, Oneko, son chat, dormait paresseusement. En contrebas, près du bar, Orad jouait du piano et chantait, accompagnée par Gwendoline, qui se tenait derrière elle, les mains passées autour de son cou. Derrière elles le professeur Fox, allongé sur un transat, semblait dormir. Igor huma l’air, tentant d’y retrouver le fort parfum de vanille qu’il n’aurait pas du pouvoir trouver ici, mais qui semblait imprégner toutes les chambres de l’hôtel fantôme. Oneko se redressa doucement, s’étira et entreprit de se lécher nonchalamment le bout des pattes. En bas, le professeur Fox dormait maintenant profondément, et les ronflements sonores du petit indien montait doucement vers la lune. Les filles toujours enlacées avaient rejoint la suite qu’ils s’étaient choisie au dernier étage. Nicolaï remontait maintenant le sentier menant à hôtel, portant quelques gros poissons; il semblait avoir arrêté ses toxines habituelles, et commençait à retrouver figure humaine: on pouvait même lui trouver un début de bronzage. Bien sûr il refusait toujours de dormir dans hôtel, et occupait un bungalow sur la colline à l’est de la piscine, mais Nicolaï restait Nicolaï… La nuit était douce, Igor regardait toujours la mer, dans sa poche la présence du petit pistolet à aiguille le réconfortait, maintenant tout pouvait aller très vite… La première explosion vint vers deux heures, d’abord une lueur aveuglante, terrible, puis le champignon qui s’élève lentement, le fracas n’arrivant que quelques minutes après. Nicolaï fut, bien sûr, le premier à sortir, il portait des lunettes protectrices de sa conception, elles semblaient terriblement complexes à Igor, lui ne portait que de classiques Ray-Ban. Les filles arrivèrent, main dans la main, Orad pleurait un peu, Gwendoline, restait terriblement calme: « trop loin. » Dit-elle doucement, dans un souffle. Le professeur lui ne se réveilla qu’à la troisième explosion, quand l’onde de choc fit basculer son transat. Un juron plus tard, il rejoignait les autres sur la terrasse. Igor pris la main de sa sœur et l’embrassa doucement; sa bouche sentait la vanille… Oneko s’étira de nouveau et s’endormit; Sur la colline, Nicolaï pleurait doucement. Une chaude brise venant de la mer soufflait maintenant sur l’hôtel.
Heureusement, lui n’est absolument pas intéressé. Posseder lui est une contrainte plutot qu’une joie, il a envie de pouvoir tout laisser tomber, du jour au lendemain, pour partir aux antipodes. Ah, l’attrait des horizons lointains, le parfum de l’inconnu, la musique des langages exotiques… Aucun froissement de billets, aucun tintement de pièces n’a autant de valeur à ses yeux.
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