New York today (5)

ZE BAISE-SOLLERS IN NYC

Old par JLB le 20 Juin 2005

Hantise de l’inquièbétude

Je suis un qui est. (et nous n’irons plus au bois)

Old par To le 19 Sep 2005

Reprenant son souffle positif qui revient parfois animer ce qu’il croyait perdu, il pense à un œil franc et calque sa respiration sur la saccade heureuse du temps : prêt à entrer dans le vif de la vie. N’importe quel événement peut alors combler son désir de participation.

j’ai envie qu’on se rassemble

Old par M. Fox le 23 Mar 2003

L’amour n’est qu’un jeu

rien de suffisant

pas d’enjeu

juste de quoi sourire

et soupirer en serrant qui de droit

au creux de ses bras

Old par M. Fox le 08 Avr 2003

Once upon a time, was a dragon-fly

[FREAKSHOW] / 2

lire l’épisode précédent

plus tard dans la nuit, j’ai eu une sorte de bouffé d’horreur, je me suis réveillé en sueur et en larmes. j’étais oppressé, je n’arrivais pas à respirer. je me suis précipité à la fenêtre, pour avaler un peu d’air frais. une impulsion m’a saisi, j’ai sauté, je suis mort, et voilà.

(FIN DU PROLOGUE)

en pleine nuit, des gens attendent sur le parvis d’une église, éclairés par les lampadaires d’un parking proche. ils sont massés, ils ont l’air d’avoir froid ; leurs vêtements sont froissés, leurs yeux sont cernés, leur teint maladif ; certains portent des sacs ou des valises, qu’on devine remplis à la hâte. ils ont l’air de réfugiés. ils sont une trentaine, tout au plus. les gens sont mêlés, il y a des femmes et de hommes, de tous âges, de l’enfant au vieillard, de la fillette à la vieille. il n’y a pas de famille cependant, et seulement un couple, serré, qui fait masse au milieu du désarroi. personne ne se parle, ils se lancent des regards à la dérobée, inquiets, peureux. on leur suppose des pensées angoissées, la crainte de l’avenir. l’attente se prolonge, dans l’ombre massive de l’église. certains sortent des passeports ou des permis de conduire de leur poche, les tripotent d’un air pas rassuré, les relisent, les remettent dans la poche.

des phares puissants trouent la nuit au bout de la rue qui longe l’église ; les phares approchent, le bus arrive.

konsstrukt vous aime

Reward
LEILA

Old par felix le 16 Mai 2003

Old par Gu. le 27 Sep 2004

Putain j’ai horreur des sites internet qui te tutoient, ça me fait penser aux radios libres et ça me donne des envies de mass murder.

Old par ... le 31 Août 2007

Nos solutions à la portée des mains : nous pouvons enfin empoigner notre temps. De quoi s’agit-il ? Je ressasse souvent cette question pour me suprendre et m’infliger l’ordre de déchiffrer la figure. À chaque fois que l’écriture se produit, le monde n’est pas loin. Je me dis : à quoi bon ? Questionner le manque ? Je ne me résouds pas à accepter le vide. Pardonnez-moi ma chère. Je fonctionne ainsi : prêt à parler au devant d’une femme. Tout a toujours été ainsi. Des atermoyements, des excuses, des politesses et le monde retardé. Au nom d’une femme (« déchiffrer la figure. ») Il y a -t-il une énigme ? Surtout pas.

Grande promo chez Tourgueniev.com

Old par Rodia le 11 Avr 2003

et mon

Q

c’est du

????

Old par -- Zan le 05 Nov 2003

LINGERIE.

Pour les hommes et les jeunes garçons.

Deux bonnets de toile ou serre-tête ;

Deux caleçons (les caleçons ne seront portés, pendant l’été, que par les détenus auxquels les médecins les auraient ordonnés pour raison de santé) ;

Deux chemises en toile de fil ou de coton ;

Deux cravates de couleur ;

Deux mouchoirs de poche ;

Une paire de bretelles en lisière de drap ou en fort tissu de coton ;

Deux essuie-mains individuels ;

Deux chemises en toile de fil ou de coton ;

Deux fichus carrés de 8o à 9o centimètres de côté, en toile ou en coton de

couleur, pour le cou ;

Deux fichus triangulaires de même étoffe pour la nuit ;

Old par M. Fox le 13 Déc 2005

Beware of the nazi bisounours.

Old par igor le 01 Avr 2004

ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit
ne plus dOrmir la nuit

OpeneyesdreamOnsleeplessnight

Old par Gu. le 14 Jan 2004

Bon, soyons sérieux deux secondes, voulez-vous, et faisons un sort au faux débat sur les doigts de l’homme.

Les hommes naissent égaux en doigts, ça vous le saviez déjà.

Mais s’ils ne perdent pas la main, ils le restent sans grande difficulté.

Les doigts de l’homme s’articulent sur des principes intangibles.

Les entorses aux doigts de l’homme sont donc exceptionnelles.

Cependant, les doigts de la femme demeurent plus fragiles que les doigts de l’homme…

Parce que leurs doigts sont parfois mis à l’index, les femmes doivent se défendre bec et ongles.

Et dans un monde où, bien souvent, on ne peut compter que sur ses doigts, c’est un problème majeur.

Parfois les choses se compliquent au plus haut poing… et les femmes se sentent paumées.

C’est pourquoi les hommes ont l’habitude de les prendre en main.

Histoire de leur donner un p’tit coup de pouce.

(très drôle Jean-Yes, très drôle, ah ah ah quel humour exquis… pfff…)

I belOng tO tOurguenism’ (…)

Old par Gu. le 28 Août 2003

Le sexe a le goût de son assaisonnement
Vous me manquez
06 61 63 58 84

du dentifrice pour le diner

Elles m’ont laminé le cerveau, de la bouillie neuronale…
J’ai des souvenirs tactiles précis de ces instants…

Tu me comprimais pour mieux me déposseder…
Tu me plaîs…
Ca hurle et personne n’entend…
Le cri dolore du corps silencieux…
Aimes-moi encore…

Old par Gu. le 14 Jan 2003

for free

Pendant ce temps-là, Danger avait douté : et si ? et si ce n’était pas assez pertinent ? alors il avait rameuté plein de monde en d’immenses vernissages. La galerie, si mignonne, si appétissante, débordait en dégueulis :

Persufle. — La boulangerie du 92 avenue de la République a fermé ses portes il y a un mois environ. En l’espace de quelques jours seulement de fermeture, le lieu s’est affreusement dégradé. On distinguait dans la crasse noire seuls : quelques miettes et des cadavres de pains au chocolat, religieuses, clafoutis ; les seuls éléments qui pouvaient encore permettre d’identifier ce lieu en tant que boulangerie et qui prouvaient qu’elle avait été fermée il y a très peu de temps.
Danger. — C’est important ce détail ?
Persufle. — Laissez-moi finir. Oui c’est important. Ces miettes en fait et ces pâtisseries mourantes cherchaient à nous dire quelque-chose.
Danger. — Ah bon ?
Persufle. — Ce lieu par l’intermédiaire de ses miettes nous disait : ne me laissez pas mourir.
Danger. — C’est évident.
Persufle. — J’ai donc décidé de combattre avec et pour ce lieu. Ce lieu, à travers ses miettes et ses pâtisseries pourrissantes, manifestait une très forte volonté de résistance. Je devais le soutenir.
Danger. — N’est-il cependant pas commun, mademoiselle, qu’un lieu qui vient juste d’être abandonné, comporte quelques traces de sa précédente activité ? Sans qu’on doive le concevoir comme un appel au secours ?
Persufle. — Vous êtes totalement dénué d’humanité. Laissez-moi finir. Afin de soutenir ce lieu, j’ai fortifié de barres de soutènement le tout – les murs, le comptoir, l’étal. Le lieu commençait à revivre. En le guérissant, je guérissais aussi le quartier alentour, dans un état lui-aussi de dégradation avancé. Car je créais un événement populaire.
Danger. — Réparer une boulangerie tout juste abandonnée qui ne vous a putain de rien demandé dans un quartier qui ne vous a putain de rien demandé et qui se fout totalement de votre gueule et de vos barres de soutènement qui coûtent du fric à l’État et au contribuable pour la cause d’une boulangerie dont on ne sait même pas si elle parle sauf à travers ses miettes est un événement populaire ?
Persufle. — Tout à fait : car une fois cet espace soutenu par les soutiens de soutènement, j’y ai installé de nouveaux pains aux raisins, pains aux chocolat, Paris Brest et mokas en plastique. J’ai préféré qu’ils soient en plastique de manière à ce qu’ils restent dans l’étal environ un mois sans trop se dégrader. Ainsi le lieu revivait. Pour au moins un mois. OoOoOh vous auriez dû voir ça (yeux humidifiés dans ciel puis horizon) : à partir de là le temps s’est arrêté pour la petite boulangerie et elle est devenue immortelle ! Je l’ai éclairée vingt-quatre heures sur vingt-quatre : on pouvait y voir à l’intérieur les pains au chocolat, pains aux raisins plastifiés, manifeste d’un espace manifestant qui manifeste sa résistance et résiste à l’absence de vie.
Note. — L’art conceptuel a ceci de schizophrénique qu’il opère une indifférenciation entre l’homme et l’objet. La frontière éclate entre le corps humain et le monde matériel. Ainsi les lieux et les objets sont personnifiés tout comme les hommes peuvent être à leur tour, indifféremment, dépersonnalisés. On peut de ce point de vue affirmer que l’art conceptuel (en certains de ses sujets et acteurs – pas tous), est un art de la bouffée délirante : le sentiment se désintègre, la surface entre les choses et les êtres se dissout. Ils se fondent en un magma informe, une sorte d’art de la mutation : les gênes plastiques, industriels se mélangent aux gènes humains, nous conduisant vers de monstrueux ersatz d’humanité.
Danger. — Et donc ?
Persufle (se tournant brutalement vers lui). — Excusez-moi, je ne me suis pas présentée. (Lui serre la main). Lupsinore.
Danger (inquiet). — Pardon ?
Persufle. — Persufle Lupsinore. Docteur de l’université Paris I. Je bénéficie de subventions de l’État pour mes recherches. Ma thèse portait sur le sujet de l’extériorisation dans l’art.
Danger. — Ah bon ?
Persufle Lupsinore. — Une sorte d’interrogation sur la position de l’artiste et la façon dont il se positionne par rapport à la position de son oeuvre. Je suis également artiste vidéaste, et entre autre je fais des vidéos.
Danger. — Ça portait sur quoi votre thèse ?
Persufle Lupsinore. — Je vous l’ai dit : l’extériorisation dans la position de l’artiste. Selon la terminologie de Badieu, l’artiste serait le champ d’une dimension paradoxale située entre la raison et l’inconscience, autrement dit entre l’objet (le produit) et la société. L’artiste serait comme un champignon poussé entre son oeuvre et la société. Et son art donne du souffle au réel grâce à son regard pneumatique, oscillation perpétuelle entre le centrifuge et le centripète qui nous donne à réfléchir au devenir-là de l’artiste dans le futur.
Danger. — C’est joliment dit.
Persufle Lupsinore. — Et vous, que faites-vous ?
Danger. — J’essaye de m’intégrer à votre monde.

Ils sèment
Il s’aime
Ells / M
Il s’émeut
Il sait me…

S’il m’aime…

Old par Gu. le 13 Mai 2003

5 heures pour aligner 4 mots, 3 images.

Europa : The Gates of Heaven

East bloc cock...

Hold a knife, blooded, to the throat of love…

We are the lust that comes from nothing.

Old par Nothing le 02 Avr 2003

Tourgueniev (ce héros) …

… en prison ?

J’ALLAIS

LE DIRE

Dehors il y a les singes verts. Ils sont malheureusement nombreux et fort agressifs, alors je ne peux pas sortir.
J’évite même de passer trop près des fenêtres. Une griffe a tôt fait de surgir.
C’est le troisième facteur égorgé par ces monstres.
Au travers des grilles, leurs yeux semblent me dire :  » je mangerai jusqu’à ton ombre  »

Old par -- Zan le 08 Oct 2002

Le problème quand je vais bien, c’est que j’ai plus rien à dire. Le bonheur me fout en l’air.

Old par Rodia le 06 Avr 2003

))) -blOwing-blOg- (((

### (…) Ö / Ô / Ò )-

Old par Gu. le 13 Juin 2003

Un ami m’a dit comme ça :

Je pars, je veux explorer les strates les plus profondes, persévérer au sein des couches les plus obscures et de cette souillure transcender l’objet.
Je veux retrousser mes manches, ne pas ménager ma sueur et ma peine, dynamiter les profondeurs et de cette explosion tirer une joie violente.
Et à mon retour, enfin je pourrai t’aimer, mes mains sauront caresser tes contours, je te livrerai mes entrailles.

Ne m’attends pas

dis, tu seras franche avec moi ?

pourquoi tout le monde dit que je suis un monstre ?

Old par M. Fox le 17 Déc 2002

commotion ?


Old par -- Zan le 07 Fév 2005

le récalcitrant : sans commmentaire.
Fuck

la meute ?

Old par igor le 29 Fév 2004

Lundi
mardi
mercredi
jeudi
…

Old par -- Zan le 14 Avr 2003

1937, une année difficile pour tout le monde, non..?
Les loups de Pragues, eux, ne manquaient de rien et se prélassaient le ventre plein sur les ruines tièdasses de la vieille Europe éventrée, les entrailles fumantes grouillantes de mouches.

Old par igor le 05 Mar 2002

spéciale réponse à Mr Scott Fox :

« Non. Ne t’inquiètes pas. Tu peux dormir tranquille. Tu es simplement la fille de Georges W. Bush. »

!

Une famille tourgueniste est soupçonnée d’avoir alimenté la région, mais aussi, peut-être, des membres de la jet-set azuréenne, en nuages.
Quatre tourguenistes ont déjà été placés en détention.

Depuis environ une semaine, la direction interrégionale de police judiciaire de Lille achève le démantèlement de ce qui semblait être, vendredi, un trafic de nuages de grande envergure, et sur lequel une enquête est toujours en cours. L’affaire a commencé il y a plusieurs mois en Belgique, où des quantités de nuages auraient été découvertes, à destination de la France. Les enquêteurs soupçonnent alors quatre personnes, dont deux membres d’une famille tourgueniste du quartier du Pont Rompu.

Les policiers ont réalisé de longues et minutieuses surveillances (d’où un très gros dossier à l’arrivée). Ils ont finalement identifié ce qui semble être un important trafic entre la Hollande, la Belgique, le Nord-Pas-de-Galets et la Côte d’Azur (avec, peut-être, un lien avec l’Amérique du Sud). Il s’agit de nuages destinés à des marchés locaux « classiques » (principalement dans la région), mais aussi de cumulus qui pourraient avoir servi à alimenter les milieux de la jet-set azuréenne. Les quantités (ainsi que des sommes d’argent saisies) étaient, vendredi, en cours de décompte. Les totaux pourraient être très importants.

Old par igor le 14 Mai 2003

le récitant : ta peau, ma peau.

Old par igor le 02 Avr 2004

grosse fatigue…

estragon t’es ou?

reviens…

ON A GAGNE !

POISSON D’AVRIL !

Old par igor le 02 Avr 2003

Sibérie 1984
On marche dans la neige, Nicolaï devant, moi au milieu, lent à cause de la blessure-barbelée-jambe et Grishka me soutient pour me permettre d’avancer. Loin derrière nous, les chiens du camp hurlent et ne rêvent que de nous déchiqueter. Moi, coup de genou à Grishka, écraser son visage dans la neige, le regarder souffrir, frapper encore, le sang-jaillir rouge sur le blanc. Nicolaï, interrogatif, moi très persuasif, chiens furieux. Grishka servir de piknik dis-je, lui pleurer mais d’accord. Continuer à deux, abandonner Grishka…

Old par igor le 17 Avr 2003

Tu me connais tellement bien. Je sais que tu retrancheras les vapeurs d’alcool, la peur, les fautes et que tu verras ce qui compte – un code à déchiffrer, écrit par un type qui croyait s’exprimer clairement. (367)

___________________________

367. Du coup, cette phrase qui parle d’un « code à déchiffrer » me rappelle que les plus belles lettres d’amour sont toujours codées, et ce à l’intention d’une seule personne et non de plusieurs. (368)

368. Dans cet admirable commentaire de la lettre de Navidson, Errand oublie curieusement de préciser que les plus belles lettres de rupture sont elles aussi des « codes à déchiffrer ». – Lect. (369)

369. Comment en serait-il autrement ? Les plus belles lettres de rupture sont toujours des lettres d’amour. D’ailleurs la seule lettre d’amour que j’ai jamais écrite fut une lettre de rupture. – Lect. ($$)

$$. Sauf que ça n’était pas une lettre de rupture. Disons plutôt une lettre de rejet. Et bien sûr, c’était aussi une lettre d’amour. – Lect. (371)

371._____________________________________________________ (371-bis)

371-bis. Manquant. – Admin.

oh oui ! clique moi toute !
Ben Igor, c’est pas avec ça que tu vas remonter le niveau aprés doodie.com. T’es fier de toi ?
Old par igor le 18 Juil 2002

Tendu comme ça à la terrasse du resto, l’autre soir, ça ressemblait presque à un mot d’amour, tiens.

Old par tick le 26 Mai 2007

… à trop attendre, Tourgueniev se rongea les ongles jusqu’au sang … (à suivre)

Mes dix doigts

Old par Gu. le 22 Fév 2005

Innervoice

la connexion streamée qu’ils ont toujours voulu accoster

blanc.

ce soir je dois…

aller à un vernissage de purée de pois cassés marins,
passer voir mes surfeurs au ventilateur,
travailler pendant une marée minimum,
aller en boite avec des dockers marseillais déjantés.

maman, serre moi fort contre toi,
j’ai trop peur
et j’ai trop froid !

Old par M. Fox le 09 Jan 2003


Old par Gu. le 23 Juil 2003

Je vais partir.

Old par Rodia le 12 Mar 2003

logoblague

Old par ... le 19 Avr 2005

Dans ma besace, j’ai trouvé :

– Une culotte blanche à triangle qui n’appartient pas à Igor
– Deux préservatifs
– Un bout de papier glacé dont le mot principal est « Mardi »
– Un livre sur l’amitié et l’auréole d’une larme versée en première page
– Trois Peter Stuyvesant ultra light
– Un chef d’oeuvre d’Arnold Böcklin
– Un indice de la fin de ma vie

J'ai tendu mes bras vers le ciel, et personne ne m'a foudroyé

Old par Nicolai le 21 Oct 2002

Crépuscule en Avalon. Fumerolles et lumières mortes sur les étendues d’eau vaseuse. Des bulles de mucus épais et chaud explosent sur le dos des rares crapauds hallucinogènes épargnés par les prêtresses en maraude. Les coassantes bestioles ont quasiment été décimées pour permettre la tenue des sessions chamaniques divinatoires hebdomadaires des Mystiques Radasses, enfin bon, tant que Dame Birgit de Bardeaux nous épargne son baratin habituel sur le sujet…

Une délégation des soeurs de l’Ordre du Bene Gesserit est attendue dans quelques jours. Une première. On dit que pour leur être agréable, Morgane a tenté de se procurer l’Epice, mais qu’après avoir arpenté tous les marchés occultes de la contrée et même surfé sur Ebay, folle de rage, elle a dû se résoudre à ne pas pouvoir en proposer à ses invitées. Humiliée, elle s’est enfermée dans son laboratoire où elle tente, en vain bien sûr, de transformer de la tourbe en Epice, en y intégrant des vers écrasés et en hurlant du Ministry, ce ménestrel qu’elle aime tant. Comme le dit toujours Viviane, « putain, mais que cette petite conne est têtue ».

Dans la grande salle d’eau de la demeure de Viviane, où se réunissent les Vénérables Morues pour leur libations vespérales, l’atmosphère est irrespirable. Cette habitude détestable de faire brûler sarments et ronces pour purifier la carne graisseuse de ces dames… Ca daube sa mère. Dame Frénégonde, de plus en plus à la rue, raconte en beuglant à qui veut bien l’entendre ses visions apocalyptiques, y sont évoqués, en vrac, un mystérieux Saint Karcher, la grippe bréviaire et autres étrangetés. Saloperies de chrétiens… Depuis qu’elle a niqué un converti, un troubadour nommé Rodrigue, Frénégonde part grave en sucette. Fin’Amor mon cul.

Dans le bassin principal, sous l’eau, une session d’érotisme lesbien est organisée, histoire de se détendre avant que de recevoir la visiteofficielle des Guedins aux Yeux Azur. Honnêtement, ce grand raoût « sisterhood » à venir, ça fait chier tout le monde, mais les deux bigboss veulent mettre au point un réseau interdimensionnel de Pouffiasses à Super Pouvoirs, alors tout le monde s’aligne, et puis protester, bof, en réu interne personne ne moufte jamais, on sait bien comment ça se passe. Une fois le flattage de clito achevé, tout le monde flotte dans le grand bassin. On en profite un peu, parce qu’il paraît que les Bene Gesserit ont un rapport un peu spécial à l’eau. Tout le monde flotte. Les Dames du Lac sont en stand by.

Old par Kelaru le 13 Jan 2006

…

Tu es l’émetteur, je suis le transmetteur. L’art c’est pas moi, c’est toi, et ta vie qui me saute aux yeux, et ta façon de te percher dans mon crâne à cracher tes déroutes. Tu es l’art, je suis l’outil, tu es « ce qu’il y a de plus beau au monde ». En buvant du schnaps, je passerais des heures à basculer dans ton éternité. Rajoute-moi de la vodka. On reparlera de ta perennité, de l’onde minuscule que produisent tes pieds et les remous qui nous frappent chaque soir quand on ne se retrouve plus et qu’on s’achète nos visages.

le retour de Viviane Vog ?

« Le matin était sale et nos rêves s’y sont brisés.

Il ne reste plus rien des armées de la nuit… »

– A quoi penses-tu ?
– A Napoléon.

Old par Rodia le 24 Avr 2003

Je veux te prendre comme un animal
je veux te sentir de l’intérieur,

tu n’avais pas compris ?

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

(un brin de gauloiserie)

Fraicheur francophone
« Baisse ta jupe les jambes te gèlent. » : Être mal habillé quand il fait froid.

Chaleur francophone
« Chaud comme chez le diable » : Très chaud.

Old par -- Zan le 27 Nov 2002

some exclusive sodasound here…

Old par DrT le 23 Avr 2003

les amis d’Ivan Tourgueniev :
————————-
Joseph Mobutu Sese-Seko
Basher Mobutu
Prosper Isioma
Henry White
Mariam Abacha
Ken Odion
Tayo El Bakare
Peter Martins
————————-
du pognon pour tout l’été !

Old par igor le 17 Juil 2003

— Eating red soup I wonder why
I could have loved you sometimes
I’m not a dreamer anymore
I’m just a pisstank of your blood

Old par -- Zan le 16 Jan 2003

red merlan

common sole

une fois encore

je vais faire semblant

d’etre l’un des votres,

mes amis,

une fois encore,

je sortirai seul

et c’est seul

que je contemplerai les vagues

et le reflet de la lune sur l’écume

Old par M. Fox le 29 Jan 2003

Gü. recherche ses polaroïds (…)

Des portraits en tous genres

des posés-des volés-des supliés

des baisers-des osés-des branchés

des coincés-des allumés-des ratés

des objets-des bébés-des pépés…

3000 clichés semés

par Gü. en 2000-2004

combien seront ramenés

pour l’heureux tour du pola

du 07 au 31 janvier 2005 au bouquin affamé?

Vous ne pouvez pas vous déplacer ?

Envoyez vos polas de Gü. à :

Bouquin Affamé – « L’heureux Tour du Pola »

6 rue Dagobert – 92110 Clichy

Avec vos coordonnées

pour la restitution !

AVEZ VOUS CHEZ VOUS UN POLAROÏD DE GÜ.?

RAMENEZ LE AU BOUQUIN AFFAME POUR L’EXPOSER…

DU 07 AU 31 JANVIER 2005

VERNISSAGE LE JEUDI 13 JANVIER A PARTIR DE 19 H

Old par Gu. le 10 Jan 2005

JE VOUDRAIS BIEN SAVOIR

QUAND JE LE DECALOTTE

POURQUOI PAS DE POUSSIN

DANS MON OEUF A LA COKE

Old par felix le 27 Nov 2003

DICO ANGLICH-TOURGUENIEN

1.. Excuse me!……………………….Eille!
2.. I don’t believe it…………………Ben wéyon don.
3.. What’s new?………………………Pis?
4.. Check that out…………………..Garsa.
5.. Look at her……………………….Gar ladon.
6.. Look at him………………………Gar lédon.
7.. Do you believe me?……………Tume crétu?
8.. Do you think I care?…………..Quesse tu veux ksam fasse?
9.. Only………………………………..Yinque.
10.. With that?……………………….Aiskssa?
11.. Me and You…………………….Moé pis Toé.
12.. I’m gonna yell at him………..M’a y parler dans’l’casse.
13.. I’m gonna beat him up………M’a yarranger a face.
14.. I’m gonna beat you up………M’at crisser’n’volé.
15.. You’re kidding me!……………Vadontoé.
16.. It stinks…………………………..Ostid’câlisse.
17.. I was scared……………………..Jé eu a chienne.
18.. Get out of there………………..Aute toé d’la.
19.. Get out of here…………………Décâlisse d’icitte.
20.. What are you doing?………….Kessé k’tufai?
21.. I’m spaced out…………………Chudanlune.
22.. Right there………………………Drette la.
23.. Don’t go out of your way……Bawde toézempa.
24.. Let’say……………………………Meton.
25.. Can you believe it?……………Tatu d’javusa?
26.. Move your ass!…………………Anweille!
27.. It looks that way……………….Sadlairasah.
28.. I tell you………………………….Chtedi.
29.. I am so confused……………..Chtout fourré.
30.. I am so tired……………………J’cogne des clous.
31.. Look at that guy………………Chek moélédon.
32.. A lot of trouble………………..Un chârdemarde.
33.. It’s because…………………….Stacose.
34.. Anyway…………………………..Antéka.
35.. That’s enough………………….Stacé.
36.. See you later……………………Motte woère talleur.
37.. Relax!…………………………….Cammtoué!
38.. Damn…………………………….Viarge!
39.. She’s crying…………………….A Braille.
40.. Make believe…………………..S’faireacraire.
41.. I’m in trouble………………….Chu danmarde.
42.. This is it…………………………Datsitte.

Old par To le 17 Avr 2005

jouons à ball et à trapp

on commencera par se tapotter doucement sous le nombril.

dedans.

on ouvrira ensuite la bouche en levant la tête;

au cri de POOL !!!

les oiseaux devraient en sortir.

Old par Rodia le 28 Avr 2003

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

Soit, mais…

A trop roder on devient rododhendron
A trop gérer on devient géranium
A trop rêver on devient réverbère
…

Old par -- Zan le 17 Fév 2003

Minuit pile

Old par igor le 20 Oct 2003

« TrOp d’autiSme tue l’autiSme »

(…)

Old par Gu. le 23 Juil 2003


Pédicure, le plus beau métier du monde.

Une épine dans le pied.
Pharmacien : 5€ (achat pince à épiler). Intervention : tentative. Conseils : néfastes.
Médecin généraliste : 20€. Intervention : néant. Prescription : néant. Conseils : néfastes. Écoute : faible.
Urgences : 50€ (avec radio). Intervention : néant. Prescriptions : antibiotiques et béquilles. Conseils : néant. Écoute : néant.

2 semaines 1/2 après, la même épine dans le même pied, mais plein de pus.
Pédicure : gratuit. Intervention : immédiate. Prescriptions : néant. Conseils : utiles. Écoute : totale. + sourire + jolie + gentille.

allez, va…

Un son à très haute fréquence, que les tourgueniens peuvent entendre mais qui est inaudible pour beaucoup d’humains, se répand dans les salles de classe tourgueniennes comme sonnerie de téléphone psychique, au grand dam des professeurs.

Baptisée « tourgueen buzz » (la fréquence des tourgueniens) ou « Mosquitourgone » (la tourguenerie du moustique), cette sonnerie permet aux tourgueniens d’utiliser leur pouvoirs psychiques en classe sans que leurs professeurs puissent l’entendre.

Old par To le 26 Juin 2006

Old par Gu. le 04 Avr 2004

toi aussi, camarade tourguéniste qui ne sait pas quoi faire de son temps libre, au lieu de compter et recompter tes allocations chomage en euros, milites donc pour le droit des objets à disposer de leur destin!

toute la france manifeste:

li-bé-rez les ob-jets!

li-bé-rez les ob-jets!

Ce matin, je me suis éveillé en sursaut, couvert de sueur et tremblant

Je me souviens de ce meurtre commis étant enfant, je sais que tu t’en souviens aussi, on avait tout maquillé, t’en souviens-tu ?

Le cauchemar reviendra me hanter, j’en suis sûr, de plus en plus précis

Je n’ai pour l’instant que quelques images et quelques sensations

Tu as gardé tout cela pour toi, pendant toutes ces années

Je t’admire, je te hais

Tu n’aurais pas du porter ce poids énorme seul

Je me demande encore qui nous avons tué, j’entrevois comme une photo mais elle est trop floue pour que je puisse voir de qui il s’agit

Par contre, l’odeur de notre vieux parquet branlant est là et je sens aussi le poele à mazout, cette antiquité d’un autre age

Depuis quelques heures que je suis éveillé, mon coeur se calme à peine

J’ose à peine essayer de me replonger dans ces souvenirs

Je n’imagine pas comment on a pu s’en sortir toi et moi

J’espère et je crainds à la fois la nuit où tout me reviendra en mémoire d’un coup

pourrais-je encore trouver le sommeil ?

Old par M. Fox le 05 Oct 2003

Et si je vous disais que je vous AIME?




l’ogre est à Paris, la créature a un an, rien ne bouge et poivrons verts.
Old par igor le 23 Juin 2003

mystique-moi —

complique-moi l’amour mon dieu my god alambique -moi fais-moi vapeur mon dieu my god n’ai pas peur distille-moi du liquide au gazeux envoie-moi plus loin très haut dans les cieux alchimiste de mon désir mon dieu my god l’amour complexe c’est la formule qui me rend belle mon dieu my god plus tu m’enchevêtres plus je me substance essentielle

un prénom tout pourri mais un corps exemplaire ma chérie

Old par felix le 09 Août 2004

Old par M. Fox le 19 Mar 2003

– Non, rien…

Old par ... le 28 Juin 2007

cui!

Old par Gu. le 12 Avr 2004

Parole vaine du héros
#7
Héros car je m’invente sans cesse, je n’ai pas de seuil,
je ne contiens aucune essence, aucune rareté,
aucune singularité ; héros car cela ne me satisfait
pas mais cela me regarde — plus jeune ceux que j’aimais, je souhaitais
leur prendre leur ame, leurs pantalons, leurs femmes ; h&eacuteros,
puisque je conçois la vie comme l’invention de soi à chaque fragment
de temps insensible aux communs,
(betise du temps soi disant partagé !) ;
héros, car le désir de construire l’emporte
sur le chaos (si séduisant soit-il) ; héros,
car j’ai beaucoup de taches à accomplir ;
héros, en fin car il faudra qu’au bout du compte
cette entreprise touche aussi ceux que ne je connais pas.

et bangs…

 » ce dont nous avons besoin, c’est… prêtes à passer pour des imbéciles, à faire le grand plongeon et si nécessaire à se comporter de telle sorte que leur public ait honte pour elle, aussi longtemps qu’il ne leur reste plus le moindre lambeau de dignité ou d’auréole mythique. Parce qu’alors tout le foutu édifice prétentieux de l’industrie du…, si suprêmement ridicule, lancé pour piquer du pognon en arnaquant les kids et en encourageant des fantasmes de puissante culture jeunes s’effondrerait, et avec lui les carrières des non-identités sans talents qui s’en nourrissent »

le récitant : anyway, the times they are a-changin’.

Old par igor le 20 Juil 2003

le récitant : j’achète un E.

Old par igor le 03 Fév 2005

Tourgueniev vous parle de Spoke ce héros

Old par Gu. le 10 Mai 2003

nEwcUT

Old par Gu. le 18 Août 2004

l’éviscération quotidienne du Docteur Shioran

les infos de l’AFP nous fournissent chaque jour des listes interminables de victimes à décapiter et à écarteler au cours de la Terreur qui suivra la Révolution prochaine.

le Docteur Shioran choisit chaque jour, dans cette masse de faux-prophètes et d’assassins par procuration, celles qui méritent d’être éviscérées sur la place publique.

aujourd’hui…

Le livre d’Eva Joly dans le peloton de tête des ventes

(…) le livre de la magistrate, aujourd’hui en disponibilité, est troisième des meilleurs ventes derrière le nouvel opus des aventures d’Harry Potter et « Guérir le stress, l’anxiété, la dépression sans médicaments » de David Servan-Schreiber.

éviscération sans condition de tous les lecteurs de ces deux dernières merdes (et ils sont nombreux)

Le livre d’Eva Joly qui a instruit l’affaire Elf entre 1994 et 2002, décrit le climat d’un dossier hors-normes, « le premier qui se rapproche de la République occulte », et la découverte « d’un monde souterrain qui échappe à la justice ordinaire ». Eva Joly, Française d’origine norvégienne, aujourd’hui conseiller auprès du gouvernement norvégien, affirme dans son livre avoir fait l’objet de menaces de mort.

éviscération sans condition de tous les sous-fifres débiloïdes qui ont été payés comme les chiens puants qu’ils sont pour envoyer des menaces de mort à quelqu’un dont ils ne savaient rien, tout ça pour conserver leur place de misérable esclave sans couille et mettre un beau costume orné d’une belle carte de visite devant leur femme aussi conne et criminelle qu’eux.

le Docteur Shioran vous remercie de votre attention.

ANTONIO – Que la faveur de tous les dieux aille avec toi! (Sort Sébastien.) J’ai de nombreux ennemis à la cour d’Orsino; sans quoi je t’y rejoindrais bien vite… Mais advienne que voudra; je t’adore tellement que le danger me semblera un jeu, et j’irai…

Old par M. Fox le 22 Mai 2003

culte de la personnalité - menton volontaire - oeil vif - regard intelligent - un battant

« là ici »