les nuits sont trop courtes

le récitant : Tourgueniev ce héros, l’imposture finale, tient à remercier tout les tourguenistes et amis divers. Le récitant veut quant à lui remercier sa maman, son papa, sa fiancée, sa famille (étendue), les chats, le tamanoir du pot de fleurs mortes sur le balcon, les producteurs univers sale, les attachées (au radiateur) de presse, les petits enfants jetés à l’Ogre, les grands enfants qui devraient grandir un peu, ceux qui confondent vieillir et devenir cons, Camilla où es tu, Bob la magouille et sa formule 1, le récitant toujours lui veut remercier toi fidèle lecteur, occasionnel de passage parfois jours après jours souvent (ou pas), qui a cherché du sens, combattu la fiction collective aliénante, déconstruit reflexes automatisés tévé, remercier aussi particulièrement la sentinelle, celle qui habite dans la télévision, celle qui décroche les oiseaux morts de son cerveau épileptique, le récitant, nice and smooth, porte aussi un badge blanc, pisse sur dantex et les chemisettes brunes hautes et fortes, le récitant va maintenant sortir sur le balcon en espadrilles trouées et prendre un peu la pluie, lever les bras au ciel, bullet time sur la pluie qui tombe sur son front, bouclettes noires, crane rasé, (la mort) au choix et vive le feu, sortez dans la rue, posez vos tévés dehors, elles méritent aussi un peu la pluie, vos hauts parleurs à la fenêtre, un gros dub puissant, les infra-basses à fond, faites trembler les viscères (Sous ce nom on désigne en principe les organes des cavités crânienne, thoracique et abdominale, mais plus spécialement ceux qui sont logés dans la cavité abdominale et servent à la digestion) des voisins, nice’n smooth, respirez l’odeur du bon esprit de l’Amour, hum, surtout ne pas me relire (pour changer) et bien sûr merci à chryde pour la cerise sur le gateau du grand n’importe quoi, enjoy !

Old par igor le 01 Mai 2006

toi aussi, camarade tourguéniste qui ne sait pas quoi faire de son temps libre, au lieu de compter et recompter tes allocations chomage en euros, milites donc pour le droit des objets à disposer de leur destin!

toute la france manifeste:

li-bé-rez les ob-jets!

li-bé-rez les ob-jets!

mon petit volcan,

tu n’es qu’éruptions et désastres
et je reste là,
admirant ta lave…

Old par M. Fox le 18 Oct 2002

[POINTS DE RETRAITE] roman à publier à heures fixes (2.056)

lucienne s’épile les poils du menton
devant le miroir rond au-dessus du téléphone
dans le couloir
augustine écrit à Télé7jours, assise au salon
elle a changé de chaîne, alors que lucienne
écoutait les dialogues d’Amour Gloire & Beauté
depuis le couloir
lucienne grommelle mais assise au salon,
augustine feint de ne rien entendre

lire la suite

Old par ... le 10 Mar 2005

je viens de voir « la jetée » de Chris Marker
(comme PNPLMN ?)
et je repense à un vieil album des X-men
où pour changer un futur ravagé
par la guerre et les camps
les héros décimés en 2013 envoient
Kitty Pride Raspoutine
vers 1980 pour modifier le passé
et changer les voies offertes.
déjà discutant avec Maurice G. DanteX
de « Babylon Babies », les liens
avec les X-men nous semblaient
évidents et essentiels.

Old par igor le 13 Avr 2003

Maximo Bambavilla, ce héros

Old par maximo le 11 Nov 2003

le récitant : toujours rien.

Old par igor le 12 Avr 2004

just the ordinary
heavy metal chunky junky

(candidats à la déité)

Old par -- Zan le 10 Jan 2003

Autologie, un retour.
Et vint à lui cette idée désarmante
Laquelle ?
Avalée.
« Si écrire ce n’est ni dire, ni nommer, on est mal barré »
Rire (doucement.)
Digérée
Restituée
Sauvée
Michaux : « Je n’écris pas pour construire, juste pour préserver. »
Le silence entre les mauvaises pensées du héros me fatigue.
Indigestion.
Se relire à la gueule de bois.
Et puis exposer tout cela : obscène !
Se réfugier dans les livres des autres ;
dormir dedans, faire l’amour
dans les marges.
Il faudrait qu’à partir de ces notes, on puisse déduire
un certain nombre de choses sur lui.

Ecrire à blanc comme tirer à blanc off course !

SCOOP : La planète Terre vient d’être envahie par une armée de fourmis compulsivement mythomanes.
La NASA, l’Office des Amis des Insectes & la Chambre des Lords de Papouasie invitent les populations à cacher leurs pots de confiture.

Old par Rodia le 09 Juil 2002

I want to see girls’ room
Like when I was a teenager

Post-report


je pense que l’administration Bush ne sait pas
ce que je sais à propos des photos de petites filles
que Mr G. cache dans le deuxième tiroir (en partant du bas)
de droite de son grand bureau (sous le dossier ONU).

Old par igor le 13 Mar 2003

Il m’arrive de rater un bus.

Old par Rodia le 04 Avr 2003

Le langage du héros vaste problème.
Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion,
communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans
me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en
train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ;
moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère,
grave, catastrophique, touchant, aimable ?

Tout à la fois ? Plutot se perdre.
Le héros fonctionnera pas à pas.
« Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! »
Le héros ne devra pas comparer le langage &agrave un monde
car il n’est pas po&egravete.
Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, &agrave de grands récits.

(Langage monstrueux, imagin&eacute, volé, inventé, combiné, mélangé.)

J’étais à ma toilette – j’ai entendu bruisser les hautes fougères
J’ai ralenti mes gestes.
Et puis j’ai aperçu tes côtes saillantes courir à travers les taillis.
J’ai séché longtemps au soleil.

Old par -- Zan le 26 Déc 2002

a quoi sert d’avoir un nom

puisque seul m’importent les oui.

« Les deux oeufs que je m’apprêtais à mettre à bouillir dans une casserole d’eau pour mon repas quotidien glissèrent entre mes doigts et s’écrasèrent sur le sol. C’était les deux derniers de mes réserves, et je ne pus m’empêcher d’y voir la mésaventure la plus cruelle, la plus terrible qui me soit jamais arrivée. Les oeufs avaient atterri avec un affreux bruit mou. Je me souviens d’être resté pétrifié d’horreur tandis qu’ils se répandaient sur le sol. Leur contenu lumineux, translucide, s’infiltrait dans les fentes du plancher, et soudain il y eut de la morve partout, une flasque visqueuse avec des bulles et des bouts de coquilles. Par miracle, un jaune avait survécu à la chute, mais quand je me penchai pour le ramasser, il glissa de la cuiller et se rompit. Il me sembla qu’une étoile explosait, qu’un grand soleil venait de mourir. Le jaune s’étala sur le blanc puis commença à tourbillonner, pour se transformer en une vaste nébuleuse, débris de gaz interstellaires. C’était trop pour moi – la dernière goutte, impondérable. Quand ceci s’est passé, je me suis assis, vrai, et j’ai pleuré. »

Moon Palace, P. Auster.

flebeleb !!!

il est trop tard à présent,

les dragons ne passeront plus.

Old par M. Fox le 19 Jan 2003

Debout ! cours cours cours cours cours !
STOP.
Regarde.
Écoute.
Fronce les sourcils.
Inspire.
Repars !
cours cours cours cours !!!
Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi …
Tu t’ENVOLES !
Ne crains rien. Laisse faire.
Plane un peu
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Bien. Redescends sur ce courant.
Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte.
Allez. Pose-toi là.
Fin de la première leçon.
(C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)

il est incencé de perdurer ainsi

(…)

je le dis

(…)

je veux le faire

(…)

j’en suis capable

(…)

alors action !!!

Old par Gu. le 09 Juil 2003

soit dit sans prétention, mais avec un peu de nervosité :
j’ai jusqu’à 17 heures pour sauver le monde.
souhaitez-moi bonne chance.

AJ-AP

Qu’est-ce qu’on s’emmerde ici!

Everything’s ok !

neither glasses

nOr cOntact lences

my eyes hurts

feeling blind

fucking screen

I must be mad

(…)

Old par Gu. le 11 Sep 2003

Nothing says « I can kick your ass » quite like a camo muscle tee does. Designed for chicks, our tight-fitting green camouflage sleeveless top features reverse stitch raglan shoulders, green binding at edges, and reverse stitching at hem.

Old par D.b le 30 Juin 2003

il est 17:39

Le magicien faiseur de courants d’air était là, au haut de la colline et pouvait me voir jouir de ses tours. Je levais vers lui mon visage luisant de sueur et de mon regard inondait de brûlures son sexe impatient. Mais mon amant n’était point venu pour cela. Il fit un geste du bras, qui découvrit une armée de bandits sanguinaires sur leurs chevaux couleur enfer. Cette armée assoiffée fondit sur la foule égayée par le vin, et à coups d’épées chauffées sur les braises décapita ma famillle et mes convives. Mon mari officieux est bien le plus brave de tous. Il vient jusqu’à ma fenêtre et me somme de descendre. Je ne peux que lui obéir. Tremblante à la fois de peur et de désir, je le rejoins. Il me prend sur le corps de mon père, et nous glissons dans le sang. Je hurle à la vie. Et fête la mort de l’ennui.

à la mode, à lamode…

Old par -- Zan le 03 Juin 2003

ever

and

never

were

ever

together

never

was

a

brother

for

ever

and

ever

liked

never

(…)

Old par Gu. le 13 Déc 2004

Saint Grégoire
Nicolaï vient de péter la mise en page,
ça va pas être facile pour ceux qui
écrivent des phrases longues
sans sauter des lignes à la mano
enfin moi je m’en fous, je sais plus
en faire des phrases longues
entraînant un mal de tête et des torticolis
aux lecteurs avachis dans le canapé-trouvé
et qui picolent/rigolent en avalant champis
et ecstasy, les pauvres, moi je les plains et
je voudrais pas être à leur place :
Lecteur ce héros.

Old par igor le 03 Sep 2002

en toute circonstance… rester glamour

Pages du h&eacuteros (à la campagne)
Le corbeau vient de me regarder ouvrir à
nouveau les paupières, d’un air &eacutetrange,
j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme
(aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ;
si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné
quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre.
Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord
pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté
que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ;
il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer,
je ne lui ferai pas de mal, je suis l&agrave en ami, sans sciences,
je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues.
Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ?
Et pourquoi surtout résister ?
La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà
prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse
et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à
partir d’un si paisible paysage.

LA MORT EST ADHÉRENTE FNAC !

Old par DrT le 10 Mai 2003

le récitant : je suis le nouveau messie.

Old par igor le 12 Avr 2004






non non je suis très content

de mon studio-neo-cheap-à-pilotis

seulement pas de chance

je suis au 2e tout à droite

là où ils ont monté la porte à l’envers

du mauvais côté de l’escalier

c’est surtout dangereux quand je rentre le soir

un peu gris



sinon c’est moderne




Old par -- Zan le 04 Juin 2003

Virginie

Old par M. Fox le 07 Juil 2003


je croyais à l’orgone contre le vent comme nouvelle energie non polluante
mais la vérité est que le vent est plus fort que l’orgasme.

Old par igor le 19 Fév 2003

 » La maison de Tourgueniev est à nouveau menacée par la mairie de Bougival. Pouquoi tant d’acharnement sur une datcha qui ne prend pas beaucoup de place et nous fait honneur? Les maisons d’écrivains – celle de Mallarmé à Vulaines-sur-Seine, celle de Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups, à Chatenay-Malabry, ou le chateau de Dumas à Marly-le-Roi – sont moins encombrantes et ruineuses à entretenir que nombre de vieilles églises. Peut-etre lit-on moins Tourgueniev qu’avant, et on a tort. On croit moins en Dieu aussi apparemment, mais il est plus facile de secourir Tourgueniev que Dieu. Ou alors l’éternité n’a plus de sens. (…) »

Michel Braudeau – Libération du 17 Novembre 2002

Old par M. Fox le 19 Nov 2002

toute faim a une chose

J’apparais

Pourtant

Ma disparition

Est imminente

Sophilosophisme extatique !

Je me retourne, cette exclamation en pleine rue fauchant toutes les pensées qui s’agglutinaient lamentablement dans la partie la plus endormie de ma cervelle somnolente

Derrière moi, à quelques métres, se tient un clodo -pardon un sans domicile fixe- de la plus pure espèce, souriant de sa bouche édentée

La suite, un café, une longue discussion à batons rompus et une journée qui commence bien.

Old par Rodia le 14 Nov 2002

Zan, attention à ne pas tomber dedans quand tu vomis dans les toilettes

Old par -- Zan le 09 Juin 2003

et moi ? je suis représenté par quelle couleur ?

est-ce que vos démangeaisons se sont calmées ?

Old par M. Fox le 04 Mar 2003

Tourguenisme, pratique rituelle de manger de la chair humaine, phénomène social observé dans certaines sociétés traditionnelles. Le terme  » Tourguenisme  » provient de Tourgueniev, le nom espagnol d’Indiens des Caraïbes qui avaient la réputation de manger des êtres humains et vivaient dans les Antilles à l’arrivée de Christophe Colomb. La pratique du Tourguenisme fut attestée dans de nombreuses parties du monde. Certains témoignages laissent penser que le phénomène remonte à des temps aussi anciens que le Néolithique. L’Historien grec Hérodote ainsi que d’autres auteurs de l’Antiquité décrivent quelques peuples qu’ils qualifient de Tourguenes. Au moyen Âge, le voyageur italien Marco Polo rapporta que des tribus, du Tibet jusqu’à Sumatra, pratiquaient le Tourguenisme. Le phénomène fut relevé également chez de nombreux Indiens d’Amérique du Nord, en particulier dans les tribus de la côte ouest du golfe du Mexique. Jusqu’à une époque récente, on pensait que le Tourguenisme existait en Afrique centrale et occidentale, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Mélanésie, à Sumatra, en Nouvelle-Guinée, en Polynésie et dans des régions éloignées d’Amérique du Sud.

Old par igor le 01 Fév 2004

Kerry Kerry Kerry

Plutôt la chose de soi en juste retour…

Old par Gu. le 30 Avr 2003

« I ‘ll buy you flowers
like no other girl did before »

en anglais ?

Old par igor le 06 Mai 2002

4 :: blanklaunch

Vive le feu

Une raya de bambins livre aux flammes leurs landaux
Une ribambelle de nains foutent le feu dans l’métro
Une armée de gamins qui brûle les magasins
Trois millions de lycéens carbonisent leurs bouquins
Une concierge allumée fout le feu au quartier
Le président fêlé enflamme l’Elysée
Trois secrétaires en chaleur calcinent leur directeur
Une tribu de bonnes soeurs incendie l’Sacré-Coeur
Laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï…
Un trio d’grands brûlés fait exploser l’hosto
Et 5000 chimpanzés dynamitent le zoo
Des rastas éclatés, c’est chaud dans le ghetto
Les feux dans la cité brûlent pour Géronimo
Des soldats cannibales rôtissent leur général
300 patrons qui craquent font sauter la baraque
Et un vieux bonze chinois se pétrole le minois
Le froid tue la fillette qui n’a plus d’allumettes
Les hooligans des stades préparent les jerrycans
Les jeunes chômeurs s’la donnent aux cocktails molotov
Des iraniens enflamment le corps de l’oncle Sam
Des squatters s’tapent un boeuf autour d’un grand feu d’keufs
Une gang de pyromanes se croit au paradis
Les pompiers en ont marre c’est la grève aujourd’hui
Il y a le feu partout c’est la fête des fous
Il y a le feu partout viv’ le feu viv’ les fous!

Old par igor le 04 Nov 2005

your meat is mine…well…

Tortue tordue qui mange de la laitue lisse.
Twisted tortoise which eats smooth lettuce.

du haut de cette colline où abondent les bruyères,
on aperçevait le fleuve gris
et les reflets du soleil couchant sur celui-ci
jouaient dans nos ombres et nos esprits

Old par M. Fox le 01 Mai 2003



another broken heart

Ils fuient vers Toronto parce que le tournage du film est terminé et qu’ils ont pris cette direction… Merci de m’aider à trouver un titre!

P.S. Je garde l’idée de tourner un road movie sur l’incommunicabilité aux Monts Chics-Chocs pour cet été toutefois… ;-)

Jamais été aussi dingue d’un mec

Envie de rire

Envie de pleurer

Le diable est laché

à quoi bon tomber amoureuse ?

Old par M. Fox le 08 Sep 2003

…comme on a pas le choix, il nous reste le coeur!
Tu peux cracher même rire, mais tu le dois
à ton étoile…

hey come on little sister
let’s go up to the moon
she said « honey i don’t care
and i want no lies ».

Let’s swim out tonight, love
It’s our turn to try
Parked beside the ocean
On our moonlight drive

so listen pretty babe
why don’t we jump in any train ?
to draw nearer to the storm
she said « i don’t like rain »

Easy, I love you
As I watch you glide
Falling through wet forests
On our moonlight drive, baby

Old par igor le 04 Mar 2003

skier à paris.

tam tam tam
la terre n’a pas tremblé, rien n’a changé aujourd’hui
je me trompe de supports, mais ce n’est pas grave, c’est du travail fait pour plus tard.
réajustements: attendre de comprendre le mot qu’on lit, tirer dessus et là, pouvoir parler.
pour l’instant je tâtonne sur la côte avec mes pieds, et je creuse des petits trous où l’eau entre en tourbillons.
c’est beau et c’est hypnotique.
la migraine occulaire me sauve, après deux trois jours de ça, j’aurai envie ce me semble, d’action.
le moteur tourne… action!
« Qui veut venir passer quelques jours avec moi à Madrid en janvier? »
tu étais parfaite poulette

FULGUR O’POINGS – BAZIN ZERO

L’humeur maux Sade.

La nuit l’ennui.

L’ennemi n’est le mien.

Le matin luit.

L’hurleur mots Sade.

Old par To le 12 Sep 2004

A l’ENVERS, MON AMOUR

craché par  » i don’t know who yu’re » edited by Gü.

Old par Gu. le 08 Nov 2003

LE PROBLEME DE LA RECIPROCITE

« Les garçons veulent juste coucher avec les filles. » (Bruno de Stabenrath dans Paris Obs du 18 au 24 mars 2004)

Old par JLB le 19 Mar 2004

le récitant : une année de plus c’est comme une nouvelle façon de sortir en courant d’une niche divinement peinte en bleu.

Old par igor le 18 Déc 2003

Merde Douteuse Macule l’Asphalte…

Old par Gu. le 25 Mar 2003

elle dit qu’elle l’aime. il dit qu’il l’aime beaucoup. elle pleure. il ne veut pas la faire souffrir. elle pleure. il l’embrasse. elle sourit. il est triste et sourit aussi.

Old par M. Fox le 01 Mai 2002

Alors vous dormez finalement ?

Il n'y a pas de personnages sur Internet, il n'y a que des legos
Hey Bart,
I’ll trade you this piracetam
for a cup of your
deeee-licious coffee !

Old par igor le 24 Juil 2002

Nuit.
Oui, pub-de-soi-auto-promo-
ou parodiant
le héros =
AUTOLOGIE.
Ivresse, mitigée.
Que s’est-t-il passé ?
— La java.
(Mon secret sur drames.)
IL a rencontré celle
qu’il n’aurait pas du voir,
par hasard, alors
qu’il existe à Paris
dix mille boites pour danser.
Conversation.
— Qu’est-ce que tu fous là ?
— Ambiance latino molo.
— Romantico solo.
— Crazy old times.
La jeune fille que le héros n’a pas
vue depuis des lustres, se pavane et conserve
son accent américain, et avoue que
les filles de Boston ne sont jamais polies.

Secret violé
Errements dans Paris avec A. qui le console
comme elle peut.
Paroles.
— N’importe quoi ?
— Poursuivre des fantômes n’est pas un hobby.
Avant.
— Quel temps ?
— Celui des causes…
— Bof : tout un roman, notices etc. trop de fatigue pour
rendre compte d’une situation banale.
— Et alors ?
— Auto-promotion, propagande d’une âme.
— La vendre ?
— Oui.
— La partager.
Inanité

Marier son âme au diable.



Old par Rodia le 10 Mai 2003

(part 3 : the K-Roline post-report)

Old par D.b le 17 Fév 2004

Ca va secouer le desert

no hope no peace
no war no pain
Old par igor le 13 Nov 2003

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps

Old par D.b le 24 Juil 2003

encore un jour enfui
sacrifié sur l’autel du néant
ô samedi je n’avais rien contre toi
mille excuses pour tant d’ennui,
je n’ai pas su faire autrement.

Old par M. Fox le 21 Avr 2002

Rapport Anti-circonbulle n°0202-15

une nocturbulle de petite taille a été localisée, quelques heures durant, psychostiles – bioluminescence activée compte tenu de la quasi-obscurité de l’environnement sociétal, focales braquées sur le degré de résistance, l’ordre des collisions, la haine segmentée, sur des peurs justifiées et des épuisements quotidiens – nous craignons qu’un réel échange ait eu lieu au sein du sous-groupe bullaire en question, mais pensons toutefois que tout n’a pas été dit. Comme à chaque fois.

Old par ... le 17 Avr 2005

Old par Rodia le 23 Avr 2003

« La question qui revient sans cesse sur l’obligation pour un tourgueniste de ne pas retranscrire son nom donne souvent à lire ou à entendre d’étranges choses. Cela peut aller de la simple prohibition automatique à la raison la plus occulte qui soit. La vérité est ailleurs, et il suffit de se plonger dans les racines du tourguenisme et de l’Ecole Hélicoïdale Molletonnée pour le comprendre. Nous essayons de décrire très brièvement quelques pistes qui devraient être suivies par nos derviches tourguespires. Mais entrer dans un tel egregore implique de conserver à l’esprit que si l’on cherche à percer les mystères de la Spire, l’on se doit de le faire dans le respect des hélicoïlinks car le paradigme tourgueniste veut que le Spirosyndrôme Circonbullaire soit chargé de la puissance de la création de l’univers lui-même. Le tourgueniste pense que le nominalisme interventionniste n’est qu’une permutation de la rosace bloguistique. Mais par référence à la sémantique habituelle, la carte n’est pas le territoire. Or cette occultation, si elle est mal comprise ou mal dirigée, peut être destructrice pour le tourgueniste. Osons donc méditer sur le nom, mais dans le souvenir du respect et de la crainte du pouvoir qui est en lui. Sans déconner.

D’ailleurs, depuis la parution du livre « Tourguaos : making new science » de Sikorski en 2009, cette science est en effet en voie de former un nouveau paradigme qui influence plusieurs secteurs de la science traditionnelle. Comme le mentionne Sikorski (ibidem) : « Avant 2007, aucun livre de prospection nexialiste ne contenait le mot fractal ; en 2015 je pense que l’on ne trouvera pas un livre de physiopsychomancie qui ne contiendra pas ce mot ». Cette nouvelle science appelée communément science de la complexité ou tourguenisme, a vu le jour dans les années 2000 et s’est développée notamment grâce à la puissance de calcul des nouveaux ordinateurs, aux réseaux de télécommunications multiplexés, et aux interfaces allégées. Elle regroupe actuellement plusieurs courants qui partagent notamment le fait de reconnaître le rôle du tourguenisme dans la genèse de la complexité. Trois tendances majeures s’appliquent a ces théories, qui sont : l’étude des systèmes dynamiques bullaires et chaotiques, à partir des précédentes modélisations des systèmes complexes comme la météo ou l’économie (toodidoo). La deuxième s’intéresse à l’auto-organisation des systèmes bullaires, réseautale, intersticielle, dans laquelle on peut inclure les structures dissipatives, les gigognes gidouillesques, et l’implémentation structurelle qui segmente les sous-groupes en circonbulles, nocturbulles, corticobulles et bulles. La géométrie fractale se caractérise par son invariance d’échelle, c’est-à-dire le fait de retrouver la totalité dans la partie, peut importe à quel niveau on observe la structure. Vous me suivez.

Mais malgré tous ces développements, il existe une confusion primordiale autour du terme « tourguenisme ». Selon Sikorski, on retrouve plus de trente-et-une définitions différentes de sa complexité spirale. Autant dire qu’on entre pas là-dedans comme dans une bibliothèque verte, vérole. »

Pr. Drunnörst Gulkstra-Grüll, préface au « Codex Troglodidactique de Tourguenisme Appliqué », mai 2009.

Old par ... le 24 Avr 2005

C’est…

ils séduisent tes yeux, j'aime bien quand tu

Ah tu sais sage amazone,
notre destin ne sera jamais rassasié.
L’impatience n’est pas pour me déplaire
et serai aussi prévenant que possible
toutes les fois en fievres pulsions
que tu me demanderas d’en rajouter
_______ une de plus

surfaces / nouvelles / 3ème livraison

je suis dans la file
devant moi il y a trois personnes
derrière moi une personne vient de s’aggréger à la queue
mon regard glisse des menus lumineux au dos de la personne devant moi
la personne qui était en train de commander est servie
elle prend son plateau et dégage la place
un pas
plus que deux personnes
le brouhaha m’empêche d’entendre ce que commande la personne dont c’est le tour
en même temps je m’en fous
je suis en train de réviser de répéter le menus que je veux
un menu chicken wings avec coca
il me demandera normal ou xl
je répondrai euh normal
euh comme si j’hésitai alors que je sais
pour me faire croire que cette conversation est de l’ordre de l’improvisation alors qu’elle n’est qu’une suite de stimulus et de réactions parfaitement codifiés
la personne qui commandait part avec son plateau
un pas
plus qu’une personne devant moi
maintenant je peux entendre la commande
même si je m’en fous ça marque mon oreille puis mon cerveau
un quick’n’toast et un sprite en xl
l’employé se retourne pour attraper un quick’n’ toast
il va chercher les frites
il dépose tout sur le plateau
vous payez par carte ou espèces
espèces
le type sort de son portefeuille un billet de dix euros
l’employé attrape le billet le range dans son tiroir caisse récupère de la monnaie fourre la monnaie dans la main du type en même temps que le ticket de caisse
bon appêtit bonjour monsieur
il dit ça dans la même phrase sans laisser le temps au type de dégager
je réponds bonjour je marque une courte pause pour laisser le temps à l’autre l’employé attend sans rien manifester
bonjour je répète
je voudrai un menu chicken wings en normal avec coca s’il vous plaît
il me regarde il tapote sur son clavier il me demande
menu vous m’avez dit
oui
normal avec coca c’est ça
oui oui
sur place ou à emporter monsieur
euh sur place
sur place très bien
il me tourne le dos pour aller mettre en route les ailes de poulets il les sort d’un sac congelé et les verse dans de la friture au passage il installe un verre à coca sous le bec de la machine il repasse devant moi pour aller ramasser les frites dans un petit sac en papier quand il les pose sur mon plateau le coca est rempli il le couvre et le pose aussi
 on vous apportera le reste à table si vous le voulez bien
d’accord je dis mais c’était pas une question
vous réglez par carte ou espèces
euh par carte
par carte ok
il prend ma carte tape un truc sur l’appareil enfile la carte me tend l’appareil
vous pouvez saisir votre code monsieur
taptaptaptaptap
code bon
paiement accepté
l’employé me reprend l’appareil
il crache deux tickets l’employé m’en tend un avec la carte
il me donne aussi le ticket de caisse
voilà allez vous installer monsieur on vous apporte le reste à table bon appêtit
merci au revoir
bonjour
ce n’est pas à moi qu’il parle
je pars avec mon plateau et constate qu’il a oublié de me demander quelle sauce je voulais avec mes ailes de poulet
j’ai la flemme de retourner me plaindre
je cherche une table vide c’est pas ça qui manque à cette heure ci
je m’assieds à une table pour deux personnes
je me relève pour aller chercher des serviettes
j’attends un peu en bouffant quelques frites et en aspirant à la paille une gorgée de coca pas assez pétillant
je regarde autour de moi
rien de spécial à observer je me fais un peu chier je n’ai pas vraiment faim la prochaine fois j’achèterai un magazine j’aurai peut-être l’air moins con
 il n’y a pas grand monde et en fait les gens m’intéressent pas trop
je me dis encore une fois que la prochaine fois j’achèterai un magazine
je reporte mon attention à mes frites
j’en mange une
le vendeur s’approche avec le plateau
il dit les wings c’est pour vous je réponds oui
il pose le truc sur la table me dit bon appêtit puis s’éloigne
je déballe les wings
je me rends compte que j’ai oublié les serviettes
je me lève je vais en choper deux je reviens je m’assieds
j’attrape une aile de poulet
je souffle dessus pour la faire refroidir
je mors dedans c’est bon même sans sauce
j’aspire une gorgée de coca ça laisse des traces grasses sur le bord du gobelet
là je me dis merde mais je voulais un sprite
alors je fouille ma mémoire pour savoir si c’est moi qui ai commandé un coca ou si c’est le serveur qui s’est planté
j’en conclus que c’est moi
j’aime pas la trace grasse que laissent mes lèvres sur le coca
je m’essuie les mains avant de bouffer une frite je me dis aussitôt que c’est con de s’essuyer avant de bouffer un truc sale
je relève la tête
j’aperçois un type entrer et marcher comme un caïd avec deux de ses potes vers le comptoir
il a un truc à la main
c’est une arme
merde il a une arme
il la range dans son jogging
je sens mon estomac se nouer mon coeur accélérer d’un coup j’ai plus faim j’ai juste envie qu’il ne me voit pas
je regarde sans avoir l’air de regarder
j’ai l’air d’un con d’un con et d’un trouillard je le sais ça me rend encore plus trouillard encore plus con
on dirait que les trois essaient d’embrouiller la serveuse
les deux petits cons lui parlent tous les deux en même temps elle elle a l’air d’avoir la trouille
l’autre est un peu en retrait il profite du spectacle on dirait
il met la main à la poche putain pourvu qu’il braque pas la caisse je veux pas être témoin de ça je veux rien avoir à foutre avec lui
je retourne à ma bouffe je me force à pas regarder
je bois une gorgée de mon coca j’ai les yeux baissés
je bouffe une poignée de frites elle ont un peu refroidi
je bouffe une aile de poulet elle est juste chaude comme il faut
je m’essuie les doigts sur la servitte je reprends une gorgée de coca
j’entends un raclement de chaise tout prêt de moi
je n’ose pas relever la tête de peur que ce soir le connard de la caisse
j’ai la trouille mais je préfère quand même relever la tête
c’est lui de dos assis sur une chaise en train de mater la salle il me tourne le dos il regarde ses copains qui sont toujours en train d’embrouiller la serveuse sans client derrière eux putain je me demande ce qui se passe je me demande vraiment
là le connard sort son flingue
merde il sort son flingue il le regarde je regarde autour de moi personne ne le voit à part moi putain qu’est-ce qui se passe bordel un peur horrible m’envahit m’envahit d’un coup
il le tripote comme un porte clé moi je me dis putain personne le remarque comment ça se fait comment ça se fait j’ai envie de me tirer de me tirer de me tirer putain si je me lève je vais en prendre une je suis déjà en train de flipper comme un gros con j’ai peur de mourir juste ça comme un gros con peur de mourir c’est tout c’est tout c’est tout mon coeur bat trop fort j’arrive à peine à respirer j’ai trop peur il reste de la place pour rien d’autre je sais pas quoi faire nom de dieu de merde je sais pas quoi faire je veux juste pas mourir je me dis si ça se trouve le pétard c’est un faux mais si ça se trouve c’est un vrai comment savoir je veux pas savoir je m’en fous je veux juste me tirer me tirer putain mais comment ça se fait que personne le voie son flingue ils sont con ou quoi les gens merde
 il se lève rejoint ses potes au comptoir il range le flingue
je me lève aussi je laisse mon plateau à moitié bouffé je me tire lentement
je quitte le quick
je me mêle à la foule du centre commercial
j’aperçois un vigile
j’hésite à aller lui parler
finalement je vais regarder les dvd à la fnac
au bout d’un moment je suis plus calme
le lendemain je feuillette le journal
il n’y a aucune allusion à ce que j’ai vécu hier
je marche dans la rue
je remarque une copine qu’est-ce qu’elle fait là je me demande
elle a l’air de discuter avec un type elle regarde un peu partout comme si elle s’emmerdait quand son regard me croise elle sourit surprise
je les rejoins
c’est ton copain le type lui demande en parlant de moi
c’est la première chose que j’entends le type me regarde ça a pas l’air de lui plaire que je sois son copain
non je répond je suis pas son copain juste un ami
elle est belle hein
oui je réponds gêné je suis gêné parce que je le pense elle sait que je le pense mais là elle n’est pas gênée je sais même pas si elle a entendu
t’as pas envie de te marier avec elle
euh non
on est tous les deux gênés il la regarde de haut en bas les gens passent j’ai envie de l’envoyer chier mais j’ai peur c’est comme ça c’est con j’ai peur
putain t’es belle t’as un mec
oui elle répond
il a de la chance
il ajoute tu veux venir chez moi
non elle répond j’ai pas le temps là
moi je souris bêtement
t’as même pas dix minutes bon c’est pas grave donne-moi ton portable
j’en ai pas
allez te fous pas de moi
putain qu’il est lourd je pense
bon faut que j’y aille elle dit
tu pars comme ça tu me fais même pas la bise
elle avance la tête en soupirant moi je regarde ailleurs je souris comme un con je fais comme si la situation était amusante et distanciée alors que j’ai peur juste peur
le type lui attrape le visage et lui roule une pelle
hé ho elle crie
elle se dégage elle lui fout une gifle
tu me frappes pas pétasse il lui retourne une claque qui l’envoie valser par terre
des gens s’arrêtent un instant et repartent
je m’avance
t’en veux une toi il dit
je réponds pas je baisse les yeux j’aide mon amie se relever j’ai peur j’ai honte
le type crache à mes pieds
toi salope tu perds rien pour attendre
il s’éloigne
espèce de pute il dit encore
elle est un peu sonnée
j’ai un mollard sur la chaussure ça m’écoeure
j’ai le coeur qui bat très fort le ventre noué
tu rentrais chez toi elle demande
ouais
tu veux venir boire un thé ou un truc
ouais je veux bien
elle est pale elle a besoin de soutien j’ose pas la toucher
on s’éloigne de la place
 
je suis chez moi
on a parlé de ce type pendant qu’on buvait le thé
les phrases ont gommé son importance
on a réussi à se convaincre que ma non réaction était normale n’était pas honteuse qu’il n’y avait rien à faire que je n’allais pas lui casser la gueule que de toute manière ça se produit toutes les heures ce genre de merde
alors voilà
le thé s’est terminé elle est partie elle m’a manqué
j’ai honte

 
***

A plat ventre sur le sol.

Old par Rodia le 25 Avr 2003

Un point précis sur le Tropique… Du Capricorne ou du Cancer… Depuis j’ai oublié lequel… Sous le soleil exactement… Pas à côté, pas n’importe où…
Les mots des autres parlent mieux des autres, toujours. Toujours plus que les miens. Peut-être parce que je ne suis pas sous le soleil, sous le soleil, exactement, juste en dessous ?

Old par Mr le 26 Mar 2002

tu vas voir,
ce bus,
il est d’enfer !

toujours étonné d’etre en vie, M. Fox ?

Old par M. Fox le 16 Oct 2002

post-rock should also be a writing way of life

Et pendant ce temps là

y’ en a qui s’amusent

les gardes veillent…

Old par -- Zan le 22 Mar 2004

Et je me sens bien démuni de ne pas être Blunt, lui il saurait quoi faire.

beat me – shit (on) me…

pas reussi a trouver mieux dans la catégorie « le cul de tom cruise »…

Je ne vous aime pas.

Old par Rodia le 19 Avr 2003

tout ça peut finalement se résumer en 3 points :

1- j’ai une existence superbe de mon point de vue présent (appartement, confort financier, emploi, admiration, etc.)

2- si à l’âge de 10 ans, j’avais pu me voir dans l’avenir, juger de ce que je suis devenu, je serais le gamin le plus fier du monde.

3- je suis seul, sans jamais avoir jugé intéressant de demeurer avec quelqu’un et je m’en porte à merveille.

néanmoins subsiste un accroc dans le théorème de la perfection.

cet accroc se résout grâce à 3 méthodes :

1- m’abreuver de littérature libérale qui me fournira assez d’arguments pour continuer à être heureux de mon propre bonheur.

2- mettre fin à mes jours.

3- continuer ma lutte humaniste paradoxale, laquelle est motivée par la sensation que ce bonheur que j’expérimente est absolument indécent au milieu du monde criblé de souffrances qu’on me présente perpetuellement.

de plus en plus, l’idée de m’en remettre à cette troisième hypothèse s’amenuise.

quelqu’un a-t-il lu John Rawls ?

La citation de la journée :
On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.
Cioran

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