ça y est,
le présent se retire à son tour,
il va falloir prendre une grande inspiration
éviter les adieux
et
plonger dans les nuages
pour ne plus jamais revenir
comment a-t-on pu en arriver là ?
les chants des femmes n’apaisent plus mon âme,
une énorme blessure
comme un gouffre béant
noircit ce qu’il me restait de passé,
ces lumières qui dansaient
et que dans mon coeur je gardais,
elles s’éteignent une à une,
j’ai été fou de penser qu’il pourrait combler ce manque
je n’ai plus de feu
je n’ai…
Minuit trente-quatre pile

moi mon anniversaire tombe le 33 du même mois.
vacances forcées
et
chasse au mystère
dans les maisons cossues
et les jardins d’hiver
couvre-moi
Il y a énormément de blogs aujourd’hui ; mais celui-ci est le seul qui annonce régulièrement la date exacte de la fin du monde.
Que demander de plus ?
Je hais l’humilité, la sagesse, l’amour et tous ces synonymes de mort.
Je veux vivre.
Alors je serai censeur, cupide, vaniteux, prétentieux, calculateur, pervers, aigri
et tout ce qui peut définitivement me rendre plus humain.
Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons.
Et je n’ai pas besoin de toi.
Et tu n’as pas besoin de moi non plus.
Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards.
Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
« … L’affaire du Pterodactyle :PTERO.GIF confirme ce que nous disions au sujet des crapauds enchâssés dans la pierre retrouvés VIVANTS par dizaines. »
et ça se poursuit dans une folle allégresse…
et je vais me gondoler à un point
que vous ne pouvez pas imaginer.
————————————
ce matin un lapin ?
dans la taverne
de maître Kanterville
il y a
un ascenceur
appartenant
à la famille Otis
on murmure
qu’il serait hanté
suite au sort
jeté aux bougainvilliers
par le clan
erstein-beghin-say
mais trève
de choucrouterie
si charly oleg
a repris
du Kugelhopf
ça fait
quand même
un peu
juke-box
Tu as de si belles jambes, tu devrais en avoir beaucoup plus
Parceque c’était une foirade, une erreur, je le jure, une incartade comme on pourrait dire, j’ai sorti le plus bel attirail,
et mis un costume pas si moche, pour défiler devant les yeux creux des mères de famille : que souhaitez-vous faire ?
« Recommencer. »
« Quoi donc ? »
« Les règles du jeu. »
(Le jeu est en cours d’élaboration, les mères aussi, quoi qu’aux fils, ils peinent à essuyer les fautes de leur pères.)
Parceque c’était une foirade et que mon père était mort, j’avais la possibilité insensée de provoquer les mamans etc.
« Recommencer ? »
Je souhaitais réaliser de biens piteux projets. Recommencer tout à zéro, démontrer qu’en costume, je passe partout : je suis un jeune homme poli qui sait faire table rase d’un passé sombre.
« Vous pensiez qu’il fallait d’abord parader devant les mères ? »
« Bien évidemment. »
Parceque c’était une foirade, je pouvais mélanger les éléments, revenir au point mort : réinventer les rapports.
« Recommencer ? »
Parceque c’était une foirade, j’avais mes alibis. Je choisissais comme je l’ai dit le costume sombre pour être crédible.
Et une valise aussi. Genre : je reviens ou je pars en voyage. Sur la valise, en évidence, le nom des compagnies d’avions de pays exotiques : orient, etc.
« recommencer ? »
« Oui, c’est ça, emmener les mères ailleurs. »
Tu te caches derrière tes cheveux
Comme l’assassin derrière le rideau
D’ailleurs j’ai cru voir un couteau briller
Je veux bien être une victime presque parfaite
J’irais répondre au téléphone et je ferais semblant de pas te voir
« Une maison bleue… ? »
« Le Dauphiné Libéré » du 12/06/97
Fuyant la banlieue parisienne à la recherche d’un autre mode de vie, installée depuis 15 ans dans les Baronnies, aux fins fonds de la vallée de l’Ouvèze, Frank et Nanou Berthou ont fait la démonstration qu’on pouvait réussir dans une agriculture de montagne alternative.
« C’est une maison bleue, adossée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là on jeté la clef… » . Sans doute sommes nous loin de San Francisco et les vieilles pierres de la bergerie sont nullement bleues, mais ceux qui vivent là ont effectivement jeté les clefs des portes qui verrouillent la plupart de nos existences citadines. Les paroles de la chanson de Maxime Leforestier viennent immanquablement à l’esprit de ceux qui rendent visite à Frank et Nanou Berthou dans leur repaire de « La Closonne », au cœur du pays Baronniard.
Il pleurait deux fois par jour
He was very sad
Elle était très triste
She cried twice a day
In fact they didn’t know each other
Mais ils auraient aimé
Se rencontrer
J’ai senti son odeur dans un courant d’air. Han, je me retourne le cheveu brillant l’oeil vif, personne en cuissardes de cuir derrière moi, pas d’homme sale au regard brute. Je sors dans mon parc, je veux en avoir le coeur net; pas de chemin de cadavre pour me mener à une couche de feuilles, pas de têtes de barbares pendues aux arbres, pas de chevaux qui s’éloignent invisibles au galop.
J’ai arrêté de le chercher et mes dames de compagnie me rejoignent dans mon parc on ne peut plus normal avec des paniers remplis de fruits. Nous allons faire des tartes, des confitures, et des guirlandes pour la fête de mon père ce soir.
j’ai une tête dans l’espace et l’autre sur ton épaule
La Reine a quitté notre immense palais,
j’arpente soucieusement les couloirs et les allées
à la recherche d’un méfait à commettre
ou d’une fete à organiser,
mon coeur est las
et je ne puis me décider
j’ai ordonné que trois musiciens me suivent,
mes fidèles servants portant des chandelles autour de moi,
on me pare de mon plus beau costume,

qui sait si l’hiver daignera me visiter ?
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
cherchant les indices
de ta présence
un mégot
un parfum
même une trace de rouge à lèvre sur un verre à dent
une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre
un chat récemment caressé
un ballon encore chaud de tes massages
une boite à musique entrouverte
une porte fraîchement refermée
un cerf-volant déchiré
je t’aime comme ça moi
chinoise et toute petite
africaine et cambrée
allemand et très blond
oui
comme ça, je t’aime
et
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
chut…
ne te retourne pas
Our vision :
e-terroir.com, société spécialisée dans la fourniture de services à haute valeur ajoutée aux collectivités agricoles, met à votre service sa maîtrise de l’ensemble des compétences en Nouvelles Technologies afin de maximaliser le taux de retour de vos agriculteurs sur votre dispositif Internet.
Quelques une de nos réalisations :
et moi aussi j’embrasse ta famille …

Je ne sais pas trop
Si tu es un ange gardien
Ou bien quelque chose comme la mort
Mais j’ai envie de t’emmener danser
Mais j’ai mis mes plus beaux habits
Et j’entends
Le feutre lourd de ta robe
Glisser sur les marches
du grand escalier
TOURGHOLM (AT) – Un chasseur tourguenien a été assommé par une bernache du Canada sur laquelle son fils venait de tirer, rapporte l’agence de presse Associated Tourguians.
« J’imagine que l’oiseau voulait se venger », a déclaré Ulf Ilback au journal Extra Ostergotland, précisant que l’oie sauvage avait fait une chute de 20 mètres.
Le chasseur, qui a perdu connaissance après avoir reçu l’animal sur la tête, a dû garder le lit deux jours.
Les bernaches peuvent peser jusqu’à 6 kg.
Aaaaaaah qu’ils peuvent être joyeux les Pokemons à poil et à plumes…
Du haut du T d’éTé, la pente est rude
encore un jour enfui
sacrifié sur l’autel du néant
ô samedi je n’avais rien contre toi
mille excuses pour tant d’ennui,
je n’ai pas su faire autrement.
« aujourd’hui, c’est une journée spéciale: si tu fait bien attention, tu remarqueras que tout le monde ressemble à Jean Gabin. Dans les cafés, tout le monde parle avec un drole d’accent parigot, même les filles se mettent à porter des casquettes un peu de coté, et les gens ont un petit regard bleu mouillé, comme Jean Gabin. Si tu allumes la télé, tu verras sans doute un des enfant de Jean Gabin, sa fille ou son petit fils qui trainent sur le plateau de Drucker; ou bien un acteur diras avec un regard pénétré et une voix rocailleuse: « t’as de beau yeux, tu sais », ou bien ça pourrais être la rediffusion de « la bête humaine »… c’est Gabin day… »

Jupiter and Saturn have not yet cooled off…
Jupiter and Saturn have not yet cooled off…
Ils fuient vers Toronto parce que le tournage du film est terminé et qu’ils ont pris cette direction… Merci de m’aider à trouver un titre!
P.S. Je garde l’idée de tourner un road movie sur l’incommunicabilité aux Monts Chics-Chocs pour cet été toutefois… ;-)
A compter de ce jour, je ne veux plus être en attente.
Quémander les mains jointes comme le mendiant, être en demande.
Un désir, désir partagé.
Deux regards qui convergent ou rien.
A prendre ou à laisser.

— — — — —
— — — — —
Perdu dans le jus du monde
— — — — —
saumâtre
amer
comme un baiser d’adieu
d’une mère à son fils
mais la feuille de route précise : impossible de reculer
— — — — —
Un gros tigre
me barre le passage
il est étrange
de près
ses yeux sont bleus
et ces rayures sont faites de lignes
dans lesquelles on distingue des phrases
comme
— ton champ des possibles est en flammes —
ou bien
— la route se rétrécit —
je n’aime pas du tout la façon
dont il me regarde
avec ses yeux en spirales
—
j’attends un éclair
« Dis maman, la dame de George Bush elle s’appelle
Hussein ? »
Ben 6 ans et demi, analyste economico-politique en herbe
du conflit americano-irakien.

ce matin :
se lever de bonne heure
se lever sans effort
une bonne nuit de sommeil
un jour parfait
boire une petite sangria
dans le parc
puis le métro sans soucis
arriver au boulot
calmer les doutes des uns
et des autres
t’imaginer près de moi
soulignant tes yeux
d’un trait de crayon
noir
c’était amusant : je ne perdais plus mes cheveux mais mes poils.
une progression sur la voie du western à roulettes ?
…
Et Marie aiguise son regard
Elle a vu ce qui vient de nulle part
Elle a crispé la main sur la lame
Attention à la blessure madame
…
son grand numero de white trash
me laissait completement froid
je sentais que nous étions liés
alors je mimais l’interet
essayant de combattre l’ennui
en faisant des prédictions
nous serions amants, oui,
on vivrait ensemble,
un peu,
je n’arrivais pas à voir clairement
pourquoi nous romprions,
ce mystère agaçait mes sens
et je pris son sexe dans la main
à travers son pantalon
pour hater le destin.

(( Ah te voilà !
J’ai mis du temps mais je t’ai enfin retrouvé.
Qu’est-ce que tu fous dans le monde réél ?
Tu prends des vacances ?
Tu sais bien que ce monde n’est pas pour toi ! Tu n’as rien à y faire…
Tu veux jouer à la vraie personne… mais tu ne ressens pas comme un décalage ?
Allez, reviens vite ! ))
ce soir, ça kèèèèmp, et les juifs ont tous la même peau (en moins). j’ai dit.

tu t’éveilles enfin
et comme chaque matin,
tout en toi me bouleverse.
Depuis que j’ai perdu mon chien, j’ai perdu l’envie d’aimer
Je suis si nostalgique
de ce temps
Nous connaissions la beauté
et l’amour
Tu t’en souviens ?
L’humeur maux Sade.
La nuit l’ennui.
L’ennemi n’est le mien.
Le matin luit.
L’hurleur mots Sade.
aujourd’hui…
on
s’en
fout!

« quel dommage cette faute de gout sur la fin
alors que ça aurait pu faire un beau film de despleschin. »
Le coeur des lumières bat très fort
Si on s’en approche
elles s’éloignent
si on s’en éloigne,
elles pulsent plus fort
pour qu’on puisse les entendre,
même à distance
Les odeurs qu’elles répandent
splendides
ces petites gouttes de musique
par elles dispensées
m’emerveillent
Océan de bonheur
contemplation infinie
rêverie irisée
Harmonie
I want to be straight, I want to be straight
I’m sick and tired of taking drugs and staying up late.
I wanna confirm, I wanna conform
I wanna be safe and I wanna be snug and I wanna be warm
I want to be straight, I want to be straight
I wanna create a place of my own in the welfare state
Brr, gonna be good, brr, gonna be kind
It might be a wrench but think of the stench I’m leaving behind
I want to be straight, I want to be straight
Come out of the cold and do what I’m told and don’t deviate
I wanna give, I wanna give, I wanna give my consent
I’m learning to hate all the things that were great when I used to be… bent!
I want to be straight, I want to be straight
I’m sick and tired of taking drugs and staying up late
I know that you’re right, I know I was wrong
So thanks very much, please keep in touch, I’ll be rhyming along

Tôt ou tard, il faut être réalarmiste.
« Tout va bien ».
Saké, flop. Gnn.

Mai 68 : dis-moi, p’tit gars, tu connais rien à l’histoire des idées et au passé politique de ton pays ou tu le fais exprès ?
Niqueulas : nan !!! c’est toi, tout est de ta faute, l’assistanat, l’antiracisme, la tolérance, les libertés, le relativisme culturel, c’est toi, tout est de ta faute !
Mai 68 : t’as bientôt fini avec ton terrorisme intellectuel et tes escroqueries sémantiques ?
Niqueulas : nan !!! les stock-options, l’immigration, la spéculation, l’effet de serre, la mondialisation, le laxisme, les banlieues, le fric-roi, tout ça c’est toi !!!
Mai 68 : …mais t’es un énorme menteur, au fond, tête d’ail…
Niqueulas : nan !!! tu vas voir, moi je suis décomplexé et efficace, et je vais en finir avec toi !
Mai 68 : bah, à moins que moi je revienne en finir avec toi, sous une forme nettement moins idéaliste mais nettement plus létale… fais gaffe quand même : entre ton déterminisme socio-génétique, tes réformes ultralib et ton blaze de dictateur, tu vas finir par récolter un méchant grain, tête d’ail…
je suis arrivée. arrivée? j’ai encore quitté pour arriver ici, quitté une fois de plus un lieu que je ne retrouverai jamais. aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître des choses vont couler dans cet appartement dont je viens de claquer la porte. et parmi ces choses le temps. demain il sera différent. qu’en sera-t-il dans un mois?
de toutes façons je men fous voilà maintenant 22 ans que je quitte des endroits. ces départs m’ont-ils affectée? le premier sans doute, qui signait une vie d’errance. non, je ne vis pas dans une caravane, mais je ne vivrai jamais chez moi. je ne trouverai jamais mon pays parce qu’il n’existe pas. ma terre aurait été celle de mon lieu de naissance si on m’y avait laissé grandir. une terre qui n’avait rien à voir avec mes origines ni avec ma nationalité. mais c’est la seule terre que j’aurais pu reconnaître comme mienne, sans penser aux autres. si mon imaginaire s’était limité à cette terre. maintenant je sais tout ce qu’il y a autour de nous. je sais que dans ce fatras de pays, beaucoup m’ont donné de leur sang. je sais que tous nous en mêlons en nous. mais ce qui peut nous donner le sens de vivre dans un endroit sans se sentir étranger, c’est d’y naître. vous sentirez encore le pays de vos parents battre dans vos rêves, vous croirez encore que c’est le vôtre. moi, pour être revenue dans le pays de mes parents, je sais que ce n’est pas le mien, et je sais aussi que les autres pays non plus ne peuvent être le mien. le jour où on quitte un pays on apprend l’exil, et on le garde pour toujours.
Vous, jolie fille dans la rue
Nous nous sommes lancé un regard.
Pas le temps de se parler.
Regrettez vous aussi?
06 61 63 58 84
Message sponsorisé par Libération
un nombre,
un état,
une ombre,
une couleur,
une poudre…

définit moi,
s’il te plait.
quelques épices
dans un bol de lait
faire chauffer à feu doux durant cinq minutes,
introduire les cendres de belette,
servir tiède
La phrase de la journée :
Ca me fait peur parfois de me rendre compte 5 minutes après que pendant 5 minutes, je n’ai pas du tout pensé, je n’ai fait que vivre.
Charlotte Touch me
Ce matin en sortant de chez moi je ne savais pas comment m’habiller alors j’ai juste épinglé mon badge blanc un peu au-dessus de mon sein gauche. Ca ne saigne pas tant que ça, ça pique juste un peu. Dans le métro, au début je me sentais un peu nu. Au commissariat du 5ème, là où les forces de l’ordre m’ont traîné, je ne pouvais pas m’empêcher de rire. Ils m’ont envoyé direct en HP. Ici tout est blanc comme mon badge, je m’en fiche, je suis invisible.. Dehors il pleut. Je me demande si les premières explosions seront perceptibles jusqu’ici. Une grande lumière et nos corps qui se volatilisent. La nuit je fais des cauchemars en rouge. Pour oublier, je me masturbe avec une lame de rasoir volée au surveillant en chef. Je pense aux hanches de Nathalie et aux fesses d’Alain et j’entaille doucement de haut en bas. En général, ça suffit. Je cultive des algues sur ma fenêtre. Elles me font penser à une « pierre étrangère ».

1. Après une courte étude de ce médium : rapports tristes et succincts, quelques passerelles peuvent se faire – mais rarement – (4 comptabilisées) (essentiellement à Washington) (??) – au final ce système qui pourrait permettre une profusion d’échanges – nourrissants – aboutit à l’inévitable et perpétuel recroquevillement sur ma soeur/mon pote/son pote. La seule escalope reste l’immuable promotion de soi-même (figée).
2. Penser à virer les spams.
3. Je rejoins donc ton avis.
4. Fin de l’étude.