C’est horrible Capitaine : je n’ai jamais voulu travailler pour eux …
Mon coeur appartient à jamais au Crabe Croustillant !!!
le récitant : et les médias bouleversés etc….
G. Darien
Il ne faut pas manger tes ongles parce qu’ils sont à toi. Si tu aimes les ongles, mange ceux des autres.
solar skin on me ?

kung-fu is an old man
maintenant je suis fatiguée. revenir à paris c’est difficile, et je me trompe toujours de mots. parce que ce n’était pas si dramatique… j’ai peur parce que je vois qu’on peut me deviner parfois. en fait ce sont juste des choses qui traînent et que je m’approprie. pourtant celles qui me concernaient sont passées loin derrière moi. c’est pour tout cela que j’oublie le souci de clarté.
alors tout va encore recommencer, les valses funèbres, c’est moi qu’on enterre toujours: je m’allonge dans le cercueil pour me reposer de la roue des heures, des allers et retours obligés, des rendez-vous, des formalités; tout ça pour que finalement je travaille seule chez moi, qu’on ne s’en inquiète pas, et qu’on me félicite à la fin, dans le meilleur des cas.
je n’ai de cesse de chercher la paix et d’aimer la tourmente. cela ressemble à un air déjà entendu, alors on le transforme, ah mais oui je comprends ça je l’ai déjà entendu, nonononon c’est autre chose aujourd’hui maintenant, c’est moi qui le dis à toi, machin, alors quoi, c’est différent. mais non en fait vous dites la même chose. bon, alors je laisse tombre, je ne chercherai plus de mots différents, je prendrai les mêmes que les autres tout fripés, et on croira me comprendre, et on me foutra la paix. j’étais si différente, vous m’avez refaite. maintenant, triste parfois, je pleure dans le secret d’une entente différente, je m’émeus du mot que personne ne soulignerait dans le livre, et comme ça, je suis heureuse.
toutes nos âmes errantes et solitaires, nous nous croisons en gémissant de l’incompréhension des autres. ce n’est qu’un ingrédient humain, peut-être en fait nous sommes tous identiques, comme peut-être en fait nous n’existons pas.
2:29. Se demander s’il est absolument nécessaire de faire un point.
Ne plus compter les pintes de bière englouties dans un bar du 16e
arrondissement de Paris. Des pintes aux effets décuplés par la conjugaison
habile de médocs et d’euphorisiaques substances. Le corps ravagé par la fatigue
l’âme défaite par la violence de ses sentiments, l’esprit définitivement
conquis puis abattu en plein vol par l’attraction fatale d’aériennes batteries
sol-air de terriennes réalités.
Bon
Un petit plantage à cause d’un toucan farceur
On répare :
Jeanba 3000 wrote this :
j’aurais pas du prendre des tortellinis aux 4 fromages.
quelle idée aussi de mettre du camembert dans un plat italien ?
j’oublie toujours les effets secondaires…
Personne ne porte le même nom wrote this :
Igor, c’est pas parce qu’Oneko pisse sur ta couette que tu es en droit de faire n’importe quoi !

— Zan wrote this :

Volvograd 1903. Avec les frères Tourgueniev, nous nous apprêtons à déguster un bon saucisson
Je te lêche des pieds à la tête, tu es ma sucrerie favorite, laisse moi te prendre encore, s’il te plais, petit bout de reglisse …
il dit que la femme qu’il aime
est partie au japon
et qu’il couche avec des hommes
pour ne pas la tromper
on imagine facilement a quel point votre vie peut se
réduire a un triste énoncé qui chaque
jour se rétrécit jusqu’au ridicule ;
présence persistante bien qu’infime dont
le bruit me fait penser aux gémissements
terminaux d’une mouche que je viens d’écraser. Elle pourrait
constituer un sain motif de colère, voire de mépris,
mais la complaisance dans le regard que vous portez au miroir rend
difficile le détachement que suppose ce mépris.
Pourquoi ? Parceque je suis parfois aussi tenté de m’exercer
aux belles gesticulations devant le regard d’autrui. Craner dit-on.
Se pavaner dit-on. Se plaindre dit-on. Gémir dit-on.
Mais il y a autre chose a honorer (découvrir ?) le dehors.
(Je comprends la séduction de la chambre et le bonheur d’y rester en
compagnie ou seul pour jouir ou gémir. Exposez-vous dehors,
il fait assez bon. en ce moment. Je vous en prie, économisez vos images
vos confessions, il n’y a plus d’homme digne de se fondre dans l’attente de
l’amour, de disparaitre sans fracas.)
changer
enlever les lambeaux de mon existence passée
raper contre les murs de béton
la chair tendre et fraiche de mes illusions
passée
laisser couler les fluides inutiles
le long des caniveaux gluants
de certitudes
se vider
des souvenirs et de la mémoire qui pèse
hachée menue impitoyablement
broyée.
t’aimer librement enfin
à trop vouloir forcer l’amour
on arrive à rien
laissons monter l’adrénaline
laissons monter le mercure
laissons monter l’aventure
au-dessus de la ceinture
haaa
les joies de LOTO PROMO…
Radical Myriagone Syndrome

Lobotomy, my fantasy
Lobotomy, seems nice to me
Lobotomy, is what I need
Lobotomy, sounds nice to me
????? ?????? ??? ??????
Pullule comme le criquet, pullule comme la sauterelle.
rideau
eux : nous gouvernons le monde bzzz bzzz !
masque 1 : pas encore complètement.
masque 2 : non pas encore.
criquet 1 : bzzz bzzz !
criquet 2 : en effet.
masque 1 (piétinant les criquets) : ah ah ah crêve sale bête !
criquet 1 (mourrant) : aarghh !
masque 2 : ouééé !
criquet 2 : salauds masqués !
eux : mouhahahahaha bzzz bzzz !
masque 1 : j’ai un caillou dans ma chaussure.
criquet 2 (tout bas) : héhé !
masque 2 (criant) : non !
masque 1 (explosant) : boum !
eux : la guerre sera rude bzzz bzzz.
masque 2 : i worship a god with an elephant head.
criquet 2 (sort de scène) : les criquets ne parlent pas anglais.
eux (sortent de scène) : bzzz bzzz
masque 2 (seul) : ça commence bien.
rideau
ZABRISKIE POINT
Jour de mai 2003. Elle se tenait fièrement à côté d’elle. La Dodge rougeoyait – yeah – yeah dans le désert. Au loin les dunes restaient figées malgré l’auto-radio qui restait encore branché. Elle était déjà venue deux ans auparavant. S & M. A l’époque c’était une japonaise – une Suzuki verte je crois. Et maintenant Elle était à côté d’une Eurasienne.
Le sable, lui, restait toujours jaune – imperturbablement – renvoyant sa splendeur safran à la face cuivrée de Silver. Elle avait pensé maintes fois à faire l’amour à deux ou à trois dans ces dunes. Elle ne pouvait pas faire autrement que de tripper sur les mamelons chaotiques et ridés qui se dressaient fièrement. Tandis que Silver découvrait le paysage – émerveillée, Elle contemplait avec ex-citation les sillons désertiques. Elle en retirait une intense satisfaction, comme une petite fille qui pour la première fois tente de saisir à pleines mains une jolie flamme – doux mélange de douleur cuisante et de désir brûlant. Et plus elles regardaient, plus elles se levaient, et plus elle se levaient, plus elles découpaient le ciel azuré, déchirant leur univers solitaire de virginales découvertes. Elle s’illuminaient, révélées par un soleil immobile. Les filles se tenaient là face aux dunes.
Loin d’elles, le regard las de la Dodge clignotait de ses chromes rayonnant sous un soleil de plomb.

Jour 2 : Plus de 12 heures dans cette enveloppe. Peu à peu, je m’accoutume à mes membres, à leurs proportions. J’ai recommencé à me mouvoir après environ sept heures d’immobilité. La joue droite était tuméfiée par le disque de bave et de sang qui la détrempait depuis l’arrêt des convulsions. Un bras sous le torse était devenu tout à fait insensible. Il a fallu longtemps avant que l’insoutenable fourmillement électrique s’atténue et que je puisse à nouveau en avoir l’usage. Le crâne est encore engourdi du fait du choc contre le coin de ce que j’ai fini par reconnaître comme une cheminée de marbre noir. Lorsque j’ai décidé de réactiver les muscles de l’enveloppe, le chat tigré ronronnait au pied du lit. J’ai lentement glissé sur le parquet en me tournant, puis j’ai ramené les genoux vers les épaules pour finir par me redresser. J’ai dû nettoyer l’enveloppe de la croûte marron séchée qui avait coagulée dans les cheveux. Puis il a fallu que je nettoie le désordre de l’appartement, ainsi que les traces de lutte et les fragments de tissus capillaires accrochés sur la cheminée centrale. J’ai vu mon visage sur un miroir situé dans la chambre jaune. Je suis seul ici, et je me sens en proie à une grande agressivité, sans avoir aucune idée de la cause. Le thorax est constellé d’une myriade de petites tâches brunes, que j’ai identifiées comme des nævus. A intervalles réguliers, il me semble entendre un petit grattement, accompagné d’appels ou d’invectives, mais tout cela reste très lointain. L’enveloppe m’ordonne maintenant de la nourrir. Quelqu’un doit veiller sur moi.
Aquarium ce héros
« Popeye » is not caused by the size air bubbles that typical airstones produce. Gü bubble disease, the disease that has been suggested to you as a cause, is usually produced by air being taken up on the intake side of a pump, then churned up by the pump (which creates extremely tiny bubbles, and then spit out into the tank. Bubbles taken up on the out-take side or airstones do not usually produce bubbles small enough to cause the disease. In fact, in all my years, I have yet to see a case of Gü bubble disease not cause by air being pulled in on the intake side.
Also, with Gü bubble disease, you can usually see symptoms in other areas of the body as well, like under some scales or in the skin of the fins.
Your problem is more likely associated with a bacterial infection. This is often caused by an injury. The fish scrapes the eye (which is usually not seen by the aquarist) and later, sometimes weeks, the eye becomes infected. Sometimes the injury comes from being chased around the tank.
The bacterial infection can also be passed from fish to fish but this is less likely than the last scenario.
I have, ONCE, seen a case where a very large fish was caught up in a net to be moved and as he struggled in the net violently, an air bubble did get up into the eye. You could actually see the bubble in there. However, the eye never became infected and the air bubble cleared out on it’s own.
I just thought I would help out with this problem as we do an extreme amount of fish medicine here (like most public aquariums). And unlike most hobbyist, we have the ability to get necropsy feedback from a lab. (By the way, our on-exhibit mortality is virtually nil, but we do experience some mortality on new shipments in the first couple of weeks.)
on passe sa vie à courir dans une foret pétrifiée
puis un jour on se change en pierre
et on oublie la foret

Etes-vous post-humanumilitariste ?
Etes-vous post-humanistariste ?
Etes-vous post-humanitsariste ?
Etes-vous post-humanitariste ?
Etes-vous post-humanitaire ?
Etes-vous post-humaniste ?
Etes-vous post-humain ?
Etes-vous humain ?
Etes-vous ?
L’orage toujours purifie,
et la nature semble presque comme en plein orgasme,
tellement puissant,
quand la foudre lui saisit le bas-ventre et que le tonnerre eructe
tandis que ses arbres s’ arrachent
la secte avait pris le controle de nombreux
quartiers au sud de la rivière,
les gangs lowtechs du nord n’arrivaient pas
à s’unir contre cette menace,
exactement le genre de situation
propice à notre arrivée.
pfff…
peut-être la soirée la plus ennuyeuse du monde.
être mis en echec par une si petite spirale
c’est quand même déprimant.
et rien pour rebondir en vue avant dimanche.
j’pense que mon samedi sera au Zoo mais
que le Zoo sera fermé. Que quand je prendrais
le métro suite à une agression il sera fermé et
qu’en arrivant ils prendront pas la carte bleue,
ca sera interdit aux téléphones portables et
Helene Grimault sera dejà partie.
m’enfin bon, plutot que de mourir, je vais, sans
impatience – est-ce possible ? – attendre demain.
Et qui sait… regarder deux ou trois trucs à la télé ?
Je vous rassure tout de suite, j’ai déjà vu le loft et
Graine de star, j’chui blindé, la p’tite spirale m’a
foutu d’dans et depuis, ca empire, ca rigole pas. Nan
là je vais surement choper un vieux Profiler ou une
rediffusion de la campagne officielle (youdi!)… Je
me demande à quel point la soirée n’etait pas plus
drôle à Savigny-sur-Orge… mais ca ne regarde que moi.
Je suis dans tes profondeurs veloutées
Mon ame va s’annuler
Je peux me dissoudre dans le monde,
Cesser d’exister
Nous sommes unis
I.Tourgueniev affiche son soutien à Car(r)oline
Avec AFP
[02 février 2004]
Le président éternel aux dents blanches de Tourgueniev a affirmé ce matin à Marseille que la France avait «besoin de femmes de (la) qualité» d’elle, Car(r)oline, et on a pas bien compris la suite, il avait bu.
M. Igor Tourgueniev a ajouté qu’il avait pour ces demoiselles «amitié, estime et respect». «Ce sont des demoiselles d’une qualité exceptionnelle, de compétence, d’humanisme, d’honnêteté et la France a besoin de femmes de leur qualité», a déclaré le gourou de tourgueniev.com , à la cave du Pop-in, devant le grand conseil (vous savez, le grand conseil).
«Elle doit prendre une décision. Je la respecte, quelle que soit sa décision, je sais qu’elle la prendra en conscience», a-t-il dit d’un ton grave où perçait l’émotion.
M. Igor Tourgueniev effectue aujourd’hui une visite à Marseille, où il entend donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le cancer du bulbe.
Juste avant M. Igor Tourgueniev, le maire de Marseille Jean-Claude Fox, qui est aussi le vice-président de la TRA, avait lui aussi rendu hommage à La Chambre des Demoiselles, souhaitant «du fond du coeur quelles poursuivent leur engagement politique».
«Depuis vendredi, mes pensées vont vers la présidente de ce rassemblement politique que nous avons bâti ensemble et qu’elle incarne aujourd’hui. C’est une femme d’Etate (quoi?), et à gauche comme à droite, les femmes d’Etate (quoiquoi?) dans notre pays ça ne court pas les rues», a dit M. Fox.
«Je connais l’intégrité, l’honnêteté, la rigueur de mademoiselle Car(r)oline.», a déclaré le vice-président de la TRA en souhaitant «redire, en votre présence, M. le président, depuis Marseille, mes sentiments les plus affectueux de solidarité et de fidélité».
A rebours
je ne sais pas pourquoi les choses se fissurent et je ne sais pas ce qui me fait garder l’espoir et je vais reprendre du thé et observer ce balourd et son landeau, ce tueur à l’enfant, croisé dans le métro et je vais me reprendre et tenter de vous expliquer : les truands et les visuels publicitaires fictionnent et ce n’est pas si simple. cigare.
|
il faut savoir :
Provenant du latin nihil, « rien », et recouvrant deux réalités,
l’une historique, l’autre philosophique,
le terme de nihilisme a été employé pour la première fois en 1862 par Tourgueniev
dans son roman Père et fils pour caractériser l’« homme nouveau »
qu’il décrivait en Bazarov, son héros.
L’assassin anglais, déguisé en ninja(‘rdin), tourne son regard acéré vers moi et me chuchotte, dans un demi sourire: « pas besoin d’arme blanche pour faire ça; quand je tue, c’est à mains nues.. » Puis, sans émettre un seul son supplémentaire, sans cesser de me fixer des yeux, trés délicatement, il retira ses gants… héhéhé…
« Et même si ailleurs se brisent nos oeufs de lump ,
Je garderai en moi la sonde anale des jours meilleurs
Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une guitoune »
( L5 – Les 5 branches d’une grippe intestinale )
En Attendant la Bombe
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Engagé au cours de sa vie dans toutes les luttes pour la liberté – contre le colonialisme français en Indochine, le fascisme en Espagne, le nazisme allemand -, écrivain attaquant la misère des hommes et exaltant leur grandeur, Igor Tourgueniev (1901-2004) fut également un esthète et un critique d’art, qui fit découvrir au public français la richesse des civilisations extra-européennes.
|
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on a trouvé une petite fioriture typographique, on
est content, on l’utilise un peu, sans gravité ni brouillage
Artichaut. Capitule (regroupement de très nombreuses petites fleurs insérées les unes à côté des autres dans un réceptacle) d’une plante potagère originaire de la région méditerranéenne.
L’artichaut (Cynara scolymus) s’enracine profondément et possède sur sa partie souterraine des rejets, ou œilletons. Lorsqu’il s’est développé en tige florale épaisse et droite, il porte à son sommet un capitule central, appelé maître, et en son dessous des capitules latéraux, ou ailerons. Ces capitules, nommés encore têtes ou pommes, sont des légumes réputés, dont seuls le fond (réceptacle) et la base charnue des écailles (bractées) sont consommables.
Elle pleure sur ses genoux, elle n’est pas particulièrement pliée en deux, mais ses larmes tombent sur ses genoux. Elle sanglote doucement, pas de soubresauts ou alors des soubresauts calmes. De temps en temps elle les essuie, mais elle ne les sent presque pas. Elle regarde ce qu’elle ne voit pas en face d’elle. Ses yeux sont gros, gonflés rouges, et humides, on peut voir ses pupilles à la loupe, les larmes se succèdent. Des soupirs, quelques râles un peu rauques, des mots à peine chuchotés, est-ce la peine de les dire. Les mêmes depuis toujours les mêmes qui agitent les jeunes filles quelque soit leur peine. Celle-là a cent trente ans et elle pleure tous les soirs. Ses plaintes ressemblent à des prières qu’elle ne peut proférer à voix haute. Femme damnée mariée à un vampire que tu ne peux mordre. Il apparaît derrière elle. Il faut sortir maintenant, il faut survivre ce soir. Il dénoue le chignon qui lui couvre la nuque, sans la toucher ; elle a un nouveau sanglot. Mariés pour toujours, amants éternels, peuvent-ils vraiment se toucher ? Il n’y a que son sang à lui qu’elle voudrait boire, mais elle doit sortir, quitter ce château la nuit, le seul moment qu’elle pourrait passer avec lui. Elle se lève, met sa cape, étale ses cheveux, maquille ses yeux, aiguise ses dents. Rayonnante, il la trouve belle, mais il n’est pas temps de la désirer. Ils sortent. Il passe devant elle et la quitte jusqu’au matin (chasse séparée d’un couple maudit). Elle part dans les rues sombres. Ils ne tardent pas à l’entourer. Ils sont dix, et elle se défend à peine quand ils la traînent dans l’impasse. Sa cape est déjà maculée, ils déchirent sa jupe. Ils lui ouvrent les cuisses, deux d’entre eux la tiennent par les bras, un troisième commence à la forcer. S’étonnent-ils de ses yeux immobiles qui ne craignent pas ? Ils ne l’ont pas regardée. Maintenant elle regarde ceux qu’elle n’entrevoit qu’à peine dans la pénombre en face d’elle. Ses yeux deviennent un bulle de couleur glauque, deux rangées de dents rougies s’ajoutent aux siennes, sa peau se transforme écaille de diable, puissamment son cou s’élance vers les hommes qui sont restés au fond, elle les mord, si vite, presque tous en même temps. Ils n’ont pas le temps de la voir. Elle pousse un cri que personne n’entend ; la bête a rugi, le cri résonnera mille ans et les anges aux trompettes descendront du ciel détruit pour la noyer. La bête à une tête a mordu sept têtes. Sept corps au sol, et les trois autres qui ne se sont aperçus de rien. Quand l’homme entre les cuisses a fini de manœuvrer, il la regarde enfin. Il se rend compte qu’il vient de baiser un monstre. Elle le tue, et mord les deux autres avant qu’ils n’esquissent le geste de la fuite. Le vampire est repu. Elle renoue ses cheveux, puis se dirige vers son château où seule d’amour éternel elle pleurera encore.
tu m’as menti,
ça aurait dû me faire du mal
mais ça ne me touche plus,
tu m’auras au moins donné ça,
ce froid intense qui paralyse mon coeur
:: De l’air ! ::

Voir aussi –> par ici !
PILLS
«La pêche à la méduse».
Bob et Patrick retrouvent Carlo le calamar.
«La faim du plankton».
Plankton cherche à obtenir la recette du pâté de crabe.
en fin de compte, moi je baise et elle elle dort dans le canapé… y a-t-il une justice en ce bas monde ?
je suis amoureux d’une fleur sauvage
un sorcier veau doux ?
je viens de recevoir mes papiers militaires
pour partir à la guerre avant mercredi soir…
…
le modem marche… un peu…
il fait plus froid la nuit, un t-shirt,
à manches longues ?
…
la nuit est chaude, elle est
so vache ?
Plus sympa que Starac et Popstar :
COSTES-STAR
(costard ?)
Tu veux monter sur scène,
partir en tournée et être une vraie STAR !
C’est possible et vite !!
——————
PROCHAIN SHOW DE COSTES A PARIS
Le culte de la Vierge – opera porno-social
avec Costes, Giulio Nesi, Marie-Claire Cordat
SAMEDI 18 JANVIER 2003 – 20H30 – Prix : 8 euros
aux INSTANTS CHAVIRES – 7 rue richard lenoir – montreuil
métro robespierre
———————————————————————
Nous cherchons une fille pour jouer dans le show.
Disponible de janvier à début juillet 2003 – 40 shows à faire en europe.
Contacter costes@costes.org
——————
Allez hop, un nectar de poire pour qui s’en soucie trop:
un petit verre d’espoir …
je viens de voir « la jetée » de Chris Marker
(comme PNPLMN ?)
et je repense à un vieil album des X-men
où pour changer un futur ravagé
par la guerre et les camps
les héros décimés en 2013 envoient
Kitty Pride Raspoutine
vers 1980 pour modifier le passé
et changer les voies offertes.
déjà discutant avec Maurice G. DanteX
de « Babylon Babies », les liens
avec les X-men nous semblaient
évidents et essentiels.
Parole vaine du héros.
#52
Tentation de dépassement que l’impatience encourage à
se réaliser ; un grand coup de pied au maigre édifice,
une insouciance scandaleuse dans l’entrée aux portes du nouveau ;
c’est la clef d’une phrase différente ; mais je suis encore au même niveau ;
l’illusion d’avoir traversé des épreuves tombe, le pétrin
s’ouvre aux éternelles souffrances, je radote, je recommence.
Je peux, sans rien sacrifier de ma vie ni de ma lucidité, décider de ne pas voir le réel
[dont je reconnais par ailleurs l’existence].
Aveuglement volontaire
[comme Oedipe je me crève les yeux]
qui trouve des applications plus ordinaires dans l’usage immodéré de l’alcool et de la drogue.
Il arrive un moment où c’est plus possible
mais alors plus possible du tout.
Option 1 : chicken run
déjà expérimentée en phase 0 et 1,
popularité + 3 / dépression + 6 / jauge de lucidité dans le vert / jauge egotique dans le rouge
picoti picota dinde aux marrons etc joli service avantage ok
Option 2 : un myope vaut mieux que deux tue-l’aura
déjà expérimenté en phase 2 et 2 bis
popularité + 5 / dépression + 2 / jauge de lucidité nulle part / jauge egotique dtc
borgne powah cécité cotonneuse cours lola cours – en gros
Option 3 : TU RENTRES CHEZ TOI TU TRAVAILLES
popularité -12 / dépression + ou – quoique / jauge de lucidité = jauge egotique
pas encore expérimenté
on voit le résultat
en général
comme en particulier
oui mais en général quand même
tellement en général
n’est-ce pas.
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– Department for « Illegal Internet Downloads », Room 7350
– 935 Pennsylvania Avenue
– Washington, DC
le bordel quotidien / 22ème livraison

vient d’arriver alors que je lis un bouquin
un recueil de nouvelles de jean-bernard pouy
en écoutant de la musique classique
sur france inter
elle est quelque part dans la cambrousse
en train de bouffer de la viande grillée au barbeuk
avec des gens que je n’aime pas
je l’imagine dans la fraîcheur
un verre de rosé à la main
sa main un peu grasse peut-être
ou alors un peu cendrée
éclairée par le feu
en train de rigoler sans doute
et de penser soudain
(est-ce qu’elle rote à ce moment-là ?
est-ce qu’elle avale une gorgée de pinard ?
est-ce qu’elle mord dans une merguez ou une cotelette ?)
qu’elle ferait bien de m’envoyer
un sms plein d’amour
et moi de l’autre côté
après quelques rebonds contre des satellites
je suis ému aux larmes
il joue dans sa chambre et je surveille l’heure
pour aller le remettre au lit et d’un coup
j’ai une vision bouleversante
d’un jeune homme blond au visage allongé
d’un valentin de dix-sept ans
et moi qui me souviens
(quelle gueule j’aurais, moi ?)
de tout
et lui qui se souvient
de toutes ces années
comme une brume vague
une ambiance
chaque image possible fondue dans une ambiance
et cette vision me bouleverse
me terrifie
et me remplit de joie d’impatience et de trac
pas un appel ne passe
et vanessa cherche à me joindre ce soir
elle est partie faire la fête
avec ses potes
et moi je suis à la maison
avec un bon bouquin et france inter et je me sens comme un vieux chat
content
et chaque coup de fil raté
j’entends le trt-trt-trt trt-trt-trt trt-trt-trt trt des parasites à la radio
et puis arrive le sms qui m’annonce que l’appel n’est pas arrivé
ça me fait comme un petit signal d’existence
comme si vanessa me sonnait simplement pour me dire
je suis encore en vie
je passe du bon temps
je pense à toi
je t’aime
et tout ça me suffit
tellement
ça devient de plus en plus dur
de se replonger dans les drames rigolos
du bouquin que je lis
j’ouvre les yeux encore en dormant. j’ai un peu froid et mon corps est humide. Il y a une lumière que je n’avais jamais vue ici. je m’asseois dans le lit, je caresse mes cils, je regarde un peu autour de moi un doigt sur mes lèvres, je redécouvre comme chaque matin mon goût: je me réveille. La lumière est froide et bleue. Il pleut. Après tout ce mois de chaleur étouffante c’est à peine croyable. Je sors sur la terrasse, je suis déjà toute mouillée. Je pleure sous la pluie, j’ai peur. Mes longs cheveux noirs dessinent des courbes violentes sur la chemise blanche qui colle à mon corps. Tout a disparu: plus de terrasse, plus de jardin, et j’en suis sûre plus de maison. Je n’ose pas me retourner. Je tremble. Des lumières blanches fugitives passent devant mes yeux, parmi les éclats d’eau. Tout ça est si beau, mais si effrayant! Je ne discerne pas ce que je vois, alors j’invente le plus terrible et le plus séduisant; des fantômes transparents qui passent comme des flèches dans un rêve ténébreux. Ma peur me plaît parce que j’ai l’impression qu’on me voit, que je séduis ceux qui me voient. Je n’arrête plus de pleurer malgré tout mes efforts de faire de ma réalité un décor. Un bruit, inventé, entendu? Je me retourne violemment. Il n’ya rien! rien! La pluie est si dense que je ne peux rien voir, et que j’imagine ce qu’il y avait là détruit par les gouttes. Je ne peux plus que tomber à genoux, gémir et gratter le sol. Tout cela était si immaculé, si pur, si glacial. Je sens maintenant la terre chaude sous mes ongles, il y en a aussi sur ma chemise blanche, et qui dégoutte de mes cheveux. Mes sourcils sont de la terre mouillée, je sens mon coeur dégouliner à l’intérieur de mon estomac, mes intestins se liquéfier et je les pisse. La pluie continue, inbattable.
j’ouvre les yeux encore en dormant. j’ai un peu froid et mon corps est humide. je m’asseois dans le lit, je caresse mes cils, je regarde un peu autour de moi un doigt sur mes lèvres, je redécouvre comme chaque matin mon goût: je me réveille. Ma chemise est trempée, elle me colle, je vois comme des taches brutales le triangle noir de mon sexe et les bouts de mes seins qui lui répondent.
le sexe, ça n’interesse personne…
– Que se disent deux goudous vampires avant de se quitter?
– Rendez vous le mois prochain!

Envie de parler
Sans rien avoir à dire
Envie de rien dire
Très envie de parler
Rien envie d’écrire
Très envie de le dire
Merci de votre attention.
on roule sur l’autoroute
je ne conduis pas
pas le permis
je suis à l’arrière
il pleut
je tripote la fermeture éclair de mon jean
la musique est forte
la bouteille de vodka a roulé sous le siège conducteur
vide
on sort de l’autoroute
je ne suis plus seule à l’arrière
elle me regarde
un sourire
elle touche ma poitrine
je me laisse aller
la musique est assourdissante
on roule vite
mon jean est sous le siège conducteur
bleu
elle m’embrasse
je me relâche dans ses bras
entre ses lèvres
me glisse entre ses cuisses
chaudes
je l’aime
il pleut plus fort
le conducteur monte le son
encore
et roule plus vite
la forêt
la route est pleine de virages
je soupire
…
halètements
…
je stoppe la voiture devant la maison
à l’arrière les filles enlacées
dorment, doucement,
je ferme la porte et baisse la musique.
…
suivre le sentier de petites pierres.
ouvrir la maison, faire du feu
aérer les lits
mettre un CD
faire du thé pour la nuit
s’installer devant le feu
un bon roman
attendre
…
un souffle dans mon oreille
on est à destination
on s’étire
on se sourit
on s’embrasse
suivre le petit sentier
la maison est chaude
le thé est prêt
on se rassemble autour du feu
on se sourit
mais on ne se parle pas
encore
…
Répondeur : pas de nouveaux messages.
« Ouais salut, c’est Florian, je voulais savoir si t’avais des nouvelles du petit Gabriel… »
« Salut Alex, c’est Jean Christophe, c’était pour savoir si tu venais toujours à 13h… »
« Salut Alex c’est Fred, c’est pour savoir si tu as eut mon mail de vendredi »
« Salut Alex, c’est Sacha. Comme je t’ai dit on est a Paris ce week-end mais on part demain… »
« Bonjour Alex, c’est maman, il parait que tu veux une copie de ton baccalauréat… »
« Oui bonjour, c’est Sophie de l’UDA, pour confirmer qu’on avait bien rendez vous vendredi à 11h30.. »
« Salut Alex, c’est Yoan, je t’appellais juste pour te dire qu’il y avait un petit Lamy en plus, c’est Vincent Lamy. »
« Ouais, t’es ou ? Rappelle moi à toutal .. »
« Allo ? AllO? AlllO ? »
*chuintements* « Ouais Alex c’est Erich rappelle moi steplait.. »






























