Si la vérité peut sortir d’une merde de chien, alors ouvrons grand les yeux…
La nuit tombait doucement sur l’île, une chanson emplissait l’air du soir, deux voix de femme, un piano…
L’immense hôtel semblait désert, abandonné. Quelques lézards, seuls occupant de la piscine vidée et des tables renversées. Toujours cette chanson dans l’air, entêtante et triste. Sur la terrasse qui dominait le Patio, Igor regardait la mer, à côtés de lui, Oneko, son chat, dormait paresseusement. En contrebas, près du bar, Orad jouait du piano et chantait, accompagnée par Gwendoline, qui se tenait derrière elle, les mains passées autour de son cou. Derrière elles le professeur Fox, allongé sur un transat, semblait dormir. Igor huma l’air, tentant d’y retrouver le fort parfum de vanille qu’il n’aurait pas du pouvoir trouver ici, mais qui semblait imprégner toutes les chambres de l’hôtel fantôme. Oneko se redressa doucement, s’étira et entreprit de se lécher nonchalamment le bout des pattes.
En bas, le professeur Fox dormait maintenant profondément, et les ronflements sonores du petit indien montait doucement vers la lune. Les filles toujours enlacées avaient rejoint la suite qu’ils s’étaient choisie au dernier étage. Nicolaï remontait maintenant le sentier menant à hôtel, portant quelques gros poissons; il semblait avoir arrêté ses toxines habituelles, et commençait à retrouver figure humaine: on pouvait même lui trouver un début de bronzage. Bien sûr il refusait toujours de dormir dans hôtel, et occupait un bungalow sur la colline à l’est de la piscine, mais Nicolaï restait Nicolaï…
La nuit était douce, Igor regardait toujours la mer, dans sa poche la présence du petit pistolet à aiguille le réconfortait, maintenant tout pouvait aller très vite…
La première explosion vint vers deux heures, d’abord une lueur aveuglante, terrible, puis le champignon qui s’élève lentement, le fracas n’arrivant que quelques minutes après.
Nicolaï fut, bien sûr, le premier à sortir, il portait des lunettes protectrices de sa conception, elles semblaient terriblement complexes à Igor, lui ne portait que de classiques Ray-Ban.
Les filles arrivèrent, main dans la main, Orad pleurait un peu, Gwendoline, restait terriblement calme: « trop loin. » Dit-elle doucement, dans un souffle.
Le professeur lui ne se réveilla qu’à la troisième explosion, quand l’onde de choc fit basculer son transat. Un juron plus tard, il rejoignait les autres sur la terrasse.
Igor pris la main de sa sœur et l’embrassa doucement; sa bouche sentait la vanille…
Oneko s’étira de nouveau et s’endormit; Sur la colline, Nicolaï pleurait doucement.
Une chaude brise venant de la mer soufflait maintenant sur l’hôtel.
Nuit.
Oui, pub-de-soi-auto-promo-
ou parodiant
le héros =
AUTOLOGIE.
Ivresse, mitigée.
Que s’est-t-il passé ?
— La java.
(Mon secret sur drames.)
IL a rencontré celle
qu’il n’aurait pas du voir,
par hasard, alors
qu’il existe à Paris
dix mille boites pour danser.
Conversation.
— Qu’est-ce que tu fous là ?
— Ambiance latino molo.
— Romantico solo.
— Crazy old times.
La jeune fille que le héros n’a pas
vue depuis des lustres, se pavane et conserve
son accent américain, et avoue que
les filles de Boston ne sont jamais polies.
Secret violé
Errements dans Paris avec A. qui le console
comme elle peut.
Paroles.
— N’importe quoi ?
— Poursuivre des fantômes n’est pas un hobby.
Avant.
— Quel temps ?
— Celui des causes…
— Bof : tout un roman, notices etc. trop de fatigue pour
rendre compte d’une situation banale.
— Et alors ?
— Auto-promotion, propagande d’une âme.
— La vendre ?
— Oui.
— La partager.
Inanité
Marier son âme au diable.
tranches de flux
les pilules bourdonnent c’est divin la table clignote elle dit l’éclat « keep on your brightness & stay calm ou la télécommande bzz » encore et chaque beat grave à peine martial me stroboscope la perception en gris : j’attends le cliquetis alors je ronge mes os dans la plaine expectative
Aux tourguenistes, curieux,
sympathisants et autres crevards
afin de fêter le non-anniversaire
de « Tourgueniev ce héros »
———————————————
Une réunion permanente aura lieu au café chéri(e)
44 Boulevard de la Villette
métro : belleville – Paris
du 3 mars au 5 mars
vers 19h30.
———————————————
———————————————
l’open-bar sera bien sûr payant
et la musique à volonté.
la direction se réserve
le droit de nous foutre dehors.
les pass VIPIPI-Room
sont à demander à Igor.
Si on veut on peut
imprimer le flyer double-face
ci dessus en 2000 exemplaires
et les donner
à tout le monde
dans le bar.
Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas
un mot n’a pas d’ipmrotncae; la suele coshe ipmrotnate est que la
pmeirère et la drenèire siot à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas
un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C’est
prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le
mot cmome un tuot. Ben cmmoe ça on viot mnois les fuaets!
…
debout sur le pont
je regarde les tours qui flambent
et je veux croire
que c’est la dernière fois
mais je me doute
que ça va recommencer
alors dans ma tête
je me laisse dériver
…
Dans les hauteurs.
Clémentine partie mystérieusement de Paris, m’appelle
des Alpilles, et me raconte qu’elle dort chaque nuit
dans un monastère différent, loge gratis
& dîne gratis à condition de faire la vaisselle.
Un aumonier lui a dit ça :« Cette saloperie de prochain !
On l’aime bien quand-même ! »
Finalement Clémentine m’avoue n’être pas contemplative,
et dimanche, elle descendra à Marseille pour retrouver la ville.
Novöpération Post-Traumatique
S’évader facilement d’un doux rêve c’est en substance
aisément défier une cauchemardesque et luxueuse réalité.
Vision sans illusion de l’éphémère frontière entre conscience,
inconscience et subconscience.
Au fond, la fin de l’ivresse n’est que l’ultime réveil
d’une perfide lucidité.
Où la cynique insouciance cède scientifiquement sa place
à un simple silence.
J’étais pourtant si fissible. Viscérale viscissitude…
Dieu, pourquoi m’as tu au ban donné ?
…
je peux penser
ce que je veux
mais pas ouvrir
cette petite porte
ogive
au fond du couloir
car
on n’y trouve
que
la maladie, l’ironie
et
la perte
mais
d’espoir point
…
Quarta-feira, Abril 9
Turgueniev, esse Herói
É o Tourgueniev ce Héros, um blog coletivo engraçadinho, em francês.
Muitas fotos e imagens legais, pra quem não lê na língua do Chirac.
Enviado por Láudano, In Opio Veritas et Circenses às 15:12
A noël des amis de la campagne m’ont offert une vache naine avec des ailes (clonée ? génétiquement modifiée ?
Comment obtiennent-ils ça ? Dieu sait ce qu’ils trifouillent dans leurs contrées sauvages, au loin de nos regards
embués de citadins fêtards, tout accaparés que nous sommes par
Les éditions SPOKE sont heureuses de vous annoncer leur prochaine soirée / performance
qui se tiendra le Jeudi 9 Janvier à Mains d‚Oeuvres.
® Littérature de ceux qui parlent / littérature hardcore et douce
…………………… Slam VS hip hop VS théâtre
ou par
VIENDEZ NOMBREUSES Y NOMBREUX GUINCHER AU GIG-FIESTA DE MADAME MACARIO
DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002
de 19h30 precises a 00h30…
au POP IN, 105 rue amelot, paris 11eme, metro : « republique » ou « filles du calvaire ».
enfin des considérations existentielles fondamentales…)
bon elle est très sympa, mais elle m’agace un peu. Je la trouve très agitée…
bien trop agitée…
Petite pièce minimaliste, monologue chiant en un acte et un personnage :
le personnage, un peu chauve, est seul sur le plateau vide, il se prend grave la tète genre « je suis un poète maudit ». A l’appel de la viande on jette des abbats sur le public.
Fatigue intense…
Se demander comment enchaîner.
Vers où se diriger.
Escalope !
Comment faire des vagues sur un lac gelé.
Gigi sauve moi !
Moral médiocre.
Ecouter France Gall sur MSN.
Danser enfin toute la nuit et m’écrouler de fatigue sur une montagne de coussins accueillants.
Des bras m’enserrent doucement, me donnent chaleur et plaisir.
Envie de s’arroser d’essence et de jouer avec les allumettes,
si possible devant l’ambassade américaine.
Steack !
Ne plus se laver la bite autrement qu’à l’eau de javel.
Ca récure et ça fait frais. en plus le reste parait tout bronzé.
Ca gonfle un peu mais ça brule beaucoup, effet garanti.
Je vais me lancer dans un intense roman sur l’union syndicaliste dans le milieu agricole afghan.
Ca promet.
Je ne sais plus vraiment qui est Punky Brewster, une victime de Dutrou ?
Bavette !
Je crois qu’il n’ya rien à ajouter.
On va encore dire que ce blog est dépressif.
Pourtant ça va pas si mal, en fait.
Félicitation à Mlle A qui marque 18.
Je ne suis plus seul mais pas comme on le pense.
Gigot !
wampas kill kill
| Bang, bang, bang La radio, la télé Bang, bang, bang Les journaux, le ciné J’crois que j’vais pleurer Seul sur mon canapé Oui, Bang, bang, bang Oh, Bang, bang, bang |
Bang, bang, bang Les Washington Dead cats Bang, bang, bang Oh qui se sont reformés J’crois que j’vais pleurer Tout seul comme un bébé Oh Bang, bang, bang Oh Bang, bang, bang |
Mais c’est comme « Ne me quitte pas » Joué à la flute de pan Bang, bang, bang Bang, bang, bang Oh, Bang, bang, bang |
Bang, bang, bang Partout les barbichus Bang, bang, bang Mais tout n’es pas fichu Il n’faut pas pleurer Je reste à tes côtés Bang, bang, bang Bang, bang, bang |
Mais c’est comme « Ne me quitte pas » Jouée à la flute de pan Un lundi dans le RER Bang, bang, bang Ouais, Bang, bang, bang Oui, Bang, bang, bang Bang, bang, bang |
Bang Bang
(…)
Le
début
d’une
autre
ère
de
rien
(…)
…
Je suis lesbienne…
Mais parfois j’embrasse les garçons.
Coucher, non… Mais parfois embrasser…
Et me serrer, là, tout contre.
Hum…
Mes parents vont-ils me comprendre ?
Hum…
Enfin quoi… C’est pas difficile à comprendre ?
Si…
Ah… Je me disais aussi.
Bises et bon week-end.
…
La citation de la journée :
On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.
Cioran
RIP
24/08/1972 > 31/08/2005
Ma vie d’artiste
![]() |
|
Ce matin les nouvelles ne sont pas bonnes et je suis plutôt grognon. Enfin une bonne douche et ça devrait aller mieux. Nicolaï pense que je ne veux plus lui parler. J’ai commencé hitman 2 et je crois que ça va être chronophage. Ma chérie est dans les journaux le mois prochain et me semble aussi plutôt mal lunée. Mon chat pisse partout depuis son retour de la campagne. Les mots ne sortent plus. Ecrire n’importe quoi pour se relancer.
|
des indications intuitives
tu prends à gauche tant que ça descend
puis à droite quand tu es sur du plat
simple, joli(e) et efficace,
merci !
Trois jours que j’ai le coeur au bord des lèvres
Trois jours que je me confine devant une cuve de faïence
Amoureux, malade, les deux peut être ?
Oh toi, mon doux ver solitaire…
surfaces / nouvelles / première livraison
je me tourne sur le côté
je n’arrive pas à dormir
je ne sais pas quelle heure il peut être
putain
l’image de ma soeur
ça ne me quitte pas
sa bouche qui s’active sur la bite de ce mec
les yeux fermés
le plaisir qu’elle y prend
ça dure une seconde et elle me remarque
une seconde où j’entends les bruits mouillés de sa bouche qui pompe cette queue
où je vois le type qui lui tient la tête
son visage crispé par le plaisir
sa tête à elle
les yeux fermés
les humm-hummm qu’elle pousse en le pompant
ça dure une seconde
même pas
et j’enregistre tout
et le bruit que je viens de faire en ouvrant la porte de sa chambre lui arrive au cerveau
on est figés tous les trois
je me retourne encore dans mon lit
j’ai la gaule
je n’ai pas sommeil
le silence de la baraque m’énerve
je suis sur le dos
cette image ne me quitte pas
ces deux images
un
sa tête quand elle pompe le type
deux
leurs têtes à tous les deux quand ils m’ont capté
je suis sur le ventre
ma queue frotte contre le matelas
ça m’envoie des décharges
j’ai envie de me branler
j’ose pas
ma soeur qui ouvre la bouche et le type qui se rhabille
sa bite qui se dégonfle
je détourne les yeux et ma soeur me gueule dessus et je lui gueule dessus aussi
elle claque la porte
je retourne dans la chambre
j’entends le type partir
il discute avec ma soeur à voix basse dans le couloir
je ne comprends pas ce qu’ils disent
ils s’embrassent
ça je l’entends
j’ai envie de sortir et de l’emplatrer
je ne sors pas
je suis scotché
ma soeur retourne dans sa chambre
putain j’ai trop envie de me branler mais ça le fait pas
ça le fait trop pas
je me mets sur le ventre
j’ai la bite gonflée à mort j’ai le gland hypersensible
je n’arrive pas à me débarrasser de cette image
la bouche de ma soeur qui avale la bite du type
ses yeux fermés
le plaisir qu’elle y prend
les hummm-hummm qu’elle pousse
je me branle
je me branle rapidement
si j’y allais
si j’y allais putain et que je la force à me la mettre dans la bouche
haaaaannnn
comme l’autre type
mes mains qui attrapent ses cheveux
sa langue qui s’enroule sur mon gland
haannn
je suis taré ou quoi
hooo
hooo putainnn
je lâche tout sur mon ventre
il y en a un bon paquet
mon coeur bat très fort
j’ai trop chaud
je prends le rouleau de pq sous mon lit
je m’essuie
je roule le papier en boule et je le jette par terre
ma sueur sèche vite
mon rythme cardiaque se calme
j’ai sommeil d’un coup
je me mets sur le côté
peut-être je devrais faire ça
elle aime sucer
elle aime ça j’en suis sur
elle était bizarre au repas
elle me parlait pas
elle me regardait à peine
on s’est pas parlé depuis que je l’ai vue pomper ce type
elle en a pompé beaucoup si ça se trouve
elle aime ça j’en suis sûr
elle doit super hyper bien
je sens le sommeil qui arrive
je me demande
je me demande si
thierry
si thierry ça l’intéresserait
ça
***
on entre dans la chambre de ma soeur
elle lève la tête
elle était en train de faire ses devoirs
elle nous regarde
elle dit : « vous pourriez frapper, merde ! »
et puis elle croise nos regards et elle se met en colère
elle se lève
« cassez-vous bande de blaireaux »
on ferme la porte elle est sur nous
« calme-toi » je dis
elle essaie d’ouvrir la porte je l’attrape par le bras et je la repousse
thierry est bloqué il regarde
« arrête connard ! »
je la repousse sur le lit
je dis à thierry : « aide-moi ! »
on maintient ma soeur sur le lit
« putain mais qu’est-ce que vous faites ? connards ! »
elle se débat
j’ai aussi peur qu’elle
mais j’ai trop envie
j’ai trop envie
je la tape aussi fort que je peux
du plat de la main
elle est à moitié assommée
je défais ma braguette
thierry lui maintient les bras
elle me mets des coups de pieds
« connard, connard, connard ! »
je m’assieds sur elle
elle est affallée sur le lit
ses jambes sont par terre
thierry est derrière elle et lui tord les bras en arrière
je suis sur elle
ma bite est à moitié dressée
« qu’est-ce que tu veux faire ! connard ! »
sa voix devient plus aigüe
ses yeux reflettent de la terreur
je ne bande pas beaucoup
thierry a l’air dégoûté
ma soeur pleure et hurle en même temps
je l’étrangle pour qu’elle se calme
j’en peux plus de ses cris
« ouvre la bouche ! ouvre la bouche ! »
elle se débat
je l’étrangle
je la force à ouvrir la bouche
elle bat des jambes mais ça ne fait rien
je m’enfonce en elle
je suis à moitié en érection
je m’enfonce dans sa bouche
thierry lui maintient la tête en arrière
hhhmmm putain c’est trop bon
je n’ai plus peur
je bande comme il faut
« vas-y pompe-moi pompe-moi ! »
je donne des coups de reins
hooo putainnnn
c’est fantastique
elle a la bouche grande ouverte et les yeux vitreux de peur
sa langue glisse sur ma bite
de la salive coule sur son menton
je vais plus vite
je lui tire les cheveux
thierry rigole mais en fait il a l’ai un peu dégoûté
putaiiinnnnnn
hmmmmm
hannnn
je vais jouir
je vais jouir
je
hoooo
j’attrape son visage à deux mains je m’enfonce tout au fond de sa bouche
elle a un haut-le-coeur
je jouis
le sang bat à mes tempes
je suis dans un état second
je décharge tout dans sa bouche
elle se dégage
du sperme lui coule sur le menton
thierry la lache
je lui dis : « tu veux aussi ? c’est trop bon »
il fait non de la tête
il dit : « on devrait peut-être y aller, là »
ma soeur dit : « connards. bande de connards de fils de pute. allez vous faire foutre. »
je la regarde
je dis rien
elle pleure
je me dis qu’elle s’est pas beaucoup débattu
je me dis que si elle n’avait vraiment pas voulu on aurait eu du mal à la force
je me dis que celui qui veut me forcer un faire un truc pareil il faut qu’il me tue d’abord
on sort de la chambre
thierry fuit mon regard
« bon je peux pas rester. je me sens pas très bien. je crois que c’est un peu dégueulasse ce qu’on lui a fait. tu crois pas ? »
« je sais pas. elle s’est pas beaucoup défendue non ? »
je rigole
il rigole
d’abord un peu jaune
et puis franchement
« bon c’est quand même pas si grave hein. on n’a tué personne et on n’a violé personne, non ? »
« non, c’est vrai. mais bon. c’est quand même un peu dégueulasse. »
« ouais, bon, c’est vrai, mais elle m’en a fait aussi, des coups de pute, t’inquiète. et puis tu sais quoi ? c’était franchement trop, trop bon. c’est une super suceuse. »
on se regarde pendant un court instant sans rien dire
je vois dans ses yeux qu’il hésite
finalement il dit : « je vais y aller. on se voit demain au lycée ? »
« ouais »
je le raccompagne
je reviens dans ma chambre
je me sens bizarre
je ne regrette rien
le mur qui sépare nos chambres n’est pas très épais
j’entends ma soeur chialer et sangloter comme une conne dans sa chambre
je me dis qu’il ne faut pas exagérer
ça n’a même pas duré cinq minutes
elle ouvre la porte de la chambre
elle sort
elle claque la porte de la chambre
elle marche dans le couloir
elle entre dans la salle de bain
elle claque la porte de la salle de bain
elle verrouille
elle ouvre le robinet du lavabo
l’eau coule pendant un moment
je suis allongé sur mon lit
l’eau coule encore
je me demande ce qu’elle fait
au bout d’un quart d’heure elle sort de la salle de bain
elle retourne dans sa chambre
je mets un cd
***
le soir elle dit à maman qu’elle ne veut pas manger
qu’elle ne se sent pas bien
le repas se passe comme d’habitude
je regarde les experts à la télé avec les parents
je chatte un moment sur msn
je discute avec thierry
on ne parle pas de ça
je pensais qu’on en parlerai
mais il n’y a rien à dire
ma soeur est dans sa chambre
je l’entends écrire des textos
elle raconte ça à toutes ses copines
peut-être
je me demande comment elle présente le truc
mon frère m’a forcé à le sucer
j’ai sucé mon frère
j’ai fait une pipe à mon frère
je ne sais pas
moi je n’aimerais pas raconter ça à tout le monde
peut-être qu’elle n’en parle à personne
moi à sa place je n’en parlerai à personne
thierry va se coucher
il est minuit et demi
je traine encore quelques minutes sur des sites de cul gratuits
je vais me coucher aussi
il est une heure du matin
dans la chambre de ma soeur c’est le silence
pendant quelques jours elle me lancera des regards de pure haine
et puis ça se tassera
L’herbe était verte et les filles très belles
Depuis les étoiles sont parties et les robes sont noires
Le renard, après avoir festoyé, a jeté les restes sanguinolants de son précédent met.
A la nuit tombée, dans les vapeurs éthyliques de l’anis étoilé, il crie « Tavernier! la même chose »
Et personne ne citait le docteur Moreau. C’était il y a une semaine jour pour jour…
HEY HEY GIRL
GIVE ME A VIRTUAL SMILE
OR I DIE
TELL ME
THAT LONG HAIRED TALL BOYZ
ARE MADE 2 B CRUCIFIED
OR TO FINISH IN BLACK SABBATH
SINCE THE BEGINING OF TIMES
TELL ME U LOVE THE TIGER
HIDDEN UNDER MY SHOULDER
HEY HEY GIRL
GIVE ME A VIRTUAL SMILE
2 POINTS AND 1 CURVE
2 POINTS AND 1 CURVE
HEY HEY GIRL
—
personne pour arreter le temps, rien qu’un petit peu ?

je ne veux pas quitter cette ile que j’aime tant,
je veux y passer encore une dernère nuit,
là,
entre tes bras.
Tourgueniev ce héros – deux ans plus tard
mi-nuit : en ce moment, on boit au sommet de l’arche de la d. et on se frotte les cuisses etc… rapport à la première journée de célébration de l’anniversaire de Tourguy remarquablement organisée par Agnes b. et Charleston Parva (welcome back). Demain, sans doute palais de tok et pop’in si l’organisation des artistes séminaristes peut se faire comme prévue. pour en savoir plus : contact@palaisdetokyo.com. Mot de passe si nécessaire : « Tourgueniev.com c’était mieux avant ! ». A ce soir.
…
Today
Day of love
For ever
Everywhere

Les ombres sous la pluie"
Je me suis encore réveillé habillé ce matin. J’ai du mal à émerger. Je ne sais pas exactement où je me trouve.
Plus tard, le docteur un sourire apitoyé sur les lèvres vient me voir.
« Vous devriez tenir compte de mes avertissements. Je fais vraiment du mieux que je peux avec vous, vous savez ? »
…
« Vous avez des illusions suivies de pertes de conscience. »
Je l’écoute d’une oreille distraite ; en regardant la pluie ; je sais bien que je suis normal : ce ne sont pas des illusions. Comment expliquer ce que je vois, comment expliquer ces ombres sous la pluie ?
Peut-être me verrez-vous un jour dehors.
Nous serons entrain de danser sous la pluie.
Quand je vois mes amis dehors, je les rejoins.
Ah !! Mercredi, enfin… Le jour des enfants… On se dit que tout va être plus bleu, plus doux, plus tout…
En fait c’est comme hier, mais on a un jour de plus…
Vous me direz, 28 ans et un jour de plus, c’est pas bien grave. Mais quand même, on le sent un peu, ce jour de plus, là plus bas… Il taraude, il gratte. Oh, rien de grave, juste un jour de plus.
Foutu mercredi…

Ushlä ne supportait plus Üshla, sa jumelle naine atrophiée.
Sven et Olaf, les parents adoptifs d’Ushlä et Üshla, avaient adopté les deux petites filles un an après leur mariage et les avaient toutes les deux élevées dans la tradition agnostique protestante.
Malgré sa petite taille, Üshla s’était très tôt éveillée aux choses de l’Art et s’avérait beaucoup plus douée que sa soeur, notamment pour le macramé et la danse du Moot. Sven et son mari avaient donc rapidement chouchouté et encouragé leur petite infirme de fille en l’inscrivant à tous les concours de danse de la région et en la couvrant de costumes folkloriques du Ryk.
Dès qu’elle fut en âge de comprendre qu’elle était mise à l’écart par manque de signe physique distinctif, Ushlä chercha à se mutiler afin d’atteindre cette perfection dans la difformité qu’incarnait sa jumelle.
Ses efforts restant vains, elle s’en inquiéta auprès de son père :
« Vasja – vaata kui tundeliselt nad seda teevad, oigavad… Aga miks meie teeme seda vaikides ja ei vaata teineteisele otsagi? » lui demanda-t’elle par un jour pluvieux de juillet.
« Ha, me võime nendest veel pareminigi teha, lähme proovime. » lui répondit Sven.
Dépitée par le peu d’intérêt que lui portaient ses parents, Ushlä pris sa décision. C’était le début du mois et toute la famille avait l’habitude de prendre le ferry pour Skanken, histoire de faire les provisions du mois. Sven et Olaf embarquèrent les 3 chiens et leur ainé, Kimi, pour le continent, les jumelles restant seules sur l’île en vue de prévenir une hypothétique invasion de l’ennemi rouge.
Ushlä mis son plan à exécution en emmenant sa jumelle se promener dans la forêt du sud de l’île.
Au delà de 400 mètres, les pin sylvestres se faisaient plus rares et étaient remplacés par des épiceas menaçants. C’est au coeur de ce milieu hostile, à la merci des hordes de tarins des aulnes, que Ushlä abandonna sa soeur avant de retourner au ponton du Ryk attendre Sven et Olaf.
Plus jamais l’on n’entendit parler d’Üshla. Jusqu’au jour où…
FULGUR O’POINGS – BAZIN ZERO
L’humeur maux Sade.
La nuit l’ennui.
L’ennemi n’est le mien.
Le matin luit.
L’hurleur mots Sade.
– Quelle coïncidence!
– Ce n’est pas une coïncidence.
– Si, c’en est une. Autrement ça ne serait pas si troublant…
Ping Pong citadin, passer entre les villes, leurs mailles, s’y perdre et s’y retrouver, sentir leur amour, leur désir et leur répulsion. Suivre ses sens, ne plus se sentir ?
Crier inutilement dans un énieme train, dormir plutôt que de faire le mauvais geste… bienvenue en gare de X ; une de plus, encore ?
Elles se ressemblent toutes et pourtant qu’elles sont particulières… ce sandwich est-il unique ou une représentation supplémentaire de l’éternel jambon dans du pain ?
Bienvenue à toi, brave Sans Domicile Fixe… Ta Gueule, pas besoin de ta concupiscence, je me débrouille avec la mienne ; elle peut déjà remplir bien des wagons à elle seule.
Ô joie, un banc solitaire, mouillé jusqu’à la couenne (à ne pas bouger, on fait du gras), dormir sans oublier, sinon ça ne serait pas drôle, et fermer la porte.
| oui on peut changer on peut évoluer on ne peut pas savoir ce qui va advenir ![]() pile |
oui on peut changer on peut évoluer on ne peut pas savoir ce qui va advenir ![]() face |
Elle dit qu’elle sait,
elle dit qu’elle n’aurait pas dû
Il dit qu’il n’y a rien à dire,
il dit qu’il aimerait l’aimer encore,
elle flotte
il pleure
ils ne partiront plus
loin au dessus des monts brumeux
ils ne partiront plus
ils ne s’aiment plus
elle pleure
il flotte
Ils grouillent, m’entourent, m’aspirent, m’attirent, me hantent…
Perché sur ma couche, le regard fiévreux et la main tremblante, je guette…
Le prochain qui pointe le bout de son nez, PAF, écrasé !
Une fois de plus ma joie exultera, une fois de plus l’instinct du chasseur en moi se réveillera !
Et de sa chair, avidement, je me goinfrerais…
Eté que je te hais, toi qui conviens tant aux blattes.
Avis a la population : Oyez, oyez !
Hier, de la ménagerie du jardin des plantes, s’est échappé un renard…
Et toujours pas de nouvelles de Abc Def…?
alles (ma)Gute zum Geburtstag

Les inconvénients techniques des ballons dirigeables sont tels que l’on
peut se demander pourquoi ces engins ont existé, et pourquoi
énormément d’argent a été dépensé pour les construire et pour les utiliser.
Tourgueniev mas porno !
Camarades, Camarades, Camarades,
Il est établi que jamais tourgueniev n’a enregistré d’aussi bon score d’audience que dans ses moments les plus ouvertement pornographiques. Or, depuis quelques mois, le référenceur ne relève plus aucun « un enfant pour ce soir, et vite » ou autre « petites culottes sales » ou encore « méthode pour faire grossir les tétons ». Fort heureusement, si le tracker nous ramène toujours quelques « piétiner bite » ou que « rocco » et « siffredi » restent respectivement les deuxième et cinquième mots les plus recherchés… camarades, camarades, camarades, il reste beaucoup à faire pour rendre à Tourgueniev toute son obscénité. C’est pourquoi je vous appelle, que dis-je, je vous exhorte :
Pornographisons Tourgueniev !
bon, y’en a marre !
STOP ou ENCORE ?
Terroriste 1
camarade révolutionnaire, URANIUM comment allez vous ?
Terroriste 1
(MOLLAH OMAR)
Terroriste 2
je vais ARME BACTERIOLOGIQUE plutot pas mal ma foi
Terroriste 1
Vous êtes déjà PNOHM PENH arrivé NUCLEAIRE à Paris ?
Terroriste 2
oooh non ! ATTENTAT PREVENTIF je viens seulement BACILE DU CHARBON ce soir
Terroriste 1
boooooooooKILLTHEPRESIDENToooooooon
Terroriste 2
oué ASSASSINAT ça devrait OTAGE aller
Terroriste 1
Mais ALLAH AKBAR tu vas faire FIDEL CASTRO quoi à Paris JAMAH ISLAMIYAH ?
Terroriste 2
j’ai un rendez-vous GROUPUSCULE pour choper des photos MISSILE AL SAMOUD pour une expo au théâtre
Terroriste 2
(2)
Terroriste 1
Tu restes ALI TOUCHENT tout le week-RACHID RAMDHA-end ?
Terroriste 2
nan SYRIAN nan, juste l’aller ISLAMIC DICTATURE retour
Terroriste 1
Ah bon, même pas KHADAFI une soirée pour JE SAIS OU SE CACHE SADDAM HUSSEIN une soirée ?
Terroriste 2
si si, BOMB LA HAGUE une soirée. je rentre AEROPORT ROISSY CHARLES DE GAULLE demain matin
Terroriste 1
Bien bien… ben moi je vais aller PERVEZ MUSHARAF IS GAY faire ma sieste quotidienne
Terroriste 2
tu fais TOTO CUCUGNO bien
Terroriste 1
(45T – y -76H)
Terroriste 2
(JH 25A CH JF 18A PR RDV Q)
Terroriste 2
moi je file à l’usine (DE TRAITEMENTS DES DECHETS NUCLEAIRES)
Terroriste 2
a+ camarade MOUJAHIDINE
Terroriste 1
bon… je te souhaite CONTAMINATION une bonne SRAS DANS TON CUL journée
« TOURGUENISME, n.m. : Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ou de son absence. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »
Speciale dédicace to Nicolaï
Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer. Est-ce la peine de terminer celle-là ? Puisque j’arrête tout à l’heure … Oui mais quand même … Elle me tend le mégot ! Cette petite fumée, je vais l’avaler, la faire descendre dans mes poumons et la sentir débouler jusqu’au bout de mes doigts … Même pas ! Rien de plus qu’une clope de plus avant d’aller dormir ! Rien de plus ? Saloperie ! J’ai une haleine de yack pour aller m’étendre près de ma dulciné, et c’est tout l’effet que tu m’as fait ? Allez. Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer.
Mes poivrons grillés à l’huile d’olive…
Sourire aux têtes connues dans le quartier…
Retrouver un polaroïd à soi affiché dans un bistrot…
La langue, l’oralité, la bouche, le palais…
Les feuilles pourpres et safrans à l’automne venu…
La coriandre, l’aneth, le poivre vert et le basilic…
Tomber dans les bras de Morphée en pensant à un inconnu…
Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer…
Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde !
Je fais quoi, moi, sans téléphone ?
J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.
« L’unique moyen de sauvegarder sa solitude est de blesser tout le monde, en commençant par ceux qu’on aime. »
Page improbable du journal du héros
(Hiver 2003)
Ce soir, désir de retrouver les points sensibles
d’une journée réussie .
Matinée triste, j’écris à J.P.R. lui fait part de mon ambition
d’enseignant en art, structure plus solide que celle ou j’officie maintenant.
J’évoque aussi l’écriture, prise entre « acte et reverie. »
(Il me semble qu’elle conservera toujours cette double instance.) Déjeuner.
Rendez-vous avec M. qui souhaite me montrer son travail photographique.
En avance de deux heures, j’en profite, pour la troisième fois, pour aller
à l’exposition Roland Barthes, à Beaubourg.
Trop de fétiches, de jolis bibelots.
A une table d’écoute, des textes favoris du critique sont audibles
via un casque, autour de cette table ronde, où en face, une jeune
femme se plaint et trouve que la voix du lecteur qui lit un passage
du Temps Perdu est affreuse. Je la trouve — elle — adorable.
Conversations autour des images de M. Images trop factuelles,
factices à mon gout. Je l’encourage cependant.
Deux heures de paroles, et de corps séparés.
M. avoue sa crainte de la normalité.
Je ne l’aime pas, elle ne m’invite pas à la désirer, je suis à l’aise.
Fatigues, interruption, entre « acte et reverie. »
Lectures : livre 5 des confessions, ainsi que les affinités électives.
Je suis à l’aise.
… Tourgueniev envoie Nikolaï clore les éventuelles galeries ouvertes vers d’autres réseaux après les avoir fait sécuriser par Natalia. On entend une seule fois le bruit mou et liquide de la torche à fusion qui fait bouillir le béton … Tourgueniev imagine par avance la prochaine « découverte » d’une nouvelle concession et sourit. Celle-ci s’est déroulée sans problème et il en est satisfait. La petite bande reprend la route de Gardel, Natalia boude et Nikolaï semble fier de ses échantillons …
Badinage et Billevésées suite et fin
Acte Deux
Eren et Pavel sont au centre d’un champ, l’un face à l’autre, les poings sur les hanches
Eren : Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qu’elle peut trouver au Troll boutonneux et pustuleux que tu peux être !
Pavel : Peut être ce qui manque à la limace emmanchée se trouvant face à moi en ce moment, mon pauvre ami.
Eren : Limace ? Penses tu vraiment que le joyau de Troublefort s’intéresserait à un être effroyablement visqueux ?
Pavel : En ce cas je peux te retourner l’argument, mon cher.
Eren : Soit, je concède la victoire pour cette fois, je suis battu ! Ceci dit il faudrait trouver un moyen de nous départager, cette situation ne peut plus durer.
Pavel : Etant aussi peu prêteur que toi et ne supportant même pas l’idée de tes paluches sur ses seins blancs, je ne peux qu’être en accord avec ta volonté.
Eren : Alors réfléchissons… je sais ! La belle aime les vers, les phrases bien galbées et nos sœurs gémelles ne sont pas en manque concernant la ritournelle. Demandons à Piotr d’apprêter l’estrade de satin et ensemble joutons jusqu’à ce que le cœur nous lâche.
Pavel : Et le vainqueur l’emmènera jusqu’à sa couche que plus jamais elle ne quittera… soit, topons là, le marché me semble équitable !
Ils partent après s’être serré la main, chacun assuré de sa victoire.
Acte 3
Les six sont réunis.
Eren & Pavel : Alors, qu’en pensez vous ?
Marine : Hommes qui se battent pour mon cœur et mes formes, cela m’excite, j’aime bien !
Laina : Et puis cela mettra un peu d’animation dans nos parfois si mornes vies, même si l’enjeu n’est que Marine.
Alaine : La maligne Marine car, contrairement à nous, elle sait les mener par le bout du membre, nos mâles !
Piotr : Et moi alors, vous m’oubliez ? J’ai beau ne pas avoir l’avantageux physique d’Eren ou de Pavel je ne me ridiculise pas pour elle !
Marine : Heureusement tu as au moins ça pour toi, mon pauvre.
Pavel : Bon, bon, bon, langues de vipères, pouvons nous commencer ?
Marine : Allez y, nous sommes toutes ouies.
Eren : Tu verras
L’aube sera paisible
Comme un puits en été
Comme après une éclipse
Les tâches blanches de l’héliotrope
Les oiseaux langoureux à l’équerre des arbres.
Pavel : Tu verras
Une aumône de jais
De saphirs et de perles
Orner la main des filles
Et la vanille à leurs cheveux
Tresser ses gousses noires.
Eren : Tu verras
Dans Eden au matin
Sur le boulevard du pommier
La fontaine verser
Du cidre dans ses vasques.
Pavel : Tu verras le détail
D’un geste d’allégresse
Cette main qui s’élève et flotte comme un voile
Le mot qu’une onde de la lèvre
Qu’un mouvement du cœur
Habille de sel clair.
Eren : Tu verras
Comme je vois
La robe du désir
Les veines, la fumée
Le socle d’encre bleue
Qui roulent dans les chélicères.
Pavel : Tu verras
Derrière la terre creuse et abrupte
Cette chemise qu’une femme
Glisse sur la magie de l’épaule des femmes.
Eren : Tu verras la couleur du dépit
Le linge rouge de la consomption
L’épidémie de peine.
Pavel : Tu verras sur la margelle
Un nénuphar
C’est ta taie d’Ophélie.
Laina : Les phrases sont belles, mais le sentiment y est il vraiment ?
Alaine : Le sentiment est beau mais les tournures sont obscures…
Laina : Le tour me semble bien incomplet, cercle faussé…
Alaine : Et le serpent se mord la queue…
Marine : Bref votre prose nous laisse pantoises, rien de concluant…
Piotr : Pour lui même Je lui envoyais une lettre, elle ne lui plut pas, aussi elle la jeta, pour que même le temps ne s’en rappelle pas…
Marine : De quoi parles tu donc mon Piotr, de quelle lettre ?
Piotr : Oh, euh, enfin… tu as du oublier.
Alaine : Cesses donc de te faire prier, nous sommes, telles des grappes de raisin, pendues à tes lèvres !
Piotr : Il y a de cela quelque temps, alors que nous n’étions que de jeunes pousses, j’envoyais une missive à Marine, sur mes sentiments, et je la vis, tout tremblant, la brûler. Depuis ce jour je n’eus plus aucun espoir en l’amour.
Marine : C’était donc toi ?
Poussière, soir, une femme assise devant moi
Gardant une secrète distance pendant que des gouttes de rosée affleurent sur son corps lunaire.
Piotr : Je fixe mes yeux sur elle et une métamorphose commence
Un étrange redressement en elle même
Elle commence à se courber tel un arc en ciel
Sa pression augmente, elle rougit tel un soleil à son paroxysme
Marine : Une étrange réfraction d’argent et de soufre débute de l’intérieur de son centre
Je m’assieds dans l’une des chambres magiques de l’espace
Elle aussi se repose, ancrée en moi, ses tranches coupant à travers mon corps
Comme deux énormes planètes inexplorées
Piotr : Ses seins oscillent, ils sont fait de chair qui ne salit pas
Ils ont une forme mais point de ligne limite
Un éclat fuse du fourneau, s’accroche
Marine : Vacillant au coin de ses lèvres, fouillant la mort
Sa température excède le point bouillonnant
Je me sens comme une poignée de cendres blanches
Piotr : Aujourd’hui j’aimerais connaître l’amour de cette femme.
Marine : Je n’avais point de rejet pour ce mystérieux amant, je me sentais au contraire indigne de tels sentiments, moi l’abeille volage.
Laina : Serions nous en train de vivre un rebondissement dans toute cette comédie, la Belle et la Bête partant convoler de concert sur les routes fleuries ?
Marine : Cela serait bien possible car si il m’accepte, alors je serais sienne, femme de ce tendre poète enfin dévoilé !
Piotr : Comment pourrai je refuser ce que tout me vie durant j’ai attendu, espéré ?
Alaine : Tu nous laisseras bien dans ce cas prendre à notre compte tes deux éconduits, nous n’aimerions pas rester seules trop longtemps, nous nous fanerions…
Laina : Et moi, sentimental artichaut, qui allais oublier ce point ! Venez donc vous deux, lequel prend tu petite sœur ?
Eren : N’avons nous rien à dire ?
Alaine : Hm mm, non ! Et de plus le choix serait impossible pour vous, comment donc différencier si parfaites jumelles ?
Pavel : Après réflexion, pourquoi pas, il est vrai que vous êtes plutôt agréables.
Eren : Fort plaisantes dirais je même…
Alaine : Alors petite sœur, tu me laisses le Pavel ?
Laina : Très bien, je prend l’autre dans ce cas et puis… si ça ne colle pas… nous pourrons toujours échanger !
Piotr : Il ne nous reste plus alors qu’à célébrer cette triple union !
Marine : Et faire la fête, on ne se marie pas tous les jours !
Ils quittent tous la scène en couples, joyeux.
FIN
(Extraits de poèmes légèrement remaniés de Denys Louis Colaux et Pradip Choudhuri, recueil Lieux d’Asil, Lieux d’Exil)
On raconte que
« Tourgeniev c’est une plaque tournante de création on-the-web avec des ramifications internationales,
particulièrement avec le Centre de Recherche Post-Dostoïevskien« .
Canons a vendre…
il sent fourmiller le bout de ses doigts de pied et pourtant…
il reste immobile, debout sur sa planche, il ne dit rien, et pourtant…
so what et pourtant…?
jour 13
l’embryon de poulet continuait d’évoluer,
le traitement opéré semblait néanmoins avoir désorganisé son système d’orientation et de diffèrenciation,
on percevait en l’amplifiant le son de deux coeurs distincts,
l’un très lent et très fort
qui semblait imperturbable
et l’autre plus petit et sujet à de brusques accélérations

Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne.
Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies.
Et je l’ai rencontré. Sais-tu qui est cet homme qui m’appelle au carreau de sa voiture ?
Ou peut-être pas.
Plus sympa que Starac et Popstar :
COSTES-STAR
(costard ?)
Tu veux monter sur scène,
partir en tournée et être une vraie STAR !
C’est possible et vite !!
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PROCHAIN SHOW DE COSTES A PARIS
Le culte de la Vierge – opera porno-social
avec Costes, Giulio Nesi, Marie-Claire Cordat
SAMEDI 18 JANVIER 2003 – 20H30 – Prix : 8 euros
aux INSTANTS CHAVIRES – 7 rue richard lenoir – montreuil
métro robespierre
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Nous cherchons une fille pour jouer dans le show.
Disponible de janvier à début juillet 2003 – 40 shows à faire en europe.
Contacter costes@costes.org
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cet endroit à nul autre pareil
était hanté par un homme
qui se faisait appeler
le fou
c’etait agreable
de rencontrer
des etres humains
après tout ce temps passé en ville…

parfois je frappe tellement fort cet ordinateur – le jeune homme remarque qu’on en parle jamais – que sa coque se déforme, alors je suis tout ennuyé et j’espere qu’il marchera encore, avant le prochain coup.
Jean-Yes, vous êtes le premier blogger à avoir été témoin de l’apparition de crop-circles sur un blog.
Pouvez-vous nous en dire plus ?
Si seulement je le pouvais ! Comprenez ma perplexité : j’ai vu apparaître ces formes étranges par hasard,
en essayant de publier un texte sur l’interface de tourgueniev.com, ça s’est fait spontanément, en quelques
instants… Pour le moment je n’ai trouvé aucune explication rationnelle. Ce phénomène défie l’entendement.
Pouvez-vous décrire plus précisément ces crop-circles ?
Et bien voilà : ce sont des cercles blancs qui se superposent au texte, comme si des pixels étaient effacés,
ou plutôt repeints en blanc, enfin bref on les voit plus, quoi. C’est stupéfiant. Comme le révèlent les photos
prises d’avion (voir photo n°1), les contours de ces cercles sont extrêmement précis, et surtout, le plus
impressionnant, c’est que les cercles forment des figures mathématiques parfois très complexes, assez
proches des fractales de Mandelbrot. C’est réellement très impressionnant. Imaginez ma stupeur lorsque
j’ai vu cela pour la première fois.
Croyez-vous que ce phénomène soit de nature paranormale ? Que pensez-vous de l’hypothèse
d’une origine extra-terrestre ?
L’hypothèse extra-terrestre… Hum, jusqu’ici je ne croyais pas aux soucoupes volantes, mais j’avoue avoir
du mal à imaginer que ces formes soient d’origine humaine.
Jean-Yes, merci de nous avoir accordé cet entretien.
Merci à vous.
Photo n°1
C’est en forgeant qu’on devient forgeron
Soit, mais…
A trop tater on devient tatillon
A trop mater on devient matadore
A trop trier on devient tricératop (of the pop !)
…

























