madone du vice —
A la mollesse
De tes lèvres
Avec lenteur
Je m’adonne
A la douceur
De ta langue
Avec délice
Je m’abandonne
A la mollesse
De tes lèvres
Avec lenteur
Je m’adonne
A la douceur
De ta langue
Avec délice
Je m’abandonne
Pendant ce temps
Jean Leloup sur la platine
13 ans plus tard.
Quand on vous dit que l’histoire se répète toujours.
*jeanpierre jambon dit:
-mais je crois pas que ce sera super strict a ce niveau là non?
°roméo tartemolle dit:
-le mieux c d’être pas trop mal sapé
-et pour le reste on fait la politique du sourire.
Je sais que tes yeux jaunes ne m’ont pas quitté
Pendant que je séchais alangui dans la mousse
Tu as dû voir alors
Passer sur mes flancs nus
comme une gifle
l’ombre funeste
de deux grandes ailes
qui tournoient au ciel
et te guettent aussi
and follow its original spirit!
follow its original spirit!
its original spirit!
original spirit!
spirit!
!
petit chaperon rouge, go home:
acte 1 : wouééééééé vive la libertééééééééé !
acte 2 : oulala, oulala, ça chatouiiiiiiiiille !
acte 3 : ben alors, ben quoi ?
réponse : c’est pour mieux te … , mon enfant .
blablabla le soir c’est juin et tuer son voisin c’est pas bien, tee shirt très très court et jupe en dentelle, elle me regarde et toute son anatomie en même temps, elle va me demander si on s’est pas déjà rencontrés vieux truc de mec, et moi je serai effrayé. ‘bonjour beau brun, on se connaît pas déjà?’ nononononononon je hoche la tête en tous sens pour qu’elle comprenne bien, je finis mon demi, je me tire, vite vite, la voilà qui me suit, ‘mais si une soirée chez ma soeur j’avais dix sept ans, tu m’avais draguée, tavais pas froid aux yeux à l’époque’; merde qu’est-ce que c’est que ce vieux souvenir pourri?, je marche un peu plus vite, tac tac tac j’entends ses talons derrière moi, et j’entrevois du coin de l’oeil son tee shirt rouge sa peau super blanche, tout ça qui va vite derrière moi, je suis sûr qu’elle regarde les plis de mon pantalon qui vrille sur mon cul, je sens sa haine contre moi, contre ce cul qu’elle a dû lécher, et merde, c’est horrible, je me hâte,,, je me hâte. mais je sais qu’une victime ne lâche jamais son bourreau
Avoir le don de converser dans les airs…
Lorsque l’esprit s’envole
Comme une bestiole
Il peut le faire
Merci, Trondheim, ce héros
Jim Goad : Je ne suis pas contre l’autorité, je suis contre VOUS ! Je ne suis pas pas contre le gouvernement, je veux que le gouvernement VOUS écrase !
Son frère m’a payé un taxi, je peux plus manger de ronds actuellement, son frère m’a payé un taxi et je crois qu’il était dans le blizzard mais pas trop, je comprenais pas, le frère d’Emma m’a payé un taxi il a sorti vingt euros en disant je suis fait je crois ce qui me, ce qui me, ce qui me depuis deux semaines, c’est qu’il y a toujours, il y a TOUJOURS quelqu’un qui se rappelle à vous, il y a TOUJOURS quelqu’un depuis deux semaines, TOUJOURS putain, quelqu’un qui vous tend la main, et c’est vrai que tu peux dresser son profil psychologique, que toujours ce quelqu’un il a quelque part une sorte de bon cœur et de capacité à sauver même un inconnu qui crève, et c’est vrai qu’il fait partie de la même race que toi mais toi apparemment t’es descendu un échelon plus bas et c’est bien pour ça que tu contemples sa main curieusement comme si elle n’aurait pas dû exister et que tu as menti avec tes semblants de beaux habits et que t’es rien que t’es même pas « aimable » dans le sens d’être potentiellement aimé, le frère d’Emma m’a payé un taxi je devais rentrer en noctilien putain et c’est vrai que je me ressemble pas, là on est en pleine contamination, je me ressemble pas, je fais la guerre, je me ressemble vraiment pas et j’ai perdu mon ombre et mon seul ami c’est la musique et ça va chier la prochaine fois je mets Cypress Hill, le frère d’Emma m’a payé un taxi et le frère d’Emma il m’a payé un taxi, et y’a TOUJOURS quelqu’un depuis deux semaines que ça dure, toujours un être humain qui surgit, depuis deux semaines, voire trois je sais plus, j’ai perdu la notion du temps, ça dure depuis très longtemps, depuis deux semaines on va dire que je me mens à me dire que ça traîne pas depuis longtemps, TOUJOURS quelqu’un, TOUJOURS une fleur qui surgit, toujours, vraiment une fleur qui surgit, pourtant j’ai jamais commandé chez Interflora, jamais, pourtant vraiment j’aime pas la nature, y’a TOUJOURS quelqu’un qui me tend la main, depuis deux semaines voire vraiment très longtemps que je m’appartiens plus et que je traîne n’importe où, et que je m’en fous. Enfin ce soir je m’en foutais pas. And Jackie Onassis blowing her nose.
le récitant : cassage de pattes arrières.
La vie recèle pleins de miracles, mais certains jours,
l’avez-vous remarqué, les citrouilles restent des citrouilles
Jacques Salomé
in Je croyais qu’il suffisait de t’aimer
Ne plus savoir comment reprendre le fil de nos dernières paroles. Dès qu’il faut être performant (efforts), la tentation d’ouvrir une nouvelle porte me saisit. Quoi que les portes (premières images) restent bloquées, grinçantes, il n’y a rien de concret derrière elles.
Les premiers égarements, première image écœurante flanquée de milliards d’autres images. J’ai choisi la plus usée des images, je m’en excuse. Et associer ma situation à un ouvreur de porte (explorateur) ne me convient guère. L’aventure ne doit pas s’ouvrir sur des chambres. Grotesque errant pathétique.
Je me demande quel chemin emprunter. (Chemin-image, porte-image). Ne plus savoir comment reprendre le fil de nos dernières paroles, boucle-bouclée-image.
Voilà l’origine, critiques.
On peut les trouver chez Lidl, pour un prix très modique (surtout qu’elles sont de 50 cl chacune) (peu fortes, c’est indispensable pour durer et ne pas agresser les gens). L’inconvénient c’est le clochard devant chez Lidl, mais il est probable que je développe une parano. Il m’a dit – et je ne plaisante pas – ceci n’est pas une mauvaise blague tourgueniste comme il y en a tant – il a donc maugréé : « Tu bois trop… ». Il était à 4 mètres environ. Je me suis donc demandée si je n’avais pas des hallucinations auditives. Si je ne me parlais pas à moi-même à travers ce clochard (sorte de culpabilité névrotique détournée). Puis – j’ai cru clairement entendre – « regarde-toi, t’es pas belle comme ça ». Là j’ai flippé, je suis entrée très vite très vite dans le tourniquet de chez Lidl. J’ai mis un peu de temps à comprendre le mécanisme du truc. Parce que je sortais de trois heures de sangria de chez ED. Il est vrai que j’étais salement habillée. Mais bon, Lidl c’est assez déprimant comme ça, donc tu te coordonnes, tu n’hésites plus à te trimballer habillé en poireau pour adhérer au décor. Bon voilà, faut savoir que c’est quand même un lieu vicieux, qui insiste bien sur ta non-pérennité sociale, c’est-à-dire la non-émergence de ton compte en banque dans la société. Mais je m’égare. J’ai donc foncé vers l’endroit où sont rangées ces fameuses bières pas trop fortes mais énormes (parfaites pour une concentration longue durée sur des mutants à l’huile pour résumer). J’ai pris très vite les bières, il était donc 17h, en traitant intérieurement le clochard de, enfin bref une espèce de « tiens, prends-toi ça dans la gueule, de quoi j’me mêle » que j’me disais en arrachant le pack de bières un peu violemment. Bon et à la caisse, du coup, j’avais l’impression que tout le monde regardait mes bières. Bon voilà. Y’avait que ça sur le tapis roulant. Il était 17h. Bon mais en même temps je pouvais très bien rejoindre des copains sur le champ de Mars pour une happy few party, merde. Je sais même pas ce que ça veut dire happy few party.
Bon, mais c’était pas le cas.
Donc j’avais l’impression que les gens sentaient, reniflaient, l’espèce d’appendice anormal qui pendait au milieu de mon visage. Soit mon nez rouge. Ma patate, comme on l’appelle avec Paulo et Francis.
Je suis sortie très vite, le pack heureusement caché dans mon gros panier acheté chez Monoprix, dont les anses se décollent malheureusement petit à petit sous le poids des packs de bières. Le clochard a pas eu le temps de dire un mot parce qu’il parlait avec un autre sale gars, et le temps qu’il décide d’interrompre sa conversation pour encore me faire chier, ben j’avais déjà filé, avec mon œil rouge de psychopathe et la mine renfrognée des fois qu’on veuille m’agresser.
Bon, et après je suis rentrée.
C’est tout agent Zéro. J’peux pas prendre de photos. y’en a plus.
la valse a mis le temps
ouais mais on lui en veut pas trop à la valse
pourvu qu’elle vienne (hum)
on a l’habitude de ses retards
à petits pas chassés
—
elle (re)vient de loin aussi
et puis faut la comprendre
moi je l’aime comme ça
fantasque et désarticulée
hoplà
–
Mize skupaj dali !
–
satanée nuit noire où se noie l’espoir de te revoir; dans mon peignoir je peigne mes cheveux en me regardant dans le miroir; et derrière moi les meubles dans leur terroir, l »ombre, l’ombre longue et brune. pleure, pleure, en mon sein il y a la place pour ce que tu pleureras, reviens, tapi sur un siège caché à mes yeux, épie, épie moi mes gestes et mes erreurs d’intimité.
chut… silence pour mon souffle, je ne veux rien entendre. rien. tu es cadavre dans le noir.
ah ah ah joyeuseté d’un jour de mai!

mes ongles sur ton torse
petit batard
mes griffes lacèrent tes seins
petite putain
mes dents sur tes lêvres
petit branleur
qui saignent déchirées
petite raclure
par mes morsures
si
vaines
…
incapable de t’atteindre
vraiment
…
tu es si loin
même si tes fesses
sont à moi
et
ta queue
en morceaux
aussi
tu es si loin
de moi
…

Deux coups de feu tirés simultanément à travers le salon cet après-midi.
L’un venait de la rue, et a laissé une perforation dans un des carreaux de la fenêtre.
L’autre partait de je ne sais quel site web, et a laissé une étoile trés similaire sur le blog – et mon écran.
La première est allée se loger directement dans le plafond, au-dessus de la table (y a du plâtre sur les châtaignes du pharaon pacifique). L’autre a ricoché sur mon épaule et est allée éclater une tasse à café sur le bureau.
Plusieurs conclusions à ça :
– de nos jours, les rues sont pas tellement sûres.
– de nos jours, internet c’est pas mieux. Les snipers sont aussi virtuels, et visent pas trop mal, mêmes bourrés.
– de nos jours, le Bordel Ambiant a tendance à méchamment taper l’incruste dans nos intérieurs douillets et chauffés au gaz de ville.
– de nos jours, le bruit d’un coup de feu surpasse celui d’un clic cardiaque, d’assez loin. A fortiori deux.
– l’élytre qui me pousse sur l’épaule a décidément bien des utilités, j’impatiente le rostre et le bouclier céphalo-thoracique.
Si possible insonorisé, un petit – 15 dB ça serait pas du luxe. Surtout quand on tire des balles à travers le salon.
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Je je jee jejje jjee tteennaiis ààà vvvouusss annnonncerr
quu quue quueeee quue jjjeee ssssuisss e e en ennn messurree
dddddddd » »éééécrirrrreee cccoorrecttteemennt dedddedepppuiiss
mmmmmonn ammmmmmputtttttattttttioooooonnnnn dee deee eddee lllaa llaa
maaaaiiiiinn ggau gauu gaaauu ccchhhe grggrgggggrr effféééee àààààààà
mammam ammooommooonn brb brbr brr brr braaas droiiiiiit e e eetttt dem
demma demamain eeeeeeet dde maaaa mmmmmaaain drrrroitee ààmmmon brrass
gaaauuuuuuchhhhhhhee. C CC »CCC » » »eeesst u u uu nun vvérr riiitab bl blle
su sssuuuuuu suuc suuuuuc suuccccè suuuuuuucccccccè succès. .. . … … .
Ils fuient vers Toronto parce que le tournage du film est terminé et qu’ils ont pris cette direction… Merci de m’aider à trouver un titre!
P.S. Je garde l’idée de tourner un road movie sur l’incommunicabilité aux Monts Chics-Chocs pour cet été toutefois… ;-)
Third Stone From The Sun
[Verse 1]
Oh strange beautiful grass of green
with your majestic silken scenes
Your mysterious mountains
I wish to see closer
May I land my kinky machine
[Verse 2]
Although your world wonders me
with your majestic superior cackling hen
Your people I do not understand
So to you I wish to put an end
And you’ll never hear surf music again
—
hey, jimmy’s songs

vos petites scènes — vous pouvez les jouer en bas — nous on s’en fout — du moment qu’on est bien peignés — tu me passes la savonnette ?
Harlington – lundi 25 novembre 1985
22h30 – Nuit, je déambule, peu de voiture, la lune est cachée par les nuages.
solitude, égarement, hasard, vent, froid, calme
23h00 – Nuit, je vagabonde, plus personne dans les rues, la lune est visible à présent.
solitude, froid, obscurité, calme, vent, humidité, indécision
23h10 – Nuit noire, picotement sous la tempe gauche, je reste encore un peu dehors, où est la lune ?
solitude, démangeaison, douleur sourde, humidité, froid, sentiment de perte, vent
23h15 – Nuit, le temps n’arrange rien à l’affaire, mon oeil gauche dégouline de pus, fait chier.
solitude, démangeaison, douleur larvée, humidité, froid, dégout, vent, faim
23h42 – Nuit, sur un banc, je regarde passer les cyclistes. L’œil ça va mieux.
calme, faim, fatigue, froid, humidité
00h03 – Nuit, je gobe un peu plus de speed. Dans mes veines, la musique du club.
tension, chaleur, vitesse, musique mentale, éveil
00h45 – Nuit, cette fille me sourit tranquillement. Je me sens plus paisible. Je danse un peu avec elle. On se frôle.
musique, foule, sensualité, caresse, joie, affection, complicité naissante
01h59 – Nuit, elle s’appelle Anne. Elle me présente sa petite amie, Anne aussi. On danse à trois à présent.
vitesse, musique, foule, sensualité, caresses, joie, amour, empathie, complicité, regards
02h24 – Nuit, on prend un taxi tous les trois, on échange des numéros, des mots, on s’embrasse, on s’enlace.
confort, baisers, contacts, chaleurs, confidentialité, empathie, complicité, tendresse, amour
03h53 – Nuit, Oneko m’accueille impatient, je m’installe sous la couette, aucune envie de dormir.
vitesse, chaleur, douceur, ralentir, attention
06h30 – Petit matin, le Rivette vient de finir, Jeanne, Oneko et moi, on s’endort…
fatigue, bonheur ?
Une montre, les paroles traduites des chansons de Björk, Pi
et une place pour un concert de superbus dans I=[14 juin ; 17 juin[U]17 juin ; 30 juin]
N.I.G.H.T.
il est nuit
optimisation de l’alternatif
optimisation de mon temps de sommeil au minimum
pour partir vraiment
tu dois laisser une partie de toi
en arrière
et j’ai le docteur
pour ça
ferme les yeux chérie
ça fait pas si mal
si tu serres les dents
lobotomie et roule vers le paradis
oh darling, i love you so much
L.O.V.E.
je marche dans la ville depuis des jours
le virus me ronge, charogne en sursis
le mal ne fait rien que de me bouffer
personne dans les rues, juste les chiens
…
les bûchers, l’odeur des corps
mourir enfin, me reposer
oublier ton absence, ton odeur,
la fin des hommes, demain les chiens…
Un jour tu ne t’en rendras pas compte, ça arrivera comme ça juste sans faire exprès. Tes tympans se crèveront et tu te diras à quoi bon carboniser l’iris ça m’avait fait si mal je me croyais sauvé. Du vermillon sur l’oreillette, ton cerveau disponible, un écho purpurin. Bonjour je m’appelle Ariel Wizman et entre deux interventions philosophiques chez Stephan Bern je vous informe que télécharger c’est très mal et qu’il peut vous arrivez des bricoles. Tu ne seras plus qu’un homme-tronc. Dès lors tu seras source de joie, car enfanté satisfaction. Dès lors tu seras un frigidaire. Tu rempliras tes rayonnages, unique aspiration vénielle. Tu attendras que l’on te vide, une seconde fois, juste la dernière.
Et tes poumons seront intacts : tu as compris que fumer tue.
Lundi matin,
La semaine porno vient de finir,
on est tous encore un peu dans les vaps,
mais, bon, rien de grave qu’un massage épicé ne puisse soigner.
On va se oindre mutuellement pour faire passer les courbatures.
Hum…
Enfin, c’est terminé et on va faire l’impasse sur le sujet quelques jours.
Redevenir les romantiques éperdus que nous étions, avant.
Retrouver nos rêves d’enfants pleins de princesses et de modestie.
Moi, par exemple, quand j’étais petit,
j’avais pas trop d’amis (je déménageais souvent) et
je me racontais beaucoup d’histoires, juste pour moi.
Souvent, je me voyais en chat,
un petit chat trés pauvre, trés sale et trés humble.
Ces histoires commençaient toujours pareil :
Un jour, une belle princesse passait par la ville et
du haut de son carosse, elle me remarquait,
moi le pauvre petit chat et me recueillait.
Elle voyait, à travers la crasse et la pauvreté, que
j’étais un super petit chat en fait.
Après ça devenait super à l’eau de rose alors je passe.
Ca correspondait pas mal à mon état d’esprit du moment :
Pour les filles, je n’existais pas.
Ce qui est bizarre,
c’est que la princesse, c’était toujours une vraie fille
et moi un chat…
Docteur… Ca veut dire quoi ça..?
C’est grave ?
Le respect de soi passe par le respect de son corps.
Zen il ne lésine pas sur les moyens.
6 heures du mat c’est taï chi, respiration, karaté katas c’est 4×4 positions, cours de yoga, hygiène parfaite
il va même au hammam une fois par semaine.
Mange macrobio, évite les plats trop gras ou trop salés, n’achète que les fruits frais du marché.
Il adore les senteurs exotiques. Son appart est un sanctuaire d’encens.
Il n’aime pas le bruit, n’a pas de vis à vis et les soirs de fête c’est boules quiès pour les tympans.
Il ne supporte plus les excitants.
L’alcool c’est trop dangereux, addictif. Lui, il n’a pas besoin de ça pour s’amuser. Naturellement deshinibé c’est sûr
il n’y a qu’ à le voir danser, aïe!!!
Il boit quand même du déca mais de temps en temps.
La clope il a arrêté pour ses 30 ans. Du coup, il ne tient pas 20 minutes dans une salle enfumée.
Au comptoir coude à coude avec les poivrots, lui c’est jus d’oranges pressées.
Dispos et frais il assure le ramassage des potes en fin de soirée.
A SUIVRE…..
Je suis un qui est. (et nous n’irons plus au bois)
Ceci n’est pas un texte à lire
Ceci est un texte à imaginer
Fferme les yeux et compte jusqu’à dix
En pensant à une chose trés douce.
Au top tu fermes les yeux et tu comptes sur tes doigts
Pour ne pas troubler ta douce pensée
A dix, tu ouvres les yeux et tu continues à ne pas lire.
Top !
Bon, c’est bien, tu commences à devenir Tourgueniste.
De nouveau, ferme les yeux et compte jusqu’à dix
En pensant à une personne que tu aimes.
A dix, tu ouvres les yeux et tu continues à ne pas lire.
Top !
Bien, tu progresses.
Tu peux refaire cela autant de fois que nécessaire
Mais n’oublie pas d’ouvrir les yeux à la fin
Et de ne pas lire ce texte.
Top !
– c’est ce qu’elles me disent toutes en fait…
– …
– sinon pour le 31, j’encourage les tourguenistes à se pinter la ruche et à rester au taquet jusqu’à l’aube.
moi je risque d’être dispo à partir de 2/3 heures du mat’ et déjà bien grave donc si vous avez des plans…
| REPORTAGE A 105 CM |
||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Un homme entra : Brasserie l’Avenir. Ceux qui s’échouaient là n’avaient plus belle allure. Sur le zinc émoussé ne se réfléchissait plus qu’une vague tâche jaunâtre, l’image de leur demi siroté aux hasard des trop longues après-midi d’errances éthyliques.
L’homme qui venait d’entrer avait la face brunâtre et couperosée, le ventre ballonné d’un assidu, d’un habitué, d’un condamné. Ayant jeté un furtif mais perspicace coup d’œil à la ronde pour s’assurer de la présence de tout son petit univers, il s’accouda au comptoir et revêtit sa gangue de souvenirs …
je devrais peut-être changer de nom…
Livin la vida Twin Peaks…
Hola muchachos y muchachas,
Voici certainement l’un de mes derniers messages du Chili. Peut-etre pas le dernier, mais pas loin, pas loin… J’ai passe le week-end a Valparaiso, et je suis sur le point de m’enfuir cette nuit de cette ville au climat etrange pour rejoindre au plus vite la bien nommee La Serena. Depuis mon arrivee hier apres-midi, Valparaiso n’a pas arrete de me tendre des pieges, d’ourdir de sombres plans de facon a me desorienter, a me faire perdre le sens du reel et de l’etabli pour un autre ordre entropique et aleatoire que nos maigres facultes de perception humaine de nous permettent pas d’apprehender (ca va, ca fait assez Lovecraft comme ca ?).
Premier episode : Le vieil homme au canon.
Arrive depuis une petite heure a Valparaiso, je me ballade tranquillement, profitant des rues ensoleillees et de la relative bonne humeur generale de la ville ce samedi apres-midi. Rien que de tres banal en somme. Je flane donc sur le petit morceau de port (erf, erf) accessible au public, envahi par la foule de touristes et de santiagiens (??) en goguette venus profiter de leur week-end au bord de la mer. Je prends quelques photos, amuse par l’affluence. Et la, dans un coin, mon regard s’arrete sur un vieil homme, assis sur le support d’un canon, de telle sorte que le canon lui fasse un peu d’ombre. « How picturesque » me dis-je avec l’accent francais. je m’approche donc, pose un genou au sol et degaine mon appareil. Le vieux ne semble pas m’avoir remarque. Zoom a bloc, 140, je vise… premier frisson : dans l’objectif, le vieux me jette un regard noir, une sorte de haine viscerale qui m’indique que s’il etait seul en tete a tete avec moi, il m’eviscererai avec un cintre pendant des heures et des heures apres m’avoir plante des petite epingles sous les ongles et doucement retire la peau du visage comme on retire un masque en argile.
je baisse immediatement l’appareil. Immediatement dans le sens : tout de suite et tres vite. Le vieil homme regarde la mer et semble ne pas m’avoir apercu, tout plonge dans sa contemplation qu’il est. Je reste interloque une bonne minute, je ne me releve pas, je reste juste un peu… interdit. Je me dis : merde, je prends la photo vite fait et puis tant pis, c’est pas comme si je le harcelai non plus, non mais quoi ho merde alors. Et puis j’ai peut-etre vraiment mal vu… bref, rapidement, je replace le viseur sur mon oeil et la, rebelotte, la meme expression de cruaute incommensurable, le regard noir de haine et de violence. Le doigt tremblant, j’appuie sur le declencheur, replie l’appareil en une fraction de secondes pour m’apercevoir que le vieux regarde toujours d’un air paisible l’ocean, absorbe qu’il est par l’etrangete du spectacle de la cohabitation de gros porteurs colores et de centaines de petits bateaux de peche multicolores, eux aussi.
Deuxieme episode : L’enfant mort de la rue bleue
L’apres-midi continue. Le soleil continue lui aussi a taper, mais un leger vent rend l’atmosphere respirable, balaye la pollution et rafraichit la nuque lorsque la chaleur se fait un peu trop opressante. La ville est construite sur des collines, elle est toute escarpee, de petites maisons colorees sont posees ici et la, presque aleatoirement. Nous sommes samedi apres-midi, les rues sont peuplees par des enfants, dehors, qui jouent, tranquilement. Des que je sors mon appareil photo, ils se precipitent autour de moi… chacun veut sa photo, ils posent, je suis devenu un centre d’attraction tout a fait rejouissant. Evidemment, je participe a leur jeu, prends quelques photos sur les fonds colores des maisons alentours. Pourtant, dans un coin, un petit garcon sur les marches semble bouder, il est tourne de 3/4, de dos, a moitie affale sur une marche, et personne ne semble se soucier de lui. Une fois les autres enfants retournes a leurs jeux, je me dirige lentement vers lui ; je pense qu’il est juste endormi.
Je m’accroupis, et prends une photo. Je suis pres de lui mais il ne bouge pas. Sa silhouette se decoupe sur la facade bleue de la maison. Je crois meme avoir saisi une partie de son visage. Je lui lance un mot, pour lui souhaiter une bonne fin de journee. Il ne reagit pas. Je m’approche pour essayer de lui parler. Il ne bouge pas. Je n’ai pas meme l’impression qu’il respire. Je touche son epaule en lui demandant si tout va bien. Il ne bouge pas. Il est assez froid. Les autres enfants, comme par magie, ont deserte la rue. Je me retrouve seul, face a cet enfant inerte. Une tele renvoie un echo quelque part. Impossible de savoir ou. Plus un souffle de vent, je commence a avoir tres chaud. Je me dis qu’une conjonction etrange est en train de s’etablir. Je decide de m’en aller, assez rapidement. Je tourne le dos et commence a descendre a grands pas. Tout d’un coup, j’entend des pas detaler a toute vitesse. Je me retourne.
L’enfant mort de la rue bleue a disparu.
Troisieme episode : Les musiciens fantomes du Cinzano bar.
Un peu fatigue par une journee de marche ardue dans les collines de Valparaiso, je decide donc, tout a fait naturellement, de me restaurer copieusement au Cinzano Bar, suivant ainsi les conseils de Christan, mon hote. « Il y a un peu de musique la-bas, me dit-il dans son espagnol hesitant (il est d’origine allemande), tu verras, le groupe est assez sympathique. » Enchante par cette perspective, je me rends donc au Cinzano Bar, une sorte de grande brasserie assez kitch bondee de monde. Je m’assied au bar, commande mon Lomo a lo pobre et un petit verre de vin chilien (aaaah, le vin chilien…) et profite paisiblement de l’atmosphere. Compte tenu du grand nombre de personnes, le service est un peu long. Mon regard est soudain attire par un vieil homme, tout au fond du bar, au visage etrange. Il porte un costume beige, un chapeau mou et une cravate rouge tres voyante. Il ne bronche pas un mot. Il semble attendre quelque chose. Sous sa moustache blanche, il semble ruminer. Sa machoire est agitee regulierement de spasmes nerveux.
D’un seul coup, la musique commence, sans que je ne me sois apercu de quoi que ce soit. Personne ne semble s’etre apercu de rien a vrai dire. Dans un coin du bar, sous une sorte de fresque assez grotesque, representant dans un style vaguement realiste des scenes de bar americain des annees 30, une vieille femme en dentelle blanche leve les bras vers le ciel en entonnant d’etranges melopees populaires qui s’inscrivent sur toutes les levres autour de moi sans pour autant que les gens ne chantent vraiment. Elle est accompagnee au piano par un homme gras, au visage degoulinant, dans un costume retro etrique, et par un accordeoniste dont le visage se separe en deux parties distinctes : au dessus de son front, une tres nette demarcation laisse supposer que l’ensemble de son visage est une sorte de masque en latex, un faux. Derriere ses oreilles et sur le haut de ce front etrange, une peau rouge vif, comme ecorchee.
Et personne ne semble les remarquer. Les gens marmonnent les paroles des chansons tout en continuant a discuter, mais personne n’applaudit, personne n’ecoute vraiment. Mon plat arrive. Je me retourne, commence a manger tout en me disant que ca commence a faire beaucoup pour une seule journee. Je ne remarque presque plus la musique. Je dicute avec un couple de chiliens qui vient de s’asseoir a cote de moi. Quand je me retourne, la vielle femme en blanc a disparu. L’homme au chapeau mou l’a remplacee. Il entonne egalement d’etranges melopees, encore moins audibles que celles de la vieille femme (qui a disparu du bar, faut-il le preciser… je scrute les moindres recoins de la salle… impossible de la trouver), sa machoire continue a etre agitee de spasmes nerveux et ne se deplace pas en fonction des paroles ou des sons qu’il emet. De temps en temps, le pianiste emet des bruits d’oiseau. Je secoue un peu la tete, commande un autre verre de vin et demande au couple chilien si l’un d’entre eux connait le nom de ces chanteurs. Curieusement, malgre la popularite du bar, ni l’un ni l’autre n’arrive a retrouver le nom de la vielle femme ou du vieil homme… ils cherchent mais manifestement, la memoire leur fait defaut. Nous discutons un peu. Quand je me retourne, je me rends compte que la scene a ete desertee et la musique remplacee par un enregistrement des memes chansons que l’on vient d’entendre.
Je finis par me lever pour payer, decide a aller boire un verre avec Sergio et Lorena, mes amis de la soiree. Je passe faire un tour au petits coins. Je sors assez rapidement, mes amis m’attendent dehors pour aller au Stocolmo. Juste avant de passer la porte, je me retourne : la vieille femme est de nouveau en scene. Elle chante a nouveau sa premiere chanson.
J’ai une seule reclamation pour ce soir : j’aimerais tellement que le chauffeur du bus soit vivant…
Besos a todos
Infâme réveil
Je hais le vin et le champagne
Aspirine
Je suis en rage
Ca ne va pas du tout
Beurk
Bureau
Aspirine
Puis mail :
impossible de déchiffrer, si ton nom s’ecrit avec « i » ou « j »
impossible de savoir, à combien de gens tu as donné ton adresse le lundi soir,
donc aucun moyen de déviner, si tu sais, qui t’ecrit là.
si tu veux, on pourrais prendre un thé,
on pourrait rester dans le « virtuel »
et tu peux meme ne pas repondre du tout -si tu veux.
Je suis un peu retourné
Jeanbarov 3000 me file une photo
et une autre
La matinée file vers le midi
Un petit sourire se colle au coin de ma bouche
Hum
– Qui êtes vous ?
– Je suis ambitieux, autonome, antipathique, autoritaire, directif, doué, égocentrique, égoiste, fier, génial, hautain, indépendant, indifférent, insensible, intelligent, intolérant, libre, méprisant, orgueilleux, prétentieux, sectaire, seul, sévère, snob, torturé, tyrannique, vaniteux et violent. Et je m’aime bien.
– Vous êtes embauché.
– A quel poste ?
– Dieu.
Le quatrième jour, Holoferne donna un festin à ses serviteurs, et il dit
à Vagao, son eunuque : « Va, et persuade à cette Juive de consentir de
bon coeur à habiter avec moi. Ce serait une honte pour un homme,
chez les Assyriens, qu’une femme se moquât de lui et le quittât sans
avoir cédé à ses désirs. » (Judith, 12, 10-11)
« Seigneur Dieu, fortifiez-moi à cette heure ! » Et de deux coups sur la
nuque, elle lui trancha la tête. Puis elle détacha le rideau des colonnes
et roula par terre le corps décapité ; et, sortant sans retard, elle donna
la tête d’Holoferne à sa servante, en lui ordonnant de la mettre dans
son sac. (Judith, 13, 9-11)
Enfin, j’ai un troisième problème : quand on parle de moi, cela arrive quelque fois, on cite toujours le nom de Barbara. Ca a été le premier compliment que Nicolaï me fit, et c’était un compliment à double tranchant :
– Vous allez prendre la suite de Barbara!
Il ne faudrait tout de même pas que j’aie l’air d’une doublure!
tu fais frissonner les filles,
tes baisers sont les plus doux
d’un seul coup d’oeil tu fais fondre la plus digne des religieuses,
ton pouvoir est sans fin
sans arme ni menaces,
tu peux vaincre l’univers,
tu es le plus dangereux
des salopards
le plus ignoble des séducteurs
et le plus doué des assassins
tu passes toujours à la maison ce soir ?
Quand le sommeil tarde à venir
J’évoque ton souvenir
Délice précieux, tes formes familières
doucement,
je me noie dans l’éther
Pardonnez tant de vulgarité mais … putain de bordel à culs ! tant de tracas pour retrouver un login recouvert de poussière et se voir refoulé par le rutilant nouveau Blogger qui tue sa race qui veut vous faire migrer, c’est contrariant.
Je voulais juste dire, Igor, il manque un bouton « écrire » dans le bouton à gauche : c’est fatiguant de taper blogger.com.
(ok j’aurais pu le faire en privé)
Ah il est tout en bas ?
Bon et alors ?!
Nan j’ai rien à ajouter !
Merde.
Bonne Chandeleur
(en plus y a même pas mon nom infalsifiable, pfff)
ce matin tout est similaire, me lever tôt, sortir du baraquement pour aller chercher de l’eau. briser la glace au pic, remplir le bidon et laisser filer une ligne histoire de bon on ne sait jamais. retourner vite fait sous le dôme, faire chauffer l’eau pour le thé. aujourd’hui tu es malade, complètement malade. faire « à la » cardamone, augmenter les doses de morphine se recoucher : le jour ne se lêve que dans seize heures. tu tournes et te retournes les sinus encombrés je te borde gentiment tu parles en dormant : « Amiért érdemes pályázni: a karneváli és vásári forgatagban lehet szórakozni, gyönyörködni, ismerkedni hazai és külföldi fiatalokkal. Versengések, színpadi bemutatók, érdekes kiállítások, vidám fürd?zések váltják majd egymást ». hum, comme sur un blog.
je pleure car j’ai besoin de toi
je pleure car je te sens
je pleure car j’ai besoin de toi
je pleure car je tiens à toi
si seulement un bateau arrivait
ou seulement si quelqu’un venait
frapper à ma porte
ou seulement quelque chose
je pleure car j’ai besoin de toi
je pleure car j’ai besoin de toi
encore une nuit,
à rôder près de toi.
à souffler sur mes doigts pour en chasser l’effroi.
longer les murs de planches de ta cabane,
écouter le bruit sourd de tes accouplements.
glisser mon corps sous le plancher,
parmi les rats et les cafards.
t’entrevoir entre les lattes pourries,
marcher au-dessus de moi.
oser mon regard sous ta chemise immonde,
me caresser, fermer les yeux.
t’imaginer princesse, m’accordant mille voeux.
ouvrir les yeux, te retrouver pauvresse,
et moi plus pauvre encore.
un jour je te tuerai, je baiserai tes lèvres et tes seins.
j’appuierai la lame contre mon ventre,
et de mon sang versé rachèterai tes péchés.
Le récitant ce héros…

Edouard lit le sites des tourguenistes et finalement se rend compte que la vie est belle,
alors il peint une nature morte et envoie un mail à une jeune fille pour lui dire son amour.
le récitant : fermer tourgueniev.com ?

ce matin, je discutais avec une jeune fille
au travers des mailles du réseau
je ne suis pas sorti, incapable de sourire
encore…
là, tout va mieux, en quelque sorte
mon chat dort toujours sur mes genous
je ne fais que raconter en direct
encore
et encore de petites choses
et commenter le fait que je sois
en train de les raconter
puis de raconter le fait que je sois
en train de le raconter en ce moment
même… etc…
Petit à petit, l’oiseau…