bienvenue sur le site des Artistes Amoureux Anonymes

Les Artistes Amoureux Anonymes sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres Artistes Amoureux Anonymes à se rétablir.
Le désir d’arrêter l’Art Amoureux Anonyme est la seule condition pour devenir membre des Artistes Amoureux Anonymes. Les Artistes Amoureux Anonymes ne demandent ni cotisation ni droit d’entrée; nous nous finançons par nos propres contributions. Les Artistes Amoureux Anonymes ne sont associés à aucune secte, confession religieuse ou politique, à aucun organisme ou établissement ; ils ne désirent s’engager dans aucune controverse ; ils n’endossent et ne contestent aucune cause.
Notre but premier est de demeurer Abstinents et d’aider d’autres Artistes Amoureux Anonymes à le devenir.

©A.A.A. Eros & Thanatos Inc.


Old par -- Zan le 08 Jan 2004

Les objets, cela ne devrait pas toucher, puisque cela ne vit pas. On s’en sert, on les remet en place, on vit au milieu d’eux: ils sont utiles, rien de plus. Et moi, ils me touchent, c’est insupportable. J’ai peur d’entrer en contact avec eux tout comme s’ils étaient des bêtes vivantes.
L’autre jour, cela passait du galet dans mes mains. Oui, c’est cela, c’est bien cela: une sorte de nausée dans les mains.
Vous aussi, vous avez la nausée?

aussi long que le présent

Old par M. Fox le 01 Mai 2003

C’est toujours la même chose

Même Histoire, même parcours

Mêmes mots, mêmes roses

Mêmes yeux de velours

J’aime pas l’amour

A chaque fois voilà

C’est r’parti pour un tour

Les chabadabada

Sur la plage de Cabourg

 

J’aime pas l’amour

Et ces « Main dans la main »

Et ces « toujours toujours »

On connaît le refrain

Un petit air balourd

Des paroles de rien

Même pas d’Aznavour

C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

J’crois pas au prince charmant

Le coq dans la bass’cour

Ses blablas, c’est du flan

Et ça manque d’humour

 

J’aime pas l’amour

En v’la du baratin

Tout gluant de glamour

C’est du Pascal Jardin

Dans ses plus mauvais jours

J’aime pas l’amour

Et la main dans la main

C’et pour toujours toujours

Il est beau le vaurien

Le gentil troubadour

Dès le lend’main matin

Il ressemble à Gainsbourg

C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

Si tu crois me séduire

Ah ce que tu te goures

Je suis sourde au désir

 et le désir rend sourd

J’aime pas l’amour

Pas de main dans la main

Pas de toujours toujours

On sait s’que ça devient

C’et un compte à rebours

Avant le coup d’surin

Des adieux sans retours

Des Valmy, des Verdun

Et des chagrins d’amour

Old par -- Zan le 05 Avr 2004

Ne te repose pas sur tes lauriers sont coupés
(Un hôpital britannique. Igor l’amputé a neuf ans.)
Le docteur : A quelle heure t’es-tu réveillé aujourd’hui ?
Igor : Je sais pas.
Le docteur : Tu ne t’en souviens pas.
Igor : Tôt, je me suis réveillé tôt.
Le docteur : Tu es allé à l’école. ?
Igor : Ouais, j’ai fabriqué quelque chose pour maman.
Le docteur : Ah bn, et qu’est ce que c’est ?
Igor : Une maison pour les oiseaux. Je l’ai fabriquée avec des boules de coton et des bâtons de sucettes.
Le docteur :Oh, formidable. Tu es fort pour construire des choses ? Tu es fort pour ce genre de choses-là ?
(Igor l’amputé hausse les épaules.)
Le docteur :Tu aimes fabriquer des choses comme la maison pour les oiseaux ?
Igor : Ouais. J’aime bien faire des bagues pour mes doigts.
Le docteur :Des bagues ? Tu fabriques des bagues.
Igor : Avec de l’argile, je les fabrique.
Le docteur :Quelle est la première chose que tu voudras faire quand on t’aura mis tes nouveaux bras ?
Igor : Je vais couper ma saucisse moi-même.
(le docteur sourit)
Le docteur :Tu aimes ça la saucisse, hein ?

harmony korine

Old par igor le 29 Juil 2002

[999poèmesSERIEtougueniev]

296

mon squelette malpropre est intéressant

l’évolution molle paraît s’étendre

un monde fragile n’est pas plus mal

[konsstruktVOUSaime]

Je veux aller où l’air est plus doux

Change your life. Start smiling.

J’ai un portable maintenant et ça fait tout bizarre.

gîîîîîîîîîîîi
Si la rencontre de deux âmes- sœurs s’effectue sans qu’aucun des deux individus ne soit un initié, donc, sans Identité Divine, il en résultera, malgré de nouvelles incarnations dans la spirale évolutive au sein de la loi générale, le karma individuel de chacun continuant d’exister. La différence sera que ces deux âmes-soeurs se rencontreront à nouveau dans l’incarnation suivante et il leur sera montré, juste avant leur incarnation respective, la façon d’atteindre les « noces chimiques » par la voie initiatique.

Old par -- Zan le 08 Oct 2002

je ne suis pas si rapide que ça

le récitant : agony is good.

Old par igor le 15 Mar 2007

Minuit pile

Old par igor le 06 Jan 2004

« – hé t’as vu c’est marrant chez toi,

on trouve des peplums canins au hasard des gondoles

– hin hin »


Old par -- Zan le 22 Mai 2003


Old par -- Zan le 05 Jan 2004

Voyons donc…

comment est construite

cette belle mecanique…

quel bel engin!

on croirais qu’il est fait

pour etre

explosé…

Je ne suis pas très en forme et
mon moral est en devenir . Le boulot
est en petit morceaux et je dois décider
de mon avenir . Text Here Text Here Text Here Text Here
Text Here Text Here Text Here Text Here Text Here Text Here Text Here mon
ami je t’ aime Text Here Text Here Text Here Text Here
Text Here Text Here Text Here Text Here Text Here Text Here les menaces
sont vraies à chaque fois Text Here Text Here Text Here
Old par igor le 21 Jan 2003

Supercalifragilisticexpialidocious : Expression utilisée par Mary Poppins dans le livre de Tavers et le dessin animé de Disney. A ne pas confondre avec Supercalifragilistisexpiali-docious, mot beaucoup plus pernicieux écrit par de faux sensitifs. Test de base du sensitif à l’Institut.

Old par M. Fox le 08 Juil 2003

le récitant : il se peut que je vive dans un univers-mensonge.

Old par igor le 30 Mai 2003

Let me introduce doktor Elsa Vil & her two deadly insensitive assistants, who will operate of course without anaesthetic, some painfull tortures to innocent defenceless victims with some Wagner music in background…

De près elle avait la peau plus granuleuse mais c’était joli aussi


Old par -- Zan le 07 Avr 2003

frEE gift…

Old par LiLi le 23 Déc 2004

le récitant : Tourgueniev est il soluble dans le vin blanc ?

Old par igor le 12 Fév 2003

ce matin tôt je rencontre « la juliette de pascal » rue du faubourg saint antoine : elle me dit :
– tu vas au boulot ?
– moui … (j’ai la tête dans le pâté, je porte un bonnet bleu atroce et je me rend chez mes potes de Console ou je fait en ce moment un dessin sur le mur de la cuisine…)
– ha oué, et ben, moi, chuis la galérienne du lundi matin !

décidémment, c’est grace à des moments comme celui ci que je suis forcée d’admettre cette réalité première en ce qui concerne « les échanges verbaux et moi » :
j’ai pas le sens de la formule…

Old par Gu. le 21 Mai 2003

fuck le layout

tu arrives dans trois heures…

Old par igor le 12 Août 2003

Old par M. Fox le 03 Mar 2003


Old par M. Fox le 06 Fév 2005


Old par Gu. le 15 Nov 2003

Ceci n’est pas un ecsta

qu’il est dur d’etre un jeune homme timide
de nos jours à Paris.

Old par M. Fox le 28 Oct 2002

Old par Gu. le 03 Juil 2003

#3
Apparemment, vu de l’extérieur, tout va bien.
Il ne vit pas en marge du monde, n’a pas tué son père, paye ses factures.
A quatre vingt dix pour cent comme vous et moi. Mais…

SPOKE
VOUS
PARLE

Spoke invite Tourgueniev le 09 janvier/20h à MdO/1rueCharlesGarnierSaintOuen
Bar ouvert + vidéos + performances littéraires et sonores + signatures en présence des auteurs.

SPOKE
VOUS
ATTEND

Old par Gu. le 05 Jan 2003

haïku serré

une main télé star
dans l’autre
papier comme neige
la constipation
ça fait chier

guerre et pets

Mets ton masque à gaz Sokolov

Que tes fermentations anaérobies

Fassent éclater les tubas de ta renommée

Et que les vents irrépressibles

Transforment abscisses et ordonnées

En de sublimes anamorphoses

You are Neo
You are Neo, from "The Matrix." You
display a perfect fusion of heroism and
compassion.

What Matrix Persona Are You?
brought to you by Quizilla

Les pommes d'or du soleil

Ne pas rester une grande petite fille même si c'est très tentant...

Il y a énormément de blogs aujourd’hui ; mais celui-ci est le seul qui annonce régulièrement la date exacte de la fin du monde.

Que demander de plus ?

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Dans le canard local de Montargis aujourd’hui, section « faîtes paraître vos annonces légales et officielles »:

S.C.P.A. MARTY-SAULINIER-NARDEUX
Avocats
182, rue grande – 77304 Fontainebleau
Tel.01.64.22.29.61 – 01.64.22.20.23 – 01.60.72.72.85

VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES

mercredi 21 mai 2003 à 14h30
au Palais de Justice de Fontainebleau (77)
159, rue Grande

D’UN ANCIEN CORPS DE FEMME

(…)

Old par Gu. le 29 Avr 2003

le récitant : tout va bien.

Old par igor le 27 Nov 2003

"Harry Potter a ouvert des millions d’enfants à la lecture"

« Il s’est mis à la machine à écrire le jour où il était malheureux comme les pierres à cause d’un incident ridicule ou d’une vraie tragédie qu’il ne révélera jamais sous son aspect authentique parce que cela lui est impossible. Mais il ne tient qu’à vous de reconstituer le drame à la lumière de votre propre expérience et tant pis si vous vous trompez du tout au tout sur cet homme qui n’est peut-être en fin de compte qu’un joyeux luron mythomane ou un saligaud de la pire espèce toujours prêt à baiser en douce la femme de son voisin. Qu’il ait pu écrire les deux cents pages que vous avez sous les yeux doit vous suffire. Qu’il soit l’auteur d’une seule petite phrase du genre : « A quoi bon vous tracasser pour si peui, allez donc faire un somme en attendant », le désigne déjà à nous comme un miracle vivant. Même si vous deviez oublier cette phrase aussitôt lue et n’y repenser que le jour où tout va de travers, à commencer par le réchaud à gaz ou la matrice de votre femme. Et si par hasard vous avez la prétention de devenir écrivain à votre tour, ce que je ne vous souhaite pas, lisez attentivement et sans relâche. Le Littré, les articles de dernière heure, les insertions nécrologiques, les bulletins des menstrues de Queen Lisbeth, lisez, lisez tout ce qui passe à votre portée. A moins que, comme ce fut souvent mon cas, vous n’ayez même pas de quoi vous acheter le journal du matin. Alors descendez dans le métro, asseyez-vous au chaud sur le banc poisseux – et lisez ! Lisez les avis, les affiches, lisez les pancartes émaillées ou les papiers froissés dans la corbeille, lisez par dessus l’épaule du voisin, mais lisez !

Si votre bonne étoile est avec vous, vous avez une chance de trouver une connasse à la traîne qui ait la chatte en éruption, ce qui vous assurera le lit en espérant mieux. Mais une fois casé par la Providence généreuse, n’oubliez pas de lire ! »

Louis Calaferte, Septentrion

Le traumatisme de la journée :
9H00, RER Luxembourg. Un homme, chauve, la cinquantaine, plutôt élégant.
« Mademoiselle, excusez-moi, vous prenez régulièrement le RER ici?
– Heu …
– Vous le prenez souvent à cette heure-ci?
– Mais pourquoi ?
– Je cherche des témoins car … »
Il a tourné la tête. Ses yeux et sa phrase se perdent vers la tête du quai d’en face.
 » Excusez-moi je n’ai pas entendu.
– Mon fils s’est suicidé un matin ici, enfin c’est la thèse officielle. Moi je n’y crois pas, je cherche des témoins, vous n’avez rien vu, vous ne vous souvenenez de rien, vous…
– Ah non je suis désolée, je n’habite pas ici, je viens de chez une amie, je ne prends que rarement le RER ici.
– Vous ne vous souvenez vraiment de rien, mais si essayez, vous êtes sure? Ca s’est passé ici, moi je n’y crois pas je cherche des témoins, vous …
– Non Monsieur, je suis sincèrement désolée, je ne peux pas vous aider.
– Vous ne vous souvenez de rien?
– Non désolée, je n’ai rien vu.
– C’était un matin, vraiment ça ne vous dit rien?
– Non désolée, vraiment, j’aimerais pouvoir vous aider, mais non. »
Mon RER arrive. Par la vitre, je le vois s’avancer vers une autre jeune fille.

Pause matérialiste


chut ! écoute ! j’entend tomber les bombes ! tu n’entends rien ?

non, rien.

Old par M. Fox le 25 Juin 2002

jaune + destruction + maison + bois = 1 résultat(s) parmi 49583 image(s).

Old par Rodia le 15 Avr 2003

Dialogues (Extraits)

– Je crois que l’image ne peut pas oblitérer la réalité.
– Tu as raison, c’est la réalité qui oblitère l’Image.

Didier Feldman
PUNCTUM

Old par Gu. le 09 Mai 2003

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« l’analyse de notre crash a révélé que la tragédie

était le fait d’une erreur humaine »

c’est toi chéri?

va savoir

Old par Gu. le 03 Nov 2003

every15s

Je pense avoir retrouvé le clone de Zan. Mais bizarrement, il ne répond pas quand je l’appelle, gesticule de façon anormale et produit pleins de sons étranges que je n’arrive pas à interpréter.

Old par Rodia le 01 Mai 2003

question de : odile
Dans votre dernier livre, on peut lire :
« Il était debout. Il avait remis son blouson, qu’il n’avait d’ailleurs pas enlevé. »
ça veut dire quoi ?
Réponse : de christine Angot
Ca veut dire, vous ne vous en êtes jamais rendue compte, que dans la tête, la pensée, les phrases, les impressions, ça fonctionne comme ça.

spéciale dédicace

« Mmm… c’est bon ça ! « 

Aujourd’hui – mais est-ce que le temps passait pour cette petite fille – la petite fille voulait jouer au chat qui fabrique des bonbons, un gros chat multicolore du nom de Ponono, très grand cuisinier, dont la réputation est parvenue aux oreilles du roi Kanoukou. Ce grand roi vivait dans un gros château fait de briques de plastique moulé de toutes les couleurs, la petite fille n’en était d’ailleurs pas peu fière. Ce roi avait un grand appétit et à chaque instant l’une de ses 5 bouches au moins grignotait des friandises. Ce gant royal, puisque c’en était un, avait depuis toujours appartenu à la petite fille et malgré sa drôle de couleur, elle l’aimait beaucoup. Le roi vivait avec une reine qui avait 5 bouches elle aussi. Depuis toujours ils vivaient fort heureux, fort aise dans leur beau château de plastique moulé que tous leurs sujets nommaient Castelplastique. Du haut de la muraille de Castelplastique on apercevait les vallées du lit, la grande plaine de la couette et les monts oreillers. Plus loin encore, on apercevait la très fertile baronnie du tapis de jeu dont de nombreux sujets du roi à 5 bouches étaient originaires. Au delà s’étendaient l’Océan plancher et les mers inconnues où vivent d’immenses créatures aux mœurs fort cruelles nommées Zochessettes. Ces êtres longs possédaient sur leur face ventrale un orifice rempli de dents nombreuses et pointues et de nombreuses expéditions d’exploration envoyées par le roi à 5 bouches avaient fini dans l’estomac de ces créatures-là. Le roi en était très mécontent et avait décidé d’offrir la main de son fils, il ne possedait pas de fille – hélas -, le charmant D. A. Coudre à la première personne qui mettrait au point un stratagème permettant de se debarrasser des ignobles Zochessettes. Partout dans la plaine de la couette, on se creusait la tête ; dans chaque coin de la Baronnie, on y pensait chaque nuit… Une famille qui vivait au bord de l’Océan eut l’idée d’harponner les géants de la mer, mais on remarqua vite que les Zochessettes mangeaient les épingles dès qu’on les leur envoyait. Un groupe de magiciens du bord de la Couette émit l’idée qu’on pouvait charmer la bete en usant d’une flute, d’une timbale et de 3 petites trompettes. On ne repecha que les trompettes, des magiciens, on n’entendit plus jamais parler.

Old par M. Fox le 22 Avr 2002


Bon… il est arrivé et hier soir le Pulp open bar encore bourré mon chat pisse sur la couette sous mes yeux à l’aube je l’aime beaucoup je l’appelle Oneko (on prononce sûrement ‘neko en aspirant un peu le O) ça veut dire un truc en japonais genre : « les carottes sont cuites » ou « ma mère est chaude » ou « un enfant pour ce soir et vite » ou « que reste t’il de nos amours » ou « à la guerre comme à la guerre » ou… je sais plus en fait c’est japonais en tout cas et ça a un rapport avec les chats genre « pitichat » sinon c’est cool mercredi j’aime…
le chat dort
Old par igor le 11 Sep 2002

Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons.

Et je n’ai pas besoin de toi.

Et tu n’as pas besoin de moi non plus.

Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards.

Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.

Old par M. Fox le 04 Juin 2003

LA BELLE SECURITY

Jolie petite Minette part avec deux blondes décolO de Seattle.

L’une rose, l’autre dyke tout à fait justifiée,

elles iront jusqu’aux « mardis, c’est raviolis »;

la jetée sans soleil,

on fait souvent des cadeaux qui nous font plaisirs à nous-même.

« C’est dans la technique du dépassement de cette révulsion,
qui a sans doute à voir avec les barrières qui
s’élèvent entre chaque moi individuel et les autres,
que gît la véritable ars poetica. »
Freud.

je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
cherchant les indices
de ta présence
un mégot
un parfum
même une trace de rouge à lèvre sur un verre à dent
une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre
un chat récemment caressé
un ballon encore chaud de tes massages
une boite à musique entrouverte
une porte fraîchement refermée
un cerf-volant déchiré
je t’aime comme ça moi
chinoise et toute petite
africaine et cambrée
allemand et très blond
oui
comme ça, je t’aime
et
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
chut…
ne te retourne pas

Old par igor le 22 Nov 2002

<------>

iS rEd
Old par Gu. le 03 Oct 2004

DE NOUVELLES AVENTURES!

Ma chambre devint inhabitable.

Dans le coin des forêts vierges les panthères firent défaut.

J’en trouvai dix chez un fourreur et fabriquai les autres

avec des vieilles lettres d’amour rapiécées, les yeux d’un

civilise à la recherche des barbares, les sourire d’une promesse.

Bientôt les usines réclamèrent de l’or: chimiste, ton whisky

solidifie fut une trouvaille et les mots plats d’un entrepreneur firent le reste.

Pour le centre, la glace fut difficile à trouver; je me rappelai opportunément

les paroles d’un crétin qui m’appelait « sans cœur »

(il fumait un cigare muet et j’avais besoin de mille francs),

l’arrivée lymphatique d’une maîtresse fiévreusement attendue,

d’anciennes saouleries délayées en causeries -et les réveils

au milieu des lampes allumées

Dans le fond droit je devins brasseur d’affaires grâce aux chèques

sans provision distribues en guise de prospectus, la réduction

au dixième des contrats proposés, le vide romantique prêché

du haut d’un réverbère, l’indifférence à la pluie et la suggestion secrète.

A l’Ouest, j’acquis un ranch de voleurs de chevaux.

Appliquant strictement les méthodes de ma jeunesse

(quand je faisais tourner les péchés capitaux -et les femmes à mon profit),

je devins, après quinze jours de gérance, propriétaire d’un état.

Mais, fatigué par un multimillionariat sans incidents, je dus

retraverser l’océan plat. Il fallut alors inventer l’eau et l’immensité.

Sur un signe, trois amis m’analysèrent rapidement,

firent pivoter mes défauts sur un plancher de vices cachés

et de mensonges et définirent par quoi ils m’étaient supérieurs

– ô soleils et vos couchers sur la mer vous étiez enfin dans le décor!



Les ports sont introuvables. Je drapai quelques vieux désirs,

étendis des carpettes usées menant à des lits bretons,

façonnai quelques femmes; mais, mes idées vivant de plein air

depuis vingt ans moururent asphyxiées et se métamorphosèrent en matelots ivres.

Je les congédiai et déclarai la croisière terminée.

Plus de murs. J’étais sans socle suspendu dans l’espace,

écartelé par les éléments, le feu allait me démettre l’épaule droite

quand j’agrippai des dents une échelle de passage entraînant mes

quatre mendiants comme une tour quatre nefs d’église.

Je m’élançai vers les sommets et fus marchand de papiers peints.

Belles et soi-disant belles, les vertus théologales, modelées en rouge

sur le fond bariolé du ciel et de l’enfer, s’enlevèrent rapidement

et je fis une nouvelle fortune.

Quelques rouleaux d’espoirs sous le bras, je redescendis vers la ville.

Avec des complices, j’organisai toutes les banques en filiales

et dans la maison-mère j’installai un dancing. Je pris au sérieux

mes seules billevesées. L’orchestre fut un ramassis de souvenirs

bien accordés, d’orgasmes mal partagés et de saxophones.

Mais les copulations possibles sont en nombre limité.

Je cédai mes aventures et mon établissement au danseur professionnel,

et, maintenant, assis sur un tapis de prière, j’attends Lucifer

afin de lui proposer mon âme contre une dizaine de millions.

S’il existe, il va venir. J’ai dit: je compte dix et s’il n’est venu,

il n’existe pas. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10… J’étais un peu ému,

mais rien n’a bougé. Je suis rassure, j’ai couru le risque; je suis satisfait.

Exerçons notre courage, éteignons la lumière, refaisons notre voeu.

Il n’arrive rien. Je m’ennuie et m’enorgueillis de mon ennui

pour avoir au moins quelque nourriture. Je suis orgueilleux

par besoin de changement: il y a un monde où je suis seul sans décor,

où je peux m’absorber et me multiplier indéfiniment: équilibre difficile,

position instable. Si j’étais humble, je serais assis et tout tournerait

autour de moi dans un ordre parfait. Les hommes orgueilleux,

quand ils se rencontrent, se sauvent mystérieusement et retournent,

chacun, à leur trapèze. Les humbles seuls peuvent juger parce

que tout leur est volupté et embrassements. Je suis orgueilleux

par nonchalance; qui peut m’atteindre ? Je suis comme les épiciers:

la qualité de mes marchandises m’importe peu (ma famille est dans l’aisance).

Mais je manque de naïveté, et comment causer avec quelqu’un?

Je dois demeurer orgueilleux ou je me perds.

Supplice de l’orgueilleux: il se mange; et je mentais en disant

que la multiplication est illimitée.

Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!

Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.

Je me lève; je mets un manteau en sifflant. Mais alors?

Je ne suis rien si une chanson peut me distraire de moi-même;

où suis-je à ce moment-là?

Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse. Ouvrons la fenêtre.

Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées avec la précision

qu’ont les angles des rues au carrefour ! Mille variétés!

Je sens que c’est possible et je me sens soulevé: cet homme qui passe

et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi comme en une coquille.

Je suis emporté, je m’évade en fumée au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.

Je suis dans la rue, mort. Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…

Tout cela est faux.

PAUL MÉRAL

Old par JLB le 10 Avr 2004

Femme Fatale
mon cul….

qui dit mieux ?
outre des débris archaïques ?
qui invente ?
who’s better ?
who’s next ?

……………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………….

le maugréant : j’ai perdu. (balance le viandox, merde)

Old par ... le 07 Avr 2006

être
la place

je suis karyotypic !

Old par igor le 20 Jan 2004

« Malgré son immense savoir et le mystère qui l’entourait, il supportait le poids de l’humaine et terrestre condition qui le faisait s’empêtrer dans les minuscules problèmes de la vie quotidienne.« 
Gabriel GARCIA MARQUEZ

Old par Gu. le 20 Déc 2002

elle est forte,
dans tes bras

serre la fort contre toi,
avant qu’elle ne se désagrège

simple poussière
emportée par le vent

embrasse la,
donne lui la vie

de peur qu’elle ne se décompose,
là,
contre toi

lambeaux de chairs noires
qui tombent à tes pieds

regarde la fleurir
par la magie de ton regard,

vos couleurs se mélangent
elle s’ouvre,

son âme est immense,
et son cœur infini

Old par M. Fox le 19 Mar 2003

« Quel poids que de sentir ! Quel poids que de devoir sentir ! » F. Pessoa.

BIEN ENTENDU QUE JE SUIS JOYEUX !

J-3 à Cosne

la perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c’était la dernière

Depuis que j’ai perdu l’envie d’aimer, mes amis sont morts un à un dans d’affreuses souffrances

Avez-vous vu l’homme au sac ?

zobbi / ma compagne ne pose pas en N&B je ne la possède pas en pellicule d’ailleurs elle est toujours en couleurs elle n’est ni de jeunesse ni de campagne… d’ailleurs moi non plus d’ailleurs je ne sais même pas comment on fait pour poster autre chose que des textes sur CE HEROS, alors…

Old par felix le 02 Déc 2003

Kiss or Kill?

avec ce silencieux

mon p’tit vieux

les éclaboussures seront

moins sonores…

reste a decider

avant de tirer

si tu veux

stop ou ENCORE…

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

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et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

Charleston Parva porte un chapeau pointu

no brain : il f–>audrait–>song–>er à ne plu–>s faire de pos–>ts en or–>ange.

Old par igor le 24 Juil 2003

Impatienta Doloris

Chords
D A G Dsus2(?)
e+-2–0–3–3-
B+-3–2–0–3-
G+-2–2–0–2-
D+-0–2–0–0-
A+—-0–2—-
E+——-3—-

tacet= don’t strum *=strum once

FILL: (I think it’s right)
D G A
e+——–2—-2h3-2——–3——-0———
B+———-3———3——-0—–2———
G+—–2————————0—2———
D+–0——————————-2———
A+———————————-0———
E+———————–3———————

Intro: (FILL) 2x

D* G* A*
There’s no such thing as an harmless joke
D* G* A*
There’s no such thing as a gentle toke
D* G A (tacet)
There’s no such thing as Pamela Jack

Who’s got the crack?

CHORUS

D Dsus2

G A
Who-ooo-oo’s got the crack? (3x)

(FILL)

D* G* A*
I am goat, in a moat
D* G——– A (tacet)
With a boat

Who’s got the crack?

CHORUS

(FILL)

D* G* A*
I like it when my hair is poofy
D* G* A*
I like it when you slip me a rufie
D* G A (tacet)
I like it when you got the crack

Who’s got the crack?

CHORUS

(FILL)

D* G* A*
I wanna be a hippie but I forgot how to love
D* G* A*
It’s hard to be a garbage man when a sailor stole my glove
D* G* A*
I wanna be reckless but I’m feeling so uptight
D* G A
Put your mama in a headlock, baby, and do it right

Who’s got the crack?

CHORUS

(scattered chords)
Who’s got the crack?

Old par JLB le 29 Oct 2005

hey come on little sister
let’s go up to the moon
she said « honey i don’t care
and i want no lies ».

Let’s swim out tonight, love
It’s our turn to try
Parked beside the ocean
On our moonlight drive

so listen pretty babe
why don’t we jump in any train ?
to draw nearer to the storm
she said « i don’t like rain »

Easy, I love you
As I watch you glide
Falling through wet forests
On our moonlight drive, baby

Old par igor le 04 Mar 2003

Jesus,

ce héros

Old par Gu. le 09 Avr 2003

Minuit pile

Old par igor le 02 Fév 2004

j’aime bien qu’on m’offre des étoiles

Old par -- Zan le 18 Oct 2002

DOUBLE LOOPING …

Constructivisme politique captain america ?

Old par igor le 07 Avr 2005

Jeudi 27 mars – Ouf. Pendant un an j’ai eu peur.

Old par Rodia le 27 Mar 2003

le récitant : ya bitch !

Old par igor le 12 Mai 2003

Marre Des Mous Apathiques…

Old par Gu. le 24 Mar 2003

« Non mais tu comprends, c’est pas exactement que je n’aime pas les femmes, c’est qu’il me faut une grande black t’en connais pas une ? »
Gwendoline Klingon

On connait jamais les débuts mais on connait toujours la fin

Du moins me semble-t-il

Old par M. Fox le 04 Mar 2005

Elle portait cette petite culotte bleu quasi turquoise.
J’ai pensé me suicider.
C’était un défilé de diamants devant un rmiste.

Mon numéro n’a pas changé

Je me demande si l’illusion de l’amour

ne vaut pas mieux que l’amour authentique

parfois…

Old par M. Fox le 19 Juil 2003

Les voyages c’est son dada.

Il te raconte l’époque où il est parti

au Maroc dans une vieille Fiat 500 avec ses potes. Il a particulièrement aimé au Brésil l’Amazonie, en Argentine la Patagonie, Cuba avant l’arrivée du dollar. Il adore faire son shopping dans les aéroports du Quatar. Mais quand même, il n’oubliera jamais l’Inde ( il y est allé cinq fois) la Thaïlande aussi. Aujourd’hui fan de Sanskrit et du mythe de Guilgamesch, il apprend le japonais par la méthode ASSIMIL ( trente leçons pour ne pas être trop largué).

Il est résolument cosmopolite, citoyen du monde. Il fait la grève de la faim avec les sans-papiers quand il ne bosse pas le lendemain. Fait le squat des églises et gymnases mais se barre avant l’arrivée des flics.

Ah oui j’oubliais! Zen c’est pas un révolutionnaire. Il a bien fait 68, balancé son pavé, malheureusement il n’y a plus de témoins. Aujourd’hui il croit à la politique du citoyen à la consultation, au milieu associatif. Lecteur assidu du Monde Diplomatique, il est sûr que l’Afrique s’en sortira sans la corruption et que la démocratie triomphera.

Même si pour le fun, il va faire le nostalgique à la fête de L’Huma. C’est roots, c’est convivial, c’est la Courneuve quoi.


Les Semeurs

Old par Gu. le 02 Mai 2003

magic moment

Rhétorique

« là ici »