elle dit :
La joie nous rattache à l’éternité et la douleur au temps. Mais le désir et la peur font de nous l’esclave du temps, et seule l’indiffèrence peut mettre fin à ce servage.
elle dit :
La joie nous rattache à l’éternité et la douleur au temps. Mais le désir et la peur font de nous l’esclave du temps, et seule l’indiffèrence peut mettre fin à ce servage.
La phrase de la journée :
Bonjour
Votre CV n’est pas inintéressant loin de là, mais malheureusement le poste est déjà pourvu.
Institut océanographique
Témoignages entreprises : BLM Technologies Partenaire AFP – Erwan Lauriot Prévost Airbus – Antoine Scotto, Responsable Intranet
Support de la présentation
email : e.lauriot-prevost@blm-technologies.fr
email : antoine.scotto@airbus.fr
Sydney, le 12 janvier 1985
Ses cheveux cendrés étaient tirés en chignon. Associés à l’ordonnance de sa tenue, ils la ré-affirmaient dans son rôle de professeur d’architecture et de cuisine corse.
Elle s’adressa avec autorité à ses élèves :
– Les effectifs à destination de Paris partiront dès demain, à condition d’être au complet. Par contre, les participants au congrès se rendront directement à Champigny sur Marne en bus.
– Mais, madame Boyle, mon frère n’est pas …
– Taisez vous Betty. Vous ferez comme l’on vous dit !
Les filles étaient ravies de ce voyage d’étude qui s’annonçait passionnant…
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Pendant ce temps
Jean Leloup sur la platine
13 ans plus tard.
Quand on vous dit que l’histoire se répète toujours.
Quand on me demande quelle est mon arme de séduction je dégaine mon Rubik’s Cube.
Il me faut moins de 5mn pour le résoudre.
C’est infaillible !
D’ailleurs, l’autre jour, c’était un samedi je crois… bref, mon chéri qui aime bien le quinoa
mais c’est sans rapport, en avait les sourcils tout ébouriffés.
Il m’a dit d’un air coquin :
« Ma chériiiiie, il faut absolument que je te filme en train de faire ça ! ».

a part quand ça tourne…

Le cerveau de Lee n’obéissait pas à un shéma proprement déterminé, lisse, prévisible, et accusait le coup de directions contradictoires, qui l’étiraient en de grands élastiques filandreux – qui vous atteignaient directement au visage.
(Nous dégringolerons en même temps que toi Martin, nous irons jusqu’au fond du gouffre et là nous nous apercevrons que nous tomberons au bout du compte sur toi-même et ce truc que tu as laissé.)
il y a des gens qui ont peur
sans raison
il y en a de plus en plus
et les raisons sont de moins en moins concrêtes
de plus en plus les gens commencent à admettre que la peur ne dépend d’aucune cause
que c’est un monstre autonome
qu’il se nourrit de ce qu’il trouve et ne revendique rien
de plus en plus on croise ces gens hagards
ils marchent lentement dans les rues et ne regardent pas leurs semblables
quand on leur adresse la parôle leur corps tressaille et leur visage se fige
leurs yeux se vitrent
la peur s’empare d’eux à toute embardée
cette embardée est la plus petite que se permet l’étroit radeau de leur vie quotidienne
ils sont tristes
baisent peu et mal
leurs vêtements sont étriqués et de couleurs ternes
quand ils croient s’amuser ils ne font que perpétuer des codes
des conventions dont ils ont perdus le sens
ils rient mais leurs rires sont sans joie
ils crient mais leur voix est morte
ils dansent mais leur corps est lourd
le récitant : insérer ici un texte très long mais sympa sur le temps qui passe, moi je vais voir la fuite.
Elle portait cette petite culotte bleu quasi turquoise.
J’ai pensé me suicider.
C’était un défilé de diamants devant un rmiste.
Mon numéro n’a pas changé
J’entends le son de milliers de fleurs qui s’ouvrent
aux frontières de mon champ de conscience
c’est merveilleux
marketing viral : peut être.
Dieu si fou de lui-même qu’il ne fait rien que chanter et façonner d’autres mondes. Pendant ce temps le vieil univers tombe en ruine.

car crash with gallimard…
*jeanpierre jambon dit:
-mais je crois pas que ce sera super strict a ce niveau là non?
°roméo tartemolle dit:
-le mieux c d’être pas trop mal sapé
-et pour le reste on fait la politique du sourire.
hey come on little sister
let’s go up to the moon
she said « honey i don’t care
and i want no lies ».
Let’s swim out tonight, love
It’s our turn to try
Parked beside the ocean
On our moonlight drive
so listen pretty babe
why don’t we jump in any train ?
to draw nearer to the storm
she said « i don’t like rain »
Easy, I love you
As I watch you glide
Falling through wet forests
On our moonlight drive, baby
j’avais rendez vous à l’agence nationale pour l’exploit ce matin,
ils m’ont proposé un poste de petit robot, je n’ai pas très bien compris
alors j’ai mis les voiles,
pour rejoindre la mer
la Suisse
et les oreillers
comme on me l’a conseillé
quelques photos prises sur le vif par clostridium
cliquer ici pour voir les photos :
burgun.free.fr/perso/photos/konsstrukt%20utopya/index.html
prochaine soirée : 20 avril, même heure, même lieu : utopya, montpellier, vers la place candole. ça commence vers dix neuf heures, et ça termine vers cinq-six heures. prix libre, programmation encore à définir, ce qui est certain c’est qu’il y aura encore fragile pigeon.
prochainement : une vidéo de la lecture.
j’ai froid, j’ai froid, j’ai froid, mon cou tombe, je la vois, tenue contre une rambarde par son frère. derrière eux les voitures passent, rapides, devant eux les gens, pressés. elle est pâle mais je ne la vois pas, ses cheveux couvrent son visage. le corps ramollit d’un coup le frère crie, il essaye de la tenir contre la rambarde, la tête part en arrière, les yeux deviennent vagues, il met ses doigts dans sa bouche, il tâte voir où est la langue. il l’appelle, il crie, elle ouvre les yeux, elle le regarde de très loin, elle lui susurre quelque chose, elle tient un peu, il appelle, appelez les secours, son protable, il le tient, il essaye d’appeller tout en tenant sa soeur, tout en parlant à sa soeur, on ne lui répond pas, le téléphone coupe, il panique, mais il garde le sang froid. je mapproche j’appelle à mon tour, les cris de la mère affolée arrivée couvrent le disque d’accueil des pompiers. la fille glisse contre la rambarde, je passe la main sous son cou, elle ne perdra pas la tête, je passe le bras sous sa taille, le corps est mou, desarticulé, elle glisse, son frère lui parle, la fille tombe étourdie sous les cris de sa mère, on ne peut plus la tenir de regard elle n’en a plus, la mère braille, c’est sa fille la fille tombe pour de bon, la mère frappe le corps mort, elle tape elle appelle elle crie, on allonge le corps sur le trottoir en l’allongeant ils ont découvert son dos un moment que la mère a giflé, un dos lisse jeune, un dos brun. la fille est couchée je ne la vois pas derrière les jambes, de la mère, de l’ami mou comme un veau son frère qui regarde intensément sa soeur. elle se réveille. elle prend sa famille pour des fous, ils ont l’oeil hagard encore la mère pleure, le frère l’engueule parce qu’il faut donner à manger aux enfants le matin et pas paniquer comme ça, lui il pose des questions à sa soeur, il a eu peur, il l’aime et il maitrise la situation les pompiers arrivent.
il a fallu que la mère hurle pour que les gens s’arrêtent
il faut qu’une bombe explose pour qu’on remarque qu’il y a une guerre
étonnament le corps flasque s’est redressé en une jeune fille alerte et qui se tenait. bouche fermée regard sûr. parlante.
« J’étais une jolie poupée de dix-neuf ans, prête à tout (comment pourrais-je ne pas haïr…) » J’ai beau me donner du mal, je ne fais jamais nette. Je dors n’importe où.
Jessica, Céline, Erika, Laure, Roberta, Stéphanie, Cindy, Gabrielle, Vanessa, Tina, Astrid, et bien d’autres encore… celles qui arrivent à se faire des clins d’œil dans la glace et à sourire à leur ombre.
D’autres témoignages? Oui, mais pour peu de temps, parce qu’en fait on est encore en phase de fusion du réseau, c’est pour ça que Nathalie travaille plus précisément aujourd’hui sur ces éléments là, pour pouvoir proposer des critères d’affectations au portefeuille. Donc on va bousculer un peu ce qu’il se passe aujourd’hui.
il a voulu qu’il pleuve et il a plu, wouaouh……
je ne trouve aucune trace sur mon compte des virements dont j’ai reçu la fiche ???
j’ai mal parce que depuis ce matin, j’ai trois nerfs en moins, au niveau de la dent nommée 6 par mon bienveillant dentiste. j’espere que les nerfs qu’il m’a enlevés étaient malades… me dire que peut être il a enlevé de moi, de ma joue, la maladie, wouaouh…..
chez moi, ily a beaucoup de musique, beaucoup de littérature, j’ai fini le quart de mon mémoire, moins les annexes et la conclusion. il y a une vague douleur qui rappelle l’humanité perdue de la dent. il y a de la lumière quand les nuages avancent, et moi, perdue perdue perdue.
(j’attends peut être un sauveur qui n’existe absolument pas dans le réel???)
chez moi il y a aussi des dragons qui me regardent.
sortir, boire du vin, parler de conversion et de désamour (et travailler?) dormir à plusieurs dans un canapé, boire de l’eau, et fermer les paupières sur des images de dumontheuil (et travailler?) se lever, râler, il pleut meeeerde, on est en retard (pour travailler?) s’ébahir dans le bus parce tout ça est extraordinaire, regardez cet amas de plastique métal béton, mélange chaotique qui ressemblerait à des tas de restes amassés par le temps (si nous nous étions d’ailleurs). alors travailler… c’est imbécile. le travail c’est la civilisation de l’homme la fierté de l’homme qui ne chasse plus, de l’homme propriétaire, et c’est encore mieux quand on a un bureau d’où on ne sort pas. mais ça fait tellement longtemps que tout le monde trouve ça normal de devoir travailler pour acheter le vital (manger, boire). normal de payer pour vivre. et tout ça se fait sans choix, mais tout ça se fait sous couvert de liberté. à l’entrée de camps de concentration, il est écrit arbeit macht frei, le travail rend libre, parole prophétique à laquelle certains croient encore (ça a été écrit).
mais peut être en fait c’est le travail qui donne le désir du temps… ce qui n’est pas filmé attire toujours l’âme.
je cherche un discours de la méthode et jai perdu moravagine.
que pensez-vous de cela?
d’accord: j’ai marché dans l’ombre au moins ffff longtemps!
quand ça me tape le moral, je sors un orteil.
wouaouh!!!!!!!!
on cherche, on cherche, mais où est donc son visage, à qui est ce pied?
absurdité, vous voilà. mmm… dormez avec moi ce soir.
mais si mais si montrez-vous, vous avez un si bel orteil, que cachez-vous donc?
hop je disparais, moi ça va mieux, vous contentez-vous d’imaginer.
non, non, on veut voir!
ils entrent dans l’ombre; les malheureux!
ils cherchent, ils cherchent, mais il ne voient plus rien.
chez moi, tout le monde se perd, et surtout moi.
mais lâchez donc ce pied, (il y en a un qui a marché dessus sans faire exprès)
on m’agrippe la gorge, raaaaaaa, on m’étouffe.
ça y est tout a disparu, et moi, moi?
j’imagine………. je lis moravagine disparu et je remplace le discours de la méthode par ce que je crois qu’il est.
La magicienne s’estimait trahie
et depuis de longues années
son esprit était plein de lourds sentiments
regret, colère, haine, amour
tout s’emmelait à force d’y penser
l’amitié
comme la mer
s’en est allée
avec ce silencieux
mon p’tit vieux
les éclaboussures seront
moins sonores…
reste a decider
avant de tirer
si tu veux
stop ou ENCORE…

Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front
Lundi matin
On dit : ré-attaquer une semaine
Mais qu’est-ce qu’elle nous a fait ?
Une petite mélancolie me prend…

Martha m’a dit qu’avant elle n’était rien
et que maintenant elle est tout
et que ça l’exaspère,
tu comprends ça, toi ?!
Chou,
Andy,
Dis-moi oui,
Andy.
Chou,
Andy,
Dis-moi oui,
Chéri.
Chou,
Andy,
Dis-moi oui,
Andy.
Wo wo chou,
Chéri,
Dis-moi oui,
Andy.
Chou,
Andy,
Dis-lui oui,
Andy.
Dis-lui, dis-lui oui,
Andy.
Sois gentil,
Cette fois-ci.
Chou,
Andy,
Dis moi oui,
Andy.
Chou,
Chéri,
Dis-moi oui,
Oh, oui.
Chou !
En vrac
Le retour sur soi : restituer dans
le langage arrêté la vitesse de
la vie.
Idiotie.
Faire des phrases, comme des cabrioles et
se préserver du jugement
que des abrutis sont toujours prêts à dire.
So what ?
Mots courts, traits courts ; examen médical d’un nombril,
cavité sans profondeur.
Souhaitez-vous faire vaciller le sens ?
Remplissez-moi ce nombril d’images,
gavez -le jusqu’à la satiété.
Oui oui oui
Ce que je fais me renseigne parfois sur qui je suis.
Projets
Rester fidèle au principe selon
lequel l’origine de la phrase est inconnue,
sa destination folle (cachée) —
et sa danse, forcément érotique.
B.L.V.
« Je n’ai jamais été mis en vie. »
Nerfs.
Il s’était mis à détester
les images ancrées dans le quotidien,
les récits nains et peu glorieux de la
vie immédiate ; croyant peut-être
bêtement que la transformation n’est pas
un vain mot, qu’il est toujours possible
de décoller de la misère
(sexuelle, alimentaire, littéraire)
et que rendre compte sans projet
de son impuissance face à la vie,
est une agonie qu’il ne peut plus supporter.
Paris.
A quatre heure du matin, traversant le 17 ème,
croisant des putes fatiguées, il ne faisait
pas très froid, je vous (r)assure.
Bob Dylan.
« I don’t know how much longer I can wait. »
Finale.
to be continued dans l’étonnement sans fatigue
couleur rouge vagues sensations de mobilité
capricio ça fait partie du jeu du seul avec ou sans suivre
la première route vers l’indéfini
soleil se fait rare quand j’ai un besoin urgent de lumière
pour développer mes images.
Tom, get your plane right on time.
I know your part’ll go fine.
Fly down to Mexico.
Da-n-da-da-n-da-n-da-da and here I am,
The only living boy in New York.
I get the news I need on the weather report.
I can gather all the news I need on the weather report.
Hey, I’ve got nothing to do today but smile.
Da-n-da-da-n-da-da-n-da-da here I am
The only living boy in New York
Half of the time we’re gone but we don’t know where,
And we don’t know where.
Tom, get your plane right on time.
I know you’ve been eager to fly now.
Hey let your honesty shine, shine, shine
Da-n-da-da-n-da-da-n-da-da
Like it shines on me
The only living boy in New York,
The only living boy in New York.
Hier soir, elle m’a dit que c’était terminé,
que ça ne pouvait pas marcher,
qu’on avait fait fausse route,
les circonstances sont contre nous,
etc…
Il regardait sa vie comme on contemple le soleil qui se couche
il plissait largement les yeux
et on ressentait dans ces moment là
sa fatigue immense et sa joie aussi, pour les choses accomplies
Il disparaissait lentement
sans peur de la mort
comme une étoile déclinante
dardant ses derniers rayons chauds et doux
sur ses mondes préférés
Je pleure
je ne veux pas que tu meures
tu as l’air si paisible
alors qu’il est si injuste que tu t’en ailles maintenant
injuste
à toi marm, …
tchin !
Être à toi, c’est comme faire de la chute libre sans altimètre
on sait jamais à quel moment on va souffrir
mais on peut être sûr que ça va arriver
Aime-moi encore
« LA REINE
Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète
Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent
Et Ophélie les tressait en d’étranges guirlandes
Avec l’ortie, avec le bouton d’or,
Avec la marguerite et la longue fleur pourpre
Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène
Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts.
Et elle et ses trophées agrestes sont tombés
Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit
Comme insensible à sa grande détresse
Ou, comme un être fait pour cette vie de l’eau.
Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis
Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements
Prirent au chant mélodieux l’infortunée,
Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort.
LAERTE
Hélas, elle est donc noyée ?
Tu n’as eu que trop d’eau déjà pauvre Ophélie,
Et c’est pourquoi je retiens mes pleurs. »
En passant, en écrivant.
Pourquoi, depuis longtemps, écouter Bach me
remet dans le droit chemin ?
Et oui.
Aux dernières nouvelles, le moi serait
élastico -hystérique. Arquez-le,
placez-y n’importe quoi (un souvenir, une souffrance,
un amour) et lancez. Soit il expulsera la chose
loin de lui (moi allégé) soit elle
lui retombera dessus (moi patatraco -névrotique.)
Mauvaise pensée.
J’ai trouvé la phrase la plus nulle de
l’ignorance de K.
« Tout le monde admire sa mère pour sa vitalité »
Mais j’ai aussi trouvé la plus belle :
« …émue de sa beauté que son corps pleure. »
Bonheur.
La voix de Glenn Gould qui chante derrière la toccatta.
F.B. m’a dit un jour à ce propos :
« Il grommelle. »
Vanitas.
Je me moque de A.C. qui publie son journal de travail
(de photographe) en lui rappelant une phrase d’un ami
qui le concerne :
« A.C. prépare le terrain pour ses futurs biographes. »
A.C. rit, un peu vexé, s’en sort victorieux :
« Derrida dit justement qu’écrire est indécent ! »
SO WHAT ?
Bizarre.
Nostalgique de la période où je découvrais Proust :
Batignolles, automne 1995, souvenirs d’enfance,
douce mélancolie.
Le vieux Folio élimé sentait la cave où
il avait séjourné 20 ans.
Téléphone.
— D. te trouve suffisant & gueulard.
— Je vais l’appeler pour me faire pardonner.
Video.
C. est une ancienne amoureuse de Turin, venue quelques jours à
Paris pour conquérir les galeries. Son énergie l’a transformée
en une machine. Plutôt qu’artiste, elle se définit comme stratège et produit
davantage qu’elle ne crée. Je me sens alors poussiéreux,
pré-moderne.
Bach.
Le Praeludium en ut mineur BWV 934 me fait penser
au cheminement prudent vers un orgasme, lui-même
associé à l’éclatement d’une très bonne
bouteille de vin blanc.
Barthes.
» Savoir qu’on n’écrit pas pour l’autre, savoir
que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais
aimé de qui j’aime, savoir que l’écriture ne
compense rien (…) c’est commencement de l’écriture. »
Une telle désespérance ne t’a conduit sous les roues
d’une voiture que pour rejoindre les morts.
Bach.
Agacé parfois par cette méticulosité moqueuse
du profane sans méthode que je me surprends à être
parfois.
Autologie.
Invention de soi.
Ladies and Gentlemen,
Downloading of Movies, MP3s and Software is illegal and punishable by law.
We hereby inform you that your computer was scanned under the IP 61.80.199.36 . The
contents of your computer were confiscated as an evidence, and you will be indicated.
You get the charge in writing, in the next days.
In the Reference code: #12290, are all files, that we found on your computer.
The sender address of this mail was masked, to fend off mail bombs.
– You get more detailed information by the Federal Bureau of Investigation -FBI-
– Department for « Illegal Internet Downloads », Room 7350
– 935 Pennsylvania Avenue
– Washington, DC
Performance
pour les tourguenistes irakiens
————————————————-
Faire fonctionner les usines à fond
pour produire
de trés jolis t-shirts blancs
par millions
et en munir la population civile.
Sortir à découvert,
dans l’attente des bombardements,
devant les caméras du monde entier
et parader
jusqu’aux premières explosions
en regardant le ciel avec espoir
et le sourire Britney
avec
« oops i dit it again !«
et
« hit me baby one more time !«
sur le torse offert aux missiles.
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Le sang sur le blanc, ça se voit bien.