c’est ok et elle a jamais été en otage ?








L’impossibilité ontologique de glisser sur un continuum provoque indirectement des maux de crâne dominicaux passablement calamiteux. ça et les sommeils froids qu’elle induit depuis. Quinze fois sur le métier, motherblogger, you got bugs too. (Le petit Ricky Oates s’était lui-même griffé les yeux en revenant de l’excursion…) « no good » – start the dance. Café – clope. Gnn.
Ma vie fragmentée, anti personnelle,
irradiée par le désir vers l’inconnue
s’est retrouvée piegée lors de
l’explosion du coeur ouvert déclenchée
par ton regard, un soir d’été, brisant
d’un souffle émotion un seul
le mechanisme sophistiqué d’auto défense,
ces quelques bribes de lucidité
qui sommeillaient en moi.
Et depuis cette nuit la,
ma sérenité n’en finit plus
de s’enflammer en éclats ___________
Les Abrutis Amoureux de l’Art Anonyme sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de ne surtout pas résoudre leur problème commun et d’aider d’autres Abrutis Amoureux de l’Art Anonyme à s’enferrer dans la connerie la plus crasse afin de ne jamais au grand jamais se rétablir.
Le désir de ne jamais arrêter des A.A.A.A est la seule condition pour devenir membre des A.A.A.A.
Les A.A.A.A ne demandent ni cotisation ni droit d’entrée; nous nous finançons par nos propres contributions. Les A.A.A.A ne sont associés à aucune secte, confession religieuse ou politique, à aucun organisme ou établissement, bien au contraire ; ils ne désirent s’engager dans aucune controverse, bien au contraire ; d’ailleurs, ils n’endossent ni ne contestent aucune cause, toujours, bien au contraire.
Notre but premier est de demeurer demeurés et d’aider d’autres A.A.A.A à le devenir, et pourquoi pas, à le rester aussi un peu, peut être, le plus longtemps possible en tout cas, et ceci, malgré tout, bien au contraire.
©A.A.A.A
ps: oeuf dur powa rulez
-Détermination de la DL 50
ciel et terre, monde, domaine
*Trente six souris (36) reparties en six lots de six souris ont été soumises à cet essai.
Les souris avaient un poids moyen de 26,5 g. Des doses croissantes suivant une progression arithmétique ont été administrées à ces six lots de six souris. Ainsi , le premier lot a reçu 159 mg d ‘extrait de dissotis et le sixième a reçu 209 mg du même extrait par voie intra péritonéale.
dirigeable, vaisseau spatial
Pendant les observations, aucun effet toxique ni mortalité n ‘ont été observés chez tous les animaux d ‘expérience, attestant de la parfaite innocuité du sirop de Dissotis aux doses étudiées. Par ailleurs, une somnolence a été notée chez tous les animaux au cours de l ‘essai.
-Détermination de la toxicité chronique
Le test de toxicité chronique du sirop de Dissotis a été effectué pendant soixante (60) jours sur un ensemble de dix sept souris (17) de différentes catégories.
Le nombre de souris au départ était de quatre (4) : une (1) souris mâle de vingt grammes (20 g), trois (3) souris femelles gestantes de 25 g, 26 g et 33 g .
premier plan, perspective, horizon
*Au cours de l ‘expérience, il y a eu naissance de quatre souriceaux le cinquième jour, cinq souriceaux le trente deuxième jour et quatre souriceaux le quarante deuxième jour.
Les différentes catégories de souris (mâles,gestantes et souriceaux nouveaux- nés) ont reçu par voie peros une goûtte de Dissotis Sirop pendant le temps de l ‘expérience. Aucun cas de de mortalité ni d ‘avortement n ‘a été enregistré pendant le test.
rigole, égout à ciel ouvert
… il se passe des choses…
(il s’en passe tout le temps, derrière chaque façade de maison il s’en passe, c’est d’une évidence à faire pleurer, mais il se passe des choses, des choses qui n’ont rien à voir avec le quotidien des légions de pingouins qui poussent leurs caddies, des choses qui ne sont pas soumises à des hiérarchies scélérates ou à un quelconque ordre des collisions, des choses qui se passent des théorisations philosophiques fastidieuses et des littératures putrides, des choses fragiles comme des cristaux de neige mais puissantes comme des pulsars, des choses qui bougent trés vite d’Oslo à Johannesburg, qui envoient des télex, qui font la queue, qui mâchent un stylo, des choses qui sont ici depuis dix mille ans, des choses qui passent, des choses que tu as tuées hier mais qui reviendront demain matin, il se passe des choses qui ne passent pas, des choses qui sont là pour rester, des choses qui n’ont rien à voir avec l’augmentation du prix de cette clope ou la propagation d’un virus légèrement invalidant pour l’éternité, des choses qui n’ont rien à voir avec les différents étages de la fusée, qui n’ont rien à voir avec les différents niveaux du jeu ni avec ce putain de chef-gargouille de fin de partie, des choses qui n’ont rien à voir avec les mille et unes recettes de somnifères mises au point en laboratoire économique, des choses qui n’ont rien à voir avec les logiques de chapelle et les propagandes de circonstance, des choses qui n’ont rien à voir avec de fausses théories corporatistes ou des mensonges agrégés, il se passe au contraire des choses qui écrasent de leur mépris objectif les façons dont vous trompez vos cheptels, des choses qui font passer la bombe H pour un pop de bouchon de champagne, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec les actualités, le grand film du soir ou la série rose, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec la privatisation de tes concepts et la colonisation de mes synapses, des choses qui n’ont rien à voir avec les différentes heures d’une journée, et surtout pas avec les plus gluantes, il se passe des choses dans la tête, le bas-ventre et entre les deux, des choses qui rougissent le blanc des yeux, des choses qui repeignent les volets, plient les draps et noircissent l’écran, des choses qui tombent et d’autres stalactites, il se passe des choses de l’autre côté de la fausse-cloison grise, d’ailleurs vu son épaisseur on l’entend facilement, des choses qui n’ont rien à voir avec les meutes de fenecks galeux qui font exploser des terriers de suricates, des choses des choses qui n’ont rien à voir avec la récupération de données perdues en salle blanche, des choses qui ne doivent rien au quinze dernières réformes des retraites, ni aux taux d’intérêts légaux applicables dans l’Union, ni avec ma tension artérielle encore que ça peut jouer, qui n’ont rien à voir avec un nouvel attrape-couillons avec période d’essai de 10 ans, pourquoi pas tant qu’on y est, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec les pulsions homicides que l’observation des initiatives de ses contemporains provoque immanquablement ces derniers temps, il se passe des choses, des choses qui n’ont rien à voir avec la tôle que j’aurais bien froissée ce matin, qui n’ont rien à voir avec les pièces du gros puzzle tridimensionnel qu’on doit assembler avant que ne sonne un micro-onde (ou un glas quelconque, j’ai une mauvaise ouïe), des choses qui n’ont rien à voir avec la méningite foudroyante qu’on appelle parfois de ses voeux, des choses qui n’ont rien à voir avec un crash de disque dur, des choses qui n’ont rien à voir avec la nouvelle du jour, des choses qui n’ont rien à voir avec le rail de sécurité, des choses qui pourraient s’imposer à soi avec la clarté d’un soleil atomique mais qu’on va continuer à occulter tranquilou par peur du vide et des embardées, il se passe des choses qui manifestement nécessitent plus de calcium qu’on est censés en produire, il se passe des choses qui vont droit dans le mur avec un enthousiasme amphétamine, il se passe des choses qui vont se claquer un muscle, à force, il se passe des choses qui ont peut-être permis à mon antécédent biologique de ne pas fondre ou imploser, il se passe des choses qui ont peut-être à voir avec une moquette rouge et rêche, mais franchement rien de moins sûr, il se passe des choses qui n’ont strictement rien à foutre des deux blondes en photo, des choses qui n’ont rien à foutre des deux roues à deux temps, des choses qui noient la quasi-intégralité de la biosphère sous des mégatonnes lovecraftiennes de pureté solaire et de contradictions reptiliennes, des choses qui écrasent la merde et beuglent des obscénités ensuite, des choses qui n’ont rien à voir alors circulez, puisqu’il en est ainsi, puisqu’il ne peut pas en aller autrement, puisque Wells avait abusé de j’ignore quelle décoction bizarre, il se passe des choses qui ne reproduiront jamais les précédentes mais qui pourraient bien les transcender, des choses qui crèveront doucement et n’occuperont bientôt plus que quelques neurones désoeuvrés, rien à voir, plus rien à voir, il se passe des choses qui pourraient nous arriver dans l’oeil avec le bonheur d’un tournevis rouillé, il se passe des choses qui pourraient nous ouvrir le ventre et en extirper nos viscères, il se passe des choses qui pourraient nous ouvrir le crâne et en expulser des monstres, des elfes et des bennes à ordure, des choses qui doivent remplacer le sursis par l’urgence, des choses divines, ni trop salées ni trop amères, des choses, il se passe des choses qu’on identifie pas tellement à l’heure actuelle, qu’on attend et qu’on redoute, il se passe des choses qui n’ont rien à voir… il se passe des choses…)
Ce message parle probablement de toi et tu as certainement raison de le penser.
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Speeding motorcycle, won’t you change me?
Speeding motorcycle, won’t you change me?
In a world of funny changes
Speeding motorcycle, won’t you change me?
Speeding motorcycle of my heart
Speeding motorcycle; always changing me
Speeding motorcycle, don’t you drive recklessly
Speeding motorcycle of my heart
Pretty girls have taken you for a ride
Hurt you deep inside but you never slowed down
Speeding motorcycle in my heart
Speeding motorcycle, let’s speed smart
‘Cause we don’t want to wreck but
We can do a lot of tricks
We don’t have to break our necks
To get our kicks
Speeding motorcycle, the road is ours
Speeding motorcycle, let’s speed some more
‘Cause we don’t need reason and we don’t need logic
We’ve got feeling and we’re dang proud of it
Speeding motorcycle, there’s nothing you can’t do
Speeding motorcycle, I love you
Speeding motorcycle, let’s just go
Speeding motorcycle
Let’s go let’s go let’s go
Oo oo

| Deux jours de suite, on peut se demander si l’état des lieux, alors la Pom pom girl sera sauvée, et le monde… Ce matin dans le métro, personne. Personne dans la rue, juste toi qui frotte tes pieds contre les miens. Deux jours de suite les paroles de chansons c’est inadmissible et méprisable. Ce matin dans le métro personne, la petite-fille-porno me fait signe amicalement, le chef indien ne bouge plus, sur les quais personne, personne dans les rames, personne dans ma tête, personne dans mes poches, dans la rue, personne, et la petite-fille-porno ne parle pas, me regarde, me fixe, me sourit parfois. Sauve la petite-fille-porno et tu sauveras le monde ? |
Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art. Ne faites pas grève – pratiquez le vandalisme. Ne protestez pas – défigurez. Lorsque l’on vous impose la laideur, de mauvaises conceptions et un gaspillage stupide, contestez, et lancez votre chaussure dans les oeuvres, ripostez. Brisez les symboles de l’Empire au nom de rien si ce n’est l’envie de grâce du coeur.

Pr. Olaf Kandinski-Kondratieff, Pr. Güdrün Téhéran-Mitose, Dr. Lankiveil Voight-Kampf, Alexandar Katzenstein-Sikorski, Dr. Balthazar Drollandia-Clavicogyre, Pr. Drünnorst Gulkstra-Grüll, M. Kazuya Klang-Gurdjieff, Jean-Tantale Malachi et Abigaël Kraken-Kyokushinkaï, Vladimir H. Gosseyn-Korsakoff, Raukle Naazir-Shinjù et Ulf Harkogansk-Malatesta, vous présentent leurs meilleurs voeux.
Did I listen to pop music because I was miserable ?
Or was I miserable because I listened to pop music ?
le récitant : Faire l’amour en Corée du Nord, jouer aux indiens sur la glace et croire en la lutte des classes…
la notion de « temps social » n’a jamais été aussi froide, humide et nuageuse (avec un léger ciel de traîne).
mais la perspective des trois mille « va te faire foutre » mentaux quotidiens met des pieds au cul et des barres aux T.
et yop, une bouteille de rhum.
café, clope. gnn.
Une drole d’odeur flotte autour de vous
et tout est dépeuplé…

Les gens croisés ont l’air un peu pâle, certains restent debout sans bouger, comme des fantômes, d’autres arborent une expression vide, oeil vitreux tête penchée, déambulant entre deux nécessités. Ils rotent anormalement souvent. Dès qu’ils se croisent, (beuarr) dès que l’un de leurs congénères apparaît dans leur champ de vision, leurs visages s’animent mollement, pris de spasmes lents, et ils rotent (beuarr). Pas longtemps, pas fort, de petits rots allant du crissement du grillon (brrêê) au gargouillis de bouche d’égoût (BOWARR), un véritable concerto des marais. Certains, souriants, sont en larmes ; d’autres vomissent à gros bouillons (beuargl), exhalent des vapeurs gastriques rougeâtres, trissent des jets bileux fumants (splitch), régurgitent en rafales les plus policées des sentences, éructent les plus courtoises et avenantes salutations (beuarr), déglutissent souhaits et apostrophes de circonstances, la folie dans le regard et les mains moites. Les plus enthousiastes éructent à n’en plus finir de longs borborygmes stomacaux à longueur de couloir (beeuuaaarr), les bras écartés, et essaient de coller des bises ferventes alentour.
L’otarie à fourrure du Nord ou ours de mer (Callorhinus ursinus) est la seule espèce
du genre Callorhinus de la famille des Otariidae (otaries).
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De nouveaux ateliers pour la Maison Dub ou ses succursales à woofers.
Pas des ateliers hardcore, personne n’en est là, mais des ateliers
un peu plus molletonnés : avec Bob Marley, Godzilla, Suzy Wan,
Blondie, l’Arme Fatale, Clara Morgane, mais aussi Alexander Kowalski,
le Pr. Clinton Kilts, Miguel Alvarez, des petits coupeurs de bois,
un pingouin, Ernesto Hoost et des cartes à enjeux.
Bonheur.
Quel candidat tourgueniste pour la présidentielle de 2007 ?
Candidat 1
Candidat 2
Candidat 3
Aux urnes !
Mercredi matin, {*:?:procedes.content(id_procedes)}, j’ouvre les bras et je m’élance dans le vide, le choc est presque, immédiat et je pars en morceaux multicolorés. Le vieux chef indien qui ne parle jamais est là pour m’accueillir au bord du canal avec ses apaches et leurs drapeaux noirs et rouges, ils me saluent en brulant le drapeau et la croix. paulos doulos christou iesou kletos apostolos aphorismenos ei euaggelion theou. {*:?:procedes.image(id_procedes)}, et je réponds, porquoi pas, on enfourche nos scooters italiens et on file en banlieue insensibles aux balayages sonars des dirigeables et aux patrouilles des Milices Chinoises Bienveillantes. Je me suis fait tatouer un nénuphar sur la hanche, là ou repose la crosse de mon. Royal Air Force ou Red Army Faction, Third Battle of Hastings et toujours vive le feu…
1- Attends, l’action n’était pas censée être post-communiste ?
2- Evidemment que si, toujours coller à l’actualité !
1- Et rien ne te choques ?
2- Non, décidemment non, je ne vois rien d’étrange dans tout cela
1- Et le Petit Père ?
2- Bonne idée hein ?
3- reminiscencedelvis
1- Il a pas tort ; non seulement c’est du déjà vu, la célébrité disparue qui se reconvertit en cuistot, mais en plus on sort vraiment du thème, là
2- Il faut surprendre le public, et, en plus, qui s’en rendra compte ?
3- presquetoutlemonde
2- Hmpf, détail que tout cela, on va cartonner
1- Je ne crois pas, en tous cas, pas avec Sarah Bernhardt qui fait des claquettes
2- Rétrogrades
1- Tu l’as fait exprès, j’espère ?
2- Quoi ?
3- ilnedoitmemepassavoir
1- Sarah… claquettes ?
2- Définitivement, je ne vois pas
1- C’est maintenant sûr, cet homme est un imposteur
3- caparaissaitevident. questcequunscenaristederenomseraitvenusenterrercheznous ?
1- La chance, ça arrive, non ?
3- pasaceprixla
2- Excusez moi, youhou, je suis présent
1- Pas pour longtemps, tu es viré
2- Je suis sous contrat
1- Il ne prévoyait pas l’invasion de
2- « Vlop » s’il te plait. En tous cas, vous réentendrez parler de moi, je vous le promet
1- C’est ça, entre temps, évite ce lieu et rends moi mon cadenas
3- poilalabarmitsvah
–
1- Et maintenant, on fait quoi ?
3- onregardelherbepousser
1- Tu peux arrêter ça s’il te plait ?
3- jaimebiencelamedonnedelapersonnalite
1- Pas à ce prix-là
3- Et maintenant, qui se rappellera de moi ?
1- Tu aurais de toutes façons été très vite oublié
3- C’est méchant, ce que tu me dis
1- Réaliste, qui pensais tu tromper, à part toi-même ?
3- Rêver de gloire, même éphémère, est-ce un si grand crime ?
1- Tout dépend de ce que tu en fais, et te connaissant, cela mènerait vite au génocide
3- Tu deviens franchement blessant
1- Ne dit-on pas que c’est l’apanage des amitiés vraies ?
3- J’ai toujours émis des doutes quand à la véracité de certains dictons
1- Et celui-ci en fait partie ?
3- Non mais je tenais tout de même à le préciser
1- Quel intérêt ?
3- Que mes paroles passent à la postérité
1- Incorrigible mégalomane, tu tuerais père et mère pour une once de gloire
3- C’est déjà fait, et ça ne m’a rien apporté
1- Quelques articles dans les journaux, tout de même
3- Si peu, et mon nom était mal orthographié
1- Plains-toi ! C’est tout de même grâce à cette bévue qu’un autre a été pendu !
3- Heureux homme ! Toutes les premières pages des nationaux, une rétrospective télévisée et même quelques manchettes internationales ! Maudit soit ce journaliste dyslexique
1- Je n’avais jamais remarqué à quel point tu étais dérangé
3- Ca fait peur ?
1- Pas vraiment. Par contre, je ne comprends toujours pas pourquoi tu as choisi la carrière de régisseur.
3- Quand tu dis ce mot, j’ai comme une balise qui s’éveille en moi
1- Et quel mot illumine t’elle ?
3- Scénario !
–
3- Bertha Grimstein ?
1- Elle est devenue couvreuse
3- Jan Zemkof ?
1- Passé à la production
3- Dédé l’Endive ?
3- Mort depuis des années
3- Ah bon ?
1- Oui, à l’époque où tu minais, si je me rappelle bien
3- J’étais pourtant certain qu’il y avait un filon
1- Et tu ne trouvas que des emballages de chocolat
3- Certes, mais dorés
1- Oui mais nous nous écartons
3- Winnie Syl ?
1- Trop chère
3- Enid de
1- Couvreuse
3- Elle aussi ?
1- En association avec la première
3- Vladimir Jeskin ?
1- Parti suivre une femme en Terre de Feu
3- Des nouvelles ?
1- Aux dernières que j’ai eu, il avait attrapé la lèpre
3- Toujours été original, celui-là
1- Tout pour se faire remarquer
3- Et ça a marché ?
1- Oublie, ce n’est pas avec ça que tu atteindras la célébrité
3- Bon. Eric Rocher ?
1- On va pas tomber aussi bas
3- Lucie James ?
1- Accoquinée avec les précédentes
3- Et Simon Olowitz ?
1- Qui c’est celui-là ?
3- Mon couvreur
1- Et ?
3- …
1- Ok, on le prend
–
4- Alors, qu’est ce que je dois réparer ?
1- Mon toit va très bien, merci
4- Ben qu’est ce que je fais-là, alors ?
3- Vous venez nous écrire un scénario
4- Vous avez du vous tromper, c’est pas mon boulot
1- Toutes les scénaristes devenant couvreuses, il est donc logique que nous embauchions un couvreur pour scénariser
4- C’est complètement idiot
3- Non, ce sont les vases communicants
4- Appelez ça comme vous voulez
1- Vous ne connaissez donc pas Grimstein James de
4- C’est vrai qu’elles sont douées
3- Vous voyez !
4- Ca ne veut rien dire, elles s’étaient peut être trompé en premier
1- Ca non, comme scénaristes, on peut dire qu’elles y touchaient
3- Quoiqu’Enid…
1- Moui, mais encore une fois, ce n’est pas le sujet
4- Ce n’est pas en vous opposant que vous me convaincrez, et puis, je n’ai pas d’idées
3- Ca peut s’arranger
4- Comment ?
3- Je ne sais pas, vous trouverez. Vous êtes l’homme qu’il nous faut, je le sais
4- Moi je sens surtout que je suis tombé chez deux beaux cinglés
1- Comme vous y allez ! Un peu originaux peut-être, et avant-gardistes sûrement
3- Et complètement fauchés
4- Voilà donc le nœud du problème !
1- Un détail, conséquent certes, mais un détail quand on traite d’Art
4- Si cela ne vous permet même pas de manger, que viendrais-je faire dans votre galère ?
3- Parce qu’on est gentils ?
4- Ca ne suffira pas, et puis c’est loin d’être prouvé
3- Et si je fais des yeux de chien battu ?
4- Ah non, ça, je ne supporte pas
1- Alors, venez
4- Si vous me forcez…
–
3- C’est un succès !
1- Il n’y avait que trois pelés
3- Justement, je n’aime pas les tondus
1- Et le scénariste, où est-il ?
3- Sur le toit
1- Il y trouve l’inspiration ?
3- Non, il le répare
1- Il revient à ses premiers amours ?
3- J’ai bien peur qu’il ne les ait jamais quittés
1- Il ne serait pas fait pour ce métier ?
3- La pièce aurait tendance à le prouver
1- Tu es dur, le contenu n’est pas si mauvais
3- Pas terrible non plus
1- Tu n’aurais pas fait mieux
3- Oui, mais moi je ne suis pas censé être doué
1- Il est couvreur !
3- Justement, tant de talent potentiel gaspillé, ça me dépasse
1- C’est normal, tu es un financier
3- Quel lien ?
1- Tu statistises, tu ne peux t’en empêcher. Et parfois, hélas, de manière totalement irrationnelle, un bon ouvrier fait un mauvais théatreux
3- J’ai du mal à l’accepter
1- Pour y arriver, il faudrait te rééduquer. D’ailleurs, où en sont les frais ?
3- Peu, la salle nous appartient, les impôts sont payés, le couvrariste est bénévole et les acteurs, j’ai choisi de ne pas les payer
1- Ca ne les a pas dérangés ?
3- Non, ils ne sont pas venus
1- C’est culotté. Et pourquoi nous ont-ils niés ?
3- Je ne les ai pas convoqués
1- Mais alors, qui a joué ?
3- Les trois pelés. Ils étaient très motivés
1- Ca leur a plu ?
3- Ils sont bon public, et puis, ça aide à apprécier, quand on est impliqué
1- Quelle bonne idée. Mais si jamais nous faisons plus d’entrées, que va-t-il se passer ?
3- Nous les ferons tourner
–
4- Je n’aurais jamais cru être aussi côté
3- C’est qu’il est difficile de s’autocritiquer
1- Et une fois sur scène, les spécialistes s’adoucissent
4- Peut être devrions nous nous associer ?
3- J’y ai déjà pensé, le brevet est déposé, personne ne pourra nous prendre le concept
1- J’ai même pensé à l’améliorer. Plus de scénarios, plus de professionnels, les gens paient et improvisent pour eux-mêmes
4- Vont-ils être assez crédules ?
3- L’attrait de la nouveauté fait toujours mettre la main au porte monnaie
4- C’est assez mesquin, à la limite du crapuleux, je suis conquis
3- Gagner une fortune en ne faisant rien, j’en ai toujours rêvé. Je suis partant.
1- Il ne nous reste plus qu’à sceller notre accord
3- Sur le cadavre de l’auteur raté ?
1- Tu t’en es débarrassé ?
3- Evidemment, je n’avais aucune envie qu’il revienne nous voler la vedette
1- Cette suite dans les idées…
3- Que veux-tu, on ne se refait pas
1- A qui le dis-tu…
Les volutes empoisonnées
de Babylone
auront raison de ses adorateurs
Ultime sacrifice
librement consenti
Ils brulent
et toussent dignement
alors que la cité les tue lentement
Au revoir
Igor : les tourguenistes sont aimés sur le blackblog
Igor : Les Tourguenistes sont de grosses blattes lacaniennes
Troudair : yeah
Igor : les tourguenistes font joujou, euh… dans la boue du web
Troudair : puté, c’est super violent
Igor : ça dénonce
Troudair : grave
Igor : alors que nous on essaie de parler des liens entre l’ex-urss et cthulhu
Igor : on est vraiment des zincompris
Troudair : enfin bon, personne n’est tourgueniste après tout, alors c’est pas si grave
Igor : ben moi si
Igor : alors je suis blessé dans mon ame
Igor : de lutteur mexicain
Igor : luther mexicain, aussi
Troudair : je croyais que dans les statuts, y’avait marqué « celui qui dira qu’il est tourgueniste ne sera plus tourgueniste à cette seconde précise »
Igor : ben non
Troudair : ah… je dois confondre avec « c’est celui qui le dit qui y est »
Igor : y’a : et les tourguenistes construirons un empire de milles ans
Igor : et aussi : les premiers seront les premiers
Igor : et encore : c’est celui qui dit qui y’est
Troudair : et : les derniers seront pas bien loin derrière
Troudair : tiens, faudrait peut etre songer à les écrire ces statuts
Troudair : si l’article IV, c’est « c’est celui qui le dit qui y est », il suffit de le faire péter sur le black blog et le tour est joué
Igor : érigeons plutot des statues
Troudair : comme tu es plein de poésie
Igor : aux tourguenistes inconnus qui s’ignorent
Troudair : la tombe du tourgueniste inconnue
Troudair : personne sait où elle est
Igor : il est meme peut etre pas mort
Troudair : on en sait rien
Troudair : mais on l’honore en tout cas
Troudair : c’est la moindre des choses
Igor : oué…
Je vis en bordure de la zone. J’y pénetre depuis plus de 10 ans pour récupérer des objets contaminés pour les revendre à des pays en mal de nucléaire. Moi ça va, mais ma femme supporte mal notre vie actuelle. J’ai pourtant été libéré de prison recemment et mon copain Nounane est passé à la maison pour me donner un nouveau boulot et un peu de thunes. Ma fille est de plus en plus poilue, elle est vraiment très différente des autres enfants de 11 ans. Ses capacités mentales semblent diminuer, elle ne reconnait plus aucun de nos amis lorsqu’ils passent prendre un verre ou discuter. Mon père décédé est revenu depuis peu à la maison, lui et Ouistiti s’entendent bien : il est sourd et elle ne sait plus parler. Finalement vivre avec un mort n’est pas si compliqué que cela, et lorsque les gars du centre de recherche sont venus le prendre je leur ai fait regretter d’être nés. Je croyais qu’ils l’emmenaient à l’hopital faire des contrôles de routine au début et je les avais laissé entrer, mais quand j’ai compris ce qu’ils lui voulaient…



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(insérer ici l’image d’un assortiment de canettes de bière bien fraiches)
04h51 qu’il s’est enregistré dans la moquette rouge putain le pingouin cet enculé de sa race. Putain non mais ho.
Tu veux qu’j’t’en foute des 05h25 ?
« En fait tout ce bazar technoguerrier de tecto-contrôle me les brise.
Souris, donne-moi la main, marche un peu avec moi. »
Dr. U.H.M., inspiré pour une fois.
NEWS
Putin Weighs In on Robots, Sex Following Internet Conference
The St. Petersburg Times
MOSCOW — Russia will use robots to defend its borders, and President Vladimir Putin does not remember the first time he had sex.
After wrapping up an online conference last Thursday, Putin took a few minutes to answer several of the most-popular questions sent in by Russian Internet users, Kommersant reported Friday. The two journalists who hosted the 130-minute webcast had largely ignored the top-rated questions submitted online from around the world, focusing instead on foreign and domestic policy issues.
“Yes, we will use the latest technical devices. Already now they are being stationed, for example, in the southern parts of our country,” Putin said when reporters asked him after the conference whether Russia planned to use “gigantic, humanoid war robots” to defend itself.
Asked to elaborate about what he meant, Putin said: “These are unmanned aerial vehicles. And maybe the time will come for gigantic robots. However, so far we have put our main hope on people — namely border guards,” Putin said, Kommersant reported.
Asked about the possible awakening of the giant mythical octopus Cthulhu, the fourth-most popular question among the more than 150,000 sent to Putin, he said that he believed something more serious was behind the question. Cthulhu was invented by novelist H.P. Lovecraft and was said to be sleeping beneath the Pacific Ocean.
Putin said he viewed mysterious forces with suspicion and advised those who took them seriously to read the Bible, Koran or other religious books.
“When did you start to have sex?” Kommersant reporter Andrei Kolesnikov then asked, verbalizing a question that was on the minds of 5,640 Internet users.
“I don’t remember when I started. But I can remember the last time,” Putin said.
AFQ – C’est à la Datcha Tolstoï, devant une foule de journalistes venus des quatre
coins du cercle prestigieux de la presse antisportive que l’Union Tourgneniste
Internationale (UTI) a annoncé le lancement d’une nouvelle course cycliste qui se
rangera aux côtés des Grands Tours Nationaux. En effet, après la Gira Italienne, la
Tourette de France et le Vuelto Espagnol, s’est créé le Tour gue Niev, la plus
grande course par étape au monde. L’épreuve comptant pour le classement stellaire
comptera 109 millions de kilomètres (soit la distance soleil-vénus), 98 millions
d’étapes de plat spatial et 11 étapes de montagne. On citera dans les épreuves à
suivre l’ascension du mont de Vénus et le passage mythique du Col de Luther Russe en
hommage au premier alpiniste soviétique a avoir atteint le sommet de la montagne sur
une trottinette à vapeur. Des rumeurs font déjà état de cas de dopage à l’uranium
enrichi, même s’il faut reconnaître qu’avec une telle distance à parcourir, mieux
vaut être en forme. (PG 1819 200802)
J’avais envie de lui dire t’as dressé des diagonales de savoir hautain contemporain mal digéré (ouais on nous l’a tous fait le coup des diagonales dans les tableaux) dans la toile, bon voilà au centre soit-disant t’as trouvé le vide, bon et moi j’aurais voulu te dire, ce que t’as pas voulu comprendre, qu’il y avait une fenêtre, ok dans l’ombre, mais bordel toi t’y as vu le vide moi j’y ai mis une fenêtre. Tu vois, tu vois ce que tu fais de mes fenêtres. Enfin bref je crois que c’est incompatible. Je sais pas pourquoi je m’acharne à me pourrir la vie avec toi tout ça parce qu’on a le même sang, non vraiment c’est incompatible et cauchemardesque, tu te rends pas compte le temps que j’y ai passé sur cette fenêtre et en plus elle a subi un dégradé bleu.

une baguette magique en jackie Chan !!
…parce qu’elle est un tractopelle à vapeur.

Des tourguenistes sortent de derrière les bosquets, comme autant de sylvains encostardés, une procession bigarrée autour d’un soleil double qu’ils sont venus célébrer, des haïkus Nicolaïens pour accompagnement, une fresque tordante au-dessus d’un fonctionnaire bourré, une journée magique inondée de rayons (des rouges, des verts, des ensoleillés), plein d’amour et un tamanoir encravaté, un mot de passe pour pénétrer la caverne du bonheur et jouer le maître des clefs, des crocodiles gonflés, et une myriades de lumières multicolores, un baron généreux, des amis dégondés, un maelstrom prometteur et des pas de côté, j’ai dû faire un rêve ; pas psychédélique, nan, tourgueniste, madame. Après, je me souviens plus de tout, cerveau manganèse, kaléïdoscope synaptique sans doute, faut dire, j’dois me faire vieux, hocus pocus, presto prestidigitato wrouf, les tourguenistes ont dansé, les autres aussi – n’empêche, plutôt que de « parler à ton sac à main depuis une heure », on a préféré se dématérialiser, les rêves ça prend parfois des tournures un peu con-con, mais j’ai dû prendre un rideau sur la gueule ou quelque chose de plus corsé. C’était une journée à bulles, circonbulles, nocturbulles et félicité. J’fais vraiment des rêves étranges et molletonnés, depuis un petit moment.
Mais quand c’était beau on dit merci en battant des mains.
Aujourd’hui je viens terminer l’écriture du troisième tome de l’Universelle Tourgueniste, on peut chercher en ligne dans les données qui la composent en tapant un mot clef ici : Universelle Tourgueniste.
Moi c’est summertime.
C’est une mélodie et une chanson que j’aime. C’est même banal peut-être.
Mais à chaque fois que je l’écoute, de Stan Getz à Janis, je plane.
C’est idiot c’est une chanson dont je m’abreuvais avant.
Maintenant, c’est surtout que ça me fait penser
à tout plein de choses désagréables (enfin un truc ainsi-dieu-se-ment obsédant). Ca me file un joli petit cafard
à carapace indigo. J’y pense et puis j’oublie. Même si ça me laisse toujours un petit éclat bleuté dans la tête.
Pourtant, c’est là, c’est la vie.
Ou pas.
S’évader facilement d’un doux rêve c’est en substance
aisément défier une cauchemardesque et luxueuse réalité.
Vision sans illusion de l’éphémère frontière entre conscience,
inconscience et subconscience.
Au fond, la fin de l’ivresse n’est que l’ultime réveil
d’une perfide lucidité.
Où la cynique insouciance cède scientifiquement sa place
à un simple silence.
J’étais pourtant si fissible. Viscérale viscissitude…
Dieu, pourquoi m’as tu au ban donné ?

ps sans rapport avec la carte de voeux :
Estragon ma jolie j’aime ton art tu me fait délirer par ta trashitude infinie, je comprend pas tout ce que tu racontes mais: quand est ce qu’on se fait cuire des oeufs?
Mois de mars en sucette, départ pour venise demain, il pleut, le festival du film de grenouille va se passer dans les meilleures conditions. On annonce des acque alte épouvantables.
On ne le dira jamais assez : Venise est un vrai labyrinthe. C’est souvent un plaisir de se perdre dans le dédale des ruelles. Certes, mais lorsqu’on a faim, et que l’on cherche désespérément une osteria, qui pourtant, on en est sûr, était bien là hier… le plaisir tourne court. Les murs, comme par enchantement, semblent bouger dès que vous avez le dos tourné ! La meilleure solution consiste donc à se munir d’une bonne carte (avec un index complet des noms de rues), d’une bonne dose de patience et d’une pointe d’humour (pour ne pas devenir hystérique lorsque vous repassez pour la quinzième fois au même endroit). L’office de tourisme en distribue une gratuitement, mais elle n’indique que les orientations générales.
Arrivée à venise hier soir, palais des festivaux, sous la pluie, les pieds dans l’eau, donc, où sont les chats, j’ai vu trois films ce matin, les grenouilles en synthèse sont à la mode, l’image par image se perd de nos jours, je fais grave vieux con, les jeunes se foutent de ma gueule, je tombe à l’eau, le matériel electronique ne survit pas, de photos point. Je tombe aussi sur un couple de rats volants, on cause de la bourse et de bénéfices indirects, je m’endors. Au reveil encore deux films, un chinois merdique et un japonais vraiment bien, si on aime les monstres géants et j’aime. A la sortie je courtise une des ouvreuse et elle me livre une info capitale : lynch va tourner un film de grenouille, on a pas vu ça depuis magnolia, la fille se barre, je retombe à la flotte et dérive jusqu’à saint marc où reprenant pied je picole avec un groupe de jeunes, on chante de vieux tubes de queen en karaoké, je m’endors. Mois de mars pourri, si au moins j’étais pas venu seul à ce festival bidon, venise ville des amoureux, pour l’instant c’est la ville des bains forcés.
Pour les fêtes de fin d’année, Laura part avec son oncle et sa tante faire une excursion dans le désert lybien. Moyennement enchantée, la jeune fille apprécie rapidement le charme magique des paysages…
le jour se, je rentre à la, j’ouvre la, les chats sont, merci ça fait, tu dors et, le chauffage est, je ferme les, heureusement que tu, il ne manque plus qu’, il exite deux solutions que, je trouve la première sous, je range la cuisine au, les chats sont de sales, il ne manque que, pourquoi ne pas chercher, un dirigeable dans le, les chinois sur la table, je me demande ce qui, elle se demande ce qui, la musique est trop, ainsi va la, on s’éventre avec un grand, ça peut couter cher ce genre de, histoire de dire un, on peut toujours lui, je vais me coucher à, le sommeil ne veut pas, alors je me, et dehors il pleut.
Pour Konstruckkkkkt
Mon père est mort
Je ne me souviens pas s’il a jamais vécu
Mon père est mort
Des mots morts sortent de sa bouche
Des mots vides, des mots putréfiés
Sa démarche est celle d’un zombie
Mon père est mort
Je ne veux pas le voir en vie
Tout d’abord il vous faut choisir une planète.
Conditions : cette planète doit être authentique et pouvoir être atteinte grâce à un voyage spatial conventionnel.
Astuce : Vous pouvez selectionner un astéroïde, une comète, une lune ou n’importe quelle planète, Terre comprise.
Enoncez sur une feuille de papier ses principaux avantages et inconvenients.
Les principaux avantages sont la présence d’eau, la présence d’un champ magnétique stable, un ensoleillement régulier, un sous-sol riche, la présence d’artefacts extra-humains, une habitabilité relative ou totale, une température favorable, une gravité favorable, la présence d’une atmosphère qui filtre les UV, la solidité de la surface, une activité géothermique favorable, la présence de composés carbonés simples et complexes.
Ensuite il vous faut décider d’une stratégie.
En fonction des atouts et des faiblesses de votre astre, vous pouvez choisir une stratégie parmi les suivantes : base spatiale habitée, activité biologique autonome, bouleversement des conditions physico-chimiques, la planète des robots, amélioration d’une planète déjà habitable.
Astuce : Vous pouvez combiner plusieurs stratégies pour obtenir une stratégie originale.
Pour chaque stratégie, plusieurs paramètres sont à déterminer.
Pour la stratégie base spatiale habitée.
La base va se fixer sur un astre lointain. Passé un premier temps de mise en place, elle devra compter sur ses propres ressources pour faire vivre son équipage et accomplir son but.
Expliquer ce qui motive l’envoi d’hommes et de matériel dans un milieu hostile.
Définissez les systèmes de survie fournissant l’eau et l’oxygène d’une telle base habitée.
Si votre astre est pourvu d’eau solide ou liquide : le problème de l’oxygène peut être résolu par simple électrolyse de l’eau.
Si votre astre est dépourvu d’eau solide ou liquide : la source de votre oxygène devra être chimique ou biologique. L’usage de la photosynthèse nécessitant un ensoleillement régulier.
Définissez la source de nutriments de votre équipage : cette source peut-être végétale, animale ou hybride.
Définissez la source d’énergie de votre base.
Si votre astre est pourvu d’un ensoleillement suffisant vous pouvez utiliser l’energie solaire.
Si votre astre est dépourvu d’un ensoleillement suffisant, les autres types d’alimentation énergétique s’offrent à vous.
Si le sous-sol de votre astre est riche, il peut contenir des matières combustibles, de même si l’atmosphère de l’astre possède des composés carbonés simples ou complexes.
Définissez le type d’équipements que doivent porter les membres de votre équipage à l’intérieur de la base et à l’extérieur de la base en fonction des atouts et faiblesses de votre astre : température, gravité, composition de l’atmosphère, filtration des UV seront notamment à prendre en considération.
Pour la stratégie activité biologique autonome.
Une capsule porteuse de vie va ensemencer l’astre à l’aide d’un ou plusieurs micro-organismes. Par leur activité métabolique ces organismes vont modifier le sol et l’atmosphère de l’astre visé.
Expliquez en quoi la modification du sol et de l’atmosphère de l’astre visé permettra de conquérir celui-ci.
Définissez le ou les micro-organismes utilisés. Pour chacun énoncez les conditions de vie qui lui sont favorables et celles qu’il peut supporter. Veillez à ce que les conditions de vie sur l’astre coïncident avec ce qui a été énoncé plus haut.
Enoncez les cycles métaboliques mis en oeuvre par les différents micro-organismes sur l’astre. Mettez en lumière leurs interactions éventuelles, signalez toute synergie négative ou positive.
Définissez le type de capsule envoyée. Les micro-organismes peuvent y être mélangés, sous la forme d’un écosystème simple ou complexe. Ils peuvent être séparés par des parois ou des membranes qui permettent ou non les échanges de liquide ou de gaz.
La capsule peut possèder une source d’énergie. Elle peut être solaire, biologique, physico-chimique, nucléaire ou hybride. Définissez le but de cette source d’énergie.
Les micro-organismes peuvent se developper uniquement dans la capsule ou peuvent coloniser progressivement l’astre.
Si la colonisation de l’astre est prévue, définissez le mode de dissémination des micro-organismes à la surface de l’astre. Examinez les interactions entre la composition de l’atmosphère et de la surface et les micro-organismes sélectionnés. Si l’astre est soumis à des rayonnements intenses, expliquez ce qui permet aux micro-organismes d’esquiver l’effet génotoxique de ceux-ci.
Si les micro-organismes ne se développent qu’à l’intérieur de la capsule, les conditions de vie peuvent y être maîtrisées, notamment grâce à l’usage d’une source d’énergie qui permet notamment de réguler la température, de produire ou de dissocier de l’eau par électrolyse.
Si ce type de terraformation est prévue, définissez le moyen d’action de la capsule sur son environnement.
Elle peut détruire les élèments nocifs de l’environnement en métabolisant differents produits toxiques présents sur l’astre.
Elle peut projeter du gaz produit en grande quantité dans l’atmosphère. Définissez le gaz ainsi que les cycles métaboliques permettant sa production en grande quantité.
Elle peut fertiliser le sol par épandage de cellules mortes.
Définissez ce qui permet à la capsule de renouveller sa biomasse : celle-ci doit être alimentée en eau, en composés carbonés et en composés azotés. Certains micro-organismes ne nécessitent pas ces trois types d’alimentation.
Définissez le futur de votre astre. Votre astre peut par exemple être destiné à la colonisation, à l’exploitation minière ou biologique.
Enoncez une chronologie supposée des évenements qui comprendra l’arrivée du module d’ensemencement, la date à laquelle l’atmosphère deviendra tolérable pour des organismes terrestres supérieurs, la date à laquelle la température deviendra tolérable pour des organismes terrestres supérieurs, la date d’établissement d’une base spatiale habitée ou robotisée.
Pour la stratégie bouleversement des conditions physico-chimiques.
Définissez le type de bouleversement des conditions physico-chimiques envisagé. Vous avez le choix parmi plusieurs scénarii prédéfinis.
La fonte des calottes polaires.
Ce scénario peut être mis en oeuvre grâce à des bombes ou des miroirs orbitaux.
La modification chimique de l’atmosphère.
Une atmosphère riche en hydrocarbure produira en s’enflammant de grandes quantités d’eau et de dioxyde de carbone si elle se trouve en présence du comburant approprié.
La modification physique de l’atmosphère.
Une explosion ou la chute d’un météore sur un astre peut libérer de grandes quantités de poussières dans l’atmosphère, ce qui permet d’en réduire au moins provisoirement la température.
Le don du coeur.
Précipiter de grandes masses solides au coeur d’une planète gazeuse peut permettre d’y créer une surface solide. Attention néanmoins de ne pas trop modifier les interaction gravitiques entre l’astre et son voisinage immédiat.
D’autres scénarii sont envisageables et nous préférons ne pas trop nous étendre sur cette section pour ne pas brider la créativité des participants.
Dans tous les cas, vous devez expliquer de quelle manière le bouleversement des conditions physico-chimiques considéré peut permettre à moyen ou long terme l’établissement d’une colonie terrestre, de nature humaine, robotique ou hybride, sur l’astre considéré.
Pour la stratégie la planète des robots.
Une colonie robotique va s’établir sur l’astre. Sa principale tâche sera de permettre aux robots de s’autoreproduire grâce aux ressources de l’astre. Passée la mise en place de cette Usine originelle, l’astre pourra être exploité par les robots ou rendu habitable pour l’homme par l’action zélée des robots.
Dessinez un prototype de chaque grande espèce de robots de la colonie. On peut envisager un type unique de robot polyvalent ou plusieurs types de robots aux fonctionnalités complémentaires.
Il peut y avoir plusieurs générations de robots. Une génération alpha peut par exemple mettre en place l’Usine et opérer sur les premières chaînes d’assemblage qui donneront naissance à d’autres types de robots.
Les contraintes à prendre en compte pour la colonisation robotique sont la capacité à l’autoréparation des robots, leur niveau d’intelligence artificielle, leur subordination à un programme unique ou la délégation de la prise de décision à chaque individu. On prendra aussi en compte les contraintes physiques, mécaniques et énergétiques posées par l’environnement non-terrestre considéré.
Enoncez les raisons objectives qui poussent à employer des robots sur l’astre considéré.
Enoncez ce qui différencie les robots définis d’une nouvelle espece intelligente.
Pour la stratégie amélioration d’une planète déjà habitable.
Cet aspect du jeu vise à rendre à nouveau habitable ou à améliorer un astre déjà habitable : la Terre.
Les contraintes sont ici financières, sociales, intellectuelles, éthiques, écologiques, politiques, religieuses… et font de cette partie de la simulation un des plus grands défi du Club Terraformation.
Saurez-vous sauver la petite planète bleue ?

Un pingouin ça ne parle pas de son nombril ni de sa bite. Un pingouin ça ne prétend pas cavaler, planer, « se battre avec les copains et gagner du terrain », ça ne prétend pas ratiociner, ça n’essaie pas de niquer, ça ne sait pas calculer, basiquement ça ne fout rien, ça ne picole même pas, en fait, un pingouin ça ne se trémousse pas sur des rythmes binaires en se décorant le t-shirt de vodka, ça ne rote pas aux chiottes en louchant sur le bouton de la chasse d’eau tellement c’est bourré, ça ne crame pas deux paquets de clopes quand ça prétend freiner, ça ne fracasse rien, un pingouin ça n’a pas l’inconscience de conduire aussi pété, ça ne pige rien aux épanouissements oranges, ça ne trouve aucun intérêt dans les aurores boréales, ça ne kiffe pas spécialement le châteauneuf du pape, ça se fout de la moquette rouge, ça n’a pas trop de phobie, en fait, un pingouin ça arrive à se pieuter sans fumer un dard pour s’assommer, ça ne se prend pas la tête pendant des heures à propos des discours creux, des DVD buggés, des lois scélérates organisant la konsomation kulturelle, des télécommandes qui disparaissent ou des virus qui trainent, ça ne ronchonne pas contre la pluie ou les apparitions télé de Fabrice Luchini, ça ne se gave pas de délichocs noirs en dodelinant de la tête sur Guillaume la Tortue, ça ne se lamente pas sur ses névroses, ça n’a aucune plage cervicale disponible, ça n’a pas le coeur qui bat quand son téléphone sonne aussi tard ; un pingouin ça porte un costard ton sur ton sept jours sur sept, ça s’emmerde le plus clair de son temps, ça reste en apnée, ça ne sait pas bien respirer, ça usine ou ça escroque, mais sans but ni intention ; un pingouin ça n’a pas peur sans bonne motivation, ça ne se tape aucune crise d’angoisse, et ça ne connait pas non plus d’inflammation, ni d’élan transi, ni d’emportement lacrymal, à tort ou à raison, ça se branle de l’esthétique comme des désillusions, ça n’aime pas trop les lampadaires oranges au bout de la rue, un pingouin ça se contente d’une vie ambulatoire au milieu de blocs délavés, ça suit le mouvement, ça meurt connement, ça ne se gratte pas les couilles devant des films d’horreur, un pingouin ça ne file pas de ronds aux industries addictologiques tout en trépignant sur le biocontrôle, ça ne fait pas de petit vélo toute la nuit, ça ne bidouille pas de VST, ça n’a pas de complexe et on voit bien pourtant que c’est compliqué, ça ne craque pas des doigts et ça ne vomit pas non plus dans le métro, un pingouin ça n’a pas de phobie sociale – y a qu’à voir la taille de ses colonies ; un pingouin ça n’aime pas faire des cracottes au chien, ça n’a aucune volonté de puissance, ça se branle pas avec la guerre du lourd contre le léger – ça a assez de mal à tenir sur son iceberg ; un pingouin c’est un costume que tour à tour on est amenés à enfiler, une monotonie perlée, une pesanteur oxydée. Un pingouin ça ne fait rien saturer : ça n’a aucun penchant pour la saturation, ni pour l’accélération, ni pour l’explosion, ni pour l’effusion, ça a horreur des détonations, ça ne prend jamais aucune résolution, ça n’a aucun fantasme, aucune obsession, ça ne tombe pas en lambeaux ni n’exulte sans fin, ça ne fait rien de tout ça ; un pingouin ça ne rigole pas, ça n’a pas d’insomnie, ça ne pense pas à elle, ça ne rêve jamais d’elle, d’ailleurs ça ne rêve pas non plus de zeppelins monstrueux ni de dérapages incontrôlés, ça ne rêve à rien, ça n’espère rien, ça prie encore moins, ça ne jette jamais de sort, ça ne vénère ni ne maudit personne, ça ne sait pas articuler, ça ne sait rien vraiment dire, ça ne veut même pas parler ; ça marche en pingouin, ça se dandine, ça oscille, ça sautille, ça déambule, au pire un pingouin ça pousse un caddie le long des murs, au mieux ça sert de boîte à shit.
Une pandémie de tourguenisme due à la circulation d’un nouveau concept contre lequel la cellule fictive-alimentaire n’a pas appris à se défendre, pourrait rendre tourgueniste entre 15 % et 35 % de la population hexagonale. Ces estimations sont celles de l’Institut de Veille Sanitaire du Département de Contrôle Mental (InVS-C.M.), publiées mardi 17 janvier 2013 au Congrès Annuel des Nomenklaturas Tectoniques Inféodées, et détaillées par le Laboratoire des Contaminations Politiques.
En l’absence d’intervention sanitaire et/ou militaire, le bilan pour l’Occitech Hexagonal v.2 pourrait s’établir entre neuf et vingt-et-un millions de tourguenistes et quatre-vingt onze mille à deux cent douze mille bulles tourguespirales en fin d’épidémie, et de cinq cent mille à un million de personnes pourraient développer des complications les poussant à une véritable évasion depuis les blocs tectoniques, rappelle l’InVS-C.M. (rappel détaillé dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), qui reprend des projections que l’Institut a déjà présentées à l’automne 2012, lors de la présentation du premier Plan Gouvernemental Massifié contre une épidémie séditio-tourgueniste).
L’Occitech Hexagonal v.2 a, selon le Gouvernement Massifié, déjà constitué un stock de quelque quatorze millions de traitements (cent quarante millions de scripts) de Mind-conditionerTM et de BrainvexTM, deux antiviraux contextuels persistants édités par Pharmapolitis Inc., susceptibles d’agir contre un hantavirus tourgueniste qui pourrait apparaître si, par exemple, le virus Fractal Psychostile ou le virus Jou Exécutif (ou même un autre virus plus molletoné) s’adaptaient à l’unité fictive-alimentaire de base. Une réserve totale de trente-trois millions de traitements (trois cent trente millions de scripts) d’antiviraux est programmée pour 2015.
118 500 Tourguenistes redoutés, en l’absence de contre-mesures.
Si le concept tourgueniste frappait un quart de la population, soit près de quinze millions de cellules fictives, près de six cent mille reprogrammations et cent dix-huit mille cinq cent exécutions seraient rendues nécessaires, en l’absence de traitement en amont, ou de vaccin artistique, selon un scénario déjà détaillé cet été par l’InVS-A.I. Utiliser cent trente-deux millions de doses d’antiviraux médiatistes permettrait d’éviter un quart des reprogrammations, et un tiers des terminations, extrêmités que l’on sait toutefois inévitables s’agissant de sédition buillaire et de ses acteurs.
Traiter toute la population avec deux injections quotidiennes de Mind-conditionerTM permettrait d’éviter 73% des terminations, mais il est peu vraisemblable qu’un vaccin spécifique de la souche tourgueniste [c’est-à-dire adapté] soit synthétisé au moment où la conversion essaimerait sur le réseau de l’Occitech Hexagonal v.2, souligne l’InVS-C.M. Toutefois, toutee ouverture du flux étant proscrite si elle n’est pas préalablement programmée et instrumentalisée, le risque est particulièrement minime, voire inexistant. Nous sommes donc prêts à endiguer toute contamination, et à éradiquer toute vélléïté expansionniste ou révolutionnaire des circonbulles et nocturbulles.
Suffisant pour traiter les déviants et les pervertis, le stock actuel de programmes antiviraux reste trop limité pour envisager des traitements préventifs pour les huit millions de personnes à risques (personnes jeunes, ou souffrant d’affections bullaires variées, telles que psychédélisme, irréalisme chronique, insularisme psychostile, toxicomanie notoire, maniaquerie intersticielle, empathie électronique, sédition réseautale, radicalisme uncool, amour fou) et surtout pour combattre les centaines de Maraudeurs (arthromorphes psychostiles, dames du Lac en stand-by, dépeupleurs chimiquement contenus, sorcières sépulcro-païennes, techno-moines combattants, drones tueurs, théoriciens fluides, agrégats hurleurs, artilleurs à soixante degrés, programmeurs pirates, mentats capoeiristes, blockhaus blindés, attracteurs étranges, sérial motherfuckers, trolls à gros pieds, ewoks sous acide…) qui sont à traquer prioritairement.
Pour les populations à risque.
Sans traitement ni programmation préventifs, vingt-huit mille cinq cent spiro-conversions pourraient survenir parmi les huit millions de cellules présentant les plus grands risques de sensibilité. Les soumettre à un traitement antiviral préventif (bombardement fictionnel, propagande subliminale, électrolyse cervicale renforcée, sport, médications psychiques, aliénation socio-fonctionnelle maximisée) en cas d’exposition à un hantavirus tourguenique, impliquerait d’y consacrer plus de deux-cent quatre-vingt quinze millions de doses d’antiviral, soit autant de scripts. Cela permettrait d’éviter seize mille nouveaux tourguenistes dans les cinq ans. Les stocks de programmations multimédiatiques et les vecteurs sectoriels d’atomisation sont largement suffisants, précise l’Arsenal Central, afin de contrecarrer le vent de panique que le rapport de l’InVS-C.MI. pourrait déclencher dans les couloirs du Tectonisme Autocratique Unifié : « compte tenu de notre puissance de feu, de nos réserves et de l’ordre des collisions, nous ne saurions nous inquiéter des mouvements et trajectoires bullaires pour l’instant », ajoute le premier siridar-colonel du Ministère des Simulacres. Se limiter à un traitement curatif, (à base de terminations mentales ou physiques des fauteurs de trouble et de reconditionnement mental des cellules fictives-alimentaires déjà contaminées), nécessiterait seulement quinze millions de doses d’antiviral, mais permettrait d’éviter toute extension bullaire séditieuse spontanée. Rappelons que les législations mises en place dans les années 00 ont permis d’éradiquer tout réseau de communication des matières premières de l’industrie Kulturelle, et ont mis fin aux trafics, à la fraude, et aux gloires qui s’étaient édifiées par ce biais. L’exemple est archaïque, mais préfigurait parfaitement les mécanismes de contrôles dont nous bénéficions aujourd’hui dans l’ensemble du système.
Quant aux centaines de Maraudeurs à traquer en priorité, ces mécréants, leur appliquer des antiviraux s’est pour l’instant révélé relativement inefficace, même en s’attaquant physiologiquement aux Interprètes des organismes bullaires (sauf à profiter de la conjonction d’autres phénomènes liés à l’âge ou aux températures, bien fraîches pour la saison d’ailleurs, sans déconner).
Les antiviraux BrainvexTM et Mind-conditionerTM entravent l’action des aminés cervicaux et des hormones étheriques, afin de réduire la propagation de l’infection bullaire au sein de l’unité fictive-alimentaire. On n’a qu’à faire ça.
Rapport 2006-2006-0021-Soc/Spec APS. Mesures préconisées ?
Mamie partie faire les courses
papy sort la chose
et la nique à toute allure.
En rentrant mamie dit:
ha lala…y’avait plus de bzzzzz
dans le bip bip
alors j’ai pris des huitres.
j’espère que ça te convient?
Papy répond bofbof en souriant.
Ils sont marrants mes grands parents…
« Deux lignes convergent, un train déraille, c’est réglé comme du papier à musique, ça ne rate jamais.

Au fond, nous étions à un moment où s’exacerbaient les problèmes de l’enregistrement par numérisation externe des caractéristiques singulières et stockage sur support pérenne. La « dématérialisation », terme en vogue au début du XXIe siècle, permettait enfin l’inscription des unités biologiques dans un canevas de réseaux de contrôle occultes, que les maigres organisations de l’époque n’ont pas vraiment pu endiguer. C’est également l’échec de ces organisations proto-subversives qui a donné naissance aux circonbulles, et plus encore aux nocturbulles, et on sait les difficultés que le Gouvernement Tectonique Central éprouve dans leur éradication, à cause de cet incessant switch d’incarnations/désincarnations (il suffit de se rappeler le printemps « mon plug dans ton cul » et le bordel qui s’en est suivi), qui caractérise bon nombre de bulles dissidentes. Je prendrai comme référence l’analyse superbe que développe Sikorski, dans « la Vie est un p’tit ruisseau pas tranquille du tout ». Dans le contexte d’une bureaucratie tectonique supermatricielle qui peine à globaliser totalement sa coercirégence humanitaro-communautaire, l’atomisation binariste (Bit Normation 01) a permis à la fois aux biodirectives de prospérer dans obstacle, et malgré nos préventions, aux vélléités séparatistes de forger des instruments d’émancipation utocryptée ponctuelle. Putain de sa mère. La politique de verrouillage logiciel et de conditionnement esthético-technique, menée initialement, n’a pas eu tout à fait l’effet antiseptique recherché. Une « fenêtre sur autre chose », selon le mot de Krakentoès, une « fenêtre sur jardin secret », selon certains tracts anonymes, que la Tectomère en formation n’a pas pu endiguer à temps. L’actuelle limitation de l’interface de connexion renforce d’autant la certitude, répandue dans les champs consumo-énergétiques et parfaitement ancrée au sein de chaque néocortex en réseau, selon laquelle il n’existe qu’un Centre Névralgique Total, présidant à la production du sens selon un schéma linéaire descendant, par détournement démocratique, (c’est minable, franchement c’est minable). C’est un succès, sur ce plan. La maîtrise lexicologique, l’hyperstandardisation segmentaire dès ses premières applications, le verrouillage logiciel, les rationnements sensitifs et le pod-cloisonnement, ont tous contribué au flamboyant succès de l’entreprise. Mais plusieurs hélicoïdes ont perduré, parfois psychostiles. En haut lieu, on en a chié des haches. Les premiers Surbarons Autopromus ont en fait des jaunisses, sans parler de ceux que certaines réactions erratiques ont déconsidéré. Sans parler du terrorismeTM.
… ça vous dérange d’éteindre votre cellulaire, vous ? Merci.
…Nous devons au professeur Katzenstein le complément de l’analyse de Sikorski (ARF-58, section F). Celui-ci critique l’installation de la Tectomatrice, dont il est dit qu’elle a usurpé la réponse aux besoins informulés à la fin du siècle précédent, et usé d’une stratégie technoscélérate qui a consisté à recenser/atomiser la population à T zéro au nom d’une protection contre des dangers chaotiques conjoncturo-ponctuels hétérogènes : Katz faisait valoir que si les unités biologiques se sont abandonnées à l’absolutisme d’une régence technicomatricielle (youpla, mon cafééé-merci), c’est en théorie pour que celui-ci fasse rempart à un corpus de menaces à propos desquelles la plus grande confusion conceptuelle a été entretenue, entre virtualité maladroite et généralisations à la fois abusives, particulièrement erronées selon les raids circonbullaires psychostiles, et surcloisonnantes. Katzenstein a certes peu de sympathie pour l’œuvre de Sikorski, et Sikorski, comme on s’en souvient, aimait bien tirer des mandales en travers de la gueule à Katzenstein en plein déjeuner : mais pour moi les travaux de ces deux grands chercheurs convergent. Le processeur bio-embarqué, la suite Biosoft-Greffon 6.4, c’était en quelque sorte « contrôler pour sauver ». Ensuite, il était lumineux de paramétrer chaque pile sur l’Agrégateur de Mondes et son générateur de scripts aléatoire. C’est avant tout sous l’oriflamme de la prévention que s’avançaient ces initiatives, teintées de mysticisme millénarotronique qui plus est. C’était ça ou risquer un excès de vitesse. Sous l’égide de la maîtrise de l’in-maîtrisable, et spécialement de menaces virtuelles initialement profondément différenciées dont on s’est employé à faire advenir les conséquences plutôt qu’à lutter contre (on a dit un peu tout et n’importe quoi, mais les populations étaient dangereusement habituées), tout en les aglomérant en deux ou trois tendances lourdes dont rien n’est scientifiquement venu conforter les bases. C’est là que résidait l’astuce. C’était brillant, putain. Ne restait qu’à ré-étymologiser le concept de terrorismeTM pour évacuer les dernières notions historiques contraires à la neuroprogrammation géostratégique (cf. Rapport Antibullaire 04, mars 2023). La retranscription de cette époque et des enjeux en jeu ne souffre pas ces critiques, et les travaux de Sikorski et de Ktzenstein ont été compilés, réagencés et remis en circulation après leur pasteurisation. Coupe coupe brother.
On a eu chaud.
Et pourtant. Une phrase fameuse du professeur Shandralah Actarus-Korsakoff m’a toujours laissé perplexe : « l’hélocoïde est ontologiquement pernicieuse ». Au fond, c’est émettre un jugement de valeur conforme aux normes tecto-sécrétées sur un phénomène qui de par sa nature chaotique et tourguespirale, n’a jamais pu ni jamais voulu s’inscrire, partiellement ou totalement, dans l’un des deux cents Segments Comportementaux Consolidés. Au tréfonds, ça ne veut plus dire grand chose. Il est habituel de définir le scientifique par le prévisible. C’est le désir de mettre le savoir au poste de commandement. Et ce désir a ravi les capacités, pour utiliser un terme de la tradition antéglobale. Je n’ai pas encore fait de recherche étymologique ou historique sur le terme de gouvernance ; mais cette notion a exprimé le désir inoculé de résorption du gouvernement dans la gestion segmentaire. De résorber le politique dans l’administratif, dit-on en hélicoïdal (ce qui déclenche déjà les foudres de la censure tectonique appliquée). Et cette résorption s’est imposée comme idéale pour l’humanité, selon l’un de ses cinq paradigmes basiques actualisés. Lorsque enfin le politique a dépéri, a commencé le « dimanche de la vie », si je puis dire. D’ailleurs, on l’avait déjà parfaitement perçu durant l’ère Managériale, juste avant la Première Réorganisation. Le thème du dépérissement des idéologies, la massification artificielle des tectoniques dont il était dit à l’époque qu’elles s’affrontaient dans leur homogénéité, (le terme « tectonique » a commencé à revêtir une signification autre que géologique à cette époque), l’antagonisme comme un fil conducteur, quelques ouvrages médiatiquement répandus, ont servi de braises. On a cru le mouvement menacé par quelques téméraires tentatives de forage idéologique, justement, mais l’Entité Labyrinthique. C’est la forme que prend le désir de la prévention et de l’anticipation par le savoir, qui a été très heureusement illustrée par quelques auteurs depuis prohibés des années 1950. À partir du moment où le savoir permet de prévoir ou peut anticiper et prévenir les phénomènes considérés comme non souhaitables, cela autorisait un premier eugénisme des événements. De façon pernicieuse également, certains éléments de la fin de l’ère managériale avaient pris la désagréable habitude de clamer qu’ils avaient de plus en plus le sentiment de vivre un roman de science-fiction. Le hic est qu’ils ont fini par se comporter selon des critères eux-aussi tirés d’une certaine forme de narration, sauf que celle-là n’avait rien d’officiel, et qu’elle s’employait à contredire l’ensemble, ou du moins une grande quantité, des préceptes progressivement mis en place dans le cadre des Réorganisations. On a beau eu leur pourrir le terreau, flinguer l’hydroponie et conditionner l’air, certaines pousses ont résisté. C’est un peu l’hallu. »
Pr. Bob Dabolina, douzième édition des « Tentatives d’Explication du Comment Putain de Merde en est-on Arrivés Là ? », avril 2024.

Café, clope. Gnn.

« Even better than the real thing
Even better than the real thing »
La grosse salope est passée pour la première fois en 15 ans sous la barre des 62 et remercie, par ordre de disparition, tous ceux qui l’ont protégée des mauvaises herbes le temps de l’envol de ces 33. Des amours. Vous m’étiez juste indispensables me confirme kellogg.
Les abeilles dansent sur place devant leurs copines afin d’indiquer la source de pollen, Gégoire Courtois est libre, Grégoire Courtois est libre ? Je suis un homme libre, je ne suis pas un numéro, je suis libre ? Je vais chaque jour dès le réveil, chaque jour pas vraiment dès l’aube mais quand même relativement tôt, chaque jour donc, je rejoins la horde des salariés, métro, boulot, métro puis un peu de loisirs, dépenses en biens culturels, regarder la tévé, nouvelle star…

… jeux vidéos, sur la table du salon les chats regardent les abeilles qui dansent, dans ma main gauche une poignée de cheveux, autour de moi, biens culturels plus ou moins durables, cauchemardesque perspective d’un cambriolage, en même temps désir d’être libéré des objets, les chats rodent à la limite de mon champs de vision dans les herbes hautes, l’abeille tourne de plus en plus vite, à la radio qui hurle, à la tévé qui éructe, aux livres qui rampent vers moi, je me recroqueville dans le canapé BHV, pleure larmes de mercure, bzzzz bzzzzz.

—————————–I’m shy
elle m’a dit :
« tu veux convoles ? »
j’ai dit oui…
prononcée en choeur
cette phrase redoutable
en roulant les « R »
« frou frou… »