Les pourparlers se passent surtout dans le bunker des tahitiens. Ailleurs on ne fait que picoler, sec. Les délégués, ivres, se font tatouer.
Mina proclame son indépendance. Carver tourne de l’oeil. Igor, dans sa cellule, fait du vélo. Sur les murs : un œil, une date, c’est tout.
Mina, soutenant un Igor bien mal en point, hésite quant à la façon de quitter la ville assiégée. Elle opte pour un dirigeable serbe rapiécé battant pavillon japonais en partance pour les états libres du Canada. Igor, en sueur, regrette la nuit passée, pupilles folles et murs nus.
Et Igor, sur ce rocher humide lancé à 30000 km/s dans l’espace, rentre chez lui. En bus.
Misère des excentriques amantes de l’homme à la tête de chat / nostalgie pluie acide / bruissements solides, bruxisme. Sixième cercle. #hell
Hum.
Dehors les bombes et le feu. Dedans le froid et la désolation. Et le vieux chef indien sur le canapé en velour noir me fixe, larmes de sang.
…
bonne soirée,
blessée ma sœur que j’aime
blessé mon meilleur ami
blessé moi aussi pour ne pas changer
seul de nouveau devant cet écran
de l’eau coule de mes yeux
ne t’inquiète pas, c’est salé
si c’est salé c’est la mer
non ?
…
Quant aux pieds foulants, ils sont appelés aussi « pieds d’attente », ce qui est à rejeter entre tout.
Dans la salle des réformateurs, on discutait âprement de l’éventuelle nudité des touristes saouls, lors de la visite pontificale. Confusion.
Dans la carlingue défigurée de l’antique DC10, l’homme à la tête de chat repère les plus gros rongeurs, trace le patron de son futur caban.
En autochenille Citroën, Mina et Carver rejoignent l’Éthiopie pour assister au retour du Messie Volant. Igor, dans les geôles sibériennes.
Avant la fin : relire, pour le fun, le Fléau de Stephen King.
Mina, cheveux rasés, hautes chaussures militaires, jumpsuit noire, assure le spectacle. Ses bras moulinent, hypnotiques. Igor, nu, sanglote.
Mina défonce le portier, castagne le videur, embrasse la fille du vestiaire et l’entraine sur la piste de danse. Leurs mains se frôlent. Si.
Toujours écouter ses égarements psychiques avec attention. ♫ blip.fm/~aoa4w
˙˙˙ʎɐqǝ ɯoɹɟ pɹɐoqʎǝʞ ƃuıʞɔnɟ
Enlève la Pau des saucisses !
Wigotim ?
Aller à la rencontre des Sans Abris, pour être à l’écoute et par cette écoute rendre une dignité. Nous n’apportons rien; ni couvertures, ni café, ni repas… pourquoi? Certaines associations le font déjà très bien. Nous voulons juste les écouter, de personne à personne et non d’association à SDF. Nous laisser inviter par elles. Apporter quelque chose aide en effet à trouver une entrée en matière… Mais nous voulons apprendre à aller vers les autres naturellement, sans rien à donner.
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Igor, Mina, Carver, sur le toit, terminaient les derniers flacons de vodka malienne. Dans la plaine, les cadavres de dirigeables. Nostalgie.
Hey !
… Elvis chante Bruce Lee me sourit Sylvain ne dit rien J’ai le trac Je suis crevé Je veux dormir Trois jours Au moins Mais je suis motivé.
Et, illustre, l’homme à la tête de chat referme, paisiblement, le grand livre de sa, chaotique, jeunesse. t.co/Jh82UyINdy
Carver à Mina : alors, tu le connais, l’homme à la tête de chat ? #htc
un an déjà(science fiction)
ce soir un diner
un petit cadeau,
un bouquet
se regarder tendrement
et se retourner sur le passé
les bons moments
et les coups durs.
ça fait sourire,
ça fait pleurer et
ça resserre les liens,
avancer, ensemble,
coute que coute.
se retrouver après,
ma chambre et
ta peau ma peau.
je m’endors épuisé
à tes cotés, tu attends
cinq minutes, tes yeux
se voilent et tu passes
en mode veille.
Ça n’aide pas beaucoup la barbe contre les insomnies. t.co/CGcieZId
C’était vraiment ici à Novembre, lui et moi, coffre-fort dans la chambre à l’étage, la petite maison sur le bord de la forêt.
Dehors c’était la grande lessive. Pour ne pas défaillir, Igor passait ses journées défoncé, ivre, la tête dans les toilettes, c’était cool.
J’habite mon immeuble, logiquement. Je suis célibataire, bon. Je dois donc m’unir physiquement avec d’anciennes créatures venues de la mer ?
zobbi / my partner does not pose in N&B I do not have it strips about it besides it is always colors it is neither of youth nor of countryside… besides me either besides I do not even know how one makes for different poster thing that texts on THIS HERO, then…
mais
zobbi / stellt meine Gefährtin in N&B ich es besitzt im übrigen in Film sie ist immer in Farben sie ist weder eine Jugend noch des Lands… im übrigen mich auch nicht im übrigen ich wissen sogar, wie man macht, um andere Sache wie der Texte über EG HEROS zu postieren, dann…
ou
zobbi / mon Gefaehrtin ne le place dans N&B moi la possède dans le film est en outre dans les couleurs lui est toujours ni une jeunesse ni le pays… en outre, moi aussi je ne sais pas en outre même, comme on le fait, pour postieren l’autre chose comme les textes sur CE HEROS , alors…
quoi ?
Ourdissant c’était mieux.
10-51 Roving band (specify direction of travel & number in group)
L’homme à la tête de chat saute au dessus du feu et, intronisé membre, propose à la tribu sa pratique libertaire de l’astronomie hivernale.
Embrassez-vous ! De ma part.
B.O. : Winter Camp – Nothing Complicated
Les chats roulés en boule derrière l’imprimante, les écrivaines discutent et rient dans le salon et je dois bosser et ça ne vient pas, un mail que j’attends et qui ne passe pas, ça me laisse du temps pour, comment on dit en 1997, surfer, et je regarde les chats, la petite élégante sur le gros circonspect avec la musique qui hurle juste contre leurs oreilles, ils doivent apprécier la voix d’Adeline, j’espère qu’ils aimeront la voix de la nouvelle chanteuse tout autant, encore des éclats de rire, j’ai déplacé une des sources de chaleur électriques dans le bureau mais mes doigts s’engourdissent plutôt vite m’obligeant à taper n’importe quoi afin de ne pas les laisser inactif. La tasse de thé est complètement gelée et le givre avance peu à peu sur l’écran, je pousse le chauffage au max en espérant que les plombs vont tenir, déjà dans la cuisine on se sert du four ouvert pour conserver une température positive. On gratte à la porte du bureau, les chats sont là et les filles au salon, un manchot glisse sur la moquette pour aller ouvrir à un gros ours blanc qui voudrait lui aussi écouter la musique, on se serre tous pour lui faire de la place, y’a pas à dire la fourrure ça a du bon, on partage le poisson cru : la vie est belle.
Aveux
Igor clignote.
le boudha est en moi
je vois l’avenir et le feu
je vois le regard bienveillant
des cadavres postés sur les murs
de la cité endormie
et je danse sur la langue de la déesse
me demandant si la bombance
durera toujours
amen
Il ne se passe rien.
Le cimetière d’aéronefs était une perpétuelle source d’émerveillement pour Mina. Carver trouvait ça, au mieux, barbant. Igor filmait tout.
Igor et Mina maitrisaient le tour de la femme coupée en deux. Carver aimait les regarder faire au travers les barreaux de sa boite bleue.
Et la peur de l’autre, l’égoïsme pur et simple, le je avant le nous, avant le eux, la simple ignorance, toujours les armes du capitalisme.
je suis en train
de me fournir
en armes de
destruction
massive
ici
Par la fenêtre, une dystopie, uchronique, cyclopéenne, de toute beauté. Dirigeables, Grand Amour désespéré, guérilla urbaine pour nos héros.
Igor regrettera Sarah Jane. Le Docteur, dans son TARDIS, lui a promis de toujours bien prendre soin d’elle, idem K9. #sad
Mina, Carver portant marcel, collaient des affiches queers obliques minimalistes sur la devanture glossy sombre et virale de l’@udobar.
Et une image après l’autre, Ray tire sa révérence.
Mais sourire aux lèvres.
Dans le salon, il y a une boite bleue, genre bois peint, et un type chelou, genre anglais, qui veut que je rentre dans sa boite, j’hésite.
…
jeudi soir pas mercredi
ça va bien ce soir
je suis chez ELLE
vraiment bien
on va manger des pates
rien de plus banal
mais là, pile-poil
et in arcadia ego sum
…
largué, cerveau éteint, ne plus penser, vide
je crois que j’ai la tête trouée par le rien
ça n’aide pas à construire une réflexion
mon travail analytique est impossible
je suis perdu, largué
il se peut que ce soit passager
il se peut aussi que ça reste
je note des trucs sur le papier
ou ici
pour éviter de me confronter
prendre un peu de recul
me coucher à minuit
me lever à 8h
qui sait ?
Igor, au réveil, coincé entre Mina et Carver, souriant : « mais qui voudrait être ailleurs quand on peut être ici ? »
Le cœur sur la main. t.co/OTP5XoXx
Oui, parfois c’est la petite personne qui gagne.
On l’emmene en forêt
On lui offre des bonbons
On lui propose de jouer à cache-cache
On se retourne
Et
Tombe le coup de bûche sur le crâne
Ca saigne pas mal
Et
La petite personne te regarde crever comme un chien
Elle se marre même
Et
Elle te fait les poches
Quelques euros et ton portable
Et
Toi tu te vides de ton sang et de tes idées
Un dernier coup de pied et elle se barre
Et
Les bestioles de la forêt se pointent pour le festin
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add-on :
« viens chez moi,
y’a mon papa,
tu viens dis,
il va te plaire mon papa,
c’est UN TUEUR AUSSI,
C’EST UN OGRE MON PAPA AHAHAHAHAHAH
…
chouette une nouvelle poupée,
je vais donner ses yeux au chat,
ce sera bon comme du poisson«
C.H.
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Message très important pour Samuel : L’octogénaire ne se déride pas. Attendez deux voitures et des amis sur le bonbon.
Je suis bien partie, j’ai pas mal passé la première bosse. Mais j’ai été perturbée au départ par un commissaire… #hadopi #vélo #ccqmdt
Le soleil sur ta nuque, je m’approche, le capturer, échec. L’ombre sur ta hanche, roder, bondir, sans résultat. Un tigre dans le salon, hey.
Well it’s been a long time, long time now,
Since I’ve seen you smile.
Nobody raise their voices,
Just another night in Nantes
Canicule. tourgueniev.com/2003/08/07/1092
Il gèle en enfer.
Je me suis fait tatouer un nénuphar sur la hanche, là ou repose la crosse de mon. Royal Air Force ou Red Army Faction, toujours vive le feu…
L’homme regarde l’Internet, l’Internet regarde l’homme.
Igor, incapable de dormir, encor’, somnole devant Henry V, version Laurence Olivier. Mina, épuisée, est peu attentive. Carver pionce.
Une mystérieuse statuette flamande en jade. Un reliquaire breton en uranium. Un chiffon microfibre anti-aérien. Le télé-achat nu. #hell
le récitant : le coréen sans papier contre-attaque !
Androginy
La marmotte est un mammifère fouisseur de l’ordre des rongeurs, du genre Marmota. Elle a un corps trapu, les oreilles rondes. #hadopi
Radio Gaga.
On a décoré nos masques à gaz avec de petites étoiles phosphorescentes. On parfume le bunker à la sauge, à la myrrhe. Dehors, tout est mort.
Lucien Baudet aime la soupe de poisson. Golgo 13 est un homme très occupé à tuer, tuer encore. Igor ne peut plus dormir seul, il morfle.
…
intime (again)
ce matin
métro
en face de
moi, une femme
énorme
au regard si
doux
et apaisant que
je me suis levé
pour me mettre à coté
d’elle
et que
j’ai posé
ma tête sur son sein
gauche et
c’était si serein
et chaud que je
m’y suis perdu
durant plusieurs
stations, plus tard
ici, à Malakoff, je
repense à cette femme
qui se nommait
Marcus et avait 23
ans. je ne sais pas
si je pourrai l’oublier
un jour. là je me frotte
le dos avec un crayon
et donc je tape moins
vite.
intime (stop)
…
Enfin tu vois, quoi.
Mina et Igor, sous la pluie, dessinent dans le sable un plan d’invasion parfait. Une armée de canards vibrants et 23 sous-marins nucléaires.
« …who let themselves be fucked in the ass by saintly motorcyclists, and screamed with joy,… » Ginsberg – Howl
Goodbye campus and campus Julio I love my school and Julio…
Et le Prince, juste, je le déteste.
Mud on your face.
tourgueniev.com/#@« style= »background:black;color:black; »/
Oneko + Témésta. Dernier câlin avant longtemps. Profitez de cette dernière nuit les enfants.
Dites toujours un au revoir ou autre adieu, et attendez de voir l’adieu de l’autre personne, avant de terminer la session.
Depuis la fenêtre de la chambre 12, à l’aide de mon monoculaire, je peux vous apercevoir en train de peindre sur la plage. L’orage arrive.
Rien.
Finir l’hiver. Pitié.
le récitant : hahahehehohohehehehohohe he he hohoho hihihiiiii hehehe hehe hoho ho haha haha haha !
la femme que j’aime : je suis contente d’attendre la pluie avec toi.
le récitant : hahahehehohohe hoho ho haha haha hahi !

Voilà, voilà… Un blog c’est aussi fait pour raconter sa vie. Bon, alors je me lance… Ce matin, dans la poche de mon eternel manteau noir j’ai trouvé une clef avec une etiquette. Sur l’etiquette un seul mot : mort. Ca m’a troublé un petit peu. Je suis allé à la pharmacie acheter mes médicaments pour pas crever. Donc je suis pas mort, pour l’instant. Demain, je vais en voyage à la mer avec mon amie. On va se reposer et essayer de se détendre un peu. Ce soir je vais boire plus que de raison. Ca m’arrive ces temps ci, faut pas en faire une maladie.
Sinon, ce matin encore, j’ai vu Caroline Loeb dans une rue, mais elle ne m’a pas reconnu. Je reste l’homme du placard. On couche, on couche et on m’oublie. Enfin avec elle, c’est pas pareil, elle me connait pas, moi non plus, je la connais pas, faut être juste. J’ai trop de tequila dans le sang pour être serein, je crois. J’ai envie de voir tout plein de monde ce soir. Les bureaux sont vides. Reste que Chacha et moi. On va rejoindre les autres à la Folie, je pense. Ca devrait être plutôt un bon début.
Donc, ce matin, encore encore, j’avais un indien, genre Géronimo, assis à coté de moi dans le métro, ça semblait pas du tout troubler les gens, moi un peu, je repensais à la clef M-O-R-T. Hier Tétard était triste, rapport à des histoire de zicos que j’peux pas entraver.
J’avoue, j’ai un peu envie de cul…
L’indien ce matin c’était louche parce que ses yeux ils étaient plus là et qu’il les tenait dans ses mains ouvertes posées sur ses genous. Il restait là très calme. Il respirait à peine. Un brâve.






