Il fallait se souvenir de cet instant, de ses os glaçons s’y accrocher, il fallait le retrouver, le cortex citron car il sentait sourdre au fond de lui, d’une âme trouille au milieu, une plainte rouge et froide, bec d’ogre celle de la douzième heure, la fixité d’une obsession, ventilation murée quand il ne reste plus que la mort, d’orge sec parce que ce jour où l’on avait cette révélation pépins calcinés de la vie et de la mort (il ricane) dans le cortex rien que dans le visage s’entrechoquent d’un être (il ricane) était bel et bien fini s’entredévorent et maintenant ses pas tourmentés, pendant troué les ruelles grises, la surface bétonnée un siège apprivoisé ne pouvaient cacher plus longtemps les entrailles souliers vociférants au fond du bide, au fond du fond, main accidentée au fond de Satan, les mots disproportionnés noeud coulissant et cruels qui lui lacéraient la souffrance ventriloque les circuits striataux, qui ruminaient dans les murs les plinthes en colère et qui commençaient les papiers les carambars à déborder en nappes rouges le whisky pluie sur sa chemise blanche l’hémorragie interne les mèches mouillées l’inondation le purpura le soir il est tard la foudre intestine l’idiotie taquine dehors la crème de la souffrance en chemise l’écrivain bébé-béant-bé- de la crème le pauvre qu’il avait cru des portes cadenassées être été le bé-bé-bé bêta verrous oculaires et son orgueilleuse colère et son oeillères papiers glacés amour pour Marie qui n’était rien de plus les souliers usagers – encore – qu’un accessoire
On entend des flap flap flap dans le couloir puis la petite tête graisseuse de Joannie jaillit dans l’entrebaillement de la porte.
Le faire c’est l’entendre aussi c’est certain! Ainsi, l’entendre n’est pas forcément le faire… Mais pour se faire entendre, encore faut-il entendre le faire…
Ce petit caillou que j’ai ramassé Je te le donne En gage d’amitié
Finalement non, un gage c’est trop laid Gageons que nous serons toujours amis Et ce petit caillou Je te le donne comme ça Sans contrepartie Sans garantie Sans le mettre au mont de piété de l’amitié
blablabla le soir c’est juin et tuer son voisin c’est pas bien, tee shirt très très court et jupe en dentelle, elle me regarde et toute son anatomie en même temps, elle va me demander si on s’est pas déjà rencontrés vieux truc de mec, et moi je serai effrayé. ‘bonjour beau brun, on se connaît pas déjà?’ nononononononon je hoche la tête en tous sens pour qu’elle comprenne bien, je finis mon demi, je me tire, vite vite, la voilà qui me suit, ‘mais si une soirée chez ma soeur j’avais dix sept ans, tu m’avais draguée, tavais pas froid aux yeux à l’époque’; merde qu’est-ce que c’est que ce vieux souvenir pourri?, je marche un peu plus vite, tac tac tac j’entends ses talons derrière moi, et j’entrevois du coin de l’oeil son tee shirt rouge sa peau super blanche, tout ça qui va vite derrière moi, je suis sûr qu’elle regarde les plis de mon pantalon qui vrille sur mon cul, je sens sa haine contre moi, contre ce cul qu’elle a dû lécher, et merde, c’est horrible, je me hâte,,, je me hâte. mais je sais qu’une victime ne lâche jamais son bourreau
Bien entendu, il est horts de question que maman ait accès à une connexion haut débit sans l’aval de son psychiatre mes burns fautpas grosmots.ons’en fout ça se voit pas
Le tribunal correctionnel doit statuer jeudi sur l’immunité de M. Falcone
PARIS, 5 oct 2005 (AFP) – Le tribunal correctionnel de Paris doit se prononcer jeudi sur l’immunité de Pierre Falcone, représentant permanent de l’Angola à l’Unesco depuis 2003 alors qu’il comparaissait mercredi devant la justice pour la première fois dans un dossier de fraude fiscale. Poursuivi devant la 11e chambre du tribunal correctionnel, spécialisée dans les délits financiers, pour avoir omis de déclarer à l’administration fiscale un total d’environ 7,8 millions d’euros au cours des années 1996, 1999 et 2000, Pierre Falcone, par le biais de ses avocats, a soutenu qu’il ne pouvait être jugé, en raison de l’immunité diplomatique dont il serait le bénéficiaire.
Avec mes dents fermées en bas je peux voir le sang de mille hommes qui sont venus et sont partis Maintenant nous peinons la cause est maintenant part les Choses étaient bonnes quand nous étions jeunes
Semaine hardos Mais bon Normal Les fictions hypercodifiées terrassent encore les sensations. Dans l’échelle normale, codifiée, deux regards valent moins qu’une situation non stable mais posée fictionnellement. Pourtant Vous avez bien en tête la dernière phrase de Métropolis Mittler zwischen Hirn und Händer mus das Herz sein ! Elle reste importante Y croire de toute façon
Et sinon comme d’hab J’ai laté la gueule à Starsky avec quelques feuillets d’Empire J’ai cru bon d’avoir cette semaine quelques idées géniales J’ai optimisé l’attente d’un dénouement de quelque chose que je ne maîtrise pas encore
Poupée alanguie langoureuse langue heureuse Ta langue ma langue tes bottines Sourire Mutine Il me reste une image Elle/Tu me reste/s en image Résistance Persistance rétinienne ultime Un parfum Le tien, comme toujours, ce cher parfum Répéter Faire des litanies – Psalmodies Aller voir des chamanes. Danser autour d’un feu en chantant de drôles de trucs, dans des vêtements bizarres en peau de bêtes sauvages, couvert de petits ossements, grigris, colifichets. Espérer ton apparition. Tomber face contre terre, le nez dans le sable. Mordre la poussière. Rêver de tes orteils. … me réveiller avec une putain de gueule de bois. Voilà le programme !
j’ai échangé mon ipod contre un paquet de lucky, j’ai échangé des bisous avec un vétérinaire contre des verres de vin rouge. I’m a little, vert pomme (kiwi quoi), dinosaur et j’échangerais tout ce que je suis pour qu’ E***** soit en forme… Café, clope, misère
Est alcoolique, celui ou celle qui consomme chaque jour une quantité d’alcool supérieure à celle qu’il peut métaboliser sans danger, c’est à dire environ ¾ de litre de vin à 10° pour une personne de 70 kg.
La reine des glaces m’avait banni des terres de L’Ouest et c’est le coeur lourd que je franchis pour la dernière fois les portes d’argent dont la cruelle engeance des fées me prive à tout jamais
J’avoue ____________ Je n’ai fait que projeter mes fantasmes à vides sur ta personne. J’ai voulu t’emprisonner dans un carcan retrograde. Je suis jaloux jusqu’a en crever. J’ai fait semblant de privilegier ton etre inné plutot que ton corps alors que je ne voulais qu’une chose _______ Te sauter. Je n’ai jamais su te séduire. Je m’y suis toujours mal pris _____ En tout. Je suis un invertebré virtuel. Je ne sais pas jouir. Je n’arrete pas de mentir. J’ai du mal à me reconnaitre. Je me ridiculise bien volontiers. Je me fous royalement de tout ce qui m’entoure __________ y compris ce fucking blog. J’ai du mal à me lever le matin. Je n’ai aucun oeil à me supporter regard miroir. Je me sens diminué ____ dépassé à tes cotés. Je n’ai rien à te donner si ce n’est _______ un épisode banal ___________ en rediffusion. Je souhaite décontenancer par mon exemple l’ultime espoir possible sur terre. J’envie celles et ceux à qui tu as donné ton intimité __________ en connaissance de cause. Je ne merite pas ton énérgie ni compagnie. L’impuissance n’a plus de retenue dans ma tete. J’espere susciter la honte _______ autant que l’anti bienséance puisse le permettre. Car je porte les maux instables ________ sur le bout des levres. Je suis devenu la risée constante de tes pensées. Et je tire la chasse des lettres formant ces phrases incongrues tout cela de sorte à te dire. Que j’ai peur __________ J’avoue.
on vous appelle à manger. prudence, ne montrez pas que vous ne voudriez pas y aller, et que suivre l’heure vous fatigue. le soleil se couchera bientôt, il y aura l’heure de dormir, mais aussi l’heure la plus facile pour ne pas faire sans se faire avoir. vous pourrez lire sans être vu, gémir sans être entendu, vous pourrez boire sans qu’on le sache. et même peut être, sortir? demain on vous réveillera, il sera l’heure de travailller; soyez courageux, c’est là-bas le plus difficile. il faudra que personne ne devine que votre intérêt n’est pas le même que celui qui vous emploie, que vous avez de meilleures aspirations, que peut être vous pourriez être un autre. ne les laissez pas vous regarder et ne leur parlez de ce que vous faites après le travail. respirez, attendez, écoutez ce qui se trame. là-bas dans un autre pays, un corps a explosé sur un parking. patience, le vôtre cicatrise.
Igor : gnagnagna Nicolaï : parce qu’en plus j’ai mes traites à payer et puis mon assurance qui m’est tombée sur le dos en plein été ils m’ont envoyé une lettre recommandée mais comm je suis à Lille je l’ai pas reçue et en plus je suis revenu pour 10 jours alors qu’il y apersonne pour nourrir mon chat et j’ai même pas pu filer mes clés à Anne comme elle part dimanche pour une semaine de toutes façons et alors que je lui lais Igor : gnagnagngagna Igor : tu roumègues toi Igor : fais toi voler ta voiture ça te calmera Nicolaï : j’ai un concept Nicolaï : une chronique sur Info Nicolaï : où l’on ne comprend qu’un mot sur 8 Nicolaï : pendant 2′ Igor : france raleur c’est toujours l’heure des raleurs ? Igor : gnagnagnagnagna Nicolaï : avec en petit intro vocale : « Parce que l’été, ce n’est pas le moment où tout se passe toujours bien… La Chronique de la Roumègue, Nicolaï Tourgueniev » Nicolaï : « Oué parce que chier au camping… gnagangangangna le barbecue fait chier ma chemise … gnagangang et en plus ils m’ont demandé de faire la vaisselle alors qu’ils gngengnanganengengen à la plage et j’ai même pas eu droit à ma glace gengngnangnang » Igor : gnagnagnagnagna police gnagnagnagnagna chat gnagnagnagnagna tampax gnagnagnagnagna puteborgne gnagnagnagnagna gnomes gnagnagnagnagna VH gnagnagnagnagna sarkozy gnagnagnagnagna arabes gnagnagnagnagna blondes ! Nicolaï : voilà !! Igor : pas mal Igor : gnagnagnagnagna Nicolaï : on va faire fortune ! Igor : on est riches !! Igor : comme avec le tomato show Nicolaï : La Chronique de la Roumègue, par les frères Tourgueniev Igor : la gnagnagnagnagna de la roumègue par les gnagnagnagnagna Tourguegnagnagna Igor : on pourrait faire une serie en 7 saisons de 24 épisodes de 48h Nicolaï : mwahahahaha Igor : avec ce concept Nicolaï : Previously, on Tomatoe Igor : les héros c’est un ane et un plombier raleurs… Igor : ils vivent en haut de l’evrest avec juste une chaise et un écran plat à piles solaires Igor : et il leur arrive pleins d’aventures très longues avec des sherpas roumégueurs Igor : les sherpas (qui sont aussi moines shaolins) ils roumèguent en népalais pour un oui pour un non Igor : et l’ane il fait hihan Nicolaï : le tout en plan fixe Nicolaï : avec de la musique révolutionnaire cubaine
#10 Il pressent un scandale qui l’entoure, mais il ne sait pas le nommer. Dénoncer l’obscurité. Voilà son programme. Dénoncer l’incapacité à désigner le mal. Il avance, légèrement courbé ; je vois traverser l e temps jusqu’au moment où seule la vieillesse le calmera. Cheveux longs sales. Petite maison. Petite nourriture. Petite femme pour le regarder décliner. Voir comment il se meurt depuis le commencement. Je me méfie de toi tous les jours. Le héros fatigué ne tracera pas un point final. Trop fatigué aussi pour se retourner et compter les bravades.
elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, un vieux ferme son rideau rouge, elle descend l’escalier, les immeubles lui donnent le vertige, elle tombe, elle voit encore la nuque devant elle, qui lui donne à la fois l’impression d’être plus bas qu’elle et la dépasser de toute hauteur. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, cellules vivantes, vécues, photographie d’états décharnés, dévécus. elle cherche elle aussi ce présent sans passé, elle aimerait que lui aussi ne pense plus au passé quand il la regarde au présent. elle lui dit je cherche un présent sans passé. il ne comprend pas, il continue les schémas commencés il y a longtemps, il est comme ça, il sera comme ça, et tout en est dépendant. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartments qui y donnent, mais elle n’a pas le temps, elle regarde la nuque devant elle, devient nuque, fait la nuque, ils prennent le couloir, et sortent dans la rue. souffle, délivrance. emportés par la foule.
zobbi / ma compagne ne pose pas en N&B je ne la possède pas en pellicule d’ailleurs elle est toujours en couleurs elle n’est ni de jeunesse ni de campagne… d’ailleurs moi non plus d’ailleurs je ne sais même pas comment on fait pour poster autre chose que des textes sur CE HEROS, alors…
Extrait : « Que faites-vous si haut ? me demanda-t-elle avec un étrange sourire… Eh bien, qu’attendez-vous ? Au lieu de passer votre temps à me persuader que vous m’aimez, sautez donc par ici, si cela est vrai. » A peine avait-elle fini de parler que je me précipitais en bas. Le mur devait être haut de près de cinq mètres. J’atterris sur mes pieds, mais le choc fut si vigoureux que je tombai et restai évanoui quelques instants. En revenant à moi et sans ouvrir les yeux, je sentis que Zinaïda était toujours là, près de moi… I. Tourgueniev – Premier amour
délicieuse malice, regarde-moi dans les yeux, reste couchée sous moi, ne pointe pas sur mon ventre, ne mouille pas les draps, ton inexistence m’excite, chuut, reste clame, sois tranquille, regarde moi dans les yeux, ne vois-tu pas qu’ils se pâment de tomber sur toi, ne vois-tu pas qu’ils voudraient s’enfoncer dans ta gorge, attends, attends, ne bouge pas, reste là, sens-moi, respire-moi, toi tu sens bon, un peu la panique, j’aime ta sueur, aïe maintenant touche mon ventre, sans t’agiter juste comme ça ne bouge que la main etc
il court dans la ville, il fait nuit personne ne le regarde This is city ses foulées sont contrôlées, il court en rythme jamais un pas ne se décale aucun obstacle ne fait briser la cadence il ne s’essouffle pas on dirait en fait qu’il ne respire pas Jajeemba il tourne au coin de l’artère principale de la ville derrière sa nuque sa capuche se soulève en même temps que ses jambes Jajeemba dans la nuit des souffles le suivent aussi rapides que lui aussi prestes que lui plus vifs que lui il court il ne fait que courir il ne peut que courir toute la scène s’est incrustée dans les rythmes et la musique de la peur résonne pas souffles frottements de coton automatic terror on entend des enfants pleurer Jajeemba on entend des enfants pleurer psychodream il court jamais ne s’essouffle ne t’essouffle pas your baby cries foulées élancées l’esthétique de la peur au loin des tambours ni du bronx ni du ciel en colère les cartons des voitures sur les boulevards ce soir beaucoup de choses brûlent democracy dies
« La Patiente semble expliquer sa tentative de suicide par des problèmes sentimentaux. Elle dit qu’elle a quatre hommes extraordinaires dans sa vie et qu’elle n’arrive pas à supporter cette situation sereinement.
Le premier couche volontiers avec elle, mais s’enfuit quand elle parle de sentiments,
Le second l’aime autant qu’il est possible d’aimer mais refuse obstinement tout contact physique,
Le troisième est un homme généreux et doux, qu’elle a aimé avant et qu’elle ne peut plus aimer,
Le quatrième est son grand amour du moment, tout contact avec elle semble le dégoutter (est-il homosexuel ?) et lorsqu’elle évoque ses sentiments pour lui, il est très embarrassé, comme si l’amour, son amour à elle, déclenchait en lui un sentiment de panique irraisonné.
La situation des quatres hommes idéaux semblant sans espoir, je place aujourd’hui la patiente sous traitement médicamenteux visant à réduire les possibilités d’une récidive. Je lui conseille aussi de cesser de voir ces quatre hommes, pour s’interesser à un homme nouveau, qu’elle ne connait pas encore. »