j’ai faim – sur un blog.
Minuit où j’ai vaincu mon banal rabin du midi français.
Minuit où j’ai vaincu mon banal rabin du midi français.
Et Mina de tendre à Igor le miroir. Et Igor d’y apercevoir l’homme à la tête de chat, dans un coin, à l’ombre d’un dirigeable en flamme. Nu.
Et Carver, d’enfoncer son borescope encore plus avant dans les profondeurs dangereusement verticales, nues, de son abdomen rutilant, soyeux.
Igor : je ferais tout pour le tourguenisme même (et surtout) n’importe quoi. Mina : ah, un moment j’ai cru que tu te foutais de ma gueule.
on roule sur l’autoroute
je ne conduis pas
pas le permis
je suis à l’arrière
il pleut
je tripote la fermeture éclair de mon jean
la musique est forte
la bouteille de vodka a roulé sous le siège conducteur
vide
on sort de l’autoroute
je ne suis plus seule à l’arrière
elle me regarde
un sourire
elle touche ma poitrine
je me laisse aller
la musique est assourdissante
on roule vite
mon jean est sous le siège conducteur
bleu
elle m’embrasse
je me relâche dans ses bras
entre ses lèvres
me glisse entre ses cuisses
chaudes
je l’aime
il pleut plus fort
le conducteur monte le son
encore
et roule plus vite
la forêt
la route est pleine de virages
je soupire
…
halètements
…
je stoppe la voiture devant la maison
à l’arrière les filles enlacées
dorment, doucement,
je ferme la porte et baisse la musique.
…
suivre le sentier de petites pierres.
ouvrir la maison, faire du feu
aérer les lits
mettre un CD
faire du thé pour la nuit
s’installer devant le feu
un bon roman
attendre
…
un souffle dans mon oreille
on est à destination
on s’étire
on se sourit
on s’embrasse
suivre le petit sentier
la maison est chaude
le thé est prêt
on se rassemble autour du feu
on se sourit
mais on ne se parle pas
encore
…
Mina, les deux zozos, établissent les modifications géographiques nécessaires. t.co/iJKXNBUDyB
Plus de 3000 liens cassés sur 5 ans, un peu de boulot à venir, donc.
Varsovie – Novembre 1945
Igor est depuis trois mois orphelin
Igor ne possède pas de toit
Igor se moque de la mort
Igor se moque de la douleur
Igor songe aux feux qui brûlent dehors
Igor est fier de sa dernière opération
Igor ne…
Igor Tourgueniev ne se rappelle pas de ses parents
dehors les spectres agonisent
Dans le cadre de l’émission » La Zone » diffusée sur la télé nous préparons actuellement un reportage sur le thème de l’amour intertextuel en vacances.
Pour préparer ce reportage nous sommes à la recherche de témoignages de jeunes célibataires et de couples qui vont profiter des vacances pour faire des rencontres ou se retrouver.
Contactez Julia ou Catherine au 01 55 38 94 32/01 55 38 94 33 ou par e-mail : docu@tetramedia.fr
Fin de l’happy hour.
Mina et le dauphin discutaient âprement de la suite des opérations. Igor faisait mine de s’intéresser. En vain. On dort, donc.
En autochenille Citroën, Mina et Carver rejoignent l’Éthiopie pour assister au retour du Messie Volant. Igor, dans les geôles sibériennes.
Ah… Non rien.
Rober Walser ce héros ?
tu veux de la baston, sale rascal ?
tiens robertwalser.blogspot.com/
Herr Kommandant
Der arme Mann
Es mir nun mal nicht antun kann.
Vor seiner gröblichen Palette
Zerstreut in mir sich jede nette
Aussicht ins Leben. Ach, wie kalt
hat er sein Lebenswerk gemalt !
Er malte, scheint mir, nur zu richtig.
will jemand sich ein wenig wichtig
vorkommen in der Ausstellung,
so wird ihm bang vor solchen Pinsels Schwung.
Schrecklich, wie diese Aecker, Felder, Bäume
einem des Nachts wie klob’ge Traüme
den Schlummer auseinanderreissen.
Hochachtung immerhin vor heissen
Kunstanstrengungen, beispielweise
vor einem Bild worin im Irr’nhauskreise
Wahnsinnige zu sehen sind
Den Sonnenbrand, Luft, Erde, Wind
gab er ohn’Zweifel prächtig wieder.
Doch senkt man bald die Augenlider
vor so selbstquälerischer Stärke
in doch nur halbbefriedigendem Werke.
Zu grausen fängt’s ein’an,
wenn Kunst nichts Schön’res kann,
als rücksichtslos ihr Müssen, Sollen, Wollen
vor schau’nden Seelen aufzurollen.
Wunsch, wenn ein Bild ich seh’,
liebkost zu werden wie von einer güt’gen Fee,
geh, geh, adee !
Rober Walser
What does it mean to you ? Flux, constant change, anarchism ? A fractal understanding of a mathematical universe ?
Alors, TARDIS au pochoir sur T-Shirt Calvin Klein troué fin des années 90, ça c’est fait. #Greater #Times
Rien n’est vrai. Tout est permuté.
L’Empire n’a jamais pris fin.
❤ Ìgör †öµrgµêñïêv & lê§ mïlï¢ïêñ§ §êrßê§ jöµêñ† lå möñ†rê ☠
Livre une rude bataille pour dompter les inductions mondiales en furie. #zeitheist
Je peux ouvrir ce chien juste avec une orange. Couper un artichaut en quatre ne le ramènera pas parmi nous, ce maigrichon. On va limiter ça.
Un gros gros tigre.
« La scotomisation est un art
non, ça n’a rien à voir avec le scrotum
…
La scotomisation est un art contagieux car il repose sur un tacite accord entre des sujets unis autour d’un objectif commun : mettre en œuvre toutes les méthodes de fuite et d’aveuglement pour nier la médiocrité de leur existence. C’est du boulot.
…
La réalité ne passera pas par moi. «
MD de Paris
Are you talking about hype ?
5o ooo jeunes filles ou 43 ooo enfants roux. Des o comme des zéros. Les sets play dés jeep te laissent de marbre. Mina en homme attaque sec.
Ne pas oublier d’enduire…
Mitch : « Mon nom de baptême c’est Michel, On décida que je m’appellerais Mitch ». Igor : « j’ai eu un peu le même soucis ». bit.ly/yNsJu
Les chats roulés en boule derrière l’imprimante, les écrivaines discutent et rient dans le salon et je dois bosser et ça ne vient pas, un mail que j’attends et qui ne passe pas, ça me laisse du temps pour, comment on dit en 1997, surfer, et je regarde les chats, la petite élégante sur le gros circonspect avec la musique qui hurle juste contre leurs oreilles, ils doivent apprécier la voix d’Adeline, j’espère qu’ils aimeront la voix de la nouvelle chanteuse tout autant, encore des éclats de rire, j’ai déplacé une des sources de chaleur électriques dans le bureau mais mes doigts s’engourdissent plutôt vite m’obligeant à taper n’importe quoi afin de ne pas les laisser inactif. La tasse de thé est complètement gelée et le givre avance peu à peu sur l’écran, je pousse le chauffage au max en espérant que les plombs vont tenir, déjà dans la cuisine on se sert du four ouvert pour conserver une température positive. On gratte à la porte du bureau, les chats sont là et les filles au salon, un manchot glisse sur la moquette pour aller ouvrir à un gros ours blanc qui voudrait lui aussi écouter la musique, on se serre tous pour lui faire de la place, y’a pas à dire la fourrure ça a du bon, on partage le poisson cru : la vie est belle.
Une seule idée, une grande idée, comme une lumière, chaude, à se transmettre, dans le cou.
Subotai : « Il est Conan, un Cimmérien. Il ne pleurera pas. Alors je pleure pour lui. »
Oh. Une murène.
Mina et le sniper slovène animaient la soirée « brancardier » d’une fort originale manière. On ne perdait aucune munition, cartilage à gogo.
Socrate-la-Torpille dit :
ja men jeg kommer ikke inn, får bare feilmelding, må jeg bruke ms?
Socrate-la-Torpille dit :
oups excuse
Socrate-la-Torpille dit :
je me suis trompé de fenetre
Karl Glogauer, Igor Tourgueniev se retrouvent pour petit déjeuner. Le lieu, les ruines d’Angkor. Dans le ciel, les longs dirigeables noirs, cigares menaçants, yeux dystopiques.
Èllê årrïvê Ðê ßêrlïñ þöµr §åµvêr lê möñÐê !
rideau
eux : nous gouvernons le monde bzzz bzzz !
masque 1 : pas encore complètement.
masque 2 : non pas encore.
criquet 1 : bzzz bzzz !
criquet 2 : en effet.
masque 1 (piétinant les criquets) : ah ah ah crêve sale bête !
criquet 1 (mourrant) : aarghh !
masque 2 : ouééé !
criquet 2 : salauds masqués !
eux : mouhahahahaha bzzz bzzz !
masque 1 : j’ai un caillou dans ma chaussure.
criquet 2 (tout bas) : héhé !
masque 2 (criant) : non !
masque 1 (explosant) : boum !
eux : la guerre sera rude bzzz bzzz.
masque 2 : i worship a god with an elephant head.
criquet 2 (sort de scène) : les criquets ne parlent pas anglais.
eux (sortent de scène) : bzzz bzzz
masque 2 (seul) : ça commence bien.
rideau
ᶘ ᵒᴥᵒᶅ <—- it’s not an ordinary bear.
Igor dansait nu sur la colline herbeuse. Igor, yeux au ciel nocturne, ignorait tout des guerres à venir. Au nord, l’atome.
Mina projetait d’offrir à Carver les cordes vocales, la fille riait toujours, de la milicienne ivre, les soldats sur elle, pour son noël.
Deuil. Mina accélère. Le véhicule racé tangue dangereusement. Igor termine la vodka. Carver canarde les poursuivants, ivre. Enterrement ok.
![]() |
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| je t’aime plus que tout au monde plus que ma vie plus que ma carte bleue plus que mon ensemble haute fidélité plus que mon bras gauche plus encore… |
… une poule sur un mur qui picore du pain dur picoti picota … |
Les indécences se portent ouvertes ? Carver et Igor se lamentent de l’absence définitive de Mina. Elle observe les ilots de résistance nets.
Impossible de quitter la couette.
Canary Bay, l’homme à la tête de chat, « l’entropy princess » dégustaient doigts de Kenza hors les remparts, la pyramide, chatons velus. #htc
Funérailles : on enterre les armes, les munitions. On repeint aussi le bunker en jaune pâle. Sur la façade Est, Mina installe les explosifs.
Depuis deux heures Mina démonte un vieil obus. On essaie de l’emmener danser, au village, mais impossible de la décontenancer. Elle assure.

Si je baise ?
Affirmatif
Quoi ? Des noms ?
Des salopes…
Affirmatif
Des actrices…
Des gamines…
Affirmatif !
De quel âge ?
Jimmy boit du gin dans sa Chrysler.
Danser en tracteur !
L’honorable Juge Ti et le bondissant Détective Dee se jaugeaient du regard. Sous la tonnelle humide, l’Abbé Vitré était propre et soumis.
Ce matin, j’ai déplacé une fourchette en la regardant fixement de manière prolongée. Ma caméra ne tournait pas. 18cm de pure fantasmagorie.
Depuis les collines, on pouvait apercevoir la mer.
WATER OF MARS = MASTER OF WAR
Les serbes portent de longues blouses brunes tachées d’encre de chine. Je ramasse les douilles à l’étage. Je démonte le fusil. #☠☠☠
L’homme à la tête de chat n’hésitait pas à utiliser sa peau comme alternative au papier numérique souple. tweetphoto.com/42338109
Je me répète mais 2011 est un zombie depuis novembre, au minimum. t.co/swphEOCO
Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse.
ou
Il faut porter un chaos en soi-même pour accoucher d’une étoile qui danse.
ou
Il faut encore avoir quelques chaos en nous pour accoucher d’une Etoile qui danse.
ou
Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse.
ou
Il faut porter le chaos en soi pour accoucher d’une étoile filante.
ou
Il faut avoir un chaos en soi pour donner naissance à une étoile qui danse.
ou
Il faut qu’il y ait encore du chaos en soi pour donner naissance à une étoile qui danse.
ou
Il faut beaucoup de chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse.
Il a 30 ans !
Manger des abats en temps de paix. #ns
—————————————-
Je…
Je m’appelle Igor Tourgueniev
Je n’étais pas à EOF hier soir
Je dormais avec mon chat
Igor Tourgueniev n’existe pas
Je suis en train de nier
Igor Tourgueniev porte un éclair
Je ne suis pas Igor Tourgueniev
Je suis un personnage de fiction
Je suis…
—————————————-
…
je marche au bord du canal
j’ai quitté la ville
je repense à toi et à tes sourires
je chemine à présent sur un petit sentier
de l’herbe autour de mes Docs
je repense à la douceur de tes seins
je contemple l’eau un instant, immobile
la fraicheur vient à mon visage
à mes pieds brille un objet en métal
une médaille attachée à une cordelette
quatres lettres en fer forgé : ILUM
un mot magique, porte bonheur ?
je retourne la médaille
quatres lettres en fer forgé : MUJI
je la balance à la flotte
retournons en ville
…
Sommeil, frontière de l’infini
vers lequel voyage notre vaisseau spatial : l’insomnie.
Et, elle est morte.
Hey Jim ! Ici c’est très bon ce soir.
Marc Levy : la vérité est tailleur. bit.ly/4ivJ4e
#remaniement #hadopi #eu09 #navet #albanel #mitterrand #bide
foutu
pour foutu
autant
se défoncer
la gueule
en attendant
son heure
même si
ça la fait
arriver
plus vite
Mina et Igor, sous la pluie, dessinent dans le sable un plan d’invasion parfait. Une armée de canards vibrants et 23 sous-marins nucléaires.
Et le lama de me dire en souriant : je t’offre ce poignard-à-tuer-le-Moi. Quand ton Moi sera mort, tu l’offriras à ton tour. À cette amie.
Je peux vous offrir bien plus que la vie éternelle. Je peux vous présenter une personne incroyable. Un homme à la tête de chat. Une faérie.
Répondeur : pas de nouveaux messages.
« Ouais salut, c’est Florian, je voulais savoir si t’avais des nouvelles du petit Gabriel… »
« Salut Alex, c’est Jean Christophe, c’était pour savoir si tu venais toujours à 13h… »
« Salut Alex c’est Fred, c’est pour savoir si tu as eut mon mail de vendredi »
« Salut Alex, c’est Sacha. Comme je t’ai dit on est a Paris ce week-end mais on part demain… »
« Bonjour Alex, c’est maman, il parait que tu veux une copie de ton baccalauréat… »
« Oui bonjour, c’est Sophie de l’UDA, pour confirmer qu’on avait bien rendez vous vendredi à 11h30.. »
« Salut Alex, c’est Yoan, je t’appellais juste pour te dire qu’il y avait un petit Lamy en plus, c’est Vincent Lamy. »
« Ouais, t’es ou ? Rappelle moi à toutal .. »
« Allo ? AllO? AlllO ? »
*chuintements* « Ouais Alex c’est Erich rappelle moi steplait.. »
Les hommes crabes dans leurs citernes rouillées ne dorment jamais, complotent contre les hommes homards, les dames crevettes, rigolent bien.
Boum !
Je viens de me faire livrer une caisse de vélos électriques, bleus, pour ne pas marcher seul, dans les rues, qui se donnent. #melanielaurent
Et la nuit de nous engloutir.
Bon, Electrelane, fin du passé. J’ai des couteaux couteux. J’ai aussi une pelle. Je veux dire.
Et je pose nu pour un magazine de jardinage.
La nuit, fonction, je porte les gants à dépecer. On mange froid. Techniquement on peut se fier à @lrntrlln et l’âme on la donne à @troudair.
Nous remontons à la surface avec nos combinaisons intégrales. Carver est en larmes, Mina serre les poings, je pousse la dernière trappe. Nous sortons du bunker. Dehors le ciel est violet, la pluie noire, les bâtiments relativement intacts. Nous sommes les derniers zombies. Enfin.
Igor : « on va tellement crever Sexy Sushi vendredi soir que vous aurez plus rien samedi ». Mina : « oué oué, on verra ». Carver : « policière ? »
La nuit va être longue.
Comme le rappelle si bien Médoc, dans les années 80 on s’habillait exclusivement avec les vêtements des ennemis vaincus au combat.
Une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre.
Igor : quand Godzilla a rasé les ruines de Moscou, le moral était carrément meilleur. Mina : tire toi une balle. #bang #sad #argh
Et je danse sur la langue de la déesse me demandant si la bombance durera toujours. t.co/JbZ6PwY9
le récitant : quel dommage que nous ne sachions pas nous dire au revoir. at least… i love you…
Je me suis rendormi. A mon réveil, elle n’était toujours pas revenue.