Mina, pratiquement lucide, répète les derniers mouvements de sa passe contre le conglomérat lituanien. Carver repasse sa plus jolie robe.
Ici. Mdma. Love.
Lobotomie papa Lobotomie maman J’ai un trou dans la tête Lobotomie soldat Lobotomie para Je ne crains plus la loi Amputé, Amputé, Amputé…
What does it mean to you ? Flux, constant change, anarchism ? A fractal understanding of a mathematical universe ?
L’idée du jour, c’est « essayons de rendre le monde meilleur, pas juste notre petit quotidien personnel et nos adorables histoires de cul ».
Ne pas oublier d’enduire…
On trouvait dans les collines de nombreuses villas à l’abandon, souvent vidées, nues. Elles nous procuraient de brefs, confortables refuges.
Poils, sueur, germes, bactéries, fluides, pépitos, virus, infectio, larmes, japon, sel et #poivre.
Difficile début. Fracassé par l’épilepsie. Acheter les médicaments en catastrophe. Attendre que ça fasse effet le cerveau en marmelade.
Brochette d’œil de renard.
GUD DOG ?
Je vais prendre une lame crantée
en forme de spirale et découper en demi-cercles
des incisions le long de la gorge et sous la poitrine.
Puis je vais extraire le parasite en essayant si possible
de ne pas provoquer la mort de la patiente
Je serai sûrement obliger d’utiliser la scie à métaux
trouvée dans la cave afin de faire mon chemin dans
la poitrine.
Si le parasite est trop gros, je vais le limer, le gratter,
le frotter afin de réduire sa masse.
J’ai posé des linges au sol pour essayer d’épargner la moquette
de mon bureau mais je pense que cela sera insuffisant.
La patiente bouge beaucoup mais elle est fortement attachée.
Elle parle aussi beaucoup malgré les coups au visage portés
afin de l’assommer convenablement :
Le petit marteau repose au sol,
dans les éclats de dents et la pulpe gingivale.
La chaleur est étouffante et j’ai du retirer tout
mes vêtements afin de mieux opérer.
La patiente semble s’étouffer à cause du sang qui coule
dans sa bouche, c’est drôle, elle gargouille.
C’est mystérieux, mais à l’intérieur,
il n’y a pas de parasite, juste une longue saucisse
fumante et nauséabonde et deux ou trois organes
qui gigotent assez grotesquement.
Mardi matin, l’épicerie, on arrange les cagettes dans l’espace utilisable. Les premiers clients arrivent rapidement, les navets, ça marche.
Carver découvre la vérité sur ses origines. On brûle un village breton pour protéger un élevage de galettes sauvages. Mina pleure.
Depuis les collines, on pouvait apercevoir la mer.
Dans le cadre de l’émission » La Zone » diffusée sur la télé nous préparons actuellement un reportage sur le thème de l’amour intertextuel en vacances.
Pour préparer ce reportage nous sommes à la recherche de témoignages de jeunes célibataires et de couples qui vont profiter des vacances pour faire des rencontres ou se retrouver.
- Si vous êtes un homme parisien, célibataire, entre 25 et 35 ans, que vous avez un petit côté « dragueur » et que vous souhaitez profiter des vacances pour vous éclater et faire un maximum de rencontres.
- Si vous êtes une jeune célibataire ou une bande de copines célibataires, que vous habitez le sud de la France et que vous envisager de consacrer votre été à la séduction.
- Si vous êtes un couple et que vos goûts en matière de vacances sont très différents (club/baroude).
- Si vous avez fait le choix de ne partir qu’entre célibataires
- Si vous n’imaginez pas rencontrer un homme/une femme ailleurs que dans le milieu Jet Set et que vous allez y consacrer votre été.
- Si vous avez envie de consacrer votre été à l’amour de quelques façons que ce soit.
Contactez Julia ou Catherine au 01 55 38 94 32/01 55 38 94 33 ou par e-mail : docu@tetramedia.fr
Selon la théorie d’Einstein de relativité, de mandrin de Norris de bidon coup-de-pied de roundhouse réellement vous hier.
Il pleut, aussi. #labaule
Avec Carver, on avait parié sur un conflit relativement rapide, ça a duré 56 minutes. Dans la cave, il fait vraiment froid. Larmes et rage.
Dans le silence, / Mangent des raisins, / Belle-fille et belle-mère.
Les jours se suivent et se ressemblent à la Fédération Française de Danse Country & Line, où nous sommes interrogés sans cesse par des…
Moloch in whom I sit lonely! Moloch in whom I dream angels! Crazy in Moloch! Cocksucker in Moloch! Lacklove and manless in Moloch! – itou
Après une longue marche dans le parc. Je vais me coucher. La nuit.
L’ombre du dirigeable brésilien recouvrait tout le village. Éclipse aéronautique. À l’église on échangeait santons grossiers mais sincères.
Broken girlfriend.
Гости давно разъехались. Часы пробили половину первого. В комнате остались только хозяин, да Сергей Николаевич, да Владимир Петрович. Boum !
La nuit je fais des cauchemars en rouge.
le récitant : Une soirée est organisée à cette occasion dans un night-club tenu par Oncle Nicolaï, un mafieux russe.
J’ai dit, la vulnérabilité, pas l’avidité.
include(salut);
include(message_peu_sympathique_mais_surement_partial);
include(demission_raisonnable_d_un_projet_pourtant_interessant);
include(formule_de_politesse);
include(signature);
Vous êtes un méchant, un misérable, un assassin, un empereur romain.
我要去睡覺的藍貓在叢林中。
Trop de mauvaise poésie tue la mauvaise poésie.

Dimanche soir
Tourgueniev c’est :
artistico-potache,
plutôt culturel ?
D’ autres avis :
cyniquo-littéraire
ou cyniconeko.
Je ne sais pas…
le récitant: qui es-tu Igor Tourgueniev ?
Aujourd’hui c’est tellement un jour neuvième Docteur.
Œil bleu, œil gris, œil blanc, œil noir.
hier soir
je marchais
au bord du canal
…
j’ai vu un chat flotteur
noyé dans l’eau sombre
j’ai vu un clochard gelé
attendre la fin
j’ai vu la brume opaque
se refermer derrière moi
Seul bâtiment intact de l’antique cité une fromagerie du quartier Nord. Sa rénovation était en œuvre au moment de la guerre des champignons.
Et Spirou de dire à #Spip : les espions sont dans nos murs, je peux entendre leurs pensées. #bédé
Marc Levy : tous mes rêves d’enfants, mes jouets, mes spoilers, mes lions mais pas de girafes. bit.ly/177eK0
Moitié homme, moitié robot.
On se fait chier à trouver des goûts rares et les gens ont le palais tellement abimés qu’ils confondent « défaite » et « nostalgie morbide ».
Mina et Igor, jouent un mash-up des bérus et de Madonna, à fond. « Vive le feu, To release the pressure, We need a holiday ». De circonstance.
Bang bang.
Je vais compter jusqu’à 5, et à 5 je rentre.
παραδεικνύναι : Jamais plus de deux longues. Une longue, deux courtes, ou trois puis on peut se permettre une autre longue. #chance
Igor se fait asperger par Mina. Humidité et syndrome pour tous.
Arriver en haut de la côte, cracher sérieusement nos poumons. Voir nos poursuivants qui se rapprochent. Pousser vers eux de gros cailloux.
Bon @fbon il faut dormir !
Et un simple piquet de bois, marqué de l’infamant Y, indiquait, sans gloire, la sépulture du dernier des mâles humain. t.co/OtsTCqzA
Ou alors je reste nu.
Un homme à tête de chat, ça n’existe pas. Vous pourriez me proposer bien des choses, la vie éternelle par exemple. Et pourquoi une faérie ?
le boudha est en moi
je vois l’avenir et le feu
je vois le regard bienveillant
des cadavres postés sur les murs
de la cité endormie
et je danse sur la langue de la déesse
me demandant si la bombance
durera toujours
amen
Et Carver, ivre, punaise, sur le linteau de la cheminée. Un court message. t.co/MgQ974qA
Fête des dieux ! Igor dépense 30 pierres magiques, 6 tirages. En pure perte. Même pas un œuf d’or. Soirée fichue. Nager dans le canal. Nu.
La nuit. Et les fembots chantaient un truc qui m’colle encore au corps et au cœur.
La Chine l’autre pays du fromage.
On ne parle pas du…
Hé, vous l’avez trop vu votre film,
trop de branlettes chemises brunes devant
idoles icones iconoclastes merchandizées,
revenez sur terre.
Starbucks Coffee (3min57sec)
Krispy Kreme (4min17sec)
Mountain Dew (4min18sec)
White Castle (4min19sec)
IKEA (4min50sec)
IKEA (5min22sec)
Pepsi (6min16sec)
Budweiser (29min18sec)
Pepsi (33min29sec)
Pepsi (41min47sec)
Budweiser (42min01sec)
Croton (44min50sec)
Gucci (45min05sec)
Cadillac (1h14min57sec)
Good Year (1h15min03sec)
AT&T (1h18min25sec)
Environmental Protection Agency (1h20min05sec)
Gucci (1h20min39sec)
Volks Wagen (1h20min40sec)
Apple (1h21min20sec)
Molson Dry, Moutain Dew et Pepsi (1h21min50sec)
Westinghouse (1h31min01sec)
Busch (1h31min28sec)
Pepsi (1h31min44sec)
Pressman Hotel (1h35min10sec)
Budweiser (1h48min38sec)
Pepsi (1h55min12sec)
Hotel Lindy (1h56min59sec)
Hotel Bristol (1h57min06sec)
Clifton’s Cafeteria (1h59min32sec)
MCI (1h59min47sec)
Sony (2h09min17sec)
Busch (2h14min01sec)
Space Monkeys…
…
Elvis chante
Bruce Lee me sourit
Sylvain ne dit rien
J’ai le trac
Je suis crevé
Je veux dormir
Trois jours
Au moins
Mais je suis motivé
Je crois
Et je vais prendre sur moi
Quitte à devenir incohérent
(plus que d’habitude)
Essayer de voir
La vie en jaune
Ce soir
Et laisser
Place à l’Imprévu
Demain
On verra
…
Moi je crois que je vous suis tous.
Samedi 14 juin 2003 – 15h43
je pleure à gros sanglots silencieux, roulée en boule sur le lino de la cuisine où mes larmes tracent des sillons de propreté.
Merde. Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres. Merde merde MERDE.
Putain j’ai couché avec un mec qui a des magnets sur la porte de son frigo.
Clara veut la Lune. #jeudiconfession
Monde petit, etc…
LA HONTE – LA HONTE – LA RAGE – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA HONTE – LA RAGE – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA RAGE – LA RAGE – LA RAGE – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA HONTE
voter pour l’escroc.. voter pour l’escroc… VOTER POUR L’ESCROC… tu veux un poing ou deux mon gars ?? voter pour l’escroc contre le facho. VOTER POUR L’ESCROC CONTRE LE FACHO. paix et amour. amour et paix. reprendre du LSD. libérer la réalité. reprendre du LSD reprendre n’importe quoi libérer la réalité. toma, bababobo de merde.
le récitant : soon…
…
Et Marie aiguise son regard
Elle a vu ce qui vient de nulle part
Elle a crispé la main sur la lame
Attention à la blessure madame
…
Les ellipses sont nombreuses. Pendant ce temps là à Vera Cruz. Unfollow #ns
#Max avait refilé des pilules de rien aux badges blancs facétieux. #blank
Le petit barman, chauve et torse nu, se faisait appeler Igor. Il bondissait, derrière le comptoir, couvert de mousse, complètement hilare.
Humeur du matin : zzz. #vagale #sarkozy #tamanoir #lundi #encoreunmotclefdeplus #tralalala #blip #etc
Cimmérie, le souvenir de tes grises collines venteuses chasse mes sourires aussi sûrement qu’une nuée de deuils.
Couche-toi près de moi, bariolée, nous avons du temps de reste pour retourner à la bergerie. #ns
Murder, sex, drugs, and anarchy follow.
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Le souvenir de la Maison est de plus en plus fort, les images me reviennent, terribles, par vagues incontrôlables. J’évite de trop souvent fermer les yeux tant la persistance rétinienne anormale qui me frappe se fait envahissante. Je revois ses murs et ses souterrains, ses recoins sauvages, ses zones humides et les créatures qui la peuplent. Je sais que je vais devoir y retourner, Elle m’appelle. |
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Enfin je dis ça je dis rien. Mais Je Vous Aime.
A Ngakau. A Ngakau. Tihe mauriora. Kia koa koe. E taku hine, e taku hine.
Natacha ouvre la porte et un dub puissant tout en basses m’assaille (massaï ?), je la laisse me précéder dans la petite pièce enfumée abusivement appelée « club » par les habitués dont je ne suis pas… Je me souviens d’une phrase de papy Bill Gibson : « la technologie ne devient intéressante que lorsqu’elle descend dans la rue et est ainsi détournée « . Je feuillette un bouquin de cul/mode. Il fait très chaud. Natacha fait une photo. Trop de lumière. Je m’endors.
Igor aimerait vous conseiller sur les gens à suivre le vendredi mais Mina lui signale qu’ils sont en mode privé ou super célèbres, donc.
Je vais embrasser un pompier myope sur le casque. Rapport au fait que la maison qui brule, ça sert à rien, sauf à ça. Enfin. La nuit.
Une seule idée, une grande idée, comme une lumière, chaude, à se transmettre, dans le cou.
La Reine Mère des Terres Maudites communiquait. Son messager, muet et sourd, nous apportait un message, difficile à saisir, mais lisible.
Le saucisson de poney ça n’a pas du tout le goût de magret d’âne. t.co/L5DGeX3u
Mina consigne tout. Igor brûle ses cahiers. Et la Nuit.
Bien chère Ar*,
Vous savez comme ce rubicond faciès qui est le mien fut souvent le miroir d’une âme fameuse de ses joies, larges et généreuses tels ces fûts que l’on met en perce, en cette saison quand la vigne a donné ses fruits. Mais désormais, la seule émotion qui anime ce masque autrefois coquin, c’est la nostalgie ma chère. Et ce nez ample et charnu qui humait tous les fumets de la terre, de nos femmes et de leurs tables, s’est flétri. Et cette panse jadis fièrement enflée comme celle d’une pouliche lourde de son fruit s’est rétractée avec l’appétit. Jusqu’à ce gosier que vous louâtes aussi pour l’ampleur de son débit et qui ne sait plus que s’humecter petitement sans jamais reconnaître d’autre saveur que l’amer. Mais, perdre le goût ne m’a rendu ni sourd ni aveugle. Et je sais ô combien la tragédie qui vous a plongée dans l’obscurité vous a éprouvée et pourquoi elle nous a privé de votre faconde. Celle-là même qui s’alliait si bien à ce caractère épicé qui faisait ma nature. Je songe souvent à ces soirées d’automne sous les tonnelles de votre demeure aujourd’hui si silencieuse. Mais il a fallu que vous partiez à la rencontre de la lumière, en sa demeure que les français ont patiemment construit au fil de leur grandiose histoire, de leur exubérance et de ce goût pour le plaire. Ma chère Ar*, puissiez vous y cautériser vos plaies et laisser leur vin légendaire remplacer les saveurs passées que votre gorge ne saurait déglutir.
En effet, après m’être égoïstement épanché sur mes grosseurs de cœur, il me faut maintenant vous enjoindre de faire de ce voyage le purgatif de cette bile noire, pour vous, pour moi et pour l’amour de cette petite perle que vous me confiâtes ce soir-là. Mais, pour l’heure, c’est loin de notre honteuse patrie dont l’orgueil vous a si injustement spolié dans vos biens et votre cœur qu’il vous faut poursuivre cette œuvre de l’œil et de la plume dont on dit que Paris est le sanctuaire. Car sachez que ces efforts de lucidité, ce tranchant de rapière, fleuriront mieux la mémoire de notre regretté At* que nul chrysanthème.
J’aurai encore à vous dire combien l’évocation de ce Paris d’où vous m’écrivez me remplit de stupeur. Je ne sais si c’est l’émotion encore vive qui vous étreint ou si c’est la raison qui anime ce lugubre tableau que vous m’avez fait de votre exil. Notre imaginaire ne saurait s’accommoder d’un Paris sépulcral. J’espère donc que vous aurez tout le loisir de nous rassurer sur ce point dès que vous vous serez acclimatée. En ces heures sombres qui voient notre patrie sombrer dans le contentement de soi, l’autoritarisme et la violence, nous avons plus que jamais besoin de porter nos espoirs vers une terre promise.
Je vous quitte, ma chère Ar* en vous renouvelant la promesse que je tiendrai coûte que coûte, dussé-je me damner, d’élever cette enfant dans la dignité et le confort que procure l’espoir de jours meilleurs, à vos côtés.
Je prie pour vous, pour nos morts et notre patrie.
Az*
A D O P T E
Je vais poser le pistolet sur la table, puis je vais me faire livrer une pizza, puis sans doute manger la pizza, avec les doigts, nu. #hell
Épilepsie. On dine, dans une trattoria en flamme, de bras de bébés malades encore vifs. C’est excellent. Je ne laisse rien. De bons enfants.
Les araignées martiennes fouillent les meubles de la salle de bain des invités. Je propose à tout le monde vins fins, cornichons, et romans.






