Carver se trouvait de plus en plus de ressemblance avec Charles Bovary : « Charles c’est moi ! »
Parfois.
Et nos héros, fatigués, de contempler l’arrivée d’une aube timide, mais riche de promesses. Leurs doigts de s’effleurer. Fredonner, sourire.
Un gros gros tigre.
Il fait incroyablement beau ce matin de printemps. Alors on ouvre la lourde porte du bunker. Dora, alors, nous laisse là, seuls, sans son sourire et sa lumière. Alors on pleure, on se tient la main, puis on retourne dans le bunker où il fait un peu plus noir, un peu plus froid.
le récitant : prendre un bain de pied et explorer son troisième niveau.
Igor : « si un tigre hésite trop longtemps à prendre une décision, il s’endort ».
Igor, plus bas dans la pente, numérote ses abattis, ajuste son gilet, replace son bonnet félin, se prépare à la courte lutte, à suivre, ici.

Une petite pensée émue pour Nicolaï qui arpente en ce moment la rue Saint Denis afin de recueillir les témoignages des tenanciers de Sex-Shop à propos de la crise irakienne et de la grogne des enseignants. Carlos Castaneda serait fier de toi mon frère. Que le dieu à tête d’éléphant te garde des dangers qui te menacent.
Le chat est vraiment étonné de l’apparition de son double maléfique. Je ne pige pas. t.co/GVJNXTH
Carver termine son discours. Le bombardement commence. On rase gratis.
8 mai
Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.
J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine, qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.
A gauche, là-bas, Rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. Ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d’airain que la brise m’apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu’elle s’éveille ou s’assoupit.
Comme il faisait bon ce matin !
Vers onze heures, un long convoi de navires, traînés par un remorqueur, gros comme une mouche, et qui râlait de peine en vomissant une fumée épaisse, défila devant ma grille.
Après deux goëlettes anglaises, dont le pavillon rouge ondoyait sur le ciel, venait un superbe trois-mats brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant. Je le saluai, je ne sais pourquoi, tant ce navire me fit plaisir à voir.
L’animation image par image est une technique permettant de créer un mouvement à partir d’objets immobiles. ♫ blip.fm/~aqhvg
Manger des abats en temps de paix. #ns
Igor constatait que, au bord de la piscine, les jeunes filles de province, donc qui se nourrissent, ont un petit ventre, sain et joli.
La compote fut inventée en 1756 par le Chef Français et restaurateur particulier du Duc de Tourgueniev. Réduire un adversaire en Compote ?
Pluie de cendres. Bunker palace hôtel. Igor, souterrain, imagine le pire. Dimanche de fête sous la couette.
Moderar comentarios : pastillas…
lundi, bcn, jour 5, le baron et moi sommes un peu fatigues, mais nous gardons confiance l’un dans l’autre. nous progressons vers le nord, bon rythme. les epreuves sont de plus en plus erudites. mes pieds ne sont que plaies purulentes, on a trouve de la betadine. ole !
Et… Vive le feu.
Dans le lointain, les villas en flamme. Sur la terrasse de l’hôtel, Mina, Igor, se resservent en pastis et allument la piscine de pétrole.
Mina, pratiquement lucide, répète les derniers mouvements de sa passe contre le conglomérat lituanien. Carver repasse sa plus jolie robe.
{ post conceptuel à retrouver ici – sorry faisait planter Blogger – shit}
Avant l’aube, le chat est capturé. Retour à toi.
<spoiler mode on> alors elle me dit. j’ai été vraiment très vilaine, je mérite une bonne correction. <spoiler mode off>
ma vie en vrai sur un blog – mercredi
ce matin, reveil tardif, foncer sous la douche, le néon droit déconne, épilépsie programmée, ça clignote, agace le regard, file un mal de tête balladurien, ça clignote. l’eau mouille, le savon mousse, les femmes changent notre vie. dans le salon un plateau avec quelques cookies homemade (poudre + un oeuf + du beurre + cuisson) un poil trop sucrés, vérifier les enchères, s’habiller comme hier, uniforme, jean bleu, t-shirt noir, le reste noir aussi, texto pour le retard, vérifier encore les enchères, le forum, rien de neuf, glisser vers la sortie, ramasser un cookie au passage, je suis dehors, je mange mon cookie homemade, petit sourire en coin, l’alliance pèse lourd, ça réconforte, je sourit encore un peu plus, je dois passer pour un con, ou un fou ou les deux. les types « rdn en force » me font le petit signe secret qui lie nos deux guildes et m’accorde libre passage sur leur territoire. métro, direction beijin, direction angkor, un peu trop sucré ce cookie mais tellement homemade que j’en pleurerais, je rate ma station, toronto, stalingrad 1945, je suis sur le quai vide, juste moi et un vieil indien, on se sourit, je crois que je suis bien.
Hum.
Mina : « Je suis froide et j’ai honte, limite, et cassée sur le plancher, vous êtes peu un en retard, je suis déjà déchirée, déchirée. »
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Je…
Je m’appelle Igor Tourgueniev
Je n’étais pas à EOF hier soir
Je dormais avec mon chat
Igor Tourgueniev n’existe pas
Je suis en train de nier
Igor Tourgueniev porte un éclair
Je ne suis pas Igor Tourgueniev
Je suis un personnage de fiction
Je suis…
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Ils font plus de cercueils, IKEA ?
récit de quelques heures difficiles :
de nombreuses créatures étranges
de petits espoirs ballottés par le vent
ma main toute contre ta cuisse
mes yeux sur tes lèvres
une situation à précipices
et des précipitations
en fin de journée.
Où Igor, après diverses zones de guerre, tente de survivre à un mauvais Ceylan (ex Sri Lanka), et du Rn’B médiocre, en attendant yoga.
Et, là, malgré les explosions, les fumées et la poussière, tu arrives.
Il y a des tâches de sang partout dans la cuisine. Surtout sur les casseroles et les couteaux. Porter le deuil de ce lundi matin illustré.
Les hommes crabes dans leurs citernes rouillées ne dorment jamais, complotent contre les hommes homards, les dames crevettes, rigolent bien.
Don’t tweet !
Faire fonctionner les usines à fond pour produire de jolis t-shirts blancs par millions, en munir la population civile, sortir à découvert.
Nicolaï pose la #vérité sur la table. Igor éteint la lumière, sourit au canapé lit, inerte et allume la mèche. « Décanillons, bro’, ça va… »
Enlève la Pau des saucisses !
Pas d’os pour Igor, les voyages forment le capitaine, as-tu rêvé, Carver ?, Carver et les Titans, Carver et les gens d’ailleurs. #✈✈✈ #vol
Montpalach – Note 5
Orages…
Mina panse Yves limite ?
Je suis à 38 années Google de la plénitude. De la terre. De la mort. De toi. De tes yeux. Du spin de cette carte à jouer. De la fin et nu.
je peux enlever
tes vètements
…
je peux me retenir de pleurer
je peux me retenir de crier
je peux me retenir de te tuer
je peux.
…
mais jouir
je ne peux.
|
burn down the disco
hang the blessed DJ IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE hang the blessed DJ IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE |
Le machin le plus « fin du monde ». #ipad
Mina ne supportait pas de perdre un duel d’haïku. Heureusement, ça n’arrivait jamais. Avec Igor, aucun risque. t.co/Hg1OkrOL
Où est ma fourche numéro deux ?
Totem. t.co/ES4QbbqK
C’est de la pure propagande. Rien n’est moins sectaire : nous vivons la bénédiction librement offerte de Tourgueniev en toute liberté. #fuck
Mina, Carver et l’empowerment. Limite ça coûte rien d’essayer. Alors allons-y.
Et nos voix, lointaines, de se mêler, enfin, malgré le vent, glacé. Et une mélodie, optimiste, de retentir dans les couloirs du bunker deux.
Le bruxisme, discipline olympique, à défaut de tigres mange barbe.
Dans la cave, ombragée, de l’appartement 42 on écoute Pop Satori religieusement. Dernières minutes avant la fin de tous les chants. Éclairs.
Oh, Well, you knew from your first flirt, that love was here to hurt. True love is not nice, no, no. bit.ly/bSD0z8
Égarement. t.co/LqeYd2r9
Je ne peux pas ouvrir ce passage sans l’autorisation des autorités. Ma clef ne fonctionne simplement pas. Oubliez cette idée. Rien à faire.
Journée de la jupe et épisode de Glee spécial mariage. Igor envisageait une punition à base de curry wurst et de vodka noire sans glutène.
A la place de « bon signe » ou « mauvais signe » on pourrait dire « white swan » ou « black swan ». Non ?
Igor sentait son cœur à nouveau prêt à être volé, brisé et piétiné. A vos marques mesdames (et autres) ! t.co/bsTS4m06
Je peux sentir la morsure. Nous aimons les oiseaux. t.co/TUs1CMH
Je pousse un hurlement sous la pluie pour Hmijoc Eatene. bit.ly/9UaurT
la vérité sans majuscules
je dois tout raconter ici
comment les survivants de notre avion
si beau ont tout bouffé les morts de
quand l’avion il est tombé du ciel dans la
neige blanche, si blanche à en mourir.
moi j’étais pas là mais j’ai vu le film de la vidéo
de quand ils me bouffent les tripouilles que même
j’ai été triste rapport à ce que j’avais mangé
la veille de l’accident. le titanic à coté, c’était pas
la mer à boire. je suis pas vraiment mort, si vous
voulez tout savoir, mais quand je bossais
à la Sveridges Radio Service on ne me faisait
faire que des photocopies de mes fesses
et de mes dessous de bras. oh ! j’ai mis des majuscules
dans la phrase d’avant et ça c’est pas cohérent, rapport
au titre de l’article. je m’excuse. sorry. sorry.
Alors sortir dans la neige, pieds nus, danser le tango de l’entropie, yeux dans les yeux, sourires en coin, libres, beaux, roupés à mort.
Carver et Mina venaient de retrouver un artefact d’avant l’Irréparable Incident. Recueillement. t.co/Qo5oo1a
*tousse*
Te regarder me sourire, je peux mourir.
Mina sursaute. Igor végète. Tout est bien. Les tambours.
Igor rencontre jbon une nouvelle fois. Deux ans ont passés, le cinéaste aventurier semble en forme, intrépide.
#hop
Igor est en retard. L’agent est une femme. Il lui donnera sans doute la bande vidéo. Ou pas. La #vérité est possible ici.
…
jeudi soir pas mercredi
ça va bien ce soir
je suis chez ELLE
vraiment bien
on va manger des pates
rien de plus banal
mais là, pile-poil
et in arcadia ego sum
…
Enfin je dis ça je dis rien. Mais Je Vous Aime.
Enfin tu vois quoi.
Tachycardie dans la maison des secrets.

Mon ami Henry Lee Lucas me spamme :
Je me suis servi d’armes à feu, j’ai étranglé, j’en ai écrasé avec une voiture. Et puis, avec Ottis Toole, on en a pendu deux ou trois. D’autres fois, mais c’était plus rare, je me suis servi d’une grosse pierre et on en a crucifié quelques-unes. Les victimes étaient choisies au hasard. Une opportunité et « hop ! », c’en était fini. Juste comme ça (il claque des doigts). Mais il n’y avait pas de choix délibéré, pas de raison spécifique, ni de question de race. Non, rien de tout ça. Vous savez, pour moi, une victime chassait l’autre. Elles étaient anonymes, comme si elles n’existaient pas. Des ombres, des fantômes en quelque sorte. Mais pas des fantômes qui revenaient pour me hanter, comme on lit dans les romans. Dès que je laissais le corps d’une de mes victimes, je l’avais déjà oubliée.
ce matin :
se lever de bonne heure
se lever sans effort
une bonne nuit de sommeil
un jour parfait
boire une petite sangria
dans le parc
puis le métro sans soucis
arriver au boulot
calmer les doutes des uns
et des autres
t’imaginer près de moi
soulignant tes yeux
d’un trait de crayon
noir
Un conseil : ne vous faites pas enlever le week-end.
Et, pour un rien, les larmes aux yeux, souriant, pourtant.
Bandar Seri Begawan Hyatt aimait les hommes riches, les vélomoteurs et les affaires sexuelles musclées et consenties. Un nom peu courant.
Intertextualité quand tu nous tiens. Hein quoi qu’est ce !?
En plein cœur de l’ivresse, au milieu du chaos.
Hello my good friend,
I am the swami Raoul and I own the secret truth of happiness in my enlarged consciousness.
If you want me to share it with you, come to me and the Cayman Islands and give me your credit card number.
Everyday I will share meaningful insights about life and the truth of it if you are noble enough to share it.
and don’t forget my good friend, the swami rulez !
oui-oui et le beau fusil
j’ai une nouveau fusil, il est gris métal, vu qu’il est en métal, dedans je met des balles et je tire sur les lapins mais là comme j’ai pas de copains je me suis mis à tirer sur les gamins, comme j’ai une lunette je le fais de loin et la police elle me voit pas quand la tète des gamins elle gicle sur le bitume. Pas bète, non ?
Je regarde la lune avec admiration. Mes mains forment de petits losanges asexués. Sur la table on peut compter onze doigts, deux rhums, toi.
Faim, qui avale du vent après l’avoir soigneusement mâché
La Mort lente qui ronge
La lecture de mauvais genres
Posée sur la table en fer
Toujours insatisfaite, rongée par
Tout ce qui s’élève au soleil
Où mènes-tu, petit sentier ?
Well it’s been a long time, long time now
since I’ve seen you smile
and I’ll gamble away my fright
and I’ll gamble away my time…
Deux ans de tourguenisme…
c’est à nouveau
l’anniversaire
de
Tourgueniev ce héros
et
comme l’année passée
on va jouir
de
nombreuses orgies/bamboches
schizoïdes sans oublier de se frotter
les cuisses avec de petits boudins blancs.
be prepared !
… du 3 au 5 mars 2004
Carver collectionne les éclats d’obus de marque chinoise. Un dans la jambe, un dans le dos. Et aime aussi le smurf, lancer des objets ronds.





