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JE ME SOUVIENS JE ME RAPPELLE « DISSIMULE DANS LE SILENCE je me souviens…je me rappelle je me souviens…je me rappelle |
Joie douce et calme. Physionomie pleine d’hilarité. Gaieté subite. Mouvement d’hilarité. Ces paroles excitèrent l’hilarité de l’assemblée.
Et regarder le palais bruler en relançant de 2000 à la river. Mina ne croit pas à mon bluff. Carver se couche. Je perds tout. Le feu encore.
L’homme à la tête de chat dirigeait la plus grande entreprise de croquettes du pays. Son pouvoir était immense. Les filles l’adoraient. Si.
Surprise et survie. La soirée le matin continuité amicale, la nuit n’annule pas les plaisirs. Alors je caresse la peau de ton visage, j’évite les lèvres parce que c’est ce que je prefère. Mes mains ont oublié la géographie de ton corps, elles ont oublié ce qu’il y a après ton visage, elles s’interrogent sur ce qu’il y avait avant. Elles cherchent sans le demander à tes joues; elles ignorent tes yeux et n’écoutent pas tes lobes. Elles caressent, virevoltent sur ta peau, sans rien trouver, elles sont tendresse gratuite. Elles s’épuisent. Je t’aime plus que mes mains, et mes yeux te le diront en s’enfonçant dans ton corps.
Dans le terrain vague à l’arrière de la maison en ruine, Igor trouve un vieux goban miteux, ramasse des cailloux noirs, des blancs, se perd.
Igor, lucide, à Mina, morte, mais souriante : « je pense que les choses ne peuvent que s’arranger ». t.co/ldTMCUlw
Dans les hauts-parleurs, le vol de nuit est annoncé.
Un ami m’a dit : Je souffre de ne pas connaitre la finitude des choses
Alors je lui ai envoyé de l’amour
Je peux, sans rien sacrifier de ma vie ni de ma lucidité, décider de ne pas voir le réel
[dont je reconnais par ailleurs l’existence].
Aveuglement volontaire
[comme Oedipe je me crève les yeux]
qui trouve des applications plus ordinaires dans l’usage immodéré de l’alcool et de la drogue.
Les célibataires qui habitent mon immeuble s’unissent physiquement avec d’anciennes créatures aquatiques venues de la mer à la nuit tombée.
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / sixième livraison
oui moi je me vois bien
vieux avec elle
valentin grandi et parti
et nous deux sans plus grand-chose à se dire
déjà tout dit
et sachant que c’est pas les mots qui comptent de toute façon
regarder des conneries à la télé
comme maintenant
ses jambes un peu plus sèches sur mon ventre un peu plus rebondi
peut-être
un peu plus de pognon
peut-être
s’enthousiasmer encore s’engueuler encore
pour un livre ou un film et être content de se rendre compte
qu’il reste encore des trucs à faire découvrir à l’autre
qu’il reste des moyens
de se décevoir et de s’émerveiller
l’autre matin j’ai été très heureux
de choisir avec elle
les cadeaux pour l’anniversaire de valentin
***
dans le bain avec vanessa
elle me parle de sa journée
de boulot
mais je n’écoute pas trop
ses deux seins sont des yeux
le pli de son ventre est une bouche
et sa chatte une barbichette
et je m’éclate à regarder ça
avec le son de sa voix
***
ce matin j’ai mis un string
pour faire marrer vanessa
et elle s’est pas marrée
tant que ça
et je me suis rendu compte
qu’aucune fille qui m’a vu en string
ne s’est marrée
les filles aiment bien les string
vanessa a trouvé belles
mes fesses séparées par la ficelle blanche
c’est étrange
Né en 1818, Tourgueniev est élevé au domaine maternel de Spasskoje. Il y connaît une éducation stricte et les rigueurs et monstruosités auxquelles donnait lieu l’institution du servage, mais garde un bon souvenir de la vie en contact avec la nature et proche du peuple. À quinze ans, il entre en pension à Moscou et continue ses études à Saint-Pétersbourg. Il rencontre Pouchkline et commence à écrire de la poésie. Un long séjour à Berlin lui donne accès à la culture occidentale. De retour en Russie, il rencontre Pauline Viardot, la célèbre cantatrice sœur de la Malibran, et son mari ; il tombe éperdument amoureux de la jeune femme. Cet amour sera toléré par les jeunes époux et Tourgueniev admis dans le cercle familial. En 1847, Tourgueniev décide de quitter la Russie pour vivre auprès de Pauline Viardot. La publication des Récits d’un chasseur , réquisitoire implacable contre le servage, lui assure une toute première place parmi les écrivains russes. À la mort de sa mère en 1850, il devient propriétaire d’une grande fortune, mais il est retenu en exil sur son domaine. En 1856 seulement, il peut repartir en France, mais Pauline Viardot ne lui est plus favorable. Il devient mélancolique, voyage, rentre en Russie, continue à écrire récits et romans sur la vie russe. Il se brouille avec les critiques de son pays et décide de s’installer définitivement à l’étranger en 1864, à Baden en Allemagne, près du domicile des Viardot. Il y fréquente une société brillante d’artistes et renoue avec Pauline Viardot. La guerre de 1870 vient briser cet idylle, et l’écrivain reprend ses voyages avant de s’installer à Bougival, près de Paris, près du domaine des Viardot. Il se lie d’amitié avec Flaubert, Zola, les Goncourt. Sa gloire est désormais établie, il est élu vice-président au Congrès international de littérature en 1875, aux côtés de Victor Hugo, et reçu triomphalement lors d’un séjour en Russie. La création en 1879 d’Un mois à la campagne, écrite en 1850, est un énorme succès. Vieilli et malade, Tourgueniev meurt en 1883 à Bougival.
Une mort bien triste pour un héros… 1883… il y avait bien une guerre civile quelque part.. je propose donc de le faire mourir sur une barricade, cela le rendrait un peu plus flamboyant ce pauvre homme.
tétard
tOnight
dracula 73
rires
fOOt (? ; ?)
1664
j’embrasse pas
bavarOis
pansements
pastèque
pOlux
cÔne
pluie
papOtte
(…)
Il pose le front sur le comptoir en soupirant. Les filles déchirent le bilan comptable. Ses jeunes années lui reviennent subitement. Karaté.
Juste avant l’aube, les sirènes. On commençait à s’y habituer. La bonne heure pour nourrir les félins, aveugles. Puis, un thé, vert et fumé.
« Ca y est, Harisson «au revoir» Ford à enfin largué ce petit cul serré de Calista «Hard Core» Flockhart. » dit le Sage.
Antivresse
4h30 dans paris la nuit.
Un phare m’éblouit.
Une rue en sens unique.
Mes sens sont électriques.
J’hésite…
Elle me fait face.
Et moi je m’efface.
J’y vois dans ce sémaphore,
Une métaphore de l’amour et de la mort.
Étranges pérégrinations humides.
révélation
je ne suis pas un super-héros
faut pas croire ce que disent les super-journaux
En venant
Vous pensez encore aux choses comme
l’élégance, le secret, le caché ?
Il me semble oui.
Pas peur du ridicule ?
Je pense mon cher que ces mots pour les
autres sont impossibles.
Pensez, pensez, pensez
Il y a plus grand monde nulle part
quand il s’agit d’y penser.
Optimiste ?
Sur l’avenir du machin ?
De l’écran ?
Des planqués ?
Disons que moi je suis caché et qu’ils
sont planqués.
Assez idiote pensée non ?
Pensez ce que vous voulez
Dans quel ordre ?
D’abord l’élégance : un concept qui n’a pas
bonne presse il semble.
Puis le secret, mot dans la bouche comme une fleur
Le sens vient après, quand ils sont fatigués.
Ils ?
Quelqu’un a dit justement que nommer, identifier, c’est presque tuer.
Je ne leur souhaite pas ca.
Ils ?
Les précédents.
Ils ?
Ceux qui vont venir.
Avec une force de proposition ?
Des paroles lourdes je crois.
La tienne est assez brutale il me semble
Je me bats pour ne rien comuniquer, me signaler c’est tout.
Un projet sans programme je me tue a le dire.
J’oubliais aussi qu’avec l’élégance, il y a un
autre concept bien francais.
Dis moi lequel ?
Le sérieux.
Parlerons nous encore ?
Si vous venez a moi.
Quand vos notions prendront-t-elles effet ?
Quand ils dormiront.
Surprenant d’être sur un pont au-dessus de l’eau. Le courant est si fort qu’on se croirait emporté; vers le trou (la gorge du diable)/. En rentrant à l’hôtel on s’aperçoit que plein de petits bouts de plantes se sont collés à nos chaussures. On pleure; d’émotion. Regarde-moi dans les yeux, c’est la dernière fois que je te vois.
Demain on recommencera la litanie; tu te souviens? On est sur le pont au-dessus de l’eau, c’est aussi nul que de regarder les étoiles allongés dans l’herbe. J’ai envie, de me tourner sur le côté pour t’enlacer. Mais c’est plus difficile qu’en images (toi, à enlacer, comment faire, comment passer mon bras sous ton dos, entre l’herbe et toi). Sur le côté, l’air se remplit de vibrations violentes, que je ne sens même plus. Je ne peux pas me touner.
regarde moi bien —je suis new yorkaise /// tes yeux océans /// mes ongles d’or
LeS rATs et Les pIGEonS La mEMe niCHe ecHO_loGE_hiCCCK ???
PuTAin, j’AvAis meME paS reMARqUE que Le me_trOP etaIT bliNDE dE pigeoNS a pLUme .
Etc.
Les voyages c’est son dada.
Il te raconte l’époque où il est parti
au Maroc dans une vieille Fiat 500 avec ses potes. Il a particulièrement aimé au Brésil l’Amazonie, en Argentine la Patagonie, Cuba avant l’arrivée du dollar. Il adore faire son shopping dans les aéroports du Quatar. Mais quand même, il n’oubliera jamais l’Inde ( il y est allé cinq fois) la Thaïlande aussi. Aujourd’hui fan de Sanskrit et du mythe de Guilgamesch, il apprend le japonais par la méthode ASSIMIL ( trente leçons pour ne pas être trop largué).
Il est résolument cosmopolite, citoyen du monde. Il fait la grève de la faim avec les sans-papiers quand il ne bosse pas le lendemain. Fait le squat des églises et gymnases mais se barre avant l’arrivée des flics.
Ah oui j’oubliais! Zen c’est pas un révolutionnaire. Il a bien fait 68, balancé son pavé, malheureusement il n’y a plus de témoins. Aujourd’hui il croit à la politique du citoyen à la consultation, au milieu associatif. Lecteur assidu du Monde Diplomatique, il est sûr que l’Afrique s’en sortira sans la corruption et que la démocratie triomphera.
Même si pour le fun, il va faire le nostalgique à la fête de L’Huma. C’est roots, c’est convivial, c’est la Courneuve quoi.
un peu pitché ?

son public l’attend fidèlement…

c’était très étrange
même dans le cadre expérimental du labo
Kiki continuait à s’exploser la tête spontanément
En vadrouille avec Bonnie. Au Charbon, sans Clyde ni barreaux.
Danger Diabolik In Roma.

« Splendeur de ma voix qui s’élève seule, seule,
dédaigneuse de toute oreille, faite pour aucune.
Je frémis au sommet du mot seul, sur une limite aussi pathétique
que le tournoiement du derviche hurleur,
ou du chancellement du boxeur avant qu’il s’écroule,
ou de l’avion qui pique en flammes. »
le récitant : mes parents étaient profs en russie mais mon russe est rouillé alors je ne m’en vante pas.
Poser des bombes.
Quelques photos et ça sera le temps du rasoir.

Et ainsi Danaé, la toute belle,
Passa de la lumière heureuse du jour à des murs d’airain,
Et dans cette chambre secrète et close comme une tombe,
Elle vécut en captive.
…
Putain ben voilà.
Et nous préparons la Samain par quelques danses et liqueurs favorables. Les yeux humides.
On se retrouvait dans le hall pour comparer nos expériences. Puis, après le tirage au sort, on remontait dans nos chambres. Changer de sexe.
Mary Amelia Ingalls est atteinte, à l’âge de quatorze ans, de la scarlatine. Elle devient alors aveugle.
oh boy
J’ai mis le dauphin
dans l’armoire
mais mets y aussi
tout ce dont
tu n’as plus envie:
ton dico décati…
tes petits draps brodés
ta mine de crayon maché
ta perruque dorée…
Et surtout, n’oublies pas de …
Moi je crois que je vous suis tous.
Encore de la vodka pour Igor, ses idées folles. Mais un mojito ne serait pas refusé. Même avec un jour de retard. Poser nu devant un fusil.
surfaces / nouvelles / 3ème livraison
je suis dans la file
devant moi il y a trois personnes
derrière moi une personne vient de s’aggréger à la queue
mon regard glisse des menus lumineux au dos de la personne devant moi
la personne qui était en train de commander est servie
elle prend son plateau et dégage la place
un pas
plus que deux personnes
le brouhaha m’empêche d’entendre ce que commande la personne dont c’est le tour
en même temps je m’en fous
je suis en train de réviser de répéter le menus que je veux
un menu chicken wings avec coca
il me demandera normal ou xl
je répondrai euh normal
euh comme si j’hésitai alors que je sais
pour me faire croire que cette conversation est de l’ordre de l’improvisation alors qu’elle n’est qu’une suite de stimulus et de réactions parfaitement codifiés
la personne qui commandait part avec son plateau
un pas
plus qu’une personne devant moi
maintenant je peux entendre la commande
même si je m’en fous ça marque mon oreille puis mon cerveau
un quick’n’toast et un sprite en xl
l’employé se retourne pour attraper un quick’n’ toast
il va chercher les frites
il dépose tout sur le plateau
vous payez par carte ou espèces
espèces
le type sort de son portefeuille un billet de dix euros
l’employé attrape le billet le range dans son tiroir caisse récupère de la monnaie fourre la monnaie dans la main du type en même temps que le ticket de caisse
bon appêtit bonjour monsieur
il dit ça dans la même phrase sans laisser le temps au type de dégager
je réponds bonjour je marque une courte pause pour laisser le temps à l’autre l’employé attend sans rien manifester
bonjour je répète
je voudrai un menu chicken wings en normal avec coca s’il vous plaît
il me regarde il tapote sur son clavier il me demande
menu vous m’avez dit
oui
normal avec coca c’est ça
oui oui
sur place ou à emporter monsieur
euh sur place
sur place très bien
il me tourne le dos pour aller mettre en route les ailes de poulets il les sort d’un sac congelé et les verse dans de la friture au passage il installe un verre à coca sous le bec de la machine il repasse devant moi pour aller ramasser les frites dans un petit sac en papier quand il les pose sur mon plateau le coca est rempli il le couvre et le pose aussi
on vous apportera le reste à table si vous le voulez bien
d’accord je dis mais c’était pas une question
vous réglez par carte ou espèces
euh par carte
par carte ok
il prend ma carte tape un truc sur l’appareil enfile la carte me tend l’appareil
vous pouvez saisir votre code monsieur
taptaptaptaptap
code bon
paiement accepté
l’employé me reprend l’appareil
il crache deux tickets l’employé m’en tend un avec la carte
il me donne aussi le ticket de caisse
voilà allez vous installer monsieur on vous apporte le reste à table bon appêtit
merci au revoir
bonjour
ce n’est pas à moi qu’il parle
je pars avec mon plateau et constate qu’il a oublié de me demander quelle sauce je voulais avec mes ailes de poulet
j’ai la flemme de retourner me plaindre
je cherche une table vide c’est pas ça qui manque à cette heure ci
je m’assieds à une table pour deux personnes
je me relève pour aller chercher des serviettes
j’attends un peu en bouffant quelques frites et en aspirant à la paille une gorgée de coca pas assez pétillant
je regarde autour de moi
rien de spécial à observer je me fais un peu chier je n’ai pas vraiment faim la prochaine fois j’achèterai un magazine j’aurai peut-être l’air moins con
il n’y a pas grand monde et en fait les gens m’intéressent pas trop
je me dis encore une fois que la prochaine fois j’achèterai un magazine
je reporte mon attention à mes frites
j’en mange une
le vendeur s’approche avec le plateau
il dit les wings c’est pour vous je réponds oui
il pose le truc sur la table me dit bon appêtit puis s’éloigne
je déballe les wings
je me rends compte que j’ai oublié les serviettes
je me lève je vais en choper deux je reviens je m’assieds
j’attrape une aile de poulet
je souffle dessus pour la faire refroidir
je mors dedans c’est bon même sans sauce
j’aspire une gorgée de coca ça laisse des traces grasses sur le bord du gobelet
là je me dis merde mais je voulais un sprite
alors je fouille ma mémoire pour savoir si c’est moi qui ai commandé un coca ou si c’est le serveur qui s’est planté
j’en conclus que c’est moi
j’aime pas la trace grasse que laissent mes lèvres sur le coca
je m’essuie les mains avant de bouffer une frite je me dis aussitôt que c’est con de s’essuyer avant de bouffer un truc sale
je relève la tête
j’aperçois un type entrer et marcher comme un caïd avec deux de ses potes vers le comptoir
il a un truc à la main
c’est une arme
merde il a une arme
il la range dans son jogging
je sens mon estomac se nouer mon coeur accélérer d’un coup j’ai plus faim j’ai juste envie qu’il ne me voit pas
je regarde sans avoir l’air de regarder
j’ai l’air d’un con d’un con et d’un trouillard je le sais ça me rend encore plus trouillard encore plus con
on dirait que les trois essaient d’embrouiller la serveuse
les deux petits cons lui parlent tous les deux en même temps elle elle a l’air d’avoir la trouille
l’autre est un peu en retrait il profite du spectacle on dirait
il met la main à la poche putain pourvu qu’il braque pas la caisse je veux pas être témoin de ça je veux rien avoir à foutre avec lui
je retourne à ma bouffe je me force à pas regarder
je bois une gorgée de mon coca j’ai les yeux baissés
je bouffe une poignée de frites elle ont un peu refroidi
je bouffe une aile de poulet elle est juste chaude comme il faut
je m’essuie les doigts sur la servitte je reprends une gorgée de coca
j’entends un raclement de chaise tout prêt de moi
je n’ose pas relever la tête de peur que ce soir le connard de la caisse
j’ai la trouille mais je préfère quand même relever la tête
c’est lui de dos assis sur une chaise en train de mater la salle il me tourne le dos il regarde ses copains qui sont toujours en train d’embrouiller la serveuse sans client derrière eux putain je me demande ce qui se passe je me demande vraiment
là le connard sort son flingue
merde il sort son flingue il le regarde je regarde autour de moi personne ne le voit à part moi putain qu’est-ce qui se passe bordel un peur horrible m’envahit m’envahit d’un coup
il le tripote comme un porte clé moi je me dis putain personne le remarque comment ça se fait comment ça se fait j’ai envie de me tirer de me tirer de me tirer putain si je me lève je vais en prendre une je suis déjà en train de flipper comme un gros con j’ai peur de mourir juste ça comme un gros con peur de mourir c’est tout c’est tout c’est tout mon coeur bat trop fort j’arrive à peine à respirer j’ai trop peur il reste de la place pour rien d’autre je sais pas quoi faire nom de dieu de merde je sais pas quoi faire je veux juste pas mourir je me dis si ça se trouve le pétard c’est un faux mais si ça se trouve c’est un vrai comment savoir je veux pas savoir je m’en fous je veux juste me tirer me tirer putain mais comment ça se fait que personne le voie son flingue ils sont con ou quoi les gens merde
il se lève rejoint ses potes au comptoir il range le flingue
je me lève aussi je laisse mon plateau à moitié bouffé je me tire lentement
je quitte le quick
je me mêle à la foule du centre commercial
j’aperçois un vigile
j’hésite à aller lui parler
finalement je vais regarder les dvd à la fnac
au bout d’un moment je suis plus calme
le lendemain je feuillette le journal
il n’y a aucune allusion à ce que j’ai vécu hier
je marche dans la rue
je remarque une copine qu’est-ce qu’elle fait là je me demande
elle a l’air de discuter avec un type elle regarde un peu partout comme si elle s’emmerdait quand son regard me croise elle sourit surprise
je les rejoins
c’est ton copain le type lui demande en parlant de moi
c’est la première chose que j’entends le type me regarde ça a pas l’air de lui plaire que je sois son copain
non je répond je suis pas son copain juste un ami
elle est belle hein
oui je réponds gêné je suis gêné parce que je le pense elle sait que je le pense mais là elle n’est pas gênée je sais même pas si elle a entendu
t’as pas envie de te marier avec elle
euh non
on est tous les deux gênés il la regarde de haut en bas les gens passent j’ai envie de l’envoyer chier mais j’ai peur c’est comme ça c’est con j’ai peur
putain t’es belle t’as un mec
oui elle répond
il a de la chance
il ajoute tu veux venir chez moi
non elle répond j’ai pas le temps là
moi je souris bêtement
t’as même pas dix minutes bon c’est pas grave donne-moi ton portable
j’en ai pas
allez te fous pas de moi
putain qu’il est lourd je pense
bon faut que j’y aille elle dit
tu pars comme ça tu me fais même pas la bise
elle avance la tête en soupirant moi je regarde ailleurs je souris comme un con je fais comme si la situation était amusante et distanciée alors que j’ai peur juste peur
le type lui attrape le visage et lui roule une pelle
hé ho elle crie
elle se dégage elle lui fout une gifle
tu me frappes pas pétasse il lui retourne une claque qui l’envoie valser par terre
des gens s’arrêtent un instant et repartent
je m’avance
t’en veux une toi il dit
je réponds pas je baisse les yeux j’aide mon amie se relever j’ai peur j’ai honte
le type crache à mes pieds
toi salope tu perds rien pour attendre
il s’éloigne
espèce de pute il dit encore
elle est un peu sonnée
j’ai un mollard sur la chaussure ça m’écoeure
j’ai le coeur qui bat très fort le ventre noué
tu rentrais chez toi elle demande
ouais
tu veux venir boire un thé ou un truc
ouais je veux bien
elle est pale elle a besoin de soutien j’ose pas la toucher
on s’éloigne de la place
je suis chez moi
on a parlé de ce type pendant qu’on buvait le thé
les phrases ont gommé son importance
on a réussi à se convaincre que ma non réaction était normale n’était pas honteuse qu’il n’y avait rien à faire que je n’allais pas lui casser la gueule que de toute manière ça se produit toutes les heures ce genre de merde
alors voilà
le thé s’est terminé elle est partie elle m’a manqué
j’ai honte
***
Après la première, et brêve, réunion, la cellule s’est accordé sur un point, le drapeau : il sera noir. Noir ça va avec tout. Mina se marre.
Pour mon Grishka – Haine / Amour
merci
et malgré
ta sale gueule
et les chiens qui
t’ont bouffé le bras
et une oreille au moment
où tu sais je te souhaite à
toi aussi un bon samedi 14
si tu pouvais juste te jeter sous
un train ça serait super sympa pour
tout le monde et moi aussi je t’aime bro’.
—————————————————–
merci
et malgré
ta sale gueule
et les chiens qui
t’ont bouffé le bras
et une oreille au moment
où tu sais je te souhaite à
toi aussi un bon samedi 14
si tu pouvais juste te jeter sous
un train ça serait super sympa pour
tout le monde et moi aussi je t’aime bro’.
—————————————————–
Goth refoulé

Jeudi avec Louis et Jean on renonce devant la queue du Pulp
Mais on veut boire quand même et il est tard alors on va
Au O’Sullivan juste pas loin là ils trouvent des anglaises
Et moi je trouve les toilettes et une pinte, là :
Le mec en rouge : Ca fait plaisir de croiser un goth.
Nager seapunks avec les dos fins.
on a comptabilisé les produits qui viennent des états unis
avec mon chat,
il s’est évanoui alors qu’on attaquait la 3e page de produits
quel chat étrange !
communiqué de charleston parva:
une personne mal intentionné(e) utilise mon login pour poster des images de lapin sur des blogs
ce n’est pas moi
pour noel je veux une eolienne papa,
annule ta commande pour la bombe,
je veux sauver la terre finalement
Lorsque tu auras accepté de devenir mon dieu
de me permettre de t’adorer,
de vénérer ton corps,
et d’aimer ton ame pour l’éternité
Je deviendrai ta couleur, ta texture et ton gout
Je batirai un temple à ta gloire
à l’intérieur de mes chairs,
Je serai ton infini
et tu seras mon festin
Camille et mon propre désir
Bonjour,
Je vais vous décrire ce qu’il me faut :
Je souhaite une jeune femme, charmante (mignonne), intelligente ayant une sociabilité derrière la quelle je puisse m’abriter.
Je souhaite aussi qu’elle soit gentille et qu’elle ait connu quelques vicissitudes qui nous mettent sur un pied d’égalité dans notre relation amoureuse.
Il est indispensable qu’elle aime la musique.
Les cheveux courts et une forte inclinaison d’avoir des enfants seraient des avantages indéniables.
Passons Camille au crible de ces critères pointus :
Jeune femme : OK
Charmante, (mignonne) : OK
Intelligente : ?, le silence est-il une preuve d’intelligence ?
Sociable : OK (elle rencontre beaucoup de monde tous les jours)
Gentille : OK, avec moi elle me sourit toujours …
Vicissitudes : ?, je ne sais pas
Mélomane : ?, j’ai essayé de lui faire écouter de la musique, peu d’effet.
Cheveux courts : OK
Envie maternelle : très certainement.
Bon score, somme toute !
Il faut à tout prix que je récupère une affiche de Camille pour la présenter à mes parents (pour les rassurer, ils sont très inquiets pour moi en ce moment) puis l’emmener devant Monsieur le Maire.
Pour les enfants, une grande photocopieuse devrait faire l’affaire !
Celui qui cherche
PS : je crois qu’elle est partie.
Hey, if you see the most beautiful girl in the world…
les herbes sont hautes,
j’aime le soleil qui mousse
sur les graminées,
les lezards qui serpentent
entre ombre et soleil,
le bruit de la mer
qui caresse les rochers.
mon départ me chagrine,
j’espere que je pourrais revenir
sur ces terres qui m’ont vu naitre
et rever.
Ainsi épousait-elle des ombres avec philosophie.
Ça alors… même en mode extra-sensitif c’est un peu inattendu.
Certes, les indices convergeaient, mais (le reste de la phrase a disparu, NDLR).
Note : garder un œil sur cette affaire.
Et en parler à un precog plus expérimenté que moi.
Et Igor de bondir dans l’action. Et le train d’exploser. Et Mina de conclure la paix. Et Carver de soigner son alcoolisme mondain. Et…
Mère nature semble mécontente des suites de l’affaire #DSK.
ploum ploum tralala
– Fini les retraits à la banque Amor…
– T’es dans le rouge ?
– Non. Me suis fait bouffer ma carte par un automate …
Dosto : Essayez de ne pas penser à un ours polaire, et vous verrez que cette maudite bête vous reviendra à l’esprit chaque minute…
les écorcheurs de lady O. sont sur les pas du Hollandais,
j’espère pouvoir le découvrir avant eux pour pouvoir lui infliger une juste punition.
Le marabout avait certifié le retour de l’être aimé dans les dix ans sinon, remboursement. Avec l’inflation et les guerres, Igor en doutait.
Beauté
Je voudrais dire deux ou trois choses sur la beauté.
Premier essai : la beauté comme énigme.
La beauté n’exige rien, et m’offre des pistes
que je dois traduire — pour être avec elle.
Si j’essaye de la posséder, elle se rétracte,
puis disparaît. Ma position de spectateur est la seule attitude
possible : prudemment distancié.
En elle, s’irise une image. Ne rentre pas dans la beauté, ne
te contemple pas en elle, sinon elle te crèvera les
yeux. La beauté est une chose du dehors. Est-ce l’émotion
qui la signale ? Oui, mais la beauté a quelque chose à voir
aussi avec la pensée mais je ne sais pas trop quoi. Quand Rimbaud
décide de lui tordre le coup, la beauté est devenue sa rivale.
Ne te bats pas contre elle, n’essaye pas de l’assagir, ou de la faire
mentir. Comme si la beauté était une création !
La beauté : dimension inconnue. En elle parle la raison
qui s’affolle, les larmes d’un enfant. Elle naît dans l’intervalle
mince, quand la vie matérielle se met à rêver.
Chacun a sa propre expérience de la beauté.
Quant à moi, je l’ai souvent trouvée au milieu des
grandes villes étrangères, sur un visage
mélancolique d’une femme qui allait nulle part.
Ce matin j’ai fait un 110 m haies
![]()
En une foulée !?!





















