Les araignées martiennes fouillent les meubles de la salle de bain des invités. Je propose à tout le monde vins fins, cornichons, et romans.
Dans une boîte de fer, sous le plancher, une multitude de fiches cartonnées, de courts messages. Sur la boîte : « Fragments d’apocalypses ».
< Le Mal d’Aurore >
Gorge gonflée, paupière molle
Camera oscura
J’avais kidnappé ton velo pendand que tu bronzais dans les Apalaches.
Je l’avais installé dans la chambre du fond, celle qui est fraiche en été,
un peu sombre parfois (elle est au rez de chaussée).
Mais il me rend dingue, je n’en peut plus. Je vais le renvoyer chez toi.
Il me raconte des histoires de foin et de carottes rapées dans le sens de la largeur.
Tout ça parce qu’il préfère la cuisine de ta mêre.
Alors, sans rancune…
mais la prochaine fois, s’il te plais,
mets le a l’abri avant de partir.
Le chat me parle en écrivant des phrases en anglais sur le mur, de grandes lettres de sang, de grandes lettres télépathiques sanglantes.
surfaces / nouvelles / 2ème livraison
dernière fois que je vois le dos d’irène que j’entends sa respiration que je touche son épaule nuque crâne
quelques heures plus tard dernière fois que je lui dit bonjour dernière fois que je lui dis à tout à l’heure
et je lui mens forcément
dernière fois que je la vois fermer la porte et que j’entends ses pas s’éloigner
dernière fois que je l’entends quitter l’immeuble
dernière fois que je suis dans cet appart
il est trop cher pour nous cet appart même s’il a la classe et que tous nos potes l’aiment bien
dernière fois que je fais la vaisselle et sans nostalgie ni pincement au coeur ni rien de romantique dans toutes ces dernières fois même si je les énumère au fur et à mesure juste parce que ça me rappelle d’autres dernières fois
je suis meilleur en dernières fois qu’en premières fois moi
j’imagine que je ferai un meilleur mort que vivant
supposition à la con
d’autres dernières fois
j’y pense en faisant la vaisselle
dernière fois que je vois ma mère
ça se passe un peu pareil
je me tire un jour en laissant une lettre d’insultes et en piquant tout le liquide
à peu près six cent balles
en chemin je balance les clefs de la maison à la flotte et je prends le train pour toulouse
pourquoi toulouse
parce que c’est la grande ville la plus proche où je ne connais absolument personne
je veux rester seul
à la gare dernière fois que je croise cécile je fais semblant de pas la voir et elle ne me voit pas
j’apprendrai plus tard qu’elle fait semblant elle aussi
salope
vaisselle terminée
la lettre
première fois que je ne termine pas une lettre à irène par un petit coeur première fois que je marque je t’embrasse au lieu de je t’aime
ça ça me rend triste
je suis triste de plus l’aimer et puis ça passe
je laisse la lettre les clefs
pas question de jeter les clefs
et un peu de fric pour les factures en cours
dernière fois que je claque la porte
légère hésitation
une fois la porte claquée impossible de revenir en arrière
elle s’ouvre pas sans la clef
merde pourvu qu’elle elle ait les siennes
dernière fois que je descends les escaliers que je franchis la cour que je sors de l’immeuble
porte de l’immeuble claque derrière moi
en une seconde j’imagine que je reste qu’elle revient que je lui dis une connerie j’ai oublié mes clefs ou j’en sais rien et une fois à l’intérieur je me débrouille pour faire disparaître la lettre avant qu’elle la remarque mais non je m’éloigne et dernière fois dans cette rue
dernière fois à cet arret du tram
dernière fois dans le tram
il est encore temps de revenir en arrière mais non
dernière fois dans la gare
j’achète le billet
encore temps mais non
j’achète un bouquin pour la route
de quoi bouffer boire
je monte sur le quai attendre mon train
irène rentrera à la maison à peu près au même moment où moi je rentrerai dans mon train
elle va probablement s’effondrer en morceaux
ça me concerne plus
le train arrive
train pour marseille
cette fois je choisis marseille parce que j’y ai plein d’amis qui peuvent m’héberger
j’ai pas envie d’être seul ni à la rue cette fois
je monte dans le train
je marche jusqu’à ma place
là peut-être irène sonne et je lui ouvre pas
il faut qu’elle farfouille dans son sac pour retrouver les clefs
le train démarre et c’est le bordel dans son sac
elle ouvre la porte et y’a personne elle comprends pas
c’est la dernière fois que je vois paris elle remarque les clefs boule au ventre le ventre comprend mais le cerveau refuse encore et la lettre
terminé paris campagne et irène s’effondre en pleurs
ses larmes vont tacher la lettre qu’elle va lire cinquante fois d’affilée
le bruit du train et j’ai faim
je déballe un sandwich et j’ouvre un magazine et elle ouvre la porte et elle lit la lettre et elle pleure
je lis le magazine mais c’est difficile de se concentrer alors je regarde le décor et je pense à irène qui pleure et je me demande si je regrette et je ne regrette pas
j’écris un poème et un an plus tard j’écris encore un poème et derrière moi il y a françoise avec qui je viens de faire l’amour et qui n’est pas irène
je ne connais pas bien cette maison
la première année avec irène je n’ai pas pu écrire
la première année j’étais assis dans un coin de la chambre à la regarder et à faire semblant d’écrire
la dernière année je n’écrivais plus non plus
j’étais assis à l’ordinateur et je faisais semblant d’écrire mais je regardais à la place de regarder irène des filles à poils sur des sites de cul
la dernière nuit je n’ai pas dormi
la nuit dernière non plus
la dernière nuit passée avec l’estomac noué d’un côté irène qui dort de l’autre côté les cartons pas déballés pas la place pas l’envie pas que ça à foutre empilés et recouverts d’une tenture et au milieu entre irène et les cartons mon corps j’ai trop chaud mon sexe qui ne sert à rien et j’ai même pas envie de l’agiter et plus haut vers la tête des yeux et des larmes qui coulent pas
la nuit dernière j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir et ensuite j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir
c’était la première nuit que je passais dans cette maison et je m’attendais à n’en passer aucune
là c’est la première fois que j’écris dans cette maison et c’est la première fois que j’écris depuis un moment
il y a onze mois j’avais quitté irène depuis un mois
il y a onze mois j’ai quitté irène depuis un mois
j’ai quitté irène depuis un mois et je marche
je suis seul et je descend un escalier et ça va pas va pas du tout
je suis en train d’essayer de pas pleurer je me demande ce que je fais là
irène pleure au téléphone et moi je lutte pour ne pas
irène rie au téléphone et moi je rie avec elle
irène me parle de cul au téléphone et moi je bande
dans la pièce d’à-côté des amis
dans la pièce où je téléphone des cds
c’est la première fois que je parle à irène depuis un mois et je suis bouleversé et je regarde les titres sur les tranches des cd et je prends note mentalement de ceux qu’il faudra que j’emprunte ou que je copie quand je quitterai marseille pour retourner à paris
faut être un peu con
irène raccroche et je me sens bien et mal et bien et mal
je vais aux toilettes pour pleurer un bon coup et ça va mieux
nous sommes de nouveau ensemble et tout prend des allures de première fois
première fois que je retourne vers irène
le train
marseille paris c’est long presque quatre heures
pas d’argent ce coup-ci pas de magazine pas d’idée pour écrire rien
juste le paysage qui défile dans l’autre sens mais comme la dernière fois il avait pas marqué ma mémoire ça ne veut rien dire
j’écris ça liquéfié de chaleur dans un cybercafé il n’y a ni irène mais j’ai rendez-vous avec elle ni françoise mais elle veut mourir et j’essaie de l’en empêcher mais c’est une autre une toute autre histoire
françoise veut mourir et je ne veux pas qu’elle meure et à force de parler sur msn elle va juste mourir ce soir en se picolant la gueule jusqu’à l’inconscience et c’est mieux comme ça
j’ai trop chaud quand j’écris ça j’écoute nine inch nails en boucle depuis une demi douzaine d’heures et chaque centimètre carré de ma peau colle et je dois régulièrement m’essuyer le front avec la paume de la main ou avec le tee-shirt
comme je fais à l’instant
ce qui est dégoûtant mais très utile
je suis dans un cybercafé et au lieu d’écrire ce texte je drague par msn trois meufs une très jolie et une autre très jolie et je me dis dieu que j’ai envie de me les faire et dieu que j’ai encore envie de me faire françoise mais françoise veut mourir et là elle a coupé internet j’espère qu’elle mourra pas et les autres meufs sont retourné à leur vie et moi à mon texte
quatre heures de train c’est long
je somnole et je somnole plus et je somnole encore et il n’y a rien pour tuer le temps et je suis dans un cybercafé et je ne me souviens pas du tout de ce trajet pas du tout du tout du tout
peut-être que j’ai dormi en fait
je me souviens juste que le train était assez peu rempli
et le controleur a controlé peu après la sortie de marseille
juste une image
une demi heure avant d’arriver
je commençais à trouver le temps long
à compter les minutes
la voie fait un large virage
assez large pour voir l’avant du train
quatre heures de train
je sors du train
irène est là
elle a grossi
on se prend dans les bras
elle s’est fait belle
on pleure pas
on attend de rentrer
chez les amis chez qui elle squatte
pour pleurer
On peut courir longtemps. On peut se nourrir de petites choses molles. On peut aussi aimer lire les mots des amis nocturnes. Aussi.
I lOve jimpUnk
Je suis Dany Dan.
Regarde-moi bien dans les yeux.
Je vais compter jusqu’à trois et tu vas t’endormir.
UN.
Tu respires profondément …

Nefertiti prend son panard. Petite pièce minimaliste en un acte à jouer aux toilettes (ou à l’Opéra Bastille, voire au Palais de Tokyo).
Igor et Mina se tenaient au bord du gouffre, un parachute pour deux, les hordes fanatiques en approche. Un regard, le grand plongeon, enfin.
souplesse

« En psychophysiologie, on observe des dynamiques tourguenistes dans les bulbes olfactifs (Katzenstein in « a spiral theory », 2006, p.16), qui indiquent que le tourguenisme constitue une caractéristique essentielle de l’activité neuronale collective dans tous les processus de perception. On comprend aussi de plus en plus le rôle du tourguenisme dans le fonctionnement du cœur par exemple (Sikorski, 2008, p. 74). Suite à ces découvertes, on a pu modifier par exemple les ondes d’impulsion dans les systèmes artificiels de stimulation cardiaque en introduisant du tourguenisme. Le tourguenisme fournirait ainsi plus de souplesse que l’ordre, selon ces auteurs. C’est ici l’image du pont trop adapté à l’environnement, qui peut s’écrouler avec l’addition de la rétroaction trop régulière d’une troupe de soldats à son passage. Le congrès offre des exposés dans ces secteurs de recherche aussi. »
Pr. Druunörst Gulkstra-Grüll, 8 mars 2009
Elle parle! Oh! parle encore, ange resplendissant! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs!
Le chat est vraiment étonné de l’apparition de son double maléfique. Je ne pige pas. t.co/GVJNXTH
Le HTML c’est punk : expliquez en 127 signes (+ ou – 10%) #html #punk
loop
I got bugs
I got bugs in my room
Bugs in my bed
Bugs in my ears
Their eggs in my head
Bugs in my pockets
Bugs in my shoes
Bugs on my window
Trying to get in
They don’t go nowhere
Waiting, waiting…

Mission accomplie.
Dossier supprimé suite à un choc sismique de forte amplitude, survenu 11 heures après la fausse fin du monde (cette subtile diversion…).
Demain, vidage de corbeille après une deuxième onde de choc (prévue dans le courant de la journée).
Ça fait un bien fou d’être enfin un salaud.
Je suis zen.
Qu’est-ce que j’suis zen !
Vision d’Eternité ?
It was the blackest night
There was no moon in sight
You know the stars ain’t shinin’
’cause the sky’s too tight
I heard the scarey wind
I seen some ugly trees
There was a werewolf honkin’
’long the side of me
I’m mean ’n I’m bad, y’know I ain’t no sissy
Got a big-titty girly by the name of chrissy
Talkin’ about her ’n my bike ’n me…
’n this ride up the mountain of mystery, mystery
I noticed even the crickets
Was actin’ weird up here
And so I figured I might
Just drink a little beer
I said, « gimme summa that what yer suckin’ on… »
But there was no reply
’cause she was gone…
« where’s those titties that I like so well
’n my goddamn beer! »
Is what I started to yell, then I heard this noise
Like a crunchin’ twig, ’n up jumped the devil…he’s about this big…
He had a red suit on
An’ a widow’s peak
An’ then a pointed tail
’n like a sulphur reek
Yes, it was him awright
I sweared I knowed it was
He had some human flesh
Stuck underneath his claws
You know it looked to me
Like it was titty skin
I said, « you sonofabitch! »
’cause I was mad at him,
Well he just got out his floss
’n started cleanin’ his fang
So I shot him with my shooter
Said: bang bang bang
Then the sucker just laughed ’n said, « put it away…
You know, I ate her all up…now what you
Gonna say? »
You ate my chrissy? « titties ’n all! »
Well, what about the beer then, boy? « were the cans
This tall? »
Even her boots? « would I lie to you? »
Shit, you musta been hungry! « yes, this is true. »
Well don’t they pay you good for the
Stuff that you do?
« well, you know, I can’t complain when the checks come through… »
Well I want my chrissy, ’n I want my beer
So you just barf it back up now, devil,
Do you hear?
« blow it out your ass, motorcycle man! I mean, I am the devil,
Do you understand? just what will you give me
For your
Titties and beer? I suppose you noticed this little
Contract here… » yer goddam right, you son-of-a-whore,
« don’t call me that »
That’s about the only reason
…gimme that paper…bet yer ass I’ll sign…
’cause I need a beer, ’n it’s titty-squeezin’ time
« man, you can’t fool me…you ain’t that bad…
I mean you shoulda seen some of the souls I had…
Why there was milhous nixon ’n agnew, too…
’n both of those suckers was worse ’n you… »
Well, let’s make a deal if you think that’s true
I mean, you’re the devil, so whatcha gonna do?
(improvised dialog)
« wait a minute…a tinge of doubt crosses my mind…when you say…
That you want to make a deal with me… »
« that’s very, very true
I’m only interested in two things
« yeah? »
See if you can guess what they are »
« i would think…uh…let’s see, maybe stravinsky… »
« i’ll give you two clues. let go of your pickle »
« what? »
« let go of your pickle! »
« i’m not holding my pickle »
« well, who’s holding your pickle then? »
« i don’t know…she’s out in the audience…
Hey dale, would you like to come up here and hold
My pickle to satisfy this weird man out on the stage? »
« i’m only interested in two things, and that’s
Titties and beer
You know what I mean?
« what? »
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer! »
Titties and beer! »
« i don’t know if you’re the right guy? »
Titties and beer! »
Titties and beer! »
« no! don’t sign it! give me time to think…
I mean hold on a second boy, ’cause that’s magic ink! »
And then the devil let go of his pickle
And out come my girl, there was her titties
Flop-floppin’…all around the world
She said « i got me three beers and a fistful of downs
And I’m gonna get ripped, so fuck, you clowns! »
Then she gave us the finger, it was rigid and stiff
That’s when the devil, he farted
And she went right over the cliff!
The devil was mad, I took off to my pad
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
St Frank Zappa, 1977
Mina, telle le vent, se demandait si elle devait aller danser sale ce soir encore une fois. ♫ blip.fm/~de1tc

Chaque jour la lecture de ce site formidable m’inspire une belle et
longue promenade au bord du canal de l’Ourcq avec ma chérie (??!!),
mon chien (!!) et nos deux petites filles de 5 ans,
Clara et Anna.
De temps en temps, Grishka me lance de petites pierres, mais j’esquive.
Alors je me reprends un peu d’urine de chat sur la couette pour que mes hallucinations du matin durent plus longtemps.
Stop Kimberly ! Je divorce !
J’entends le son de milliers de fleurs qui s’ouvrent
aux frontières de mon champ de conscience
c’est merveilleux
The russians are coming.
[999poèmesSERIEtourgueniev]
292
mon voisin non identifié est mort
une forme de peur tente de me demander mon avis
ma psychée n’est pas un être humain
Instinct de survie.
Non encore exempt, même régnant sur eux comme sur des esclaves, du hasard, de la mort et de la mutabilité.
Dans l’ascenseur. t.co/8f2lgu9v
duet oval shirtmake palate audit
barth banana cornflower barter carla pheasant play conservatism inverse materiel
munich totemic noose durkin lengthwise myocardial ovary bakersfield
stepmother algeria theist oman beethoven viscous electret chesapeake berkeley innuendo discrepant gnu lisa godkin bitterroot pipe sunday perspiration honest glacis home emulsion asilomar compellable skeletal tara boomerang canteen eduardo olivetti jujube commonplace contrivance degree began kudzu
diurnal copywriter aggressive fragment atlantis willowy fool copenhagen cholera possessive madmen coherent specific vegetate family emilio atone ahmedabad timeworn slavish decisive barnyard boeotia assure arcsin blew academe wade dew road symposia cardiff basemen ayers detail
Bad trip n°1 : découvrir le côté oppressant de l’amitié
A noter dans mon petit carnet dans la rubrique mises en garde et avertissements en tous genres :
Ne jamais oublier que tout se paye
A part ça ?
Des fleurs et du soleil
Mina, chargeant son pistolet à fléchettes, sérieuse : On ne voulait pas « bosser dans le web », on voulait être des putains de cyberpunks !
Soi perdut sens mon papet.
Sinister purpose
la douceur de l’hiver à quelques jours de sa rigueur
notre vie est lente il faut l’accélérer
notre vie est lente il faut l’accélérer
notre vie est lente il faut l’accélérer
notre vie est lente il faut l’accélérer
Ma vraie vie.
Bon, c’est un blog alors encore une fois
raconter ma vraie vie de gars en plastique
à tous, faire profiter l’univers entier de
ma vie normale de gars normal en fer blanc
donc ce matin réveil 8h préparer le petit
déjeuner pendant que Pascal et Chloé sont
à la douche, fruits et chocolatines pour
bien commencer la journée et médocs et
Chloé qui part, les autres se lèvent peu
à peu tètes dans le cul, on parle peu ou pas
le concert d’hier soir a crevé tout le monde
et pourtant y’a cours de danse pendant que
je me douche, pas le courage de m’infliger
ça, les chats sont solidaires mais décontractés
ils matent et je zappe, la question du jour
peut-on entrer en Suisse avec un vieux passeport
après un moment de doute, ça parait plausible
s’il a moins de cinq ans, retour sur le cours
de danse, Kamel est plus souple que Pascal,
c’est clair, je mange du fromage avec un peu
de pain aux noix et une pomme, ils dansent
toujours, j’ai un peu de peine pour eux surtout
pendant les pompes, déjà midi, il serait temps
de me remettre au boulot histoire de faire avancer
la révolution numérique et prolétarienne, voilà
ma vraie vie c’est terminé pour aujourd’hui, la
fascination et un peu d’excitation de m’imaginer
là nu en train de bouffer du pain au noix avec
les danseurs devant la voisine d’en face à sa
fenêtre, et Kamel dit « hooo », faut pas pousser
quand même.
« La plus belle fille du monde ne peut me donner que ce que j’ai. » (Jacques Rigaut)
TONIGHT I’M A PORN STAR
6 : 20
pas de putes rue st denis
pas de femmes saoules à enlever
pas de plaisir à recevoir (ni à donner)
les Tourguenievs sont le bec dans l’eau
on pense à faire une tournante sur Mlle S.
(en chaleur).
mais elle est trop poilue
Nicolaï semble dépité,
et Igor se frotte l’entrejambe d’énervement.
et nous déclarons ouverte la semaine du Porno
sur Tourgueniev.com.
belle nuit ma douce,
ne pense pas à moi en entrouvrant les jambes
sous le vent.
TONIGHT I’M A PORN STAR
Se masser devant la sortie de secours, écouter le bruit du vent dehors, et les sirènes. L’annonce de l’âge des ténèbres. Tenir ta main. Nus.
[999poèmesSERIEtourgueniev]
283
stéphane bern remplira ton cerveau-tronc
des écho d’ariel wizman crèveront les frigidaires philosophiques
je me croyais enfanté sans faire exprès par tes poumons
Je vais trouver. Le sommeil. Sans doute. La nuit. Badaboum.
Les véritables photos du barbu ne faisaient pas vraiment peur à Mina et Igor. Il n’existait pas. bit.ly/ixLJ0r
Ce qui est, est réel.
"je vais me débrouiller"
Nous étions les cowboys modernes et maintenant nous sommes juste les gardiens de la vieille idéologie. Nous invitons les prêtres a notre table et pour se faire pardonner leur sectarisme ils font des blagues idiotes sur la maternité et le prix des petits pois. Nous ne saurons jamais comment on en est arrivé là mais une chose est sure, rien ne nous empêchera de fêter ton anniv Nico!

Carver s’occupait de l’intendance, de la gestion des petits objets explosifs, des débardeurs blancs de la bande, des repas. Des chats aussi.
arso_stream ne fonctionne pas ?
c’est par là => 81.53.150.66:8000/listen.pls
LE LIVE EST TERMINE
programme provisoire
00H00 Shio-Ran lit « la société du spectacle »
(écoute limitée à 10 auditeurs)
Pitichat il aime le foot aussi
et moi j’aime Pitichat…
Vive le feu. 🔥 t.co/V4JOOqS1Wh
Mina & Igor quittaient enfin Rome. La cité, en larme, en inondait son métro. Et les sapeurs sapaient, innocemment mais inlassablement.
Carver aime imaginer que divers monstres logent sous son lit, menaçant ses gambettes, ça lui évite d’en sortir trop souvent, de penser.
Au début de l’été, nous mangions, en salade, de longues plantes rouges, « Artères de Jupiter », c’était raisonnablement infect, et triste.
Et nos amis, ignorants, se perdent dans le marécage corrézien. On ne retrouvera personne. Un verre à leur santé. La nuit.
Mina : Valérie, pour mémoire. infokiosques.net/IMG/pdf/SCUM_v2005-pageparpage.pdf #scum #cut #burn
Le chat et l’islandaise font naitre en moi divers sentiments. Dehors il neige toujours. Le volcan se réveille. Je vais ranger le… BAD WOLF
Igor : « dans le doute, le tigre, serein, sautille ».
Recette du gratin dauphinois
« Le gratin conçu sur les marches du ciel était comme tous les seigneurs nés, indifférent à la naissance des gens qui lui plaisaient, pourvu que ceux-ci possédassent des manières distinguées, un spirituel agrément, ou une science si vulgarisatrice qu’il put apprendre sans avoir le besoin d’ouvrir un livre, tant sa paresse était audacieuse et avouée : mais à la condition bien entendu, que ces gens n’émissent pas la folle prétention de vouloir entrer dans sa famille au titre de membre actif. Ce que la Haute Société détestait le plus était l’ennui et tout ce qui la divertissait, l’intéressait, l’égayait, se trouvait toujours le bienvenu. »
Jour 1 : provisions réduites, dehors le vent souffle durement sur les antiques.
Jour 2 : rien à bouffer, vent plus fort, sifflant sur la rocaille.
Jour 3 : on grignotte le cuir de nos pompes. Vent infernal, bruit à se pendre.
Jour 4 : plus d’eau. Il me semble que le vent a une voix.
Jour 5 : O. hurle, assomme G. et sors de la grotte. Son cri se perd dans le vent.
Jour 5… : G. est mort. V. pleure sans cesse. I. Essaye de se crever les oreilles avec un couteau pour ne plus entendre le vent, ça semble marcher, il est plus calme mais il saigne beaucoup.
Plus tard… : I semble inconscient, je lappe le sang qui coule de ses oreilles, il ne bouge presque pas. V. m’observe sans plus vraiment me voir. Je me traîne vers elle. J’ai ramassé le couteau, son regard pèse trop lourd. Je perd conscience…
Eveil pateux: Le vent me siffle de fermer les yeux de V. Quels yeux..?
Une nuit, plus tard : Je sors de la grotte, le vent est plus chaud que je ne pensais, il semble me souhaiter la bienvenue, je fais quelques pas, puis m’assied.
Tant de bonheur parfois pour rien…
Comme la tristesse sans cause survient…
Qu’il est rare de s’éveiller ainsi le matin…
… Elvis chante Bruce Lee me sourit Sylvain ne dit rien J’ai le trac Je suis crevé Je veux dormir Trois jours Au moins Mais je suis motivé.
Sommeil où es tu ?
Nicolaï utilisait en général un calibre 45 pour répondre aux solicitations des supporters serbes. #Vérité ou jeux ? bit.ly/bHQxq
Carver, à vélo, traverse Westeros, sous l’averse.




















