Si on coupe un ongle trop court, on coupe le doigt. #charcuterie
デストロイア !
1 Foiradeje n’aime pas ce texte
longtemps cru que l’écriture n’avait rien a voir avec eux
alors je tu nous ils
remplacent
le mot
par l’image
Je regarde ton image
Je ne la décris pas
Je ne l’écris pas
Je désamorce la bombe
et n’aime pas ce texte.
2 Autrement dit je l’aime un peu plus
Trouver mes amis un vrai problème et vite, si possible
sans aucune solution pas de miracle, surtout pas, au-dessus de nous
rien ne compte, pas encore le poids des autres lettres intimidantes, je
jouis parfois d’une liberté quasi musicale qui se gausse du sens
dont je connais jamais la progression, si, en relisant, oui mais plus tard,
quand enfin je suis passé a autre chose, au piano par exemple
sur lequel je dessine des majuscules sur chaque touche et je suis heureux
good night. (Joué aria des variations goldberg devant un chat et le portrait
de l’océan, muet comme une CARPE & comme BACH).
Ce soir, je sors, cela vaut mieux pour vous, femmes inconnues.
Hey !
« Nefertiti prend son panard » : petite pièce minimaliste en un acte à jouer aux toilettes. tourgueniev.com/2002/06/11/15299
RIP
24/08/1972 > 31/08/2005
On trouvait dans les collines de nombreuses villas à l’abandon, souvent vidées, nues. Elles nous procuraient de brefs, confortables refuges.
Ça tremble de partout.
écran catholique, un homme brandit un serpent et boit son venin en prenant la tète du crotale dans la bouche… dieu a dit d’écraser les serpents de la terre… je suis impressionné et à la fois un peu terrifié… la foi déplace les montagnes… je me demande si j’aurai un tel courage… oui… peut-être… mais j’aurai peur et le serpent le sentirait sûrement… c’est pas bête un serpent… enfin c’est ce qu’on dit… c’est pas mathématicien, mais quand même… faudrait que la télé leur fasse passer un test de QI comme aux chauves et aux blondes… je crois que finalement si on me fout un serpent dans la bouche… je croque…
En chine les tamanoirs sont soldés
jour 1 – en chine les tamanoirs sont soldés, je fréquente une grande blonde hongroise, nous cherchons à acheter un dirigeable, le marché est étriqué, elle s’appelle Ilsa, c’est troublant comme ce genre de nom est chargé de sens, je l’appelle le plus souvent possible par son nom de jeune fille, Bob.
jour 2 – grande ristourne sur les tamanoirs aujourd’hui, pas de dirigeables en vue, Bob me trompe sans doute avec un allemand très beau, Hans, que nous avons croisé à l’hôtel.
jour 3 – Bob n’a pas dormie à l’hôtel hier soir, je hère dans le souk au hasard, les petits garçons me montrent leurs jambes, j’ai trouvé il y’a une heure le plan d’un LZ129, l’espoir renaît.
jour 4 – je ne me suis pas levé accablé par la fièvre.
jour 5 – Bob est repassée aujourd’hui à l’hôtel, avec Hans, ils ont fouillé mes affaires et volé mes cartes de crédits, pas le liquide, je me lève, ils me repoussent, dans la baignoire je brûle les plans du zeppelin.
jour 6 – pas de souvenirs
jour 7 – on me livre les tamanoirs que j’ai commandé jour 1 et 2, la chambre est bien trop petite et ils me réclament des fourmis, j’appelle le room service.
jour 8 – Bob…
je vais devoir
faire un grand feu
et y précipiter quelques ennemis
rien de tel
qu’un petit sacrifice
pour restaurer la magie
comme au bon vieux temps
J’ai comme une irrésistible envie de sortir couper du bois à la machette en mini bikini pour ensuite me rôtir un steak de mammouth laineux.
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« Alors voilà Clyde a une petite amie Elle est belle et son prénom C’est Bonnie A eux deux ils forment Le gang Barrow Leurs noms Bonnie Parker et Clyde Barrow » |
Private collection c’est toi chéri ?
Et un hommage à Nellie Bly.
ma vie en vrai sur un blog – mercredi
ce matin, reveil tardif, foncer sous la douche, le néon droit déconne, épilépsie programmée, ça clignote, agace le regard, file un mal de tête balladurien, ça clignote. l’eau mouille, le savon mousse, les femmes changent notre vie. dans le salon un plateau avec quelques cookies homemade (poudre + un oeuf + du beurre + cuisson) un poil trop sucrés, vérifier les enchères, s’habiller comme hier, uniforme, jean bleu, t-shirt noir, le reste noir aussi, texto pour le retard, vérifier encore les enchères, le forum, rien de neuf, glisser vers la sortie, ramasser un cookie au passage, je suis dehors, je mange mon cookie homemade, petit sourire en coin, l’alliance pèse lourd, ça réconforte, je sourit encore un peu plus, je dois passer pour un con, ou un fou ou les deux. les types « rdn en force » me font le petit signe secret qui lie nos deux guildes et m’accorde libre passage sur leur territoire. métro, direction beijin, direction angkor, un peu trop sucré ce cookie mais tellement homemade que j’en pleurerais, je rate ma station, toronto, stalingrad 1945, je suis sur le quai vide, juste moi et un vieil indien, on se sourit, je crois que je suis bien.

Si je baise ?
Affirmatif
Quoi ? Des noms ?
Des salopes…
Affirmatif
Des actrices…
Des gamines…
Affirmatif !
De quel âge ?
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 12ème livraison
j’ai envie de sortir
mais il n’y a nulle part où aller
le seul truc qui pourrait me faire du bien
ça serait de prendre le train
vers une grande ville
choper un journal de petites annonces
téléphoner à une pute
ou trouver un salon de massage
aller me faire branler ou sucer
et trouver un hôtel
et marcher toute la soirée
et dormir à l’hôtel
je crois bien que ça serait la seule chose
qui pourrait me faire du bien
dans l’état où je suis
***
je n’ai plus rien pour me branler
mes vidéos me manquent
j’ai été obligé de convoquer le souvenir
d’une pute qui m’a sucé
l’été dernier à montpellier
c’était très agréable
les putes me manquent
***
je circule dans la maison sans faire de bruit à part dans ma tête
je regarde les jouets et je m’imagine les écraser
à coups de rangers
je vois un couteau et j’imagine
je vois un vase et je le visualise
après que je l’ai éclaté contre un mur
des images très réalistes
qui ne m’apaisent aucunement
qui ne me font aucun bien
je ne fais rien
rien du tout à part un coup de genou
donné dans un mur sans aucune force
ce soir je vais manger du bœuf
pendant que vanessa ira seule au cinéma
on fera peut-être l’amour
mais je n’y compte pas trop
Il aura ici – ou ailleurs – plusieurs naissances, accessoires et illusoires autour de son grand vide, puisque telle est mon idée. Il ne se reconnaîtra pas, il se sentira étranger à lui-même. Ce mot, étranger, mériterait une étude, à mi-chemin entre une convention littéraire et son sens plus profond, mais je n’entreprends pas, je ne décide rien. A l’absence de faire son travail après tout. Journal de l’absence. Journal d’une absence. Journal absent. Ou peut-être rien.
A l’absence de me faire râter ma soupe aux lentilles roses. A elle de me faire apprécier le soleil sur les berges de la Garonne. A elle de me faire sourire de jouer ainsi les Pénélope…
Anti (ce) héros
J’ai noyé mon verre pour ne plus boire
La vilaine mue de ce manque
Que je n’ai pas vraiment essayé de combler
Non plus
Ethique
J’assassine de jeunes hommes et je revends leurs organes
à des vieux répugnants qui peuvent payer
Et donc. Hiatus.
[konsstruktVOUSaime] punKpoésie
mes chaussures sentent la pourriture
j’ai du sang jusqu’aux genoux
et ça n’arrête pas de monter
maurice papon estun héros
d’ailleurs mon site lui est dédié
quand je marche ça fait un bruit tout mou
un peu comme si je marchais dans de la terre molle
autour de moi c’est rouge sombre
j’ai un peu de mal à penser
les gémissements m’empêche de fixer mes pensées
je marche sur des cadavres
aussi loin que je regarde il y en a
les cadavres de ceux qui ont ouvert leur gueule
pour dire ce qu’ils pensaient
les cadavres de ceux qui ont fermé leur gueule
de peur de dire ce qu’il pensaient
les cadavres des gens trop cons
pour penser quoi que se soit
les cadavres des flics
les cadavres des victimes de flics
les cadavres des juifs
les cadavres des nazis
maurice papon a incarné la justice
dans notre beau pays
maurice papon a pris des décisions
en faveur de la justice
maurice papon connaissait bien
la justice et l’injustice
des cadavres sous mes chaussures
des mains mortes qui s’accrochent à mon jean
et des gémissements qui s’accrochent à mes pensées
je n’éprouve aucune culpabilité
je n’ai pas pu tuer tous ces gens
pas tout seul c’est pas possible
je suis trop jeune après tout
et sans doute pas assez fort
on a du s’y mettre à plusieurs
mais les autres c’était qui
je n’éprouve aucune culpabilité
simplement de la fatigue
oui je suis si fatigué
c’est si difficile de marcher
dans une boue de cadavres
c’est si difficile de penser
avec ces gémissements qui n’arrêtent pas
vivement que je perde la mémoire
vivement l’amnésie
leur douleur moi je m’en fous
c’est eux qui sont morts c’est pas moi
tout ce que je demande c’est penser
tout ce que je veux c’est pouvoir marcher
tout ce que je veux c’est pouvoir penser
ce n’est pas moi je ne vous ai rien fait
je n’étais pas là quand vous êtes morts
je ne suis pas là alors que vous mourrez
je serai ailleurs quand vous continuerez à mourir
ce n’est pas moi ce n’est pas moi
je ne suis pas là laissez-moi marcher
laissez-moi être libre
laissez moi penser
lachez-moi je ne vous aime pas
je n’éprouve aucune compassion juste de l’épuisement
vos gémissements m’épuisent
votre poids dans ma mémoire m’épuise
je veux vous oublier
je veux vous oublier
Clig flanc !
Que mille fleurs s’épanouissent ! Que mille tribus se multiplient ! Qu’un million de versions de la réalité rivalisent !
Cadavres Exquis
et vice versa.
Samain. Je recolle mon nez à la super glue. t.co/vfx47ECV
Et je me penche au balcon pour regarder les lueurs. La comète illumine la baie. Dans le ciel, les parachutistes tournoient, décimés, nus.
Pour être à la mode des fêtes de fin d’année :

coupez votre chat en deux
à peu près au niveau du cou
posez la partie supérieure sur votre tête
vous avez un chapeau très élégant
—
avec l’autre bout vous pouvez faire une moufle…
L’homme à la tête de chat, au piano, aimait nous interpréter d’antiques chansons pop d’avant la guerre. Carver l’accompagnait au triangle.
twitpic.com/640k8 – But Pierre Gourou went a bit too far, Claude Lévi-Strauss sailed across the bar… At the Copa, Copa Benveniste !
… tu t’allonges… ça fait drôle de te voir là… chez moi… tu trembles légèrement… moi aussi j’ai un peu froid… tes seins durcis semblent me lancer un appel. tu me souris, et je pose la trousse en cuir sur la table roulante. tu frissonnes. je suis moi-même plutôt excité. je vide lentement la trousse de son contenu sur le drap en coton blanc. les outils étincellent. les murs en béton gris rendent la scène un peu effrayante, dans un hôpital ça aurait paru normal. ici, dans une cave humide et triste, ça parait un peu surréel, un mauvais film d’horreur. une seringue, une simple piqûre dans ta cuisse, tu grimaces. je brandis un scalpel dans la lumière du plafonnier. il est tard, ma main tremble un peu. désolé nathalie…
Increazzzzzz – pta !

« I wanna roooock with you (all night)
Dance you into day (sunlight)
I wanna roooock with you (all night)
Were gonna rock the night away »
(Sort en moonwalk)

Tous les vendredis, Igor organisait des karaokés survoltés dans son living.
Il ne laissait jamais personne chanter sur Indo.
Indo, c’est moi, qu’il disait.
Après il se perdait sur la généalogie plus ou moins croisée entre les Sirkis
et les Tourgueniev.
ex : « l’aventurier, c’est Grishka Sirkis qui l’a composé, et il joue de la batterie
sur le titre, mais ça, peu de gens le savent… »
hé oui eux aussi auraient eu un jumeau maudit…
Carver cultivait ses rondeurs avec affection. Une robe de soirée ou son costume de geek sous les bombardements et les faire exploser. Joie.
sonG wU
à l’heure du loup
elle dorme la nature
et tu perds tes couleurs toi aussi
c’est l’heure des affres
des affre et des loups
même si y’en a plus beaucoup
OOOOOOOOO°°°°°°°°°°°
y’a pas de télé
dans les chansons des fantomes
mais y’a pas de moches
y’a que des draps à kedale
qui font wooooooooooo
ouais, i font wwwwwoooooooooooooooo
à l’heure du chien
elle baille la nature
et tu perds tes couleurs toi aussi
il est plus temps pour les affres
pour les affres et les loups
même si y’en a plus beaucoup
c’est le matin
pitin
c’est pas l’été indiens
qui font wUUUUUUUUUUUUU
ouais
qui font wUUUUUUUUUUUUUU
Bugs

I got bugs
I got bugs in my room
Bugs in my bed
Bugs in my ears
Their eggs in my head
Bugs in my pockets
Bugs in my shoes
Bugs in the way
I feel
about you
Bugs on my window
Trying to get in
They don’t go nowhere
Waiting, waiting…


Bugs on my ceiling
Crowded the floor
Standing, sitting, kneeling…
A few block the door
And now the question’s:
Do I kill them? Become their friend?
Do I eat them? Raw or well done?
Do I trick them?
I don’t think they’re that dumb
Do I join them?
Looks like that’s the one


I got bugs on my skin
Tickle my nausea
I let it happen again
They’re always takin’ over
I see they surround me, I see…
See them deciding my fate
Oh, that which was once…was once up to me…
Now it’s too late
I got bugs in my room…one on one
That’s when I had a chance
I’ll just stop now
I’ll become naked and with the…
I’ll become one
















Et Ganesh.
Cacher sa liberté c’est lui porter atteinte par définition,
pour la simple raison que ça la limite.
L’objet observé (la liberté) devient alors dégénéré, saturé;
il manque de souffle, de mouvement, d’apport de nouveauté.
Patrice Bonnefoy
Combien de jours vais je encore dormir dans nos draps…
Combien de jours cette fois pour ne plus regretter les traces de ta substance sur mon duvet.
Combien cette fois ci?
Le Cabinet des Affaires Internes a mis en place une adresse mail publique à laquelle vous pouvez écrire :
1. Lorsque vous avez trop bu et qu’intensément désinhibé, vous ressentez l’irrépressible envie d’entrer en contact avec quelqu’un par sms, mail, ou téléphone (CE QU’IL NE FAUT JAMAIS FAIRE VOUS LE SAVEZ) pour par exemple lui déclarer soudain votre flamme ou encore votre colère éthyliques. Afin de pallier votre pic expressif éthylique incontrôlable, vous avez donc le choix d’écrire votre scandaleux message au réceptacle neutre que constitue le Cabinet des Affaires Internes.
2. Lorsque vous avez écrit un texte intimiste ou un poème que vous ne pouvez poster nulle part ni montrer à personne, mais que POURTANT vous devez absolument faire lire à quelqu’un. Et bien ce texte inavouable, vous pouvez l’envoyer au réceptacle neutre du Cabinet des Affaires Internes.
3. Lorsque vous avez un secret à dire mais que vous ne bénéficiez pas de petit trou dans votre mur pour chuchoter le secret.
4. Lorsque, mû par une envie de distraction détachée, vous avez juste envie d’envoyer une jolie histoire sympa au Cabinet des Affaires Internes.
5. Lorsque, passionné de ficus, vous ne trouvez personne à qui en parler.
6. Lorsque seul un soir de pluie vous avez envie de tuer le chien de votre voisine et que tous vos amis fêtent le nouvel an sans vous et que votre petit copain n’a pas pu vous emmener dans sa famille parce que sa famille ne vous aime pas et que vous ne savez pas quoi faire de vos dix doigts.
Il est entendu que l’anonymat des correspondants sera respecté.
Le Cabinet des Affaires Internes se réserve tout droit d’exploitation des messages reçus afin de les recycler dans la grande machine géante qui avec des mots fait pousser des espaces verts. Plus les mots sont sincères, plus la machine peut produire des marguerites.
Le Cabinet des Affaires Internes se réserve le droit de répondre ou non, aux messages reçus.
Si vous vous sentez concerné par ce message, n’hésitez pas :
cabinet.des.affaires.internes(at)gmail.com
World building, Symbols, Character design, Visual distinction, Expressive traits, Inking, Coloring, Balloons, Lettering, Layout, Nuit.
Le visage de Carver, le visage de l’homme à la tête de chat, mon visage en ombres portées sur l’écran, la violente lumière de nos mains nues
Je suis le plombier / jamais je ne mange assez / je me sens si lourd / la belle est endormie / Jack Bauer torture son frère. #retour #24
Il y a des millions de minuscules bouts de verre très tranchants partout sur le sol du salon, blessures variées et nombreuses, ça déchire.
Plainte contre X
Si ici n’est pas le lieu du brouillage, du malentendu, mieux
vaut ne pas s’en occuper.
Un matin d’automne, on se dit : a quoi bon ?
Qu’est ce que cela représente ?
Les questions n’en finissent plus,
nous sommes contents.
Trop court.
Qui est votre destinataire ?
Votre ami ?
Votre lecteur secret ?
Petites choses de la complaisance avérées petites,
inoffensives.
Et nous changions le monde.

je vais te percer le coeur à travers la brume des âges ; je vais regarder en bas ; je n’aurai pas le vertige ; suspendu à la corde du temps je n’aurai pas peur de regarder de toute mon âme le trou béant de mon passé ; et je continuerai de grimper
Y’a une fille…
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Plusieurs indices m’ont mis la puce à l’oreille. J’ouvre l’œil. J’vais faire une enquête pour en avoir le cœur net. Ca m’inquiète. Y’a des détails qui trompent pas. Les draps la couette et la taie d’oreiller sont plus dépareillés. A coté de mes fringues en boule, y’a des vêtements pliés et repassés. Y’a des détails qui trompent pas, j’crois qu’y a une fille qu’habite chez moi ! Deux brosses à dent dans la salle de bain. Du savon sans savon et le sèche-cheveux, c’est certainement pas le mien. Des petites boules bizarres pour parfumer la baignoire. C’est un vrai cauchemar : Quelqu’un a massacré tous mes amis cafards ! |
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Jour 5 : L’œil endommagé de l’enveloppe s’est étrangement remis. J’avais noté que les iris étaient de couleurs distinctes, mais depuis le premier collapsus, ils se mettent à changer de spectre de la même façon que les glyphes dorsaux. Je sens par ailleurs que l’enveloppe m’attire dans un cycle hormonal d’agressivité duquel j’ai du mal à m’extraire. Lorsque j’observe attentivement leur couleur changeante, il me semble y percevoir un feu lointain une invitation un appel. Les reflets lumineux de la chambre jaune enveloppent la surface concave noire pendant que la pupille se contracte puis se rétracte spasmodiquement en fonction de la focale. Je cherche à interrompre ces mouvements chaotiques sans succès. Cet œil comme les glyphes comme les collapsus comme le chat tigré n’obéissent pas à mon contrôle, ils se rétractent vivent une existence propre dont ils me refusent la maîtrise. Plus je l’observe et plus les mâchoires se contractent les poings se serrent je veux tout arracher avec les dents dont je ne trouve pas la clef qui m’échappe, je ne dois pas décevoir mon protecteur je dois comprendre l’issue la raison et je frappe du poing dans le miroir qui se plie puis se brise se fragmente avec l’image les articulations saignent et je crie je hurle jusqu’à ce que les cordes vocales se déchirent JE DOIS SORTIR DE L’ENVELOPPE JE VEUX…
Instants III

– Ne m’abandonne pas, toi seul peut combler mon infini désir d’absence, tu es le seul à avoir compris les fondements de mon rapport à l’engagement… Je t’en supplie !
G., drapé dans sa dignité, franchit la porte d’un bloc. Puis, sans un regard :
– Shoshana, ne m’oblige pas à détruire cette part d’immortalité que tu as su faire germer entre nous. Ne m’oblige pas à t’enfuir.
Shoshana, interdite, s’effondra en larmes.
S’éloigner en allant tout droit, aller tout droit en s’éloignant et perdre jusqu’au souvenir. Bienheureuse indifférence ! Bienheureux oubli ! Tout meurt en vous et nul n’a encore eu le temps de vous recréer.
Quand Mina & Igor jouaient aux Snipers, ils coordonnaient leurs gestes en écoutant « Miami » par Will Smith. Ils étaient vraiment bons.
Samedi 14 juin 2003 – 15h43
je pleure à gros sanglots silencieux, roulée en boule sur le lino de la cuisine où mes larmes tracent des sillons de propreté.
Merde. Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres. Merde merde MERDE.
Putain j’ai couché avec un mec qui a des magnets sur la porte de son frigo.
Gwendoline Klingon : “Et sinon, tu connais des tours de magie clitoridiens ?”
Ce que je souhaite vous exprimer, lorsque je vous dis « 13 », mes chers compatriotes, c’est :
TREIZE
Matrix Revolution
Message-ID:1991Aug25.205708.9541@klaava.helsinki.fi
From: torvald@klaava.helsinki.fi
(Linus Benedict Torvalds)
To: Newsgroups: comp.os.inix
Subject: What would you like to see most in minix ?
Summary: small poll for my new operating system
Hello everybody out there using minix-I’m doing a (free) operating system (just a hobby, won’t be big and professional like gnu) for 386 (486) AT clones.
This has been brewing since april, and is starting to get ready. I’d like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat…
Any suggestions are welcome, but I won’t promise I’ll implement them :-)
Linus
Couscous Ninjakan
petite pièce minimaliste en un acte
(à jouer au beau milieu d’un repas en famille ou entre amis, éventuellement devant une pizza quatre fromages et le match Danemark/France)
personnages :
Toto Cucugno : déguisé en ninja (un bonnet bien enfoncé sur le crâne peut faire illusion)
Le Sultan Saladin : rendu borgne lors d’un terrible duel au cimeterre contre Dalida au pied du phare d’Alexandrie.
Acte 1 : Scène 1 : un coin de table quelque part dans la galaxie
Toto Cucugno (agitant les bras vers le ciel) : Diable !
Le Sultan Saladin (se cachant l’oeil restant) : Fichtre !
Toto Cucugno se lève et frappe du poing sur la table.
Toto : Bordel à queue !
Le Sultan Saladin fait un arrêt cardiaque.
Le Sultan Saladin (se tenant le bras gauche) : Arrrrgh !
Toto : Ainsi meurent les héros, fiers étendards brandis dans le vent putride de nos abnégations !
Le Sultan : Foutre chiotte ! Un marabout ! Je me meurs !
Toto : Oiseau de malheur…
Rideau.
Fatigué, repris cours de photographie,
moulin à paroles pour les images des autres
(monologue devant des têtes silencieuses) — numéros
comme d’hab. — je fais le pitre, j’amuse la galerie ; dehors il pleut
(une étudiante me dit : « mais qui est-il ? ») — nous
avançons dans la journée qui s’opacifie, en même
temps que mon regard fatigué.(Demain idem).
































