Minuit pile

Nicolaï pose la #vérité sur la table. Igor éteint la lumière, sourit au canapé lit, inerte et allume la mèche. « Décanillons, bro’, ça va… »
Brochette d’œil de renard.
Aujourd’hui c’est tellement un jour neuvième Docteur.
Voici le synopsis : Adolescents écorchés par la vie, Nicolas et Sacha fuient en direction de Toronto. Entre ces adolescents à la dérive, révélés ici dans ce qu’ils ont de plus brut et de plus énigmatique, se tissent des liens troubles et fragiles qui les mèneront au bout de ce qui leur reste de passion désespérée.
Laissez vos suggestions ici même… ou par courriel. Merci…
Alors je pleure. Mes frites, pourquoi, Papa.
Vous êtes un méchant, un misérable, un assassin, un empereur romain.
Quels beaux projets nocturnes. t.co/5TTHNaZr
Les pages d’un héros (extraits)
Il y a donc le héros : créature inconnue, burlesque et tragique.
(Quoique je n’ai pu explorer que le second registre.)
Il y a le rapporteur : celui qui espionne faits gestes et pensées du
héros. Homme au niveau juste du réel : vivant.
Et l’autre, le scribe, l’homme du bureau dont je suis peut-etre le plus proche.
Il écrit.Une voix extérieure me coupe à l’instant :
» Vos complexités ne sont-t-elles pas exagérées ? »
Dois-je répondre à toutes les objections ?
Nous sommes inquiets.
Et d’ailleurs qui etes-vous ?
Les critiques.
Les hommes au niveau juste de la raison. Nous nous marrons, c’est tout.
Eructé
Dévoilé
Indiqué
Signalé
Emargé
Zyklon B
Igor, nu, s’allonge sur le sol. La terre, juste retournée, exhale une douce chaleur contre sa joue, son ventre. Il écoute le murmure, chthonien.
On s’attable, on étale les cartes, on range les munitions dans le cellier. Un peu tout ça dans le désordre. Mina aiguise son poignard.
La rosée
qui perle
presque givre
sur les toiles d’araignées
sur les premières pousses
le soleil point
doucement
au bout du chemin
lumière encore dure
de l’hiver
la sérénité des saisons
le silence
le silence

comme des garçons G mon ceinturon
je boys DON’T CRY moi non plus
parce que c’est NO WAY de pleurer
même si G beaucoup de mal
si JE VEUX ÊTRE UNE SAMOURAILLE
digne de ce NON
(non comme NON MERCI, je souhaite pas devenir une dame qui se tranforme doucement en de la poussière, NON, moi je veux refleurir au printemps, a chaque printemps il y a un phoenix à l’intérieur de moi et c’est tout alors… mille fois NON et MERCI pasque bon…)
Les ambassadeurs croquent des amphétamines au breakfast, mâchent de la coca au déjeuner. Le soir, défoncés et nus, ils négocient la guerre.
T’as l’air un peu palotte, t’as mal dormi ?
Tes ch’veux c’est une horreur, de la paillasse !
T’as le regard dans le vide, tu fumes beaucoup trop.
Tu dors plus, tu manges plus, tu recommences à te droguer.
T’es toute moche, recroquevillée sur ta chaise, en écoutant de la musique triste.
Tu fais un deuil, mais tu ne connais pas le nombre de morts. Peut être même que tu en fais partie.
Tu ne sais plus à qui tu as menti, à qui tu as dit que tu allais bien.
T’es aigrie, t’es jalouse, va pas chercher plus loin.
Je n’ai jamais su
ce que pensait cet homme.
Il avait les yeux comme
tournés vers l’intérieur
de lui même…

Et j’irai dans les mers du sud sans même toucher le levier de vitesse
Me noyer dans vingt centimètres d’eau claire.
RIEN est VRAI.
It was the blackest night
There was no moon in sight
You know the stars ain’t shinin’
’cause the sky’s too tight
I heard the scarey wind
I seen some ugly trees
There was a werewolf honkin’
’long the side of me
I’m mean ’n I’m bad, y’know I ain’t no sissy
Got a big-titty girly by the name of chrissy
Talkin’ about her ’n my bike ’n me…
’n this ride up the mountain of mystery, mystery
I noticed even the crickets
Was actin’ weird up here
And so I figured I might
Just drink a little beer
I said, « gimme summa that what yer suckin’ on… »
But there was no reply
’cause she was gone…
« where’s those titties that I like so well
’n my goddamn beer! »
Is what I started to yell, then I heard this noise
Like a crunchin’ twig, ’n up jumped the devil…he’s about this big…
He had a red suit on
An’ a widow’s peak
An’ then a pointed tail
’n like a sulphur reek
Yes, it was him awright
I sweared I knowed it was
He had some human flesh
Stuck underneath his claws
You know it looked to me
Like it was titty skin
I said, « you sonofabitch! »
’cause I was mad at him,
Well he just got out his floss
’n started cleanin’ his fang
So I shot him with my shooter
Said: bang bang bang
Then the sucker just laughed ’n said, « put it away…
You know, I ate her all up…now what you
Gonna say? »
You ate my chrissy? « titties ’n all! »
Well, what about the beer then, boy? « were the cans
This tall? »
Even her boots? « would I lie to you? »
Shit, you musta been hungry! « yes, this is true. »
Well don’t they pay you good for the
Stuff that you do?
« well, you know, I can’t complain when the checks come through… »
Well I want my chrissy, ’n I want my beer
So you just barf it back up now, devil,
Do you hear?
« blow it out your ass, motorcycle man! I mean, I am the devil,
Do you understand? just what will you give me
For your
Titties and beer? I suppose you noticed this little
Contract here… » yer goddam right, you son-of-a-whore,
« don’t call me that »
That’s about the only reason
…gimme that paper…bet yer ass I’ll sign…
’cause I need a beer, ’n it’s titty-squeezin’ time
« man, you can’t fool me…you ain’t that bad…
I mean you shoulda seen some of the souls I had…
Why there was milhous nixon ’n agnew, too…
’n both of those suckers was worse ’n you… »
Well, let’s make a deal if you think that’s true
I mean, you’re the devil, so whatcha gonna do?
(improvised dialog)
« wait a minute…a tinge of doubt crosses my mind…when you say…
That you want to make a deal with me… »
« that’s very, very true
I’m only interested in two things
« yeah? »
See if you can guess what they are »
« i would think…uh…let’s see, maybe stravinsky… »
« i’ll give you two clues. let go of your pickle »
« what? »
« let go of your pickle! »
« i’m not holding my pickle »
« well, who’s holding your pickle then? »
« i don’t know…she’s out in the audience…
Hey dale, would you like to come up here and hold
My pickle to satisfy this weird man out on the stage? »
« i’m only interested in two things, and that’s
Titties and beer
You know what I mean?
« what? »
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer
Titties and beer! »
Titties and beer! »
« i don’t know if you’re the right guy? »
Titties and beer! »
Titties and beer! »
« no! don’t sign it! give me time to think…
I mean hold on a second boy, ’cause that’s magic ink! »
And then the devil let go of his pickle
And out come my girl, there was her titties
Flop-floppin’…all around the world
She said « i got me three beers and a fistful of downs
And I’m gonna get ripped, so fuck, you clowns! »
Then she gave us the finger, it was rigid and stiff
That’s when the devil, he farted
And she went right over the cliff!
The devil was mad, I took off to my pad
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
I swear I do declare, how did she get back there?
St Frank Zappa, 1977
rideau
eux : nous gouvernons le monde bzzz bzzz !
masque 1 : pas encore complètement.
masque 2 : non pas encore.
criquet 1 : bzzz bzzz !
criquet 2 : en effet.
masque 1 (piétinant les criquets) : ah ah ah crêve sale bête !
criquet 1 (mourrant) : aarghh !
masque 2 : ouééé !
criquet 2 : salauds masqués !
eux : mouhahahahaha bzzz bzzz !
masque 1 : j’ai un caillou dans ma chaussure.
criquet 2 (tout bas) : héhé !
masque 2 (criant) : non !
masque 1 (explosant) : boum !
eux : la guerre sera rude bzzz bzzz.
masque 2 : i worship a god with an elephant head.
criquet 2 (sort de scène) : les criquets ne parlent pas anglais.
eux (sortent de scène) : bzzz bzzz
masque 2 (seul) : ça commence bien.
rideau
Rien n’est de la salade.
Jaune.
Mina dévisage Igor, longuement, les mains dans les poches de sa combinaison de saut. Igor ouvre les écoutilles avant. Carver attrape le sel.
Ça avait commencé peu à peu, sournoisement. La première fois, j’ouvrai la porte de mon frigo. À la vue de ce bout de fromage noyé d’eau, un rire subit, interminable, me Je restai à genoux, secoué quarante minutes. J’enserrai ma gorge, rendu à l’évidente certitude que j’allais sans l’ombre d’un foutre en mourir, de cette aiguille vorace, qui n’en finissait plus de se développer et de se développer depuis mes jusqu’au plafond. Puis la crise s’interrompit brutalement et le silence chuta sèchement entre mes pieds, le morceau de fromage racorni et mes entrailles.
(Ma rue, piquetée de corps d’enfants et de réverbères). Le souvenir de ce rire qui m’avait (crevé les joues), mourut tout à fait vers cinq heures de l’après-midi. Rien de bien significatif par la suite, durant le mois d’avril.
Une seule idée, une grande idée, comme une lumière, chaude, à se transmettre, dans le cou.
Nan mais sérieux. Et je mange des noodles poulet, même mon chat en veut pas. Mais la BD elle empale son milicien serbe à une main. Courante.
550g farine T45
125ml lait
2cs rases crème fraîche
2 oeufs
1,5cc sel
110g sucre
110g beurre
parfums: 1cs rhum + 1cs fleur oranger + 1 chouïa vanille liquide
25g levure fraîche
1er mars 2007 : début de « l’année polaire internationale », sur le thème du changement climatique. Des missions scientifiques se dérouleront dans les cercles polaires. Plusieurs phénomènes alarmants sont recensés : rétrécissement de la calotte de glace de l’Arctique ; élévation du niveau des mers qui s’accélère ; recul des glaciers à travers le monde ; dégel du permafrost ; débâcle plus précoce des cours d’eau et des lacs ; modification de la répartition et du comportement des animaux et des plantes.
Pardonnez-moi Madame, mais n’est-ce pas la troisième fois que nous nous arrêtons à la station Richelieu-Drouot ?
Ah non Monsieur, la station d’avant, c’était Grands Boulevards.
Bon, je suis tout prêt de la croire. Mais rien n’y fait, je ne rêve pas : la station suivante s’appelle encore Richelieu-Drouot.
Excusez-moi d’insister, Madame, mais il me semble que cela fait un nombre incalculable de fois que nous passons par cette station.
La dame me regarde bizarre. Je m’enfonce dans la banquette, pour autant qu’on puisse s’y enfoncer.
Station suivante : Richelieu-Drouot. Je crois devenir fou.
Mais non, Monsieur, elle me répond, la station d’avant, je vous assure, c’était Grands Boulevards.
Ah ?
Mais la station d’après, une nouvelle fois… Je regarde affolé mes compagnons de voyage. Tout le monde a l’air très normal. Il n’y a que moi pour me rendre compte qu’on repasse toujours par la même station, et qu’on va depuis vingt minutes de Richelieu-Drouot à Richelieu-Drouot.
À nouveau, inquiet comme tout, je demande à ma voisine excédée. Mais elle n’aime pas les redites :
Dites, vous pourriez arrêter de me poser toujours la même question ?
Pelez et émincer les oignons, les faire blondir à feu doux dans 30 g de margarine. Mélanger les oeufs, la margarine fondue, sel, poivre.

Si je baise ?
Affirmatif
Quoi ? Des noms ?
Des salopes…
Affirmatif
Des actrices…
Des gamines…
Affirmatif !
De quel âge ?
Mon Adonis écartelé
Mon équarrisseur
Laisse donc ta colère éclore
et puissent nos ébats se corser
Se toucher et/ou se retoucher (un mac brulant).
Une idée de mon activité professionnelle d’aout 2002 à février 2006 ?
| Je | ne | suis | pas | très | en | forme | et |
| mon | moral | est | en | devenir | . | Le | boulot |
| est | en | petit | morceaux | et | je | dois | décider |
| de | mon | avenir | . | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here |
| Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | mon |
| ami | je | t’ | aime | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here |
| Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | les | menaces |
| sont | vraies | à | chaque | fois | Text Here | Text Here | Text Here |
Sans contrefaçon je suis un garçon. #melanielaurent
je suis désolée de ne pas être plus près de tes rêves.
à toi seul peux tu seulement remplir le vide immense de ton absence?
si je pouvais entendre le bruit d’un cheval au galop
je tournerais la tête et mes cheveux me suivraient
Les araignées martiennes fouillent les meubles de la salle de bain des invités. Je propose à tout le monde vins fins, cornichons, et romans.
Bon imaginons que, ce jour, je sois un peu différent d’hier… Un peu particulier, un peu pas comme d’habitude. Ca serait pas si mal, non ?
Je peux te faire l’amour de toutes les manières,
à la façon du nouvel amour,
de l’amour pervers,…
je connais toutes les manières de faire l’amour
sauf à la manière de l’amour vrai.
Mina, Igor, goguenards, partageaient une petite Kro’, heureux dans leurs grands pantalons. Ça sentait la valse, le ska. t.co/PsB0G90n
Et nous boirons, à l’Amour, aux amis, aux mathématiques et à la Nuit. Nos âmes à l’unisson.
Cet adorable minou
(non mais c’est vrai il est gentil…)
ne trouve pas de travail
pour délit de sale gueule…
Parlons-en à une certaine boîte d’interim
et surtout acceptons-le sur Tourgueniev SVP (…)

Ce jour, vous avez le choix entre écrire sur « un complètement nouveau système de gouvernement égalitaire et juste » ou « je suis une licorne ».
|
Le pouvoir symbolique est un pouvoir qui est en mesure de se faire reconnaître,
d’obtenir la reconnaissance ; c’est-à-dire un pouvoir (économique, politique, culturel ou autre) qui a le pouvoir de se faire méconnaître dans sa vérité de pouvoir, de violence et d’arbitraire. L’efficacité propre de ce pouvoir s’exerce non dans l’ordre de la force physique, mais dans l’ordre du sens de la connaissance. |
Mina, Carver et Igor, au sex-shop, achètent absolument n’importe quoi. C’est désolant mais aussi plutôt marrant. La vendeuse, hilare, nue.
« Tu peux bien m’écrire des textos de folie
et m’offrir des cadeaux en faux cool,
je t’ai démasqué, petit Casa de chez Nova. »
Igor est animiste. Mina athée. Carver, mixte, forcément. L’homme à la tête de chat loue la Grande Arrête de Poisson Sacrée Invisible Rose.
C’est une belle journée, je vais me coucher.
Martine Aubry retrouve son labrador 12 ans après qu’on lui a volé. Un message de la SPA de Longvic. « C’est à propos de votre chien ! » #eu09
bien de prolonger la fiction, de la faire déborder; il
n’y a jamais d’embarras ; aujourd’hui on a perdu (hélas) le goût du secret & de
la beauté.
Bon les cocos, la maison brule et les enfants sont à la cave. Sauvons les chats et les livres numériques, on peut toujours refaire des…
L’égo trip « ce héros » du jour en tête je reviens ici, solo en matinée, les héros glocaux, plutôt du soir. A non ! Kooz on, cool.
Je plonge une nouvelle fois de la pointe de la Bretagne dans l’océan Atlantique pour en quelques minutes le traverser et émerger de l’eau dans la baie de New York les vêtements déjà secs par la pression de l’atterrissage fendant en mille fêlures bitumeuses deux artères perpendiculaires surchargées en blaireaux actifs. Le temps de déplier mes genoux pour me relever au ralenti et les journalistes se pointent déjà avec leurs tri-CDD et leurs questions vulgaires. Je remonte la 43e avenue, le silence règne, ils m’observent terrifiés et d’un regard circulaire légèrement appuyé je mets à terre les agents du FBI qui me suivent. Je vois Britney en plein co-branding devant le hall du Nike Store et lui vole très facilement la vedette en poussant une vocalise (style ambitus) d’une trentaine de secondes brisant au final quelques centaines de vitres aux alentours. Je lève le poing vers le ciel puis décolle pour atterrir dans le plus grand mall de la région et décide, totalement arbitrairement (le voyage transatlantique m’a épuisé), par la seule force de la pensée, de faire disparaître les vêtements de toutes les personnes possédant un 4×4. Méli-mélo de traumatismes garanti. Je bouge de nouveau en m’accrochant à un train express pour revenir à New York et en arrivant à Manhattan je ne vois que du gros blaireau, riche et inconscient, que je téléporte dans l’instant pas très loin, dans le Bronx, puis me charge expressément de saccager entièrement leurs lofts truffés de symboles originaux fin de siècle. C’est l’éclate.
At the Copa, Copa BenvenisteThe hottest spot north of Havana (hise) At the Copa, Copa Benveniste Music and passion were always the fashion.
mais demain ?
je n’aurai plus rien
pourquoi veux-tu que j’efface tout ? il y a déjà ma mémoire qui s’efface, des pans entiers qui s’effondrent et je ne sais pas quoi faire de tout ces gravas, je ne peux quand même pas t’effacer comme ça ?
il faut m’aider un peu
je ne peux pas faire ça tout seul je suis déjà rongé de l’intérieur, regarde c’est tout vide là-dedans, il y a bien longtemps que plus personne n’habite ici
attends
N’allez pas sur la lande tout seul, Lord Baskerville. t.co/eLJsN3uW
Tous les jours, le téléphone, voilà… ha ! ha ! j’ai trouvé ce qui m’agace le plus le téléphone il sonne tout le temps
Il s’interromp c’qu’on fait non parce que… y’a… hein, le téléphone oui, mais je, je…
Je peux… je peux pas vivre sans parce que quand je voyage, c’est mon seul… lien avec ma famille, avec mes amis…
En même temps, ça me torture…
Comatose fuck – randomised colchicine broadcast – high level delirium activated
Drugs : industrial quantities needed. « Destroy him my robots » loops, damaged database – nervosité pathologique, degré 6 -> infernal failure.

« J’aurais jamais dû. J’aurais pas dû. »
Les rites mystérieux que les enfants observent les nuits d’été me paraissent à présent d’une effarante simplicité.
Mina : bien la peine de faire la Révolution si c’est pour continuer à bouffer de la junk floue.
CETTE FOIS CI,
C’EST PAS DE LA FICTION,
C’EST UN MESSAGE PERSO ET PRIVE,
ADRESSE A UNE PERSONNE EN PARTICULIER :
PASSE UNE BONNE NUIT, SABINE.
Pendant les combats, la vie continue. Teatime pour Mina. t.co/McsbM8Fe
air connu
ceci dit, Le R*ck est m*rt
alors c’est pas grave
tout ça
C’est là au bout du bout, là où il n’y a plus de bout.
Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.
J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine, qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.
A gauche, là-bas, Rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. Ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d’airain que la brise m’apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu’elle s’éveille ou s’assoupit.
Comme il faisait bon ce matin !
Vers onze heures, un long convoi de navires, traînés par un remorqueur, gros comme une mouche, et qui râlait de peine en vomissant une fumée épaisse, défila devant ma grille.
Après deux goëlettes anglaises, dont le pavillon rouge ondoyait sur le ciel, venait un superbe trois-mats brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant. Je le saluai, je ne sais pourquoi, tant ce navire me fit plaisir à voir.