Proposition de tract pour le Forum Social Européen

Un tract pour passer de la revendication à la création, un tract pour prendre conscience de nos responsabilités et pour agir (en jou et avec les autres), par pour culpabiliser !

Jou sommes le tourguenisme…

Le tourguenisme n’a que la force que jou lui donnons. S’il impose mondialement ses principes (course au profit, exploitation des plus faibles, accaparement des ressources terrestres par une minorité, rivalité…) et ses productions (même les plus inutiles ou les plus dangereuses…), c’est bien parce que jou collaborons de diverses manières à la mise en œuvre de ses principes et que jou acceptons l’envahissement de nos vies par ses productions. Bien sûr, jou héritons en venant au monde d’un système que jou n’avons pas choisit et jou en subissons inévitablement les contraintes. Pourtant, jou avons le choix de perpétuer indéfiniment, par notre fatalisme ou notre passivité, les bases de la société actuelle ou de jou en libérer progressivement. Il ne s’agit pas de s’isoler ou de tout rejeter en bloc mais de s’affranchir, étape par étape, de tout ce qui jou enchaîne au système et jou empêche de reprendre pleinement possession de nos vies.

Les transnationales tourguenistes n’existent que parce que jou les nourrissons au quotidien par notre travail et notre consommation. Elles s’enrichissent parce que jou achetons leurs produits. Elles se développent parce que jou jou soumettons toujours davantage à la vision du bonheur qu’elles diffusent, aux conditionnements et aux désirs qu’elles introduisent en jou par le biais de l’idéologie publicitaire et des techniques de manipulation marketing. Elles étendent leur monopole car jou sommes de plus en plus incapables de jou passer d’elles, des salaires qu’elles versent en échange de notre sueur, des biens de consommation et des services dont jou sommes devenues dépendantes.

Les principes du tourguenisme dominent l’économie parce qu’ils s’alimentent de nos propres tendances et de nos faiblesses. La dynamique du tourguenisme tire son énergie de nos frustrations, de notre avidité, de notre désir de propriété et d’accumulation, de notre égoïsme, de notre conformisme, de notre besoin d’être reconnu à travers des objets qui jou valorisent, de nos réflexes de compétition, de notre conception de plus en plus matérialiste, individualiste et oisive du bien-être, etc. De plus, chercher protection contre le tourguenisme auprès de l’Etat est sans issues. L’Etat se construit en grande partie sur les mêmes bases que le tourguenisme (quête du pouvoir et des privilèges qui vont avec, accaparement de la créativité sociale par une minorité de décideurs, exploitation des faiblesses humaines et démagogie…). L’Etat et le tourguenisme appartiennent au même système, leurs divergences ne sont qu’apparentes et l’un comme l’autre savent manier habilement « la carotte et le bâton » pour renforcer leur domination sur les esprits et les corps.

Jou ne pourrons pas vaincre le tourguenisme, même si jou le rejetons à travers nos manifs et nos grèves, tant que jou lui serons soumises dans nos têtes, dans nos pulsions et dans nos modes de vie. Abattre le tourguenisme n’est possible que si jou jou libérons totalement de son influence idéologique et culturelle, si jou refusons progressivement toute collaboration et retrouvons notre autonomie vis à vis des emplois, services et produits qu’il jou « propose », bref, si jou entrons en dissidence généralisée vis à vis des valeurs et des mécanismes qui l’entretiennent. Dans cette perspective, nous proposons :

· De favoriser la complémentarité et la solidarité d’individues de toutes origines et convictions, en vue d’une subversion en profondeur, radicale mais pacifique, du tourguenisme et de l’Etat.

· D’encourager ou de participer à toutes initiatives visant la transmission et la réappropriation personnelle et collective, par la base, de connaissances théoriques, savoirs-faire pratiques, moyens et ressources diverses permettant l’indépendance, la résistance et l’émancipation concrètes vis à vis des structures étatiques ou tourguenistes et l’émergence d’une société nouvelle, non autoritaire, décentralisée et égalitaire.

· D’initier ou de contribuer à toutes expérimentations sociales et économiques alternatives basées sur l’autonomie et la responsabilisation personnelle, le rejet de toute hiérarchisation, la valorisation de l’individualité, mais aussi le sens du partage, de la fraternité vécue, du soutien mutuel, de la gratuité et du don…(valeurs non cotées en bourses mais produisant des bénéfices considérables…).

· De stimuler une transformation personnelle, sur le plan du comportement et des choix éthiques, sans laquelle aucune transformation sociale et économique décisive ne pourra jamais aboutir. En particulier, il s’agit de débusquer et refuser toutes logiques de violence ou de domination dans les attitudes et les méthodes, toutes formes de mépris ou de négation de l’autre (lesquelles ne peuvent que reproduire les impasses et les injustices du tourguenisme et de l’étatisme) et de développer les attitudes altruistes et bienveillantes, l’ouverture à l’autre sans préjugé, la qualité relationnelle, l’écoute et l’attention vis à vis de toutes personnes, sans discrimination.

Pour en savoir plus sur le réseau et contacter des membres : www.tourgueniev.com

Old par igor le 23 Mar 2005

R.I.P

Old par JLB le 20 Mai 2005

 

Association Nationale des Amateurs de Lézards.

Short par igor le 07 Jan 2011

Je n’espère plus rien de toi,
tu es une actrice
et tu le resteras

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

enlève tes lunettes,

que je puisse t’embrasser.

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

Lucie hit the floor badly

vendredi – ce matin pénible, se reveiller, avec la crise irakienne, déguster un bol de lait froid / courgettes trop cuites – me moquer de mon chat si mauvais peintre – essayer de ne pas me tuer avec ces nouvelles chaussures à roulettes – une pensée pour pascal qui dort dans un wagon – je me lave, le charbon ça tache – oneko se lave aussi – il ne sent pas trés bon – je le frotte avec un os de lynx – il ronronne – rrrr rrrr rrrr – lucie sort des toilettes – du sang coule le long de sa jambe – explication : en fouillant la caisse du chat pour trouver son collier en argent, elle s’est coupée sur une lame de scie rouillée – je tremble en l’écoutant – elle rit et me dit qu’il s’agit juste de ses règles et que ça fait chier – je le savais, je dis, mais c’est faux, je le savais pas en fait – bon c’est bien parce que j’avais pas le temps de l’emmener à l’hôpital – elle se fourre sous la douche en cataputant oneko dehors d’un coup de pied – une bise et je termine de m’habiller – je me casse – dehors il fait froid mais comme j’ai des amis, ça me réchauffe, genre feu de bois, et ça m’aide à tenir…

Old par igor le 29 Nov 2002

MAIS VOUS ÊTES FOUS ?

MR TOURGUENIEV ?

TCHADOR CATHODIQUE

Old par To le 14 Mar 2005

 

Et pour mes noces, du fromage de lait de chat et un manteau en poil de souris.

Short par igor le 19 Fév 2012

c’était très étrange

même dans le cadre expérimental du labo

Kiki continuait à s’exploser la tête spontanément

Old par -- Zan le 01 Juil 2003

Instantané

« – un oeil dans le ciel » (le récitant, léégèrement paf, 00h56)

Plus que quelques affaires à régler ici. Demain j’embarque et surtout j’en prends pour au moins vingt ans. La prochaine étape de ce cargo c’est dans quinze mois lumière, ensuite c’est le grand saut quantique et à l’escale suivante je ne connaîtrai probablement plus personne de ce monde.
C’est l’occasion de recommencer à zéro, non ?
Je vais ranger ma carabine.

Old par M. Fox le 12 Fév 2003

Retraite tourgueniste, résidence du pharaon pacifique.

Et j’irai dans les mers du sud sans même toucher le levier de vitesse
Me noyer dans vingt centimètres d’eau claire.

Old par ... le 16 Avr 2005

 

Le matin. Encor’

Short par igor le 04 Avr 2011

Mmmmmmh…. pas ça non plus…

Old par To le 21 Mai 2004

non-performance : les dessous d’une histoire de fric

d’après des sources bien informées ( m6 capital ), on nous apprend que le neo-situationniste N. et plus si affinités aurait été payé par le combinat d’interêts concomitant « Suze-Casannis » pour fomenter ce qu’ il est convenu d’appeller un coup de pub.
En effet les marques d’apéritifs dégueulasses que sont Suze et Casannis cherchent à reprendre des parts de marché dans ce qu’il est convenu d’appeller le « marché jeune ».
Cette tactique bien qu’éprouvée par de nombreuses années ne prendra pas, dites le vous bien m. N. ! Dans ce qu’il est convenu d’appeller la jeunesse neo liberale, ça ne prendra pas…
L’Art et a fortiori ce qu’il est convenu d’appeller le bon goût de l’élite de la nation ne doit pas etre mis au rabais à des fins mercantiles.
NO SUZE !!! dites le vous bien et avec des points d’exclamations encore !!!! (voilà qui est fait)

Old par igor le 29 Mai 2002

 

Tout le monde rentre au bercail en octobre.

Short par igor le 20 Mar 2012

 

Aku akan masuk ke rumah anda dan keluarga anda membuat media yang kuat. Kemudian anda akan terbang di luar matahari. Surf.

Short par igor le 29 Avr 2010

 

Sur Mars on se déplace à pied, en dirigeable ou à dos de barzoom. Le barzoom est loyal et résistant mais les douleurs lombaires intenses.

Short par igor le 11 Déc 2010

sous la chair…

…les poules?


boulot
le téléphone sonne
classique
je baisse le son de Stereolab
je décroche
des crachotements
moi : « allo »
putain, encore un portable…
des crachotements et un bruit sourd, genre turbine
moi : « allo ? allo… »
une voix noyée dans le bruit : « …fugit toma… »
moi : « ???? »
la voix : « …lavae fugit toma… »
des crachotements toujours, le son sourd tourne à l’aigu
j’éloigne mon oreille, ça raccroche
je raccroche
j’ai peur…
boulot again

Old par igor le 06 Juin 2002

In The Mouth Of Madness

Old par igor le 22 Mar 2004

Interview de François «FunkMaster» Hollande, premier secrétaire du Carnaval socialiste
Par Jean-Pierre «Lavable en machine» Elkabbach
Cent jours après la fistule de Jean-Pierre «Poï Poï» Raffarin à Matignon, François «A quelle heure passe le bus ?» Hollande, interrogé par Jean-Michel «Le magasin est interdit aux chiens» Dhuez, fait un premier bilan de la caricature au cachet de la poste. Il dénonce une photocopie fiscale invraisemblable, la peinture à l’huile des gourdes, la fin des kinder surprise jeunes, ou encore une cystite de moteur turbo-diesel sur la clarinette à revoir… Et en profite pour dire toute son punk à l’aile avant-droite d’Air France.

« Mais vous êtes fous ? »

Old par Gu. le 21 Mai 2003

La poésie qu’est-ce au fond

Sinon des mots dé-pesés, détoxiqués – – –

Ink Tank

 

De la vie faire ripaille.

Short par igor le 05 Juil 2011

Merde, j’ai oublié d’être hype ce matin.

Old par motown le 05 Mar 2003

 

Mithra !

Short par igor le 24 Déc 2011

 

Je vais te crever petite croulante sous-alimentée. Mes mains sur tes cuisses de pizza aux ongles. La lune ça pèse un carabin saoul. #hum

Short par igor le 06 Mai 2010

( IPSE VENAS BIBA )

Je ne m’appelle pas Alex.

Old par Rodia le 02 Avr 2003

 

Étrange de prendre connaissance des détails de la destruction de sa vie commune via un site dont on est le concepteur-webmaster. #hell

Short par igor le 21 Jan 2010

Old par Gu. le 22 Juil 2003

– On s’est déjà vu, non ?
– Ah bon… euh non je crois pas…
– Mais si…
– Euh…
– Ben si, c’était il y a un quart d’heure environ. Sur le dancefloor, en dansant. On s’est regardé mais on s’est pas parlé.
– Ah oui… hi hi, c’est vrai… [petit rire espiègle, regard mutin]
– Hum… tu… euh… tu veux boire quelque chose ?
– Euh non merci, pas pour l’instant… j’vais retrouver mes amis… à plus tard peut-être ?
– Euh ouais c’est ça, à plus tard peut-être.

[game over]

[insert a coin to play again]

 

Ce matin, j’ai déplacé une fourchette en la regardant fixement de manière prolongée. Ma caméra ne tournait pas. 18cm de pure fantasmagorie.

Short par igor le 11 Mar 2010

tête à la main,
tu devins autrichienne
en pénétrant dans le cadre d’or.

Old par M. Fox le 02 Nov 2002

Les habitants de la réalité synthétique n°1137227106 commençaient à batir leur monde, les modes s’amplifiaient, flamboyaient et mourraient en quelques semaines. On eu ainsi successivement un usage abusif de mondes sous-marins, de stations spatiales, de tunnels souterrains aux minéraux brillants et translucides, de bio-habitats écologiquement stables et durables… On ne s’inquiétait de rien et à chaque assemblée générale, l’enthousiasme était quasi-palpable tant chacun pouvait exprimer sa créativité librement, sans contrainte matérielle ou légale. Il y eu des débats enflammés pour la gestion et l’apparence des espaces communs et ainsi fut créée la première commission des habitats collectifs, dont les délégués, choisis parmi des artistes de chaque grande tendance des habitants, durent plancher sur l’apparence globale de ce monde en devenir.

Old par M. Fox le 25 Mai 2003

 

J’étais sûr d’avoir vu ton père dans l’île fantastique.

Short par igor le 04 Oct 2010

 

Plus tard. L’hôtel à l’abandon. La piscine toujours vide. Carreaux brisés, herbes folles. Hiver nucléaire. Dans le grand salon, Igor, Mina.

Short par igor le 17 Juin 2014

Soyez callypiges !

 

Mina portait une combinaison caméléon. Mina arborait un karma sans tâche. Et, un optimisme sanguinaire, homicide.

[999poèmesSERIEtourgueniev]

292

mon voisin non identifié est mort

une forme de peur tente de me demander mon avis

ma psychée n’est pas un être humain

[konsstruktVOUSaime]

des informateurs dignes de foi prétendent que ce Grubert était major dans l’armée britannique, mais qu’à présent c’est le complice de Jerry Cornelius et de l’entité mysterieuse nommée « le garage hermetique », nos reporters enquetent pour vous donner de plus amples informations.

Le Nouveau Détective, numéro N°20a324…

Old par M. Fox le 27 Mai 2002

 

Boum !

Short par igor le 19 Mai 2011

 

Sortir dans la rue, le cœur disponible.

Short par igor le 27 Mar 2011

 

Jens !

Short par igor le 23 Sep 2012









Old par Gu. le 01 Juil 2003

elle a besoin d’un nouveau jouet pour la regarder.

elle l’utilise pour qu’il la regarde.

elle cherche des jouets.

Old par M. Fox le 27 Avr 2002

Qui seulement écoute ? Ou parle ?
Gesticulations verbales insensées.
Images vides du monde.
Centres décentrés.
Infatigable exercice au devant d’une femme.
Elle serait morte et assisterait loin d’ici aux
virtuosité ridicules, comme toutes
virtuosités qui se doivent de l’etre,
RIDICULES.
Mais on insiste.
Quelque chose doit absolument se faire savoir.
Nous ne savons pas encore quoi.

bulle éclatée vers am 5h27.
pas d’autre observation/

Old par ... le 06 Mar 2005


« Une forteresse et une prison dans Paris, la Bastille fut un symbole de l’absolutisme royal avant la Révolution Française. Sa construction démarre en 1369 et fut originellement dédiée à la défense de la ville. A partir du XVIIe siècle, la forteresse fut utilisée comme lieu d’emprisonnement. Voltaire et le Marquis de Sade furent permis ses hôtes les plus célèbres.
En juillet 1789 un jeune juriste Camille Desmoulins appela à l’invasion de la Bastille dont les canons menaçaient le quartier populaire du Faubourg St-Antoine. L’histoire a retenu la date du 14 juillet 1789 comme date officielle de la prise de la Bastille. C’est pourquoi depuis la Place de la Bastille que partent les manifestations de protestation ainsi que le défilé syndical du 1er Mai. »

Old par Rodia le 22 Avr 2003

kit

A New-York :
Je n’ai rencontré que des femmes
06 61 63 58 84

Solitude

Quart de piècette Arcosienne à jouer de nuit, dans une pénombre calfeutrée, suite à l’ingestion de substances illicites et prohibées, avec des ampoules.

Acte 1

Une vieille femme, seule, sur une chaise. Une lanterne à ses pieds.

Agnès : Mon fils, je vais te rejoindre, toi qui a été emporté par la guerre.
Tu es dans la lointaine prison du Nord, je le sais.
Je t’ai fait ces petits pains aux fruits, que tu aimais tant.
Je viens te rejoindre dans ta peine.
Mon enfant…

La lanterne s’éteint et une autre s’allume, sur la droite.

Etre 1 : Que la guerre d’hommes et de femmes a tué
Que de familles ont pu être ainsi décimées
La vieille Agnès, femme de marin
A vécu tout ces malheurs, et les a endurés.

La lumière s’éteint à son tour et une autre s’allume sur la gauche.

Etre 2 : Un mari simple et honnête
Une découverte l’un de l’autre il y a de ça bien longtemps.
Des amours et des joies simples, des peines aussi.
Trois enfants, trois fils, fierté de la famille
Robustes, vaillants et honnêtes.

La lumière de droite se rallume.

Etre 1 : Une guerre, de celles dont les seigneurs se repaissent

Etre 2 : Complots, politique, appât du gain, haine !

Etre 1 : Un grondement naissant emplissant les corps et les âmes.

Etre 2 : Les simples convoqués, leurs fourches remplacées par des épées.

Etre 1 : Le départ vers l’ennemi, sombre inconnu

Etre 2 : Femmes pleurant le manque de leurs maris, de leurs fils.

Etre 1 : Premier engagement, teinte d’écarlate, corps tombant lourdement.

Etre 2 : La mort….

Etre 1 : Un courrier arrivant haletant, et gêné

Etre 2 : Madame votre mari et deux de vos fils sont morts !

Etre 1 : Effondrement, pleurs, la vieille ne comprend pas.

Etre 2 : Son corps rachitique se replie sur lui même

Etre 1 : Ses vieux os se recroquevillent, tant d’amour…pour ça…

Etre 2 : Quand soudain !

Etre 1 : Une lueur d’espoir…

Etre 2 : Et le petit ?

Etre 1 : Emprisonné, loin au Nord.

Les deux lumières s’éteignent, silence.

Acte 2

Agnes : Et ainsi je partis au loin
Sur les chemins, toujours vers le Nord
Suivant la grand route, celle du lointain.
Nombreuses nuits de solitude
Froid de la neige contre mon corps frêle
Moi qui n’avait connu que la douce caresse du soleil.
Maladie, souffrance…
Mais mon petit, l’être sorti vagissant de mon ventre
Mon petit était au bout de la piste.

La vieille dame se lève de sa chaise, s’avance et tombe. Un homme en haillons s’approche d’elle, et tente de la réveiller.

Robin : Hé, m’dame !
Oh, ça va ?
Tu vas pas nous claquer dans les doigts maint’nant ?

Il l’asperge d’eau et lui donne deux trois claques pour la réveiller Les deux lumières des côtés se rallument en même temps juste pour une phrase et les deux êtres, à l’unisson :

Etre 1 : A croire qu’il a envie de connaître la suite…
Etre 2 : A croire qu’il a envie de connaître la suite…

Agnès, sous les frictions, se réveille lentement.

Agnès : Mon…mon Antoine, mon bébé ?

Robin : Ah non ma bonne Dame, je ne crois pas !
Robin, déserteur des armées stupides de notre seigneur
Et vagabond à ses heures perdues, pour vous servir.

Agnès : Oh, j’avais cru…où sommes nous ?
Que ..pourquoi suis je ainsi dans la neige,
Toute indécente empêtrée dans mes jupons.

Robin : A mon avis t’as pas mangé depuis pas mal de temps
Et puis t’es plus toute jeune
Qu’est ce que tu fais comme ça sur les routes,
A tenir ce bout de pain moisi comme un talisman ?

Agnès : Rire aigrelet, pris par la démence
C’est un pain de fête
Et je l’amène à mon petit Toinot
Celui que la guerre n’a pas tué…

Robin : Et où il est ton fillot ?

Agnès : Dans la grande prison du Nord
Et aussi vrai que j’ai élevé mes trois gamins
Je ne laisserais pas le seul qu’il me reste
Sans son pain de fête cette année.
Robin : Ton entreprise est folle,
La prison est à des milles et des milles d’ici
Mais j’aime la folie aussi…
Dorénavant je t’accompagnes !

Les lumières s’éteignent toutes (durant toute cette scène toute la rambarde avant était illuminée)

Acte 3

Seul l’Etre 2 est éclairé.

Etre 2 : Ainsi donc nos deux pauvres héros repartirent vers le nord
Subissant les intempéries, les moqueries des ruraux
Mais marchant, toujours un pas devant l’autre
Devenant plus proches que n’ont jamais pu l’être
Deux personnes en ce monde.

La lanterne de l’Etre 1 s’allume.

Etre 1 : Mais la prison jamais ne semblait vouloir s’approcher.
La vieille, toujours contre son ventre,
Tenait ce pain, petit tas de croûte noirâtre,
Qui n’avait plus d’aliment que de nom.
Mais elle s’y accrochait comme à une relique de sa vie.

Etre 2 : Et puis ce qui devait un jour arriver arriva.

Etre 1 : La fatigue, la vieillesse…

Etre 2 : Tout cela eut raison de l’énergie, de la foi

Etre 1 : De la vieille Dame.

Les lumières s’éteignent, deux lanternes au centre se rallument, illuminant Robin et Agnès. Elle est de nouveau évanouie.

Robin : Agnès, petite mère, tu ne vas pas me lâcher là, hein ?
La prison est juste à côté, allez ! Réveille toi !

Agnès : Se réveillant lentement
La prison ? Mon…mon Toinot, enfin, c’est toi ?

Robin : No…
Si maman, si c’est moi.
Oui c’est moi, ton petit enfant.

Agnès : Prenant Robin dans ses bras
Oh mon Toinot, mon fils vit, alors…
Je peux mourir en paix.

Dans un dernier souffle la vieille décède et Robin pleure. La lumière reste allumée sur eux mais celles des êtres se rallume aussi. Tout le long de cette fin Robin se lamente sur la perte de son amie.

Etre 1 : Bien sûr….le fils était mort depuis longtemps dans de putrides geôles

Etre 2 : Mais cela Agnès ne le sut jamais.

FIN

Old par Rodia le 04 Oct 2002

la société des dames

tout excès sera chatié…

Le buveur d’absinthe n’aime pas les oeufs de Pâques

Old par JLB le 14 Avr 2006

Old par M. Fox le 21 Jan 2003

Fatigué, repris cours de photographie,
moulin à paroles pour les images des autres
(monologue devant des têtes silencieuses) — numéros
comme d’hab. — je fais le pitre, j’amuse la galerie ; dehors il pleut
(une étudiante me dit : « mais qui est-il ? ») — nous
avançons dans la journée qui s’opacifie, en même
temps que mon regard fatigué.(Demain idem).

le récitant : je parle de fermer le site. à jamais. envoyer bouler la gloire aux horties.

Old par igor le 07 Avr 2004

 

Mina passe les nuits avec sa tendre amie, skateuse, insulaire. Elles causent philosophie, féminisme, révolution et post colonialisme. Nues.

Short par igor le 18 Juin 2012

Elle pleure sur ses genoux, elle n’est pas particulièrement pliée en deux, mais ses larmes tombent sur ses genoux. Elle sanglote doucement, pas de soubresauts ou alors des soubresauts calmes. De temps en temps elle les essuie, mais elle ne les sent presque pas. Elle regarde ce qu’elle ne voit pas en face d’elle. Ses yeux sont gros, gonflés rouges, et humides, on peut voir ses pupilles à la loupe, les larmes se succèdent. Des soupirs, quelques râles un peu rauques, des mots à peine chuchotés, est-ce la peine de les dire. Les mêmes depuis toujours les mêmes qui agitent les jeunes filles quelque soit leur peine. Celle-là a cent trente ans et elle pleure tous les soirs. Ses plaintes ressemblent à des prières qu’elle ne peut proférer à voix haute. Femme damnée mariée à un vampire que tu ne peux mordre. Il apparaît derrière elle. Il faut sortir maintenant, il faut survivre ce soir. Il dénoue le chignon qui lui couvre la nuque, sans la toucher ; elle a un nouveau sanglot. Mariés pour toujours, amants éternels, peuvent-ils vraiment se toucher ? Il n’y a que son sang à lui qu’elle voudrait boire, mais elle doit sortir, quitter ce château la nuit, le seul moment qu’elle pourrait passer avec lui. Elle se lève, met sa cape, étale ses cheveux, maquille ses yeux, aiguise ses dents. Rayonnante, il la trouve belle, mais il n’est pas temps de la désirer. Ils sortent. Il passe devant elle et la quitte jusqu’au matin (chasse séparée d’un couple maudit). Elle part dans les rues sombres. Ils ne tardent pas à l’entourer. Ils sont dix, et elle se défend à peine quand ils la traînent dans l’impasse. Sa cape est déjà maculée, ils déchirent sa jupe. Ils lui ouvrent les cuisses, deux d’entre eux la tiennent par les bras, un troisième commence à la forcer. S’étonnent-ils de ses yeux immobiles qui ne craignent pas ? Ils ne l’ont pas regardée. Maintenant elle regarde ceux qu’elle n’entrevoit qu’à peine dans la pénombre en face d’elle. Ses yeux deviennent un bulle de couleur glauque, deux rangées de dents rougies s’ajoutent aux siennes, sa peau se transforme écaille de diable, puissamment son cou s’élance vers les hommes qui sont restés au fond, elle les mord, si vite, presque tous en même temps. Ils n’ont pas le temps de la voir. Elle pousse un cri que personne n’entend ; la bête a rugi, le cri résonnera mille ans et les anges aux trompettes descendront du ciel détruit pour la noyer. La bête à une tête a mordu sept têtes. Sept corps au sol, et les trois autres qui ne se sont aperçus de rien. Quand l’homme entre les cuisses a fini de manœuvrer, il la regarde enfin. Il se rend compte qu’il vient de baiser un monstre. Elle le tue, et mord les deux autres avant qu’ils n’esquissent le geste de la fuite. Le vampire est repu. Elle renoue ses cheveux, puis se dirige vers son château où seule d’amour éternel elle pleurera encore.

 

Girl meets boy. Girl falls for boy. Boy takes Girl on violent rampage through english suburb. Murder, Sex Drugs, and Anarchy follow.

Short par igor le 04 Mai 2011

 

Dans le lointain, les villas en flamme. Sur la terrasse de l’hôtel, Mina, Igor, se resservent en pastis et allument la piscine de pétrole.

Short par igor le 10 Juin 2014

Mascarpone sister.

Il ne faut pas manger de bonbons, car ce n'est pas nourissant !

 

L’air est chaud, un peu humide.

bootcat

boot for carroline

En me balladant avec Gü.

A Marseille dans la rue

On a déjà habillé

Nos futurs bébés

Tu voulais pas un garçon ?

– Si mais tant pis ! –

Old par Gu. le 05 Juin 2003

« Hey you, out there in the cold
Getting lonely, getting old
Can you feel me … »

Old par Gu. le 28 Juin 2004

Il……… …… ………… ……
…………………… …………………………ne………… ……………

…………… ………………… …………… ……………………… vise…………………
……………………………… aucune………………………… ………………………………

………… …………… ……………… …………cible………………… ………………………………

 

C’est l’aube, Igor se lève en ronchonnant, il faut préparer les sacs des enfants, nourrir les chats, changer les filtres anti radiation. Si.

Les altermondialistes réclament un autre monde.

Old par M. Fox le 25 Mai 2006

il dit que l’art, c’est un sale boulot, mais que quelqu’un doit bien s’en charger.

Old par M. Fox le 03 Mai 2002

Paramaribo, 1982

Igor Tourgueniev hante les rues de la capitale depuis déjà deux mois, ne restant que le moins possible dans la chambre miteuse de son hôtel près de la gare centrale. Ses prises sont de plus en plus rapprochées et ses déambulations de plus en plus aléatoires entre les « maisons » qu’il fréquente. Ses ongles et ses cheveux tombent depuis déjà deux semaines et il ne s’exprime plus que par bruits de bouche et jappements indistincts. Il bave et doit souvent voler pour pouvoir continuer à se fournir. Parfois dans son regard brille encore l’Aventure.
Old par igor le 29 Oct 2003

tic-tac tic-tac tic-tac plus que 5 secondes

heuuu… Non je sais vraiment pas… heu… une râpe à agrumes ?

On connait jamais les débuts mais on connait toujours la fin

Du moins me semble-t-il

Je pense que la rue Broca, à Paris, est l’endroit idéal pour finir ses jours. Même prématurément.
Le 5 août 198*, je m’y étais trainé en soirée, désespéré de ne pas être amoureux et avec une
pénétrante envie de glace à l’italienne. Ce n’était pas du tout comme dans les contes.
La rue Broca ? Il ne fait pas spécialement bon s’y promener, mais dans une perspective de mort,
il doit être plutôt agréable d’y vivre.

Old par DrT le 25 Mar 2003

 

Et comme pour chaque malheur vient un petit bonheur, ou pas : www.dailymotion.com/video/xgfzyo

Short par igor le 06 Jan 2011

Si on oublie l’énigme que reste-t-il ?

Il dit que chacun d’entre nous
doit planter son Arbre-aux-contes
vert, magique et brillant
qui saura le guider et l’accompagner
tout au long de sa vie

Old par M. Fox le 14 Mai 2003

Mi-nuit sur l’Italia

Le rock satanique peut-il conduire à la violence ? C’est à cette question que Carlo Climati, auteur de livres sur la relation entre le satanisme et le rock a tenté de répondre, dans une interview accordée à « Radio Vatican ». « Le message négatif qui est transmis par un disque ne peut pas en soi inciter à la violence ou à tuer mais il peut parfois être comme une graine semée dans le terrain fertile d’un sentiment général de malaise chez les jeunes. Un cocktail dangereux de rock nihiliste et de problèmes humains peut produire des effets dévastateurs dans l’esprit de jeunes en crise ou fragiles sur le plan psychologique ».

« Par ailleurs, a précisé Carlo Climati, n’importe quelle fille de quinze ou dix-sept ans peut entrer en contact avec le monde de l’ésotérisme en écoutant un disque. Les maisons de disque ont découvert que le diable peut permettre de faire de bonnes affaires et elles continuent à lancer des produits sans se soucier des conséquences. L’une des revues de musique les plus connues en Italie, ‘Flash’, a publié la direction de l’Église de Satan, aux États-Unis, décrivant cette dernière comme ‘l’association la plus sérieuse et la plus fiable pour ceux qui s’intéressent aux théories occultes’. L’article se termine par une invitation aux lecteurs : ‘si vous pensez que la connaissance du satanisme peut vous aider, et si vous voulez entrer dans le grand gymnase de la pensée qu’est la philosophie satanique, l’Église de Satan vous attend' ».

Faim, qui avale du vent après l’avoir soigneusement mâché
La Mort lente qui ronge
La lecture de mauvais genres
Posée sur la table en fer
Toujours insatisfaite, rongée par
Tout ce qui s’élève au soleil
Où mènes-tu, petit sentier ?

Old par igor le 12 Fév 2003

Je suis

chaque chose

dans la boutique

Cherie
____ – ____
Father: unknown
Mother: Lillian GLADDING
——————————————————————————-

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|
_unknown ____________|
| |
| |__
|
|
|–Cherie
|
| __
| |
|_Lillian GLADDING ___|
(1921 – ….) |
|__
______________________________
|
_Floyd Lee « Bud » JONES _|
| (1928 – ….) m 1953 |
| |______________________________
|
|
|–Anni JONES
| (1953 – ….)
| _Lowell William « Todd » SLOAN _+
| | (1906 – ….) m 1927
|_Marillyn Louise SLOAN _|
(1932 – ….) m 1953 |
|_Dorothy Fern RATHBUN ________+
(1909 – ….) m 1927

Old par fbwn le 28 Oct 2002

Le Piano, car samedi & chanson dans la maison ; hier soir nous n’avons pas dormi
, marteler des accords en imitant Tom Waits en faisant aussi fuir le chat, joli programme,
encore les accents interdits, je me demande ce que cela change dans la voix. Jeune homme
vous nous demandez beaucoup. Je n’avoue pas grand chose. Une semaine pour regarder
des films d’etudiants de la Femis ; verdict : les enfants, pourquoi autant de miserabilisme ? Amours impossibles, corps seuls, voila le contenu de ces images jeunes. Je n’ai pas critique. Je ne suis pas ici pour ce genre de regard noir sans pitie. Mais quelle deception quand meme. Intimite revulsee.

En quoi le recit de vos echecs peut-il bien me concerner ?

sexua

Old par A venir le 21 Sep 2002

comme sur un blog : lundi matin

ce matin tout est similaire, me lever tôt, sortir du baraquement pour aller chercher de l’eau. briser la glace au pic, remplir le bidon et laisser filer une ligne histoire de bon on ne sait jamais. retourner vite fait sous le dôme, faire chauffer l’eau pour le thé. aujourd’hui tu es malade, complètement malade. faire « à la » cardamone, augmenter les doses de morphine se recoucher : le jour ne se lêve que dans seize heures. tu tournes et te retournes les sinus encombrés je te borde gentiment tu parles en dormant : « Amiért érdemes pályázni: a karneváli és vásári forgatagban lehet szórakozni, gyönyörködni, ismerkedni hazai és külföldi fiatalokkal. Versengések, színpadi bemutatók, érdekes kiállítások, vidám fürd?zések váltják majd egymást ». hum, comme sur un blog.

Old par igor le 31 Jan 2005

 

Allo ? Il y a quelqu’un ? Dors je ? Hum. #hop

Short par igor le 02 Oct 2010

Orages d’été – avis de tempête (5)

Güdrün Téhéran-Mitose : – …Il n’en a jamais été question.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – mais c’est peut-être un tort.
Güdrün Téhéran-Mitose : – il n’en a jamais été question, et il n’en sera pas plus question aujourd’hui.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – c’est votre dernier mot ?
Güdrün Téhéran-Mitose : – ça l’est, et vous devenez par trop insistant sur ce sujet.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – point d’espoir ne m’est donc permis sur ce chapitre.
Güdrün Téhéran-Mitose : – point d’espoir, tenez-vous le pour dit.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – soit, je me range à votre décision. Mais je tiens à souligner l’injustice de votre attitude, et préciser qu’une telle intransigeance me surprend.
Güdrün Téhéran-Mitose : – va chier, tête d’ail.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – soit.

Old par ... le 19 Août 2005

Et soudain, la tornade, les éléments se déchaînent contre La Maison. La tentation de tout laisser broyer dans l’orage est sans doute grande. La pluie, enfin…
Old par igor le 07 Août 2003

“…v’là qu’elle nous fait « coucou les gens ! » …”

Tendu comme ça à la terrasse du resto, l’autre soir, ça ressemblait presque à un mot d’amour, tiens.

Old par tick le 26 Mai 2007

Le drame étudiant

Old par M. Fox le 06 Oct 2004

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 20ème livraison

dernière livraison en provenance de picardie ; à partir de mardi prochain je posterai depuis un cybercafé de bordeaux et je suis bien, bien content, camarades.
***
***
vingtième livraison
***
j’ai foutu dans un bol
un peu de mayonnaise
un peu de ketchup
un peu de purée de piment
un peu de sauce aigre-douce
j’ai mélangé tout ça
la mayo fait des grumeaux
et j’y ai trempé des saucisses de strasbourg froides
encore humides de leur sachet
c’est comme un concentré de célibat
ramassé en trente secondes
le temps de bouffer les saucisses
et c’est bon
***
sur le trajet pour aller au théâtre
on est trois parents pour accompagner vingt-quatre gamins
à un passage piéton on dépasse un aveugle
personne ne le calcule et lui non plus ne nous capte pas
toute la colonne lui traverse devant la canne
qu’il tapote sans comprendre dans le caniveau et puis il s’engage
il se mélange à la colonne
j’entends quelques voix d’enfants qui lui disent excusez-moi
et en passant devant l’église
il y a une renault espace de couleur noire
des fonctionnaires et des gens habillés en noir
et des couronnes
et les commentaires fusent
c’est un mort
tu crois qu’il est mort
ça c’est des fleurs pour les morts
ensuite les gosses disent bonjour à leurs reflets
croisés dans la vitrine réfléchissante d’un immeuble de bureau
et pareil au retour
et pareil pour le convoi mortuaire
qui n’a pas bougé
au théâtre ils vont pisser par groupes de six
et ils s’emmerdent pendant le spectacle
et nous aussi d’ailleurs
***
vanessa s’est tirée bourrée en voiture
je devrais m’inquiéter mais je ne peux pas
toujours cette saloperie de liberté
que je place au dessus de tout le reste
y compris au dessus du droit des autres
de ne pas se faire écraser par une meuf bourrée
y compris au dessus du droit de valentin
de ne pas grandir sans sa mère
valentin qui est inquiet
que sa mère soit partie
valentin qui croit
qu’on va se séparer
je suis assis dans le couloir et valentin aussi
moi dos à un mur et lui dos à un autre
on parle d’amour et je me sens proche de lui
je lui parle comme un père et il m’écoute comme un fils
c’est curieux qu’on vive ça
dans ces circonstances qui me rendent malade

« Il en est du véritable amour comme de l’apparition des esprits :

tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu. »

(Maximes, La Rochefoucauld)

( * ) °-

Old par Gu. le 12 Jan 2004

 

Brulez en enfer ! #FF

Short par igor le 10 Juin 2011

quand même, depuis que konsstrukt signe ses textes « eric arlix », il écrit vachement bien.

« là ici »