Extrait : « Que faites-vous si haut ? me demanda-t-elle avec un étrange sourire… Eh bien, qu’attendez-vous ? Au lieu de passer votre temps à me persuader que vous m’aimez, sautez donc par ici, si cela est vrai. » A peine avait-elle fini de parler que je me précipitais en bas. Le mur devait être haut de près de cinq mètres. J’atterris sur mes pieds, mais le choc fut si vigoureux que je tombai et restai évanoui quelques instants. En revenant à moi et sans ouvrir les yeux, je sentis que Zinaïda était toujours là, près de moi… I. Tourgueniev – Premier amour
Mais peut-être faudrait-il dire plutôt que le tourment de base, essentiel, est tout bonnement celui qui nous vient des limitations que nous impose un autre homme, du fait que nous étouffons, suffoquons dans l’espace resserré et rigide où l’imagination d’autrui nous enserre. Witold Gombrowicz
Et pourtant, une larme sort encore comme au premier jour, comme a nouveau une emotion premiere au fond du ventre, au fond des poumons. Je ne sais pas bien ce que mes doigts me dictent, le soleil ecrasant, l’odeur des chevaux immobiles sous un plomb liquide l’ombre du Giraldillo sur un aveugle promettant des millions, toujours Seville, des annees apres, et toujours un corps traverse de composes chimiques, comme avant, comme a Seville, immobile, rien n’a change.
Yo quiero Sevilla, y Sevilla tiene una cosa que solo tiene Sevilla.
Raconter une histoire, ça peut commencer par un « il était une fois » ou par un truc plus anodin genre « il marchait déjà depuis une heure dans ce putain de désert jaune ». Forcement, ça n’implique pas les mêmes choses pour la suite. Dans le premier cas on attend un truc du genre « dans un pays très lointain », dans le deuxième cas plus un truc genre « et les fils de putes qui l’avaient lâché ici ne perdaient rien pour attendre ». Raconter une histoire, c’est tout un tas de décisions plus ou moins importantes pour la suite, sur les mots à choisir, sur les personnages, les lieux, les actions, l’existence même de personnages, de lieux et d’actions, la pertinence de la notion temporelle et la force de l’entropie sur l’idée originelle. Raconter une histoire tendre, c’est aller contre la paranoïa, les griffures de la vie, les cicatrices et toujours rechercher cette petite ligne si douce qui glisse partant de la hanche vers le pubis. Raconter une histoire, c’est faire acte de foi, de contrition, se blottir contre une idée, la choyer. Raconter une histoire, ça peut se faire en se regardant dans les yeux, doucement. Raconter une histoire, ça peut ne pas réussir, ça peut ne mener à rien, ça peut être un échec. Raconter une histoire…
Le faire c’est l’entendre aussi c’est certain! Ainsi, l’entendre n’est pas forcément le faire… Mais pour se faire entendre, encore faut-il entendre le faire…
« Je demande à la production Orlando de publier un démenti concernant les propos tenus sur internet me disant atteinte d’un cancer des cordes vocales depuis 1995. Cela est totalement faux, je tiens à vous rassurer à ce sujet : je suis en pleine forme ! »
« Si je n’étais pas devenu Tellement lâche Pour avoir toujours sans relâche Brûlé mon cœur à ton sein nu Je te tuerai comme une chienne Toi qui m’a perfidement Trompé pour un nouvel amant Sans même qu’un remords te vienne Je plongerai dans ton sein nu Qui tous les tente La lame rouge et tremblotante Du premier coutelas venu Je crèverai de piqûres Tes lèvres roses Tes lèvres qui disent des choses Où somnole une trahison Et je balafrerai tes hanches Tes flancs et leur duvet cendré De quelque croix de Saint André Faisant sillon dans tes chairs blanches Mais quoi ? Tes lèvres m’ont menti! J’en veux encore… Menti tes yeux – j’en veux encore… En implorant ton repentir Je veux à nouveau sans relâche Brûler mon cœur à ton sein nu Puisqu’ Hélas ! je suis devenu A force de t’aimer Un lâche. »
Lobotomie papa Lobotomie maman J’ai un trou dans la tête Lobotomie soldat Lobotomie para Je ne crains plus la loi Amputé, Amputé, Amputé J’ai un trou dans la tête Je ne sens plus mes bras Et même si je meurs Je n’ai plus de douleur Amputé, Amputé, Amputé On me demande souvent Pourquoi cette cicatrice La juste derrière mon crâne Dans ma tête il fait noir Dans ma tête un trou noir J’ai du sang plein ma tête Amputé, Amputé, Amputé
Béruriers Noirs – Amputé ( Lobotomie Hôpital )
Quand ils sont arrivés Pour venir me chercher La camisole passée Et après dans le noir Traîné dans le couloir Amputé, Amputé, Amputé La tête dans la baignoire Ils ont pris un rasoir M’ont dégagé le crâne J’me souviens plus de rien Lobotomie merci J’ai du vide pleins ma tête Amputé, Amputé, Amputé Lobotomie amputée Lobotomie amputée Lobotomie amputée Amputé, Amputé, Amputé
H&G – Episode n°83 : le nouvel âge Réalisation : Christophe Gregeois Johanna devient ‘new age’ et entraîne Christian dans son délire. Ils rencontrent Antonella, qui tient une boutique d’accessoires new age, et son ami Ludovic. Johanna, jalouse, commence à douter du new age car Antonella propose à Christian un bain, nu, avec elle !…
To SodaBoy No one is innocent. To Felix Don’t forget Tourguenisme… To me Fucking idiot ! To you I’d like to kiss you in Paris. To her Please love me like i love you. To David Lynch Was it a Joke Dave ? To Nicolaï Yawanafuck ?
On trouve des tourguenistes dans les mares de ferme, les bassins et presque tous les trous d’eau où il n’y a pas de poissons et peu ou pas de végétation aquatique. Dans le fond d’un jardin, une vieille baignoire remplie d’eau « enrichie » d’une pelletée de crottin de cheval ou de bouse de vache peut faire une bonne .. mare à tourguenistes )..
Récolte
Avec un filet à plancton ou toute épuisette a mailles fines (0,5 mm) à manche rigide et, de préférence, à large ouverture. Essayez de repérer les tourguenistes qui se déplacent souvent en essaims à des emplacements variables selon le vent, la température, le soleil, etc. Promenez l’épuisette dans l’essaim a plusieurs reprises; sortez-la de l’eau et retournez son contenu dans un seau plein de l’eau de la mare. Si nécessaire, enlevez les gros insectes et larves d’insectes nuisibles.
Je suis bien content d’avoir conservé ce petit scalpel, ce soir je vais jouer à Michael Jackson, me refaire le nez, me gratter la peau pour me refaire plus blanc. Si ça saigne trop je vais essayer de ne pas trop foutre de saloperies dans la salle de bain et de ne pas me rater, baby.
Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer… Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde ! Je fais quoi, moi, sans téléphone ? J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.
Igor range les munitions dans le sac à dos gris sale. Mina sourit. On est en Angleterre ici. Les gens n’ont pas de revolver. Carver classe les manifestes qu’ils distribueront dans la zone périphérique. L’homme à la tête de chat passe un veston en kevlar très classe, glitter rose.
il y a une multitude d’étoiles dans le ciel certaines sont si loin qu’on ne les voit pas certaines sont proches, elle brillent fort on aimerait bien les attraper parfois mais elles sont trop éloignées pour faire attention à nous. elles n’en ont même pas conscience et puis il y en a une qui est vraiment près incroyablement éblouissante on l’appelle Soleil même en fermant les yeux on perçoit sa lumière et sa chaleur même la nuit elle est là, refletée par la lune impossible de s’en débarrasser on tourne autour en une belle éllipse et ne s’en rapproche que pour s’en éloigner et on a beau tendre les bras, on voudrait brûler et se dissoudre dans le brasier sécher définitivement elle reste inaccessible poursuivant sa trajectoire, insensible.
… d’étrange petits champignons aux chapeaux noirs et dentelés. Nikolaï en ramasse un à l’aide d’une pince et l’enfoui dans un petit bocal en verre qu’il porte à la ceinture. Tourgueniev acquiece de la tête. L’humidité se fait de plus en plus présente et on peut entendre desormais comme un bruit d’eau qui vient du bout de la galerie. La progression se révèle aisée malgré les quelques cubes de béton qu’il faut parfois enjamber ou éviter. Natalia semble frustrée de ne pas avoir rencontré d’adversaire et elle progresse maintenant en tête du cortège, toujours à la limite de luminosité de la torche. Un minuscule cercle de lumière se manifeste à la limite de son champ de vision, Tourgueniev espère qu’il pourra mener les négociations avec les autochtones sans que le sang coule.
Son électro-acid-house-hip-hop, ambiance assurée par la tribu tourgueniste et pleins d’autres crevards bioniques, consos pas chères + surprise éthylique sponsorisée par Havana Club… Le Zoco Bar, 223 rue Saint-Maur, 10ème, Paris, France – Métro Colonel Fabien ou Belleville. Si vous voulez me voir enfin nue…
Ma vie fragmentée, anti personnelle, irradiée par le désir vers l’inconnue s’est retrouvée piegée lors de l’explosion du coeur ouvert déclenchée par ton regard, un soir d’été, brisant d’un souffle émotion un seul le mechanisme sophistiqué d’auto défense, ces quelques bribes de lucidité qui sommeillaient en moi.
Et depuis cette nuit la, ma sérenité n’en finit plus de s’enflammer en éclats ___________