Comme prévu, les forces de l’entropie amenaient une vague de chaos et de destruction, sur un air de tango psychédélique. Danser, surfer, nu.
ソーセージのための私の王国!私も水玉救急ジェット踊ることができます。すべてのいただきありがとうございます。#とんでもない。
DANS TON UC
From: TOURGUENIEV, Régis
Sent: Fri 08/10/2004 11:49
To: URGUENIEV, To
Subject:nouveau PC
Salut,
Je voudrais savoir quelle est la taille du chassis de ton UC ???
Est-ce un chassis petit, ou grand ???
Pour les écrans plats, je suis désolé, mais il n’y en a plus pour l’instant.
A bientôt.
Cordialement,
Regis Tourgueniev
Hotline Informatique
Toujours cette hésitation entre un pluriel et un singulier, d’un pied sur l’autre. Une valse-hésitation.
Pas contre une grosse tranche de sex’n’drugs (pour le rock’n’roll ça devrait aller) avec facéties faciales et philo de couette à fleurs.
C’est une belle journée, je vais me coucher.
Une mélodie, une rivière.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Enfin tu vois. quoi. La nuit. Nos sourires, nos tactiles échanges. Et la danse.
Restaurer la magie n’est pas aisé,
du bout de mes pieds
à la pointe de mes cheveux
je cherche en vain cette étincelle,
ces p’tits morceaux de reves
savamment bricolés,
un peu d’amour,
de musique
et les couleurs qui dansent tout autour,
l’assemblage habituel
qui me fait tenir et avancer
je ne les trouve nulle part,
peut-etre que les temps changent, finalement
Slogans porteurs pour des lendemains qui chantent
Intermittent, retournes dans ton pays
Intermittents fainéants à plein temps
intermittents, rendez nous notre argent
échassier trouves-toi un vrai métier
faites des enfants, pas des intermittents
la grossesse a 6 mois
les femmes derrière, les hommes devant
A bas, a bas, le second degré
USA sors nous de ce mauvais pas
Bush, Bush, montre nous la voie
Monsieur Bush, priez pour nous
la parité c’est pour les dégénérés
Chirac président
Monsieur Jean-Jacques Aillagon, tenez bon, s’il vous plaît
Monsieur Raffarin vous nous faites du bien
Raffarin nous voila
Monsieur Pasqua vous m’avez donné la foi
Charles Pasqua reviens les mettre au pas
Mr Nicolas Sarkozy à la culture s’il vous plait
Subvention égal dépense d’argent
PSG fais-nous rêver
Travail, famille, télévision
Remettez le José au frais !
C’est pas les agriculteurs qui nous empêcheront de manger des hamburgers
On aime, on aime les OGM
La culture est une marchandise comme les autres
Alain Delon, rejoins-nous à Chalon , Monsieur Chirac à Aurillac,
Michel Sardou un peu partout
TF1 c’est rudement bien
ARTE c’est trop compliqué
c’est toujours sous titré
avec des films étrangers
ARTE, c’est pas bien, on n’y comprend rien
chacun pour soi, et pas les autres
on est plus, plus de droite que vous
non, non aux manifestations
La droite est adroite, la gauche est gauche
Afrique paye ta dette aux pays occidentaux
Le Bigdil c’est pas si facile
Star Academy c’est pas si mal que ça
restons divisés
les grévistes sont des gens qui ne travaillent pas
les chômeurs sont des gens qui ne travaillent pas
moins de festivals, plus de quinzaines commerciales
Plus de corsos fleuris, moins de festivals de hippies
le Puy du Fou dans toutes les villes
on veut, on veut des sons et lumières
les reconstitutions historiques nous apprennent des choses
Monsieur De Villiers, vous avez de bonnes idées
un vrai statut pour les majorettes
la culture est une marchandise comme les autres
manifestants, vous gênez les commerçants
le FMI ne fait plus crédit
Tf1 sur toutes les chaînes
Mac Donald, dans les cantines
Mickey nous fait rire, et Donald aussi
1 euro, c’est 1 euro
Selliere président
les retraités au boulot
la police protégez nous
la police pas trop loin de nous
Nous sommes tous des américains
les vrais artistes avec nous
on veut des sous, pas des crassous
Les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles
Les bonnes actions sont dans nos portefeuilles
CAC 40 CAC 40 OUI OUI
Jean Pierre Gaillard rends-nous l’espoir
Joueur de djembé remontes dans ton cocotier
les cheveux longs c’est pas pour les garçons
les boucles d’oreille ça fait efféminé
les boucles dans le nez c’est pour les bovidés
les rastaquouères au frigidaire
les manouches à la douche
Pas d’allocs pour les dreadlocks
Ma maison mon horizon
A bas les colonnes de Buren
La batucada ne passera pas par moi
La culture ça fait mal à la tête
Je me réveille toujours avec le même mal de tête. Je cherche du regard l’heure qu’il peut être, et quand je la trouve, je ne veux pas y croire. Si tôt si tard, juste ces chiffres aléatoirement écrits sur mon réveil en lettres rouges qui percent le noir. Je ne sais pas si je dois y croire. Je connais mes autres heures, et je fais comme tout le monde, je fais en fonction, je conçois le temps qui me reste. Je ne suis jamais en retard. Les gens pensent que j’ai une horloge dans la tête, c’est faux pourtant, il y a peu de choses qui me sont aussi étrangères que ça. Le mal de tête met du temps à passer. D’abord je dois me lever, me laver, ne pas me lover, et manger. Boire mon café, et le mal de tête passe. Je sais ensuite tout le travail qui me reste à faire, je me résigne un peu, mais la vie m’inspire confiance.
Je ne suis rien, c’est tout ce que je sais. Je ne suis rien, comme beaucoup de gens, mais ils se serrent entre eux, et ils ont l’impression d’être (le voisin de celui d’à côté) ; ils répètent cette phrase en boucle en omettant toujours ce qui est entre parenthèses. J’ai fait du mal à beaucoup de gens en refusant de leur parler, ce qui signifie que leur amour propre a senti mon passage. En réalité ils ont oublié qui je suis, mais les jours qui ont suivi nos rencontres, ils en ont fait beaucoup plus avec les autres. Ensuite, j’ai été proche de beaucoup de monde, mais je suis trop sensible, et comme je ne suis rien et que je ne fais pas semblant de ne pas le savoir, ils ont traversé mon corps et mon âme avec. Ça me peine, mais maintenant, je me réveille solitaire et me rendort pareil, je ne suis rien. En fait, ça me plaît parce que ça me laisse le droit d’être témoin de tout.
Le cœur a battu si longtemps hier soir. Je vois quand même parfois, le soir, un autre rien que moi, et hier son cœur a battu longtemps sous ma main. C’était plus long, plus chaud, plus touchant.
Mais c’est Scarbo qui me mord au cou, et qui, pour cautériser ma blessure sanglante, y plonge son doigt de fer rougi à la fournaise! (Aloysius Bertrand)
« on rase gratis ce soir »
des pleurs alors nous avons franchi un cap
tu es ouvert et sans vulv-garité
torrent oui oui ça passe ça vient
petits jets de phrases absconses
pour les demoiselles en tongs
dont les jolies robes me font penser
parfois à des nappes de pique-nique
des pleurs ? pourquoi des pleurs ?
ha oui faciliter la connection, l’accrochage
des engins dans la mécanique du
plaisir vous n’avez que ce mot rikiki
plaisir et petites bouffes pénardes
sur les quais des Seine, mon dieu c’est
pas glorieux, mon dieu vous pleurez pour
un POEME PROEME PROBLEME
mangeons mangeons mangeons-nous
Sur la plage, Mina enterre Carver. Le moment est plutôt solennel. Igor, nu, fredonne l’Internationale. Avant la Grande Vague, douze minutes.
Et la jolie laborantine de s’élancer dans le vide espérant ainsi accomplir un voyage dans le temps salvateur. Et ça marche.
Après des années d’enquête on a trouvé la coupable, c’est @caroline_hazard ! – t.co/UGHVnmE
le boudha est en moi
je vois l’avenir et le feu
je vois le regard bienveillant
des cadavres postés sur les murs
de la cité endormie
et je danse sur la langue de la déesse
me demandant si la bombance
durera toujours
amen
projection
oui en effet
il faudrait qu’on arrête de se branler 5 minutes
et qu’on deviennent de vrais gangsters
on braquera des banques assurées
on volera des camions de cds de britney qu’on distribuera sur les Champs Elysées
on étripera des animateurs tv
on pendra le pdg de BMW avec ses tripes (parce qu’il tue 1 million de fois plus que celui de Philip Morris)
on piratera le 20h de TF1 pour diffuser à la place une vidéo des couilles de Pascal Nègre qu’on viendra de couper
on laissera à la police des citations de Badiou, Camus, Cioran, Cloots, Crevier, Deleuze, Dostoïevski, Dubuffet, Gorgias, Jaccard, Jacobi, Juliet, Kandinski, Kravtchinski, Maupassant, Nietzsche, Schopenhauer, Stirner, Vattimo, Tourgueniev
et dans nos dents creuses
on aura des capsules de ciguë
pour pas se faire chier à expliquer.
On est à six que je mens que je dis on on on onh Aix fonctionne seront on ne on compte que vous ont auront un bon nombre de bons ont de bon on est on est à l’art demande de Boulogne le grand rang mon grand même en que nous grands mouvement en goût en août vous baie en bout goût de bout ont même d’une bout en mouvement en ont 2 2 me vous m’en mouvement rend quand on mit le mis en mines ont d’une bout de membres irons ou de qui ont roues ont auront ans auront ans ou de bons ont devront de même de bons ont auront mon même mime le deuxième mime long ou de bons ont auront on on rend bran rend ronron devront ont rend auront on prend en Nîmes de ces mines dans elles ronron bons ont une auront on rend l’aile de monde on on on.
Note pour plus tard : Ne jamais laisser le logiciel de dictée vocale allumé quand je donne un biberon.
Delivered-To: fredinand_arthur
Date: Mon, 27 Jan 2003 17:17:39 +0100
Subject: direction couloir
X-Sensitivity: 5
From: « @libertysurf.fr » <@libertysurf.fr>
To: ferdinand_arthur
X-XaM3-API-Version: 3.2 (B33 pl6)
X-type: 0
X-SenderIP: XXXXXXXXXXXX
T’es vraiment un gros malade! C’est vrai qu’il devient nécessaire de redémontrer la qualité de
tes compétences en tant que webmaster, mais n’en deviens pas autiste pour autant : NON, je ne
ferai pad de mal à ton portable de merde ( éviter de se salir les doigts avec XXX).
Au plaisir de te revoir très prochainement, Ducon.
XX ;
Danser dans la forêt, pieds nus couverts de boue glissante, sourires qui se répondent, yeux émerveillés ne clignant pas. Hiver nucléaire.
Petit résumé : Un mois à la campagne :
Natalia Petrovna va passer un mois à la campagne, en compagnie de son mari, de sa pupille, de son fils et du précepteur de son fils. Pour tromper l’ennui, Natalia s’éprend du précepteur, qui tombe amoureux de sa pupille, une jeune fille simple tout juste sortie de l’enfance. Exaspérée, Natalia se tord de jalousie devant leur bonheur.
Il faut tout de même rappeler la perversité qui imprègne les oeuvres de T., et ses intrigues diaboliques.
Cette nuit j’ai rêvé que j’étais papa, que j’avais un petit bébé
Mais il n’y avait nulle part de maman, c’était plutôt affligeant
il ne s’est passé une journée dans ma vie sans que je ne pense à retourner à……..
CAMP ALAMAR
prochainement…
On déverrouille la lourde porte métallique. L’entrée est solennelle, personne ne moufte. On se débarrasse des téléphones. Sublime légèreté.
Douces pensées. Aux losers. Aux amis.
Je suis contre la mort. Je trouve que de nos jour, la mort c’est plus ce que c’était. On se lève, on meurt. Ou pas. #melanielaurent
Et sous la Cité, les mutants libertaires, organisés en cellules autonomes, proposent de nouvelles utopies aux enfants. t.co/telQpDNl
Nos trois compères habituels et l’homme à la tête de chat (sérieusement c’est quoi comme nom ça) décident d’envahir le sud du coin cuisine.
Sweet home Alabama…
Après la première offensive, la Corée, Igor rencontre un vieux type bizarre qui lui raconte qu’il ne mourra jamais. Vieux comme la colline.
Carver : « J’ai fait un bon feu… tu ne veux pas venir te réchauffer… près de mon feu ? »
Pour échapper aux grenades biologiques, s’enduire de monoï. Insister aux embranchements glaireux. Ne pas débattre de sujets politiques, nus.
Petits dieux, pluie et mort, sur le chemin de Samarcande. Mina change une roue, Igor se retourne sur son passé, soupire. Carver chantonne.

Voilà, voilà… Un blog c’est aussi fait pour raconter sa vie. Bon, alors je me lance… Ce matin, dans la poche de mon eternel manteau noir j’ai trouvé une clef avec une etiquette. Sur l’etiquette un seul mot : mort. Ca m’a troublé un petit peu. Je suis allé à la pharmacie acheter mes médicaments pour pas crever. Donc je suis pas mort, pour l’instant. Demain, je vais en voyage à la mer avec mon amie. On va se reposer et essayer de se détendre un peu. Ce soir je vais boire plus que de raison. Ca m’arrive ces temps ci, faut pas en faire une maladie.
Sinon, ce matin encore, j’ai vu Caroline Loeb dans une rue, mais elle ne m’a pas reconnu. Je reste l’homme du placard. On couche, on couche et on m’oublie. Enfin avec elle, c’est pas pareil, elle me connait pas, moi non plus, je la connais pas, faut être juste. J’ai trop de tequila dans le sang pour être serein, je crois. J’ai envie de voir tout plein de monde ce soir. Les bureaux sont vides. Reste que Chacha et moi. On va rejoindre les autres à la Folie, je pense. Ca devrait être plutôt un bon début.
Donc, ce matin, encore encore, j’avais un indien, genre Géronimo, assis à coté de moi dans le métro, ça semblait pas du tout troubler les gens, moi un peu, je repensais à la clef M-O-R-T. Hier Tétard était triste, rapport à des histoire de zicos que j’peux pas entraver.
J’avoue, j’ai un peu envie de cul…
L’indien ce matin c’était louche parce que ses yeux ils étaient plus là et qu’il les tenait dans ses mains ouvertes posées sur ses genous. Il restait là très calme. Il respirait à peine. Un brâve.
En quittant cette Cité qui l’avait couvert de langues empâtées et de nuits sans sommeil, il ne pensait jamais y revenir, du moins pour y vivre… cet aimant l’attira cependant de nouveau… qui est à blamer ?
Le boulanger !
Et le bunker de Mina, si rouge, de ne plus retenir en son sein aucun débordement poétique. Igor, invalide, bourré. t.co/A6DP43BY
Le ronron psychique de l’homme a tête de chat scanner-cronenberg-zifiait le cerveau des limaces galactiques. Les chemins chimiques, hum.
Coincer la bulle dans ta bulle. Etc…
Et nos amis. t.co/0FtQwZ4T

Jour 2 : En observant l’enveloppe, j’y ai découvert des glyphes. Ils sont au nombre de trois. Curieusement, ils sont situés de telle sorte que les organes de perception visuelle ne peuvent les appréhender directement, sans l’aide d’un miroir ou d’une surface réfléchissante. Leur teinte, à l’origine d’un noir bleuté, varie sous l’influence de la lumière et de l’hygrométrie : rouge cramoisi, sous l’affluence du sang, puis jaune, d’un jaune obscur et photophore. Je ne comprends pas leur signification. Dans leur phase sanguine, ils irradient une sorte de chaleur irritante qui engourdit l’ensemble de l’épaule. Dans leur phase luminescente, je constate dans l’enveloppe une croissance de l’excitation nerveuse et de la tension musculaire qui me conduit à des comportements agressifs difficilement canalisables. J’ai également noté que le chat tigré, dans cette période, me fuit ou m’attaque. En allant purger l’enveloppe, j’ai trouvé une lettre devant la porte de l’habitation, qui m’était adressée. Elle était recouverte d’une épaisse couverture brune, sur laquelle figurait mon nom en épais caractères noirs. Je l’ai posée sur la cheminée centrale de la chambre jaune. Elle reste là. Lorsque je passe devant, je m’arrête souvent pour la contempler un long laps de temps. Elle ne se déplace que très légèrement, autant dire qu’elle ne bouge presque pas. Elle semble attendre un événement, une occurrence, quelque chose qui ne pourrait être défait. Je pense qu’elle vient de mon protecteur.
Où est la vie ?
Hors de la question, hors
d’atteinte, dans les chambres des autres. C’est la
nuit, je joue au fièvreux ; voyageur
d’états extrêmes bien au-dessus de
ce que je fais d’habitude. Pousse mon ami, étends
toi, mets toi à la place des dieux et regarde toi.
Pourquoi s’arrêter maintenant ? Ecrit dans la sauvagerie,
la résistance au confort du sommeil. J.P.R m’écrivait
l’an dernier : « Il n’y a pas de tragique dans le mail, nulle part, d’ailleurs
aussi. » Ecrire pour la lumière, contre la nuit. Je me
souviens des états de jeunesse, lorsque j’écrivais
dans la chambre de Levallois la première phrase
scandaleuse en regardant la lune. Je l’avais appelée
« PUTAIN ! » Où est la vie ?
Et aujourd’hui, qu’as-tu encore dans le ventre ?
Les traits traversent les périodes,
les amours, les chambres, et tu sais qu’à partir de demain,
il faudra continuer. La légende est la suivante, je
l’invente : prologue écrit dans les tranchées avant
la pluie d’obus, sur ce petit carnet noir.
Où est la vie ?
Géutrémapoint
told me today
One persOn…
Others’ve seen
a little gu tout nu,
un manteau : Gu.
sun glasses : Gü.
& oOoilà !
(…)
j’aimerais que les coeurs ne soient plus désertés
que le soeurs ne soient plus esseulées
j’aime ton coeur et j’aimerais le remplir de beaucoup de mon sang
je ne te sauverai pas comme ça, je veux que ton coeur reste le tien
j’aimerais que les choeurs ne soient plus vidés
regardez au ciel, la nature est haute. imaginez-la nous regarder
j’aime ton coeur et j’aimerais le tenir au chaud dans mes mains
je ne le prendrai pas parce que j’aime ton corps dansant
j’aimerais que les trains continuent à rouler lentement et que vaches nous regardent passer
je sentirais le temps de mon voyage et de mon éloignement, à moins que ce ne soit le vôtre?
j’aime ton coeur et j’aimerais l’emporter dans des contrées formidables
je ne le ferai pas parce qu’il a besoin de toi et que j’ai besoin de toi
maintenant je suis fatiguée. revenir à paris c’est difficile, et je me trompe toujours de mots. parce que ce n’était pas si dramatique… j’ai peur parce que je vois qu’on peut me deviner parfois. en fait ce sont juste des choses qui traînent et que je m’approprie. pourtant celles qui me concernaient sont passées loin derrière moi. c’est pour tout cela que j’oublie le souci de clarté.
alors tout va encore recommencer, les valses funèbres, c’est moi qu’on enterre toujours: je m’allonge dans le cercueil pour me reposer de la roue des heures, des allers et retours obligés, des rendez-vous, des formalités; tout ça pour que finalement je travaille seule chez moi, qu’on ne s’en inquiète pas, et qu’on me félicite à la fin, dans le meilleur des cas.
je n’ai de cesse de chercher la paix et d’aimer la tourmente. cela ressemble à un air déjà entendu, alors on le transforme, ah mais oui je comprends ça je l’ai déjà entendu, nonononon c’est autre chose aujourd’hui maintenant, c’est moi qui le dis à toi, machin, alors quoi, c’est différent. mais non en fait vous dites la même chose. bon, alors je laisse tombre, je ne chercherai plus de mots différents, je prendrai les mêmes que les autres tout fripés, et on croira me comprendre, et on me foutra la paix. j’étais si différente, vous m’avez refaite. maintenant, triste parfois, je pleure dans le secret d’une entente différente, je m’émeus du mot que personne ne soulignerait dans le livre, et comme ça, je suis heureuse.
toutes nos âmes errantes et solitaires, nous nous croisons en gémissant de l’incompréhension des autres. ce n’est qu’un ingrédient humain, peut-être en fait nous sommes tous identiques, comme peut-être en fait nous n’existons pas.
La nuit, avant. tourgueniev.com/2003/08/07/1090
| Tu me montres ta chatte ? Elle est poilue dis donc. Et tes seins ? Qu’est ce qu’il sont gros. On t’a déja fait un fist fucking ? C’est marrant tu vas voir. Et ton camion ? Il a passé le controle technique ?
|

Ushlä ne supportait plus Üshla, sa jumelle naine atrophiée.
Sven et Olaf, les parents adoptifs d’Ushlä et Üshla, avaient adopté les deux petites filles un an après leur mariage et les avaient toutes les deux élevées dans la tradition agnostique protestante.
Malgré sa petite taille, Üshla s’était très tôt éveillée aux choses de l’Art et s’avérait beaucoup plus douée que sa soeur, notamment pour le macramé et la danse du Moot. Sven et son mari avaient donc rapidement chouchouté et encouragé leur petite infirme de fille en l’inscrivant à tous les concours de danse de la région et en la couvrant de costumes folkloriques du Ryk.
Dès qu’elle fut en âge de comprendre qu’elle était mise à l’écart par manque de signe physique distinctif, Ushlä chercha à se mutiler afin d’atteindre cette perfection dans la difformité qu’incarnait sa jumelle.
Ses efforts restant vains, elle s’en inquiéta auprès de son père :
« Vasja – vaata kui tundeliselt nad seda teevad, oigavad… Aga miks meie teeme seda vaikides ja ei vaata teineteisele otsagi? » lui demanda-t’elle par un jour pluvieux de juillet.
« Ha, me võime nendest veel pareminigi teha, lähme proovime. » lui répondit Sven.
Dépitée par le peu d’intérêt que lui portaient ses parents, Ushlä pris sa décision. C’était le début du mois et toute la famille avait l’habitude de prendre le ferry pour Skanken, histoire de faire les provisions du mois. Sven et Olaf embarquèrent les 3 chiens et leur ainé, Kimi, pour le continent, les jumelles restant seules sur l’île en vue de prévenir une hypothétique invasion de l’ennemi rouge.
Ushlä mis son plan à exécution en emmenant sa jumelle se promener dans la forêt du sud de l’île.
Au delà de 400 mètres, les pin sylvestres se faisaient plus rares et étaient remplacés par des épiceas menaçants. C’est au coeur de ce milieu hostile, à la merci des hordes de tarins des aulnes, que Ushlä abandonna sa soeur avant de retourner au ponton du Ryk attendre Sven et Olaf.
Plus jamais l’on n’entendit parler d’Üshla. Jusqu’au jour où…
[…] Juliette et moi venions de fêter le premier anniversaire de notre relation ; autant dire que nous nous connaissions relativement bien. Certes, nous avions encore sans doute quelques secrets l’un pour l’autre – ces plis d’intimité que chacun préserve comme des sanctuaires inviolables, de longues années durant, parfois même jusqu’à la fin de ses jours. Mais fondamentalement nous nous connaissions, il n’y a aucun doute là-dessus, c’est le genre de truc que l’on sait. Une sereine certitude, d’autant plus évidente qu’elle est parfaitement empirique. Alors, comment vous expliquer la suite ? Je ne vous cache pas mon embarras. Bien que mes souvenirs soient effroyablement précis, j’ai toujours beaucoup de mal à expliquer comment tout cela a commencé. Après tout je ne suis pas écrivain. […]

Jour 5 : L’œil endommagé de l’enveloppe s’est étrangement remis. J’avais noté que les iris étaient de couleurs distinctes, mais depuis le premier collapsus, ils se mettent à changer de spectre de la même façon que les glyphes dorsaux. Je sens par ailleurs que l’enveloppe m’attire dans un cycle hormonal d’agressivité duquel j’ai du mal à m’extraire. Lorsque j’observe attentivement leur couleur changeante, il me semble y percevoir un feu lointain une invitation un appel. Les reflets lumineux de la chambre jaune enveloppent la surface concave noire pendant que la pupille se contracte puis se rétracte spasmodiquement en fonction de la focale. Je cherche à interrompre ces mouvements chaotiques sans succès. Cet œil comme les glyphes comme les collapsus comme le chat tigré n’obéissent pas à mon contrôle, ils se rétractent vivent une existence propre dont ils me refusent la maîtrise. Plus je l’observe et plus les mâchoires se contractent les poings se serrent je veux tout arracher avec les dents dont je ne trouve pas la clef qui m’échappe, je ne dois pas décevoir mon protecteur je dois comprendre l’issue la raison et je frappe du poing dans le miroir qui se plie puis se brise se fragmente avec l’image les articulations saignent et je crie je hurle jusqu’à ce que les cordes vocales se déchirent JE DOIS SORTIR DE L’ENVELOPPE JE VEUX…
Et puis voilà. t.co/8FWZ7vug
GUD DOG. IS GUD DOG ?
Du latin tripalium, instrument de torture. La notion désigne d’abord, en opposition avec celle de jeu, une activité pénible et contraignante
Instants III

– Ne m’abandonne pas, toi seul peut combler mon infini désir d’absence, tu es le seul à avoir compris les fondements de mon rapport à l’engagement… Je t’en supplie !
G., drapé dans sa dignité, franchit la porte d’un bloc. Puis, sans un regard :
– Shoshana, ne m’oblige pas à détruire cette part d’immortalité que tu as su faire germer entre nous. Ne m’oblige pas à t’enfuir.
Shoshana, interdite, s’effondra en larmes.
Un Samedi Soir Sur la Terre
Troudair, Sumoto .Iki, DJ K-roline, Jan Kurse, Dorothy B., Clement Thomas, Un Lotus, Igor Tourgueniev, Serge Balasky, L’Agent Airhole, The Lo-Fi Covering Orchestra, Ctgr, Charleston Parva, Shio Ran, Gü, Don Marmitto, Timothée Rolin, Jung Wien, L’Archéologue Fou, Verw -a-, Mon Amour, Grishka Tourgueniev et le public en délire…
POUR
Concert : Ctgr chante Aliette Guibert (au minimum)
Lecture : Troudair metallophone Sade
Report live : PolaGü in action
Non spectacle : Igor Tourgueniev enfile des perles
–> photos ici, là et là et encore là…
OB : vin rouge + whisky + chips + coca + cheese + curly
En vrac
Le retour sur soi : restituer dans
le langage arrêté la vitesse de
la vie.
Idiotie.
Faire des phrases, comme des cabrioles et
se préserver du jugement
que des abrutis sont toujours prêts à dire.
So what ?
Mots courts, traits courts ; examen médical d’un nombril,
cavité sans profondeur.
Souhaitez-vous faire vaciller le sens ?
Remplissez-moi ce nombril d’images,
gavez -le jusqu’à la satiété.
Oui oui oui
Ce que je fais me renseigne parfois sur qui je suis.
Projets
Rester fidèle au principe selon
lequel l’origine de la phrase est inconnue,
sa destination folle (cachée) —
et sa danse, forcément érotique.
B.L.V.
« Je n’ai jamais été mis en vie. »
Nerfs.
Il s’était mis à détester
les images ancrées dans le quotidien,
les récits nains et peu glorieux de la
vie immédiate ; croyant peut-être
bêtement que la transformation n’est pas
un vain mot, qu’il est toujours possible
de décoller de la misère
(sexuelle, alimentaire, littéraire)
et que rendre compte sans projet
de son impuissance face à la vie,
est une agonie qu’il ne peut plus supporter.
Paris.
A quatre heure du matin, traversant le 17 ème,
croisant des putes fatiguées, il ne faisait
pas très froid, je vous (r)assure.
Bob Dylan.
« I don’t know how much longer I can wait. »
Finale.
to be continued dans l’étonnement sans fatigue
couleur rouge vagues sensations de mobilité
capricio ça fait partie du jeu du seul avec ou sans suivre
la première route vers l’indéfini
soleil se fait rare quand j’ai un besoin urgent de lumière
pour développer mes images.
Observez la mini-carte. Vu la distance, Superman pourrait facilement gérer aussi Gotham en plus de Metropolis. Chelou. t.co/ooznBqb
je suis en train
de me fournir
en armes de
destruction
massive
ici

Oh toi pornographe anonyme
N’oublie jamais pour qui tu fais cela
Celui qui guide tes pas dans la neige
Et ton coeur dans la tourmente
Merci à toi Mr T.
another day on earth
j’ai échangé mon ipod contre un paquet de lucky, j’ai échangé des bisous avec un vétérinaire contre des verres de vin rouge. I’m a little, vert pomme (kiwi quoi), dinosaur et j’échangerais tout ce que je suis pour qu’ E***** soit en forme… Café, clope, misère
…enfants. Juno devrait acheter un vélo elliptique. Ou un dirigeable de guerre, le genre avec une capitaine, futée, tatouée et armée.
Les champignons s’élèvent dans le ciel. Nos lunettes nous protègent efficacement des rayonnements aveuglants. Par contre on va vite bronzer. Cool.
Rêver toutes les nuits d’une personne virtuelle jamais croisée ni vue, sysadmin. Chelou.
Et vous la voulez comment la pastèque ? Tartare ? t.co/sRVRAjjz
BLA BLA BLA…
Celui qui se laisse dévorer par ses soucis se déséquilibre gravement. La crainte paralyse son action, son esprit plongé dans le doute semble flotter entre ciel et terre, partagé entre les émotions positives et négatives, entre les avantages à acquérir et les préjudices à subir. Tout cela se heurtant en lui, crée une flamme dévorante qui détruit sa paix intérieure. L’esprit, clair comme la lune, ne résiste pas aux feux des passions qui font perdre tout contrôle et oublier le Tourguenisme, la voie juste.
je l’ai reconnu à l’odeur. le clodo vient d’entrer chez moi, je me décolle de l’ordinateur et je le vois dans mon salon. il s’est assis à al table, quand jentre dans le salon, il me regarde; il est sérieux, il est chez lui, c’est sans réplique. il a pris un bout de pain et il le mange. il se lève et va se secouer un peu au milieu du tapis, des tas de choses indéfinissables tombent. il a au moins dix épaisseurs de tissus sur lui, le chaud et le froid n’existent plus pour lui. la puanteur est partout. maintenant, c’est vraiment chez lui!!
il m’aide à faire mon sac, et me souhaite bon courage d’un hochement de tête. on m’a dit qu’au début c’est pas facile. mais on s’habitue vite, et puis quoi, d’ici cinq ans, si je me conduis bien, ce sera à moi de passer le relais…
Raison de plus.
Minuit pile
Ca y est c’est le week-end
Vive les super week-end
C’est comme ça qu’on les aime
Faire le plein d’énergie,
C’est comme ça
C’est le week-end
On veut des happy-end
Pour finir nos week-end
On est prêt pour affronter
La nouvelle semaine
Et chanter ensemble sur ce thème, allez !
Et chanter ensemble sur ce thème
Encore





















