« Non mais tu comprends, c’est pas exactement que je n’aime pas les femmes, c’est qu’il me faut une grande black t’en connais pas une ? » Gwendoline Klingon
Au fin fond du trou du cul du 19e, dans un rade ou un charclo lanterne, Je me suis dit que ça serait comme avant, comme dans un roman. Pas un tire dans la rue, pas une bécane, pas une meule, pas de comètes de Harley flambantes neuves en cette nuit trop crade pour y voir une étoile de shérif, pas une indian, pas de cow-boys, pas même un loup solitaire mirrorshade ou steppenwolf, pas de raleuses ni de brouettes, même pas une petite claque dans la gueule… Juste une bande de quadra dont quelques vieux cuirs limés. Certes il y avait Gregor aux lettres gothiques, peintes en blanc platreux sur un vieux perf pourri, ou encore ces New-Yorkaises blasées et quelques clopes allumées bien sagement au bar entre une rousse et une brune. Mais pas une pute dansant à poil sur le comptoir, pas un pétard, pas de chaînes mais quelques guitares. On flame. Hell’s, mais bon dieu, où êtiez vous donc tous passés ?
Je me traîne sur les sols en pierre, poursuivie par l’oubli et le manque. Ils me poussent jusqu’à la terrasse, où m’attend mon fantôme délaissé que je reconnais pourtant. Ma bouche trouve son oreille ; je peux parler des mots et oublier les gestes… son mon corps tremblant la chair se tisse sur le vide. Moi hantée par des restes, lui rempli par mes fantasmes, les deux transpirent sous un soleil de plomb, où est partie l’alcôve où jadis les amants s’entrelaçaient ? Il ne reste que deux amas de muscles cisaillés par des nerfs convulsifs. J’ai extase dans la tête, mais les mains se crispent, attrapent un rien, et C’est l’électricité qui baise l’air : aucune forme pour remplacer la frustration d’un coït interdit.
… une torche à fusion que manipulera Nikolaï, quelques armes de poing, de la lumière, des cordes, quelques grenades, un peu de dynamite… voilà ce dont disposent les agents de la ligne… interrompant l’examen du matériel, Nikolaï entre dans l’abri à son tour et enserre instantanement Tourgueniev de ses bras robustes. L’accolade échangée, chacun s’équipe avec minutie. D’ici on va progresser rapidement vers la galerie nouvellement mise à jour, actuellement masquée par une mince couche de remblais déposée par de complaisants ouvriers. Les regards sont graves et les gestes precis alors que les trois agents speciaux quittent l’impasse …
Nos solutions à la portée des mains : nous pouvons enfin empoigner notre temps. De quoi s’agit-il ? Je ressasse souvent cette question pour me suprendre et m’infliger l’ordre de déchiffrer la figure. À chaque fois que l’écriture se produit, le monde n’est pas loin. Je me dis : à quoi bon ? Questionner le manque ? Je ne me résouds pas à accepter le vide. Pardonnez-moi ma chère. Je fonctionne ainsi : prêt à parler au devant d’une femme. Tout a toujours été ainsi. Des atermoyements, des excuses, des politesses et le monde retardé. Au nom d’une femme (« déchiffrer la figure. ») Il y a -t-il une énigme ? Surtout pas.
Varsovie – Novembre 1945 – 10 minutes après Igor observe les petits orphelins Igor traverse le bordel pédophile Igor cherche une porte bleue Igor se moque de la mort Igor saigne encore un peu du nez Igor ne… Igor Tourgueniev ne se rappelle pas de son vrai nom dehors les spectres agonisent
notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer
«Saddam Hussein a été capturé sans résistance samedi à 20H00 locale par une force d’environ 600 hommes dans un trou de souris de deux mètres de profondeur dans une ferme près la ville d’al Daour, au sud de Tikrit», a précisé le général Ricardo Sanchez, commandant des forces américaines en Irak avant de montrer une vidéo de l’ancien dictateur, cheveux mi-longs et barbe fournie lors d’un examen médical mené par un médecin de la coalition.
Extrait : Sentiments timides, douce mélodie, franchise et bonté d’une âme qui s’éprend, joie languide des premiers attendrissements de l’amour, où êtes-vous ? I. Tourgueniev – Premier amour
Je ne sais pas à quoi tu joues. Je t’ai tout dit mais tu as encore peur. Ferme les yeux. Allonge tes jambes sur mes genoux. Donne moi ta main. Je sens ton coeur trembler. Un peu pour moi. Un peu devant l’inconnu. Qu’avons-nous à perdre ? Crois-tu que je ne sache pas tous ceux qui me haïrons ? Crois-tu que j’ignore le le prix de ma trahison ? Crois-tu que je n’aie pas eu le temps de songer à tout cela ?
Je rêve de toi depuis si longtemps que j’ai dû perdre un peu la raison.
Je rêve de toi depuis si longtemps que l’attente m’est devenue presque indolore.
Je survis, en sursis, une éternité dans ton ombre.
Ne t’éloigne pas trop, chacun de tes pas loin de moi resserre l’étau autour de ma poitrine.
Je t’aime à mourir sur la plage devant le soleil couchant.
Mes mots d’amour sont aussi risibles que cela sans doute.
Bientôt il y aura du changement tu sais. Je rassemble mes forces avant la revolucion. Je ne t’ai jamais menti malgré toutes ces années de silence. J’ai trop attendu peut-être. Je me suis endormi quelques temps. Mais aujourd’hui je suis bien en vie devant toi et n’attends plus qu’un mot pour t’emmener.